Vendredi 30 janvier 2009

 « Une brève histoire de l'avenir »

 

 

 


Résumé


Dans ces écrits, Jacques Attali explicite la « feuille de route » de l'Ordre Marchand afin de s'assurer de la maîtrise du monde.

Selon lui, le futur de notre société se déclinerait en trois périodes successives:

     - période de l'hyper empire, aux alentours des années 2030. Par transition du système unipolaire américain à un système multipolaire, régi par un capital mondialisé,

     - période de l'hyper conflit, règne du chaos et de l'ultra violence à l'échelle mondiale,

     - période de l'hyper démocratie, en tant que réaction aux excès de la période de l'hyper conflit.

Il argumente cette vision de l'avenir sur la base d'une analyse des évènements du passé et desquels il extrait un certain nombre de « lois », telles que:

     - l'homme pour survivre doit s'adapter,

     - l'homme s'éloignerait de plus en plus de sa condition naturelle (y compris sur le plan sexuel !),

     - au début de l'humanité le pouvoir était entre les mains des prêtres, puis il passa entre celles des guerriers pour finalement tomber entre celles des marchands,

     - l'histoire n'est pas faite de la lutte des classes, ni celle de la lutte des peuples, mais de l'affrontement multimillénaire entre nomades et sédentaires,

     - seuls ces nomades créent le progrès,

     - la démocratie résulte du marché. Sans marché pas de démocratie,

     - l'idéal démocratique serait  « les droits de l'homme »,

     - cet idéal démocratique serait issu de l'antique pensée « judéo grecque »,

     - la loi suprême de l'humanité serait l'extension de la liberté individuelle.

Puis il procède à l'analyse des mutations de « l'Ordre Marchand » au cour des siècles :

     - l'Ordre Marchand a toujours eu un cœur ou centre,

     - ce centre s'enrichit par la richesse qu'il sait créer,

     - chaque centre s'écroule sous le poids du coût de son empire,

     - l'implosion financière révèle le déclin des cœurs du capitalisme,

     - la naissance d'un nouveau cœur s'effectue via la captation d'une technologie que ce cœur n'a pas inventé, mais qu'il sait s'approprier parce qu'il détient le capital !


Ainsi, pour les deux décennies à venir Jacques Attali prévoit, par ondes de choc successives, l'implosion de l'empire américain. Ruinée, l'Amérique ne sera plus le banquier du monde, mais le siège d'une récession et du chaos !


Puis Jacques Attali, « grisé » par sa phénoménale intelligence et sous l'emprise de son fantasme culturel, livre aux lecteurs la clé de ses élucubrations
. L'heure de la vérité approche ! C'est fantastiquement lumineux !


L'empire de l'Ordre Marchand sera mondial. Son centre sera « nomade » ... jusqu'au moment où il se fixera ... à  ... Jérusalem ... qui deviendra capitale du monde !


Oui, vous avez bien lu ! 
Non, je n'invente rien ! Lisez son livre. Tout est dit.


Continuons la lecture résumée de son ouvrage !


L'hyper empire = l'empire des multinationales régiront notre planète et imposeront leurs lois aux Etats.

L'Union Européenne deviendra un super Etat, la Russie ne parviendra pas à s'imposer, l'Amérique ruinée par l'implosion de la bulle financière américaine entraînera la Chine dans sa chute, l'Amérique du Sud sombrera dans d'innombrables conflits, quant à l'Inde, bizarrement il n'en parle pas. Cela interpelle et mérite quelques analyses ultérieures !


Notre vie de tous les jours, à nous les misérables humains, sera un calvaire.


Le réchauffement climatique occasionnera un formidable mouvement migratoire. L'Europe vieillissante, nous dit Jacques Attali,  « ressemblera de plus en plus à l'Afrique ». En 2050, le monde comptera 150 millions de réfugiés écologiques.


Le Capital imposera sa loi universelle. Les êtres humains seront soumis à la loi de rentabilité. Le travailleur sera obligé de se soumettre à la loi du Capital.


Les hommes se répartiront alors en trois niveaux hiérarchiques :

     - en haut de l'échelle, les hyper nomades (100 millions de personnes dans le monde). Ils bénéficieront d'une vie artificielle basée sur la jouissance que procure le pouvoir. Nanotechnologies et biotechnologies feront d'eux des mutants. Les sexualités plurielles meubleront leur existence. Ils auront pour seule préoccupation, celle d'Œdipe, « apprendre l'amour de soi »,

     - au milieu de l'échelle, les sédentaires, 4 milliards d'hommes. Ce sont eux qui travailleront. Leur seule satisfaction sera de singer les hyper nomades grâce à une consommation « low cost ». De plus, ils seront obèses à plus de 50 %.

     - en bas de l'échelle, les infra nomades - 4 milliards d'hommes - qui pour tenter de survivre dans un monde aux ressources naturelles raréfiées - devront pratiquer un nomadisme de proximité. Pour eux, leurs conditions de vie ne seront pas meilleures que celles des pauvres d'aujourd'hui.


Comme il n'y aura pas d'autres lois que celles du marché, le monde s'avèrera ingérable. De fait, les multinationales de l'Assurance prendront le pouvoir et imposeront aux populations des objets dits surveilleurs qui obligeront chaque citoyens à s'auto surveiller en permanence, pour, par exemple, ne pas trop consommer de ressources naturelles. Des monopoles mondiaux émergeront. Dès lors ce sera la fin du capitalisme concurrentiel. Seule subsisterait la compétition entre individus.

Fort logiquement, l'hyper empire s'écroulera dans un hyper conflit mondial, conflit de tous contre tous. Dès 2030, des petits Etats autoritaires et pirates verront le jour sur les ruines des anciens Etats nations. L'anarchie conduira au totalitarisme.

Petit à petit une coalition se formera, associant pirates, révoltés et Etats, dans un vaste front contre la tyrannie de l'Ordre Marchand. Des religions idéologiques viendront grossir la coalition anti-mondialisme. L'islam quant à lui catalysera la révolte.


Une guerre mondiale opposera les armées de l'hyper empire, à la coalition anti mondialiste des pirates, des religieux et rebelles. Mais, comme les Etats auront été préalablement dénucléarisés, ils n'auront plus aucune ressource pour s'opposer au chaos ! 


Au bord du chaos et de l'anéantissement, le monde devra choisir.


Alors ? ... Alors ... « Zorro est arrivé » !


De nouveaux types d'hommes vont surgir pour s'opposer à la folie générale: les transhumains. Altruistes. Il n'y aura plus de profit ! Il n'y aura même plus besoin d'argent ! (On savait depuis longtemps que le monde peut fonctionner sans argent. Mais là c'est génial que ce soit Jacques Attali lui-même qui l'annonce ! Bien sûr il ne peut pas expliquer et dire pourquoi, car cette raison est aussi valable de nos jours ! Cela reviendrait à dire aux gens qu'on se moque d'eux depuis longtemps !) Les femmes prendront une plus grande place, ce qui facilitera l'évolution vers un nouvel âge d'or.


Et les  hyper nomades feront repentance pour leurs erreurs passées !!!


L'apothéose: un monde merveilleux s'ouvrira alors aux hommes... !!!



Premier niveau de commentaires

Lorsque je me suis engagé dans la lecture de ce livre, j'ai eu l'étrange sentiment qu'au fil des pages je voyais en filigrane se décliner les fameux « Protocoles de Sion ». C'était idiot de ma part, j'en conviens, puisque il a été abondamment prouvé et déclaré que ces protocoles étaient des faux ! Pourtant, les écrits de Jacques Attali ne sont pas autre chose qu'une explication de textes et une adaptation, versions modernes de ces fameux protocoles.

Plus étonnant, aucune voix ne s'est élevée contre de tels écrits, nul n'est venu les contester ou dire qu'ils étaient faux, ou qu'ils étaient à considérer comme écrits de science fiction, ou même, comme délires de malade mental. Autrement dit une absence totale d'opposition.


Ainsi, nous voici, nous les misérables êtres humains, officiellement prévenus de ce que l'avenir nous réserve.


La publication de vos écrits Monsieur Jacques Attali est un acte authentiquement génial !


Merci à vous, Monsieur Jacques Attali, d'avoir commis ce livre. Grâce à vous, le premier crétin venu et le monde entier sont en mesure de lire « à livre ouvert » les évènements passés, présents et à venir qui secouent notre planète.


Merci à vous, Monsieur Jacques Attali, d'avoir ainsi donné au monde la clef de décryptage de nos misères humaines.


C'est prodigieusement fantastique !


Soyez rassuré, Monsieur Jacques Attali, nous comprenons combien cela doit être difficile pour vous de maîtriser et contenir votre exubérante  « hyper-super-intelligence ». Nous comprenons aussi combien cela doit être difficile pour vous de contenir et de ne pas laisser libre court à votre puissante imprégnation culturelle ancestrale.


C'est vraiment c..... d'être aussi c..... ! Là est votre faiblesse: Achille ! ... Achille ! ... Il ne t'a pas compris !


Je vais aller encore plus loin dans mes réflexions. Monsieur Attali, vous êtes le plus grand pourvoyeur d'antisémites, pire, le plus grand fossoyeur du peuple juif que je n'ai jusqu'à lors rencontré.


Je n'ai pas lu beaucoup de vos ouvrages Monsieur Jacques Attali. L'humaniste que je suis fut attiré, il y a quelques années de cela, par le titre de votre dernier ouvrage alors en publication « Fraternités - Une nouvelle utopie». Je le lirais de bout en bout en quelques jours. Et le relirais afin de bien m'assurer de ce que j'avais lu la première fois ...



Deux  mots viendront à mon esprit : cynisme et sadisme.


Un épouvantable cynisme, et vous, Monsieur Jacques Attali, un odieux cynique sadique.


Ce livre, « Fraternités - Une nouvelle utopie» préparait manifestement « Une brève histoire de l'avenir ». Les deux se complètent.


A ce futur que vous décrivez et qui est celui auquel vous oeuvrez et consacrez toute votre vie au service de l'Ordre Marchand, alors le seul message que vous adressez aux hommes afin qu'ils soient parfaitement heureux dans cet enfer sur terre qui sera le leur, est de leur conseiller d'être heureux de la réussite des « hyper nomades », d'être heureux et fiers de cette minorité qui les opprime, et de pratiquer entre eux (tous les autres hommes) l'absolue entraide fraternelle afin de pouvoir survivre dignement et de ne pas sombrer dans le désespoir !!! Selon vous, la Fraternité saura réconcilier tous les hommes et dites-vous : «La Fraternité est un but de civilisation, pas un état de nature».


De retour en France, il y a peu, et après nos trois années de pérégrinations sur la Mer Méditerranée, je vais continuer mes études et réflexions sur l'Ordre Marchand. Sur le net je fis des recherches vous concernant et découvris avec stupeur que vous fûtes reçu avec grand honneur, le 29 novembre dernier, par les francs maçons de la Grande Loge de France !


Certes la devise de la franc maçonnerie, « Liberté - Egalité - Fraternité », qui est aussi celle de la République Française, véhicule la notion de Fraternité. Mais elle est au singulier. Pas au pluriel. Les hommes ont en partage la Fraternité. Une seule Fraternité. Une Fraternité commune. Unique, sublime. Il n'y a pas de multiples Fraternités que l'on accommoderait selon son bon vouloir ou selon ses besoins.


Il aurait mieux valu que vous eussiez parlé de fraternelles. C'eut été parfait. Fraternelle des Maîtres. Fraternelle des esclaves. Des esclaves fiers de leurs Maîtres ! Des esclaves vouant une reconnaissance éternelle à  leurs Maîtres ! Les uns et les autres. Parfaite déclinaison de l'inégalité.


Je n'ose croire que ni le Grand Maître ni l'un des Grands Officiers de la Grande Loge de France n'aient lu votre livre « Fraternités - Une nouvelle utopie», qu'ils ignoraient par la même occasion « Une brève histoire de l'avenir » et qu'ils soient enfin dépourvus de toute intelligence ou forme d'esprit critique.


Je ne reconnais pas, dans cet honneur ainsi manifesté à votre égard, la sublime éthique inscrite dans sa Constitution qui guide et éclaire la Franc Maçonnerie.


A moins qu'ici aussi, l'Ordre Marchand ait définitivement pris possession des lieux.


A n'en pas douter, vous fûtes reçu en terrain conquis, chez vous, parmi les vôtres.


Il me sera ainsi donné de comprendre le pourquoi des monstrueux silences de la Franc Maçonnerie française en général et de la Grande Loge de France en particulier au cours de cette dernière décennie face à des évènements insupportables et intolérables apparus tant en France que dans le reste du monde. Je me souviens d'un temps où tous les Grands Maîtres des Obédiences françaises manifestaient conjointement, bruyamment et sans ambiguïté contre toute atteinte aux valeurs universelles et droits de l'homme.

Temps révolus, pourquoi ?


Deuxième niveau de commentaires

Je ne mets aucunement en doute la sincérité de vos écrits et prévisions. Puisque c'est effectivement à cela que vous oeuvrez. Ce sont vos objectifs, du moins ceux de votre commanditaire employeur, l'Ordre Marchand.

Vous êtes persuadés de gagner. D'ailleurs vos livres ne sont là que pour mieux enfoncer le clou, sorte de méthode Coué tant à l'intention du troupeau humain qu'à l'intention des membres de l'« Armée de l'Ombre Consciente » de l'Ordre Marchand. A l'usage du troupeau humain afin d'accentuer plus encore pensez-vous leur découragement. A usage « interne » pour doper vos troupes face aux multiples difficultés qu'elles rencontrent et afin de leur transmettre nombre d'argumentations pour bons usages et leur rappeler les étapes à venir.


Sauf que dans votre aveuglement ancestral vous commettez la terrible erreur de limiter vos analyses aux seuls paramètres économiques, financiers et politiques. Nulle trace d'analyse de la pensée de l'homme. Nulle trace de ses évolutions. Nulle trace de l'homme. Comme si vous étiez persuadés de le maîtriser.


Erreur fatale.


Certes, vous avez vos raisons de prétendre que le pouvoir passa des mains des prêtres, à celles des guerriers pour finalement tomber entre celles des marchands, c'est-à-dire « vous ».


Toutefois, votre déclinaison et conjugaison sont incomplètes. Après « vous » tout s'arrête ? Après « vous » le déluge ?


Après « vous », vient le ... « ils ». L'histoire ne s'arrête pas à « vous ». Elle a son bonhomme de chemin à faire !

Ouvrez vos yeux. Humez l'air du temps. Ecoutez les silences! Ils sont éloquents. Mieux encore, réfléchissez.


Vous avez imprudemment libéré les individus. Le monde fait de collectivités s'est mué en un monde connecté. Le collectif est aujourd'hui connectif. Les savoirs se déplacent à la vitesse de la lumière. Grâce à elle, sur tous les continents, l'homme connaît l'origine des maux qui l'accablent. Rien ne peut arrêter cette vague de fond. Irréversible.


La roue tourne, après les prêtres, après les guerriers voici venu le temps de l'Ordre Marchand.


En leurs temps, vos livres envahirent l'espace, vitrines et étalages. Dans les super marchés des pyramides du même titre s'offraient aux consommateurs. Partout, omniprésent. Il n'y avait que vous, rien que pour vous. Tel un pharaon ou prophète, le monde à vos pieds vous admirait, vous encensait. Vos livres se sont vendus comme des petits pains. Le monde entier a lu vos écrits.


Merci à vous Monsieur Jacques Attali, d'avoir ainsi démontré et expliqué au monde entier que théologie et économie sont des explications omnivalentes de l'histoire, que théologie, économie et violences occupent tout l'espace de l'histoire. Que seule l'économie (pouvoir) fait l'histoire.


Vous avez répandu la lumière sur le monde, vous avez éclairé les hommes et favorisé une conscience universelle !


Quel Panthéon pour recevoir un si grand homme ?

Par Pierre GALAND - Publié dans : l'Ordre Marchand
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Vendredi 30 janvier 2009

10 Décembre 2008

 

 

 

Partout, les doigts pointés convergent ...

 

 

Depuis une quinzaine années nous n'avons plus de poste de télévision dans la maison.

 

Aujourd'hui, deux fois par semaine j'achète le quotidien « le Monde ». Avant c'était tous les jours. Une fine analyse m'apprit à sélectionner. Tous les matins et seulement de 7h à 8h30 j'écoute la radio, « France Inter », tout en dégustant mon petit déjeuner. Puis, et cela est devenu maintenant un rituel, je m'installe à mon bureau et surfe sur la toile, piochant ici ou là ce qui complète et complémente mon information du jour.

 

Ce mois de décembre est particulièrement riche en évènements. Anodins et pourtant précurseurs.

 

Anodins. En apparence seulement. Puisque volontairement noyés dans le flot des autres informations et présentés par l'ensemble des médias officiels avec le même degré de détachement et d'importance que les autres informations.

 

Précurseurs. Pour celui qui sait décrypter. Dois-je préciser terriblement précurseurs ?

 

Pour cette semaine: les attentats de Bombay et les émeutes grecques.

 

Ces derniers évènements qui embrasent actuellement la Grèce m'ébranlent et me bouleversent. Pour tout dire constituent une énorme surprise pour moi. Pourquoi ? Par ce que le comportement ainsi manifesté par le peuple grec en cette circonstance est radicalement et foncièrement le contraire de ce qu'il est naturellement.

 

L'heure est donc grave. Très grave, pour qu'un peuple de cette qualité morale soit conduit à sortir d'une manière aussi puissante de sa sagesse naturelle.

 

Nous avons côtoyé les grecs près d'une année et vécûmes immergés parmi eux six mois consécutifs. Nous fûmes émerveillés par eux. Par leurs comportements, façon d'être, bref par leurs qualités morales. Faisant preuve d'une éducation exemplaire du plus jeune au plus âgé.

 

Nous leur consacrâmes un article (Cf. article « les grecs ») tellement notre étonnement fut grand. Je ne peut m'empêcher de citer ici un court extrait : « Ce qui me semble caractériser au mieux ce peuple serait qu'il possèderait au plus haut degré le souci et l'art du beau et de l'harmonie en tous domaines. L'harmonie règne entre eux. C'est beau de voir la vie s'écouler ainsi. Peuple étonnant ! Il véhicule naturellement dignité, respect des autres et tolérance. Sagesse et philosophie seraient-elles à jamais inscrites dans leur patrimoine génétique ? Ce naturel est sidérant ! Pourquoi ? ». Dois-je également rappeler mon incroyable rencontre avec cet extraordinaire personnage « Téo d'Oro » à Mytilène (Cf. article « Téo d'Oro »)?

 

En une année nous ne vîmes aucun « voyou » ou individu marginalisé. Que ce soit à Athènes ou en Crète. Certes il y a en Grèce beaucoup de pauvreté et, en parallèle, une énorme dignité humaine. Beaucoup de fiertés aussi. Une belle fierté. Et une entraide familiale extraordinaire. Nul n'est laissé sans rien ou à la rue. Ils sont très pauvres, mais il n'y a pas un seul voleur. Des tonnes de marchandises posées sur le trottoir par les livreurs devant les magasins passent plusieurs heures ainsi en attente que le commerçant ouvre sa boutique. Pas un seul vol. Cela est du vécu de tous les jours en Grèce. Partout en Grèce. 

 

Pour ces évènements, ce sont les jeunes de 18 à 35 ans qui les premiers vont massivement réagir. Les parents ne tardèrent pas à suivre tous en masse derrière leur progéniture. Le peuple grec se soulève en masse, d'un seul bloc. Tous ensemble.

 

Contre qui ? Le commerce. Mais pas tous les commerces ! Là se trouve le premier enseignement discrètement passé sous silence par les médias. Le peuple grec sait faire la distinction entre les innombrables petits magasins tenus par les siens et qui peinent à gagner ainsi quelques euros. Il faut avoir vu, visité cette foultitude de magasins pour comprendre cette réalité. Non, le peuple grec n'est ni aveugle ni bestial ni anarchique ni terroriste. Il s'attaque aux « grands magasins » et magasins de luxe. Indice flagrant.

 

Il est également particulièrement significatif que cette révolte initiée à Athènes trouve un écho immédiat, quasi instantané, dans la ville de Salonique. Ce n'est pas pour rien ! Cela est immensément révélateur quand on sait que cette ville est depuis de nombreux siècles l'un des refuges ou l'un des points stratégique de l'Ordre Marchand. Là réside et sévit une partie de son « Armée de l'Ombre ». Là réside de nombreuses familles juives expulsées de Turquie dans les années 1935 par Mustafa Kemal Atatürk Informations bien entendu passées sous silence par les médias.

 

Le peuple grec n'est pas dupe. Il sait. Sa cible est claire !

 

On doit également noter que plusieurs villes en Europe manifestèrent leur soutien au peuple grec. Lui signifiant ainsi qu'il n'est pas isolé et qu'il a été entendu.

 

Premier évènement précurseur.

 

Pour la petite histoire, connaissez-vous la réponse apportée par le gouvernement grec à ces évènements ? Extrait du quotidien « Le Monde » du vendredi 12 décembre 2008, page 10 : « Pour tenter de faire baisser la tension, le premier ministre conservateur Costas Caramalis a annoncé une série de mesures  pour l'indemnisation des entreprises et des commerces qui ont subis de dégâts».

 

Sans commentaire.

 

Examinons maintenant « les attentats de Bombay ». Je serais tout d'abord étonné par les faibles développements qu'en donnèrent les médias. Les analyses restèrent toujours très en retrait par rapport à la gravité de l'évènement (plus de 130 morts et plus de 300 blessés) et surtout évitèrent d'épiloguer sur certaines données « sensibles ».

 

Deux palaces (l'Oberoi/Trident et le Taj Mahal) et un centre juif (le Nariman House) constituèrent les principales cibles de ces attentats. C'est particulièrement révélateur.

 

A l'évidence ces deux palaces situés au cœur du centre financier de la dixième puissance économique mondiale n'abritaient pas de simples touristes, même richissimes. Mais bien  des hommes d'affaires. Ces palaces ne sont en réalité que les lieux de résidence et de travail de « l'Armée de l'Ombre Consciente » de l'Ordre Marchand. Les représentants de tous les pays s'y retrouvent. Les médias citèrent par exemple la présence d'italiens, de français, d'allemands, d'australiens, d'anglais, de canadiens, de japonais. Certes, oui. Mais il ne s'agit là en réalité que des représentants de la diaspora (internationale) juive. Tous sont juifs. Tous oeuvrent pour l'Ordre Marchand.

 

Ces deux attentats perpétrés contre ces deux palaces sont donc explicitement dirigés contre l'Ordre Marchand et son maître d'œuvre. La cible est claire. Il n'y a pas l'ombre du moindre doute.

 

Et pour indiquer sans ambiguïté possible l'unique cible visée, le complexe juif de Nariman House, abritant un centre religieux juif, des logements et des bureaux est lui aussi affecté par ces attentats.

 

La ministre israélienne des Affaires Etrangères Tzipi Livni, quant à elle, ne s'est pas trompé lorsqu'elle déclara : « le signe que cette attaque visait les juifs et les Israéliens ». A mon avis il aurait mieux valu qu'elle se taise. Ses propos constituent un extraordinaire un aveu. Un lapsus (inintelligent) révélateur

 

Ce qui est symptomatique dans cette affaire est le traitement qu'il recevra de la part de l'ensemble des médias français. Bizarrement personne en France ne parla d'actes antisémites ! Pourtant il s'agit là d'actes hautement antisémites.

 

Alors pourquoi se « profil bas » de la part de tous nos pourfendeurs français d'actes antisémites ? Pourquoi ce « profil bas » de la Licra et de toutes les institutions internationales chargées de surveiller et de dénoncer la moindre atteinte au peuple juif ?

 

Pour une raison simple et évidente ! Le faire serait révéler l'internationalisation de l'antisémitisme, sa mondialisation ! Avec la terrible obligation de devoir l'expliquer et de la justifier.

 

Impossible !

 

Lorsqu'il y a de cela plus d'une année j'entamais mes écrits sur l'Ordre Marchand et sur le peuple juif, je ne m'imaginais pas être aussi près de la réalité. Dans tous ces articles je laissais s'exprimer en toute liberté mon intuition et ressentis profonds sur nombre de choses. Le plus souvent ils s'achèvent par de sévères mises en garde.

 

Il y a des évidences incontournables, incontestables. Ces deux évènements sont dramatiquement précurseurs. Partout les doigts pointés convergent pour désigner l'ennemi commun à tous les hommes, à l'humanité. L'Ordre Marchand n'a plus d'échappatoire possible, d'issue de secours, de lieux de protection où il serait en sécurité. Il s'est piégé lui-même. Il est piégé.

 

Suite logique à sens unique et à unique issue.

Par Pierre GALAND - Publié dans : l'Ordre Marchand
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Vendredi 30 janvier 2009

Décembre 2008

 

 

En ce point d'inflexion, l'homme a recouvré la vue ...

 

 

Tel un fleuve impétueux, notre humanité semble avoir privilégié de s'écouler dans le lit de la violence entre les hommes. Guerres et destructions jalonnent sans interruption son parcours.

 

Déclinaison morbide. Certains chiffrent à 3,5 milliards le nombre de cadavres qui jonchent ses berges. L'équivalent de la moitié de la population mondiale actuelle.

 

A juste titre, et à toutes les époques, les hommes étaient en droit de s'interroger, d'être inquiets face à cette monstrueuse folie meurtrière de ses semblables.

 

Jusqu'à hier, il ne pouvait accéder aux informations et données qui lui auraient permis d'analyser et comprendre les origines des maux dont souffre notre humanité.

 

Aveugle, l'homme avançait, soumis, courbant l'échine.

 

A l'aube de ce XXIème siècle, survint ce que plus tard, nous ne devons pas en douter, les hommes considèrerons comme l'évènement déterminant dans l'évolution de l'humanité, la « révolution des communications ».

 

Informations et données parcourent le monde à la vitesse de la lumière, réduisant ainsi espace et temps. Il n'y a plus de « monde lointain ». Le monde est à notre porte, à notre fenêtre, sur notre bureau de travail, face à nous, sur nos écrans d'ordinateur. Le monde est enfin à notre échelle : l'échelle humaine !

 

Via Internet - la « Toile » - l'individu accède à une gigantesque bibliothèque mondiale constituée d'écrits et de banques de données. Tout est disponible sur tout. Informations, savoirs et connaissance se propagent à la vitesse de la lumière. Mieux encore, les échanges entre les hommes se développent d'une manière exponentielle. Ils explosent même. Il résulte de cette fantastique évolution que réflexions et analyses sur la compréhension des réalités du monde s'affinent, s'expriment et sont accessibles à tous en dehors de toute contrainte ou censure.

 

De fait, conscience et intelligence mondiales sont aujourd'hui d'un niveau immensément plus élevé que celui d'hier.

 

C'est une phénoménale révolution planétaire qui agite et ébranle notre humanité. Sans bruits, sans fracas, irréversible, puissante, elle s'extrait irrésistiblement des profondeurs.

 

En ce début du XXIème siècle, l'humanité incurve son chemin. Bifurque.

 

En ce point d'inflexion, l'homme a recouvré la vue. Et s'avance droit.


des guerres humaines à l'ultime guerre des hommes

 

Les historiens n'explicitent jamais les raisons qui motivèrent les guerres. Ils enseignent l'histoire par tranches taillées dans l'espace et le temps, sans liaison logique entre elles. Comme si l'humanité n'était qu'une somme de ruptures, de points singuliers.

 

Rien n'est plus faux que cela ! Ce n'est pas vrai ! Ce n'est pas humain.

 

De tous temps, l'homme progresse continûment, sans rupture, sans cassure. Longues gestations,  long cheminement. Les inflexions sont dans les têtes des précurseurs qu'ils soient penseurs ou philosophes, pas dans les faits immédiats de tous les  jours.

 

Dans cette continuité choisissons le thème de la guerre pour fil d'Ariane. Observons, analysons.

 

Aux premiers temps, les hommes s'affrontent en une guerre totale, famille contre famille, tribu contre tribu, peuple contre peuple, cité contre cité, c'est-à-dire en un combat du « tous » contre « tous ». Cette guerre totale, du « tous contre tous », s'avère éminemment destructrice.

 

Résultat : au mieux la moitié des « tous » est massacrée, exterminée. Au pire ce type de guerre conduit au massacre et à l'élimination de « tous », moins une personne, l'unique survivant de ce gigantesque carnage, seul au milieu d'un champ de cadavres ! Autrement dit : table rase !

 

L'éradication ou l'anéantissement de l'espèce humaine se profilait dangereusement à l'horizon. Première prise de conscience salvatrice !

 

Des règles tacites régissant la guerre apparaîtront. Survie impose ! Femmes, enfants et vieillards furent exclus du champ de bataille. Seuls les adolescents et jeunes adultes disposèrent du privilège de défendre la communauté. Les pères sacrifièrent leurs fils !

 

Ils le firent si bien et avec un tel acharnement que l'histoire nous apprendra, par exemple,  que Sparte et Athènes, ces deux cités antiques ennemies, seront contraintes, faute de combattants de signer une trêve de 30 années ! Le temps nécessaire aux pères d'engrosser les mères, qu'elles mettent au monde d'autres garçons. Le temps nécessaire de leur enseigner l'art de la guerre, bref le temps que le fils soit en âge de combattre et ... de mourir ! Leur folie était si grande qu'ils ne respectèrent même pas la durée de cette trêve. Ils inventèrent les « mercenaires rétribués » venus d'autres contrées !

 

Les cités devinrent empires, pays, nations et Etats.

 

Avec eux naîtront le droit et les droits. Droit de la guerre, de faire la guerre ainsi que les règles censées réglementer l'art de la faire !

 

Seuls les nations et les Etats disposent de ces droits. Seules les guerres issues de ce droit sont dites légitimes.

 

Nos pères légitimèrent ainsi leur droit de sacrifier leur descendance au nom d'une obscure raison d'Etat.

 

Qu'elles sont donc, justement, les raisons qui conduisirent les hommes à s'entre tuer ?

 

La survie sûrement, issue du partage de la maigre nourriture disponible, mais aussi sûrement la peur de l'autre que l'on ne reconnaît pas, en ces temps là, semblable à soi. Le besoin légitime de posséder puis de défendre son propre territoire de vie où fixer sa famille, sa tribu ou son peuple. L'obligation de disposer de matières premières nécessaires à toutes évolutions.

 

Ressources qui devinrent ... richesses ... et ... sources de pouvoirs. Virage !

 

Quête de pouvoirs. Avec en ligne de mire au bout du tunnel: le pouvoir sur tous les pouvoirs, le pouvoir absolu. Terrible entonnoir. Fantastique vortex révélateur de la finalité ! Fantastique engloutissement !

 

Résumons ! Du chaos anarchique et suicidaire du « tous contre tous », succède le droit de la guerre circonscrit aux seuls Etats : « Etat contre Etat ». Les fils ?  Toujours sacrifiés !

 

Au nom de quoi ? De la richesse, de la puissance, du pouvoir. L'Olympe ! Dominer le monde. Maître du monde. De ce monde, siège de monstrueuses guerres entre Etats. Toutes conduites au nom de la survie économique de chacun. On massacre, on élimine, on pille, on asservit, que sais-je encore ... la liste est inépuisable !

 

L'économie s'impose. L'économie fait son coup d'Etat. Investi et remplace l'Etat.

 

Réfléchissons ! Pourquoi maintenir les Etats, puisque c'est l'économie qui dirige les hommes !

 

Supprimons les Chefs d'Etats, supprimons les Etats. Plus d'Etats. Plus de chefs d'Etats.

 

Place aux hommes d'affaires.

 

L'Etat de tous, vidé de ses substances originelles n'est plus qu'une enveloppe creuse. L'Etat n'est plus qu'un mot.

 

Triomphante, l'économie s'affiche, montre son vrai visage et règne aujourd'hui en maître absolu du  monde.

 

L'Ordre Marchand remonte ses Champs Elysées, s'expose, s'étale en tous lieux sans aucune retenue, proclame avec ostentation son programme et affiche son maître d'œuvre.

 

Fantastiques aveux !

 

Résumons encore ! Le loup est sorti de son bois. Démasqué. Insolent.

 

Sauf que dans sa folie ou par bêtise il ne comprend pas que ce faisant, il se désigne et se pose lui-même en tant qu'unique et ultime ennemi de l'humanité.

 

Ultime guerre du « tous » contre « un ». Ultime guerre des hommes. Prodigieuse déclinaison inexorable !  Démonstration parfaite, mille fois prévisible.

 

Par ce que simplement humaine. Bêtement logique, imparable, implacable.

 

Vider les Etats de leurs substances créatrices originelles c'est libérer les hommes, faire place nette aux individus, femmes et hommes répartis sur la surface de notre Terre.

 

Vider les Etats de leurs substances créatrices originelles, c'est détruire la notion d'Etat et changer les règles du jeu. C'est rendre caducs et obsolètes les droits « légitimes » qu'ils véhiculaient.

 

L'Ordre Marchand n'est pas un Etat. Il ne possède aucun des attributs ou prérogatives d'un Etat. Il ne possède aucun droit et ne peut en aucune façon endosser, revêtir ou simplement se protéger derrière ceux légitimes des Etats qu'il colonise.

 

De fait, l'Ordre Marchand a introduit et légitime, par lui-même, un monde sans lois, de « non droit ».

 

L'Ordre Marchand vient d'achever sa création d'un monde sans lois ni droits qui place les hommes et notre planète en situation de survie. Seule loi, la survie. Survie des hommes. Survie de notre planète

 

Ultime épreuve en deux combats.

 

Bâtir le monde de demain, élaborer tous ensemble droits et devoirs futurs, conduire à terme cette immense et grandiose tâche requiert au préalable que nous effacions les errements anciens sources de nos maux présents.

 

Ultime épreuve en deux combats. Du « tous » contre « un ». Et de « chacun » pour (sauver) « notre planète ».

 

 

« Tous » contre « un »:


quid de l'Ordre Marchand et de son armée de serviteurs ?

 

 

Je n'ai pas la réponse.

 

Qu'une sombre inquiétude, née de ce que je perçois du malaise profond qui ceint la population française, de ce lourd silence qui l'habite, née également au cours de ces trois années de navigation au contact de ces différents peuples que j'ai côtoyé, où je noterais de semblables silences et tensions internes contenues, inquiétude aujourd'hui amplifiée par les informations en provenance du reste du monde. Terrible généralisation. Terrible mondialisation. Partout les doigts pointés convergent.

 

Qu'un sombre pressentiment, issu de la phénoménale surdité face aux avertissements distillés par les hommes tout au long des siècles passés. De ce devoir de mémoire insidieusement inversé qui d'Egypte conduira à Auschwitz.

 

C'est terrible.

 

de cette guerre que la Nature livre à l'humanité toute entière:


la « Guerre Mondiale » 
 

 

Dès les premiers jours de notre voyage, nous fûmes confrontés à une pollution et à une dégradation phénoménales des terres que nous visitions et de la mer Méditerranée que nous parcourions. Ce voyage va se traduire pour nous par une terrible prise de conscience en ce domaine. Ces pollutions, ces dégradations comme les pillages sans retour de notre espace naturel jalonnèrent notre voyage.

 

Je pris alors conscience que la nature n'aura pas d'autre issue que de se retourner contre nous, nous les humains. Ma pensée était encore plus crue ou plus dure puisque je pensais tout au long de ce voyage qu'elle « se vengerait » un jour.

 

Je me souviendrai toujours de cette pensée fulgurante, qui pour une raison inexpliquée, traversa mon esprit, alors que nous voguions toutes voiles dehors: « le jour où les hommes procéderont à un dessalement industriel le l'eau des mers et des océans, débutera alors le compte à rebours de l'existence de notre humanité ».

 

Cette évidente réalité comme ces spectacles désolants qui s'offraient à mes yeux vont me plonger dans un état prégnant d'angoisse, de malaise et de mal être.  Elle me conduisit à de nombreuses réflexions de fond concernant l'humanité et son devenir.

 

De retour en France, je vais, le 15 octobre dernier très exactement, commander via Internet, les 3 derniers ouvrages écrits et publiés par Michel SERRES durant la période de notre absence. Je cite les titres : « le Mal Propre », « Récits d'Humanisme » et « la Guerre Mondiale ».

 

Ce fut un choc, un immense choc ! Tout au long des écrits de Michel SERRES je retrouvais nombre de mes observations, pensées et réflexions apparues au cours du voyage.

 

Mais lui, Michel SERRES, par ce qu'il a ce génie qui n'appartient qu'à lui seul, et par ce qu'il consacre sa vie à la réflexion philosophique, sait employer les mots justes et parfaits pour exprimer la vie comme il se doit. Ses formulations comme ses analyses sont infiniment vraies. Percutantes et perturbantes aussi, au point d'en avoir les tripes qui se nouent.

 

Il ne parle pas de « vengeance » comme moi. Sa démarche empreinte d'humanisme débouche sur une vérité implacable. Lui, parle de guerre. De cette guerre que la nature livre à l'humanité toute entière. De cette guerre déjà commencée.

 

C'est, effectivement, une véritable guerre que la nature nous livre.

 

Non seulement elle était inévitable, mais elle sera impitoyable si nous ne savons pas, nous les humains, arrêter celle que nous lui menons depuis trop longtemps.

 

Elle dispose de moyens incommensurables, de très loin supérieurs à tous ceux dont nous disposons, nous les hommes. La puissance des éléments.

 

Michel SERRES ne va pas se contenter de cet évident constat. Il va aller plus loin. Beaucoup plus loin. Sur la base d'une extraordinaire analyse il formule la seule et unique issue que cette authentique menace imposera à terme aux hommes, c'est-à-dire à tous les peuples de la Terre, sans distinction.

 

Celle, où les hommes contraints par la Nature devront apprendre à vivre ensemble, à ne plus se faire la guerre entre eux et à unir leurs efforts pour préserver ensemble leur espace commun de vie.

 

Il n'y a pas d'autre issue.

 

Michel SERRES termine son travail de réflexions par une série de développements fabuleux.

 

Ceux d'abord qui explicitent les conséquences induites par le fait que tous les hommes sans exception oeuvreront conjointement à la sauvegarde de notre planète :

 

     - la première étant que le droit de propriété du sol n'aura alors ni sens ni valeur. Nul ne pourra revendiquer une quelconque propriété partielle ou totale de la Terre. La Terre n'appartiendra à personne. La Terre appartient à tous. 

 

     - la seconde est que nul ne pourra alors s'octroyer un quelconque droit ou pouvoir de dominer le Monde.

 

     - la troisième, la Terre, autrement dit la Nature, dominera, s'imposera et imposera aux hommes un nouvel art de vivre. 

 

Celui enfin, où s'élevant au dessus des hommes et de leur histoire, il extrait de ce chaos général le fil d'Ariane qui guida la pensée et les actions humaines aux cours des siècles vis-à-vis justement de notre habitat commun qu'est la Terre.

 

            - « à l'origine, les Grecs craignaient et respectaient la nature ».

 

Ils craignaient ses colères, ses déchaînements. Au sommet de l'Olympe la Nature partageait les honneurs, puisque six dieux sur les douze olympiens la représentaient. Et pas des moindres qu'on en juge : Zeus, Poséidon, Héphaïstos, mais aussi Dionysos, Déméter et Artémis. Simple clin d'œil : sans eux, il n'y aurait pas eu d'Odyssée!

 

            - « puis vint le dieu des juifs qui donna à l'homme le pouvoir absolu sur le Monde, les terres, les mers, les oiseaux, les poissons, les êtres vivants ».

 

Son projet a réussi. Des milliards de vies massacrées. De nombreuses civilisations anéanties. Des millions d'espèces animales massacrées à jamais disparues. Partout, des terres et des continents, des mers et des océans, ravagés, pillés, stériles, à l'abandon. Jamais pauvreté, misère et déchéances ne furent aussi nombreuses et aussi grandes qu'aujourd'hui.

 

Est-ce vraiment toi, dieu des juifs, que je devrais aujourd'hui louer ? Vénérer ? Et prier ? De quoi, dis-moi ? D'avoir autorisé le massacre ton « œuvre » ? D'avoir encouragé à transformer la Terre en une gigantesque décharge publique ? D'avoir permis la pollution du ciel et des terres par nos excréments et autres produits de nos maladies et dégénérescences mentales ?

- « ce faisant, d'avoir déchaîné la « colère céleste » » !

 

La Nature se rappelle à nous. Et comment !

 

Vertigineuse spirale ascendante qui nous ramène à la verticale de notre point de départ !

 

Hier les hommes firent l'humanité. Aujourd'hui la Nature nous impose l'Humanité de « l'homme symbiote vivant avec elle ».

 

Merveilleuse leçon que la Nature nous donne, à nous les hommes.

 

Nous n'avons pas su nous rendre compte suffisamment tôt que si nous les hommes nous avons besoin d'elle pour vivre, elle, la Nature, n'a pas besoin de nous pour vivre !

 

Terrible leçon. Pour se protéger de nous elle n'a pas d'autre solution que de nous anéantir.

 

Donc guerre, déclaration de guerre, pour une guerre totale, sans état d'âme. C'est sa  peau  qu'elle sauve. Les éléments sont lâchés contre nous.

 

Moins d'un siècle nous sépare de notre anéantissement total.

 

C'est peu, très peu. Cela veut dire qu'il nous faut immédiatement, tous ensemble, mettre en œuvre toutes les mesures pour stopper, voire diminuer nos folles agressions à son égard.

 

Pour seulement tenter de diminuer la violence de ses réactions...

 

Voilà notre second et dernier combat.

 

Son issue ?

 

Là aussi, je n'ai pas de réponse.

 

Qu'une immense crainte. Celle que les hommes restent sourds à un tel message. Par fanfaronnade ou par bêtise ou par incrédulité. Mais plus encore celle issue du risque majeur de voir l'Ordre Marchand ne pas savoir mettre un terme, tant qu'il encore temps, à sa folie et, au contraire, amplifier dégâts et réactions.

 

 

 

Par Pierre GALAND - Publié dans : l'Ordre Marchand
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Vendredi 30 janvier 2009

Novembre 2008

 

« Les juifs et leur avenir »

 

 

En ce mois de novembre notre blog va s'enrichir d'un commentaire particulièrement virulent à mon encontre. Je serais violemment taxé d'antisémite pour mes écrits objets de l'article « l'Ordre Marchand ». L'humaniste que je suis, ou espère être, fut profondément blessé. J'inviterais ce lecteur, via sa messagerie personnelle, à bien vouloir prendre le temps de lire les articles faisant référence au peuple juif et de me préciser ensuite s'il maintenait toujours son accusation. C'était il y a un peu moins d'un mois et je n'ai toujours pas reçu de réponse.

 

Cette réaction aura pour conséquence d'attirer mon attention sur une donnée importante concernant mes écrits sur ce thème. A savoir qu'ils peuvent être logiquement considérés comme partiaux puisque résultant d'une analyse personnelle, bien que construite d'une part sur la base de vécus réels authentiques et d'autre part sur un travail de recherche de documentations destinée justement à comprendre les raisons de ces vécus. En clair, mes écrits ne sont représentatifs que de ma propre vision des choses. Donc subjectifs, partiaux ...et donc ... pourquoi pas ... « antisémites » !

 

Je vais ainsi prendre conscience de leur vulnérabilité, n'ayant pas pris le soin d'apporter à un moment ou un autre des éléments incontestables que nul ne peut remettre en cause ou sur lesquels émettre des doutes ou sujets à discussions sans fin.

 

Dont acte ! En trois actes !

Premier acte : donner au lecteur le résumé du dernier livre « les juifs et leur avenir » publié par un maître du judaïsme contemporain, le rabbin Adin Steinsaltz.  Afin de vérifier la réalité des sources, ce résumé est accessible sur le site www.a7fr.com et la biographie de Adin Steinsaltz est également disponible sur ce même site : www.a7fr.com/Article/58820.htm .

Adin Steinsaltz a reçu le Prix d'Israël en 1988, pour sa contribution dans le domaine des études juives. En 2006, il ouvre à Jérusalem le Centre Steinsaltz pour la connaissance du judaïsme. Adin Steinsaltz n'est donc ni un inconnu ni un dissident. Au contraire il représente tout ce qu'il y a de plus officiel dans le domaine de la société juive.

Deuxième acte : donner au lecteur un extrait d'un discours intitulé "Les Juifs au XXIème siècle, un avenir incertain" de Jacques Attali où il se pose également la question de l'avenir des juifs. Une vidéo de ce discours est accessible sur: http://www.akadem.org/sommaire/themes/liturgie/11/2/module_2283.php?chapitre_courant=1 ou sur Youtube : http://fr.youtube.com/watch?v=T2DQ22dShVI

Quant au texte intégral de ce discours (1ère partie) il est accessible ici :
http://www.toofiles.com/fr/oip/documents/txt/attali_discours1arepartie.html

Troisième acte : mes commentaires et conclusions.

 


Premier acte : résumé du livre « les juifs et leur avenir » d'Adin Steinsaltz. 

 

 

Collection « Présence du Judaïsme » - Editions Albin Michel.

Préface de Jean Blot.

Traduit de l'anglais par Danielle Lifshitz-Malka.

Septembre 2008. 224 pages. 22 euros.

 

« Qu'est-ce que la maison d'Israël ? Qu'est-ce qui fait qu'un individu est juif ? « Qu'un Juif est un Juif sans aucun doute ? ». Sommes-nous une nation ou une religion ? D'entrée de jeu, Steinsaltz aborde les vraies questions, les interrogations éternelles qui taraudent le peuple juif depuis des millénaires et encore plus depuis le siècle des Lumières, de la Haskalah et l'émancipation.

Tâche éminemment ardue car « Une définition globale et significative doit déterminer si, et jusqu'à quel point, les Juifs existent et si le judaïsme a un sens intrinsèque autre que d'être défini de l'extérieur par les antisémites de tout bord ». De plus « le fossé qui existe aujourd'hui entre les Juifs, même au sein des croyants, est tel que le dialogue sur une base commune est devenu pratiquement impossible ». Ce qui fait, qu'à bien y réfléchir et si l'on veut mettre en pratique le principe de base de rabbi Saadia Gaon : « Notre nation n'est une nation que par sa Torah »,  « seule une petite minorité du peuple juif peut être considérée comme véritablement juive ». Alors, le peuple juif n'ayant pas de base territoriale commune, faut-il se baser sur l'Histoire commune ? Sur la culture juive, qu'elle soit hébraïque ou laïque ? Et que penser des prosélytes ? La raison, compte tenu de ces difficultés variées, est donc de trouver une « définition a minima ». Le Talmud, d'ailleurs, en son temps, a donné l'exemple : des six cent treize commandements répertoriés par le rabbin Simla, le roi David en retient onze que le prophète Isaïe réduit à trois avant qu'Hababuc  les ramène en un : « Le juste vivra de sa foi ». C'est aussi ce que fit Hillel l'Ancien sollicité par un candidat prosélyte pour résumer toute la Torah en quelques mots. On connaît la réponse du Maître : « Ne fais pas à autrui ce que tu n'aimerais pas qu'on fasse contre toi ». Mais toutes ces simplifications ne permettent toujours pas de répondre à la question centrale : « Qu'est-ce qui crée ce lien entre les Juifs ? ».


Eh bien, tout compte fait, ce lien s'avère tout simplement familial car, dit Steinsaltz, « le peuple juif n'est pas à proprement parler une nation, mais une famille ». Une famille idéologique et non biologique. Cette famille, certains diraient cette tribu, c'est la Maison de Jacob, la Maison d'Israël, Beit Yaacov, Beit Yisrael.


Ce thème de l'identité juive, qui ouvre le livre n'est pas le seul, loin de là, que le rabbin Steinsaltz offre à notre réflexion. Avec finesse, il aborde la question de l'assimilation, remarquant que « la capacité que les Juifs ont à l'imitation est généralement bien plus profonde que chez les autres », l'unité de la Maison de Jacob autour de l'Etat d'Israël, le complexe messianique juif avec cette volonté renouvelée de vouloir, envers et contre tout et tous, sauver le monde, la « mission juive » qui n'est autre que le « rêve messianique » ancestral, la contribution disproportionnée des Juifs à la civilisation et au progrès du monde : « Aussi bien dans les sciences naturelles que dans les sciences sociales, la littérature, les arts, la vie politique et économique de chaque nation, la contribution des Juifs est surprenante ». De Marx à Einstein en passant par Freud, la chose est connue et reconnue.


... (j'ai volontairement supprimé deux alinéas qui n'apportent ni ne diminuent en quoi que ce soit le fond de cet article)

 

« De nos jours, reconnaît le rabbin, la plupart des Juifs mènent une existence amphibie, comme des grenouilles. Ils vivent dans deux royaumes différents : celui du monde occidental et celui de la Torah ». Ce sont ces contradictions qui constituent la trame de ce beau livre qui incite à la réflexion d'autant que chaque chapitre de l'ouvrage est suivi d'un court débat ».

Très intéressant.  Signé Jean-Pierre Allali 

 

Deuxième acte : Extrait du discours de Jacques Attali: « Les juifs au XXIe siècle - Un avenir incertain » (22 mn)

Jacques Attali, Economiste. Fonds Social Juif Unifié - Paris, mars 2007

http://www.akadem.org/sommaire/themes/liturgie/11/2/module_2283.php

 

Extrait : (début de son discours)

 

« C'est quoi aujourd'hui être juif, en France, je pense que chacun d'entre nous a une réponse à cette question ... je voudrais le replacer dans un contexte d'abord plus vaste qui est heu... c'est quoi aujourd'hui être juif dans le monde. Ça reste aujourd'hui pour chacun d'entre nous une question presque évidente nous sommes juifs, nous savons que nous avons un rôle historique particulier que nous avons joué depuis au moins 3000 ans et nous pensons que ce rôle est là, il est établi, il est définitif, il est inscrit dans l'histoire de l'humanité il porte son empreinte à la fois théologique culturelle idéologique politique artistique et nous avons le sentiment puisque nous sommes là et que nous avons été là malgré les tragédies les plus extrêmes que nous serons là pour toujours.


Je crois que la principale préoccupation une question qu'il faut se poser aujourd'hui sur qu'est-ce qu'être juif aujourd'hui dans le monde avant de se poser la question de savoir sur qu'est-ce qu'être juif aujourd'hui dans la France, c'est de se poser la question tout simplement de savoir si le peuple juif survivra au XXI ème siècle en tant que peuple. Je pense que cette question mérite d'être posée pour des tas de... raisons ; d'abord parce que rien n'est éternel dans l'histoire humaine, ensuite parce que la meilleure façon de résister à une menace c'est de la connaître, et d'être capable d'en identifier les différentes composantes pour lutter contre elle, et ensuite pour savoir si ce que nous appellerions ou pourrions appeler le cauchemar de la disparition du peuple juif ne peut pas revêtir des formes bien différentes de celles qu'on peut croire.. auxquelles on peut penser ... » 



Troisième acte
 : commentaires et conclusions

 

Ces deux textes - l'un issu d'un rabbin vivant en d'Israël et reconnu par les siens, l'autre issu d'une « éminente personnalité agissante du monde politique français» - à l'évidence parlent d'eux-mêmes et se passent de tous commentaire ou d'éventuelle interprétation.

 

Ils sont on ne peut plus clairs !

 

Seules des conclusions évidentes s'imposent !

 

Il y a d'abord ce terrible aveux de cette « volonté de vouloir, envers et contre tout et tous, sauver le monde, la « mission juive ».

 

Cela veut dire très clairement qu'ils savent ce qu'ils font et les risques qu'ils encourent.

 

Alors comment se fait-il qu'ils ne cessent pas de s'apitoyer sur leur sort, de se plaindre et de se lamenter ?

 

Alors comment se fait-il qu'ils ne cessent pas de s'étonner et de s'offusquer de l'ancestral rejet dont ils s'estiment victimes de la part de tous les autres peuples. ?

 

Qui est responsable ? Qui est condamnable ? Celui qui déchaîne des réactions de rejet ou celui qui réagit à une agression intolérable ?

 

Quand les Allemands (par exemple) ont envahi la France et voulaient en prendre son contrôle, a-t-on émis des lois proclamant que toute résistance à leur égard relevait d'acte ou d'une pensée raciste et plus précisément d'un comportement « anti-allemand »,  hautement répréhensible par la loi ?

 

Pourquoi les écrits du rabbin Adin Steinsaltz et les propos publics de Jacques Attali ne sont pas taxés « d'antisémites » ? Ce faisant, en quoi mes propres écrits seraient eux plus « antisémites » que les leurs ? Par ce que je dis et décrit la réalité de ce que eux-mêmes affirment ?

 

Ridicule !

 

Il y a ensuite l'autre terrible phrase de Jacques Attali : « ... ensuite parce que la meilleure façon de résister à une menace c'est de la connaître, et d'être capable d'en identifier les différentes composantes pour lutter contre elle, ... ».

 

Ne nous trompons pas sur la signification profonde de tels propos. C'est une authentique guerre qu'ils mènent contre nous, nous les « non juifs ». C'est l'éradication totale de toute forme de résistance. Seule issue pour parvenir à leur fin.

 

Pour terminer, sur quoi s'appuient-ils ? Sur leur Thora et Talmud (c'est eux qui le disent !).

 

Autrement dit sur une religion construite de toute pièces par eux !

 

Et cela ne relèverait pas d'un fanatisme et d'un intégrisme délirants ?

 

Notre société « occidentale », grâce aux fantastiques progrès technologiques, notamment en matières de diffusion instantanée (vitesse de la lumière) des informations permet à la multitude d'accéder à un nombre infini de données jusque lors difficiles d'accès. Il est ainsi permis à chacun d'identifier l'origine du mal et de mesurer la folie qui anime ceux qui aspirent à gouverner notre monde « occidental » et de prendre l'exacte mesure de la gravité de la situation. La connaissance est globalisée !

 

Celle notamment qui permet d'identifier sans ambiguïté le cancer qui ronge notre société dite « occidentale ».

 

 

Par Pierre GALAND - Publié dans : l'Ordre Marchand
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Vendredi 5 décembre 2008

Novembre 2008

 

le peuple turc

                

Une fois n'est pas coutume, commençons par la fin.

 

Comme elles le font chaque semaine depuis notre retour en France, Christine et Carole ramenèrent il y a deux jours de cela, notre provision hebdomadaire de livres et DVD de la médiathèque de Nérac (*). Sorte de compensation partielle à notre choix de vie sans poste de télévision.

 

Elles revinrent de la médiathèque particulièrement satisfaites, car disaient-elles, elles avaient déniché un film turc primé au festival de Cannes en 2007. Satisfaction d'autant plus légitime que les films turcs sont rares en France.



 

Son titre « De l'autre côté » - Réalisateur Fatih AKIN.

 

Notre joie fut de courte  durée. Dès les premières séquences découvrîmes un torchon.

 

(*) Ville de moyenne importance, située à environ 30 km à l'ouest d'Agen, connue par son château ayant appartenu à Henry IV.


Au-delà du scénario ce sont les personnalités des personnages principaux du film sensées caractériser le peuple turc qui retinrent notre attention.

 

Ils sont quatre. Faisons connaissance avec eux.

 

Le premier apparaît dès la première séquence du film. Il s'agit d'un turc (65/70 ans), veuf, vivant à Hambourg en Allemagne. Première scène du film : il se rend chez une prostituée. A l'évidence ce personnage est obsédé par le sexe et les femmes. Il nous est permis de constater par la suite que non seulement c'est un alcoolique, mais qu'il se comporte, de plus, bestialement vis-à-vis de la femme. Il revient plusieurs fois chez cette prostituée. Pour en définitive l'acheter (3000 euros par mois !) et l'installer à demeure chez lui, dans le seul souci de satisfaire ses exigences sexuelles ! Peu de temps après, sous l'emprise de l'alcool, il lui délivre une claque mortelle ! (Hein qu'ils sont forts les turcs !) ...

 

Le deuxième est cette prostituée. Qui est-elle ? Une turque divorcée (ou veuve, je ne me souviens plus), qui par ce qu'il n'y avait pas de travail pour elle en Turquie s'était trouvé dans l'obligation de venir se prostituer à Hambourg en Allemagne afin de subvenir aux besoins de sa fille étudiante à Istanbul. Fille dont elle n'avait plus de nouvelles depuis plusieurs mois.

 

Troisième personnage, la fille de la prostituée. Elle n'est plus étudiante. Mais, terroriste, intégriste et homosexuelle ! Elle fait partie d'un groupe de terroristes turcs qui luttent contre ... l'entrée de la Turquie dans la Communauté Européenne ! Pour, à l'avant dernière scène du film, abandonner la lutte, se réconcilier et cohabiter avec une allemande âgée que le scénario laisse sous entendre qu'elle se substituera en sa  « nouvelle mère » !

 

Quatrième personnage, le fils du vieux turc « alcoolique et obsédé sexuel », professeur à l'Université de Hambourg. Son père, fièrement, le définira d'entrée de la façon suivante : « Je l'ai élevé comme une fille ».  Effectivement il se montre effacé, soumis à son père, quasi inexistant et sans grande envergure. Au décès de la prostituée, il prendra ses distances d'avec son père. Pour, dernière scène du film, attendre son retour.

 

D'autres clichés parsèment ce film. Tels des groupes d'enfants qui mendient et sollicitent les passants. Sans oublier ces deux jeunes turcs qui menacent de mort la prostituée si elle continue à se prostituer. Raison qui la conduisit à accepter l'offre « d'achat » du vieux turc.

 

Tel est le film qui reçut en 2007 les honneurs de Cannes : prix du scénario et prix ... œcuménique.

 

Edifiant. Consternant. Criminel

 

Je ne vais pas me livrer ici à répertorier l'ensemble des clichés, traductions et interprétations évidentes que ce film véhicule. Je me bornerais seulement à dire que non seulement ce film est une insulte au peuple turc et à ce pays mais plus encore est un crime d'éthique et de morale contre l'humanité et que tous ceux qui ont financé, participé, cautionné et soutenu ce film sont d'authentiques criminels qui par mensonges délibérés incitent au racisme, à la haine entre peuples et aux déchaînements de violences. Tous ces gens devraient aujourd'hui se trouver en prison. Ce n'est pas cela la liberté d'expression.


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Nous vécûmes près d'une année en Turquie. Six mois de navigation à longer ses côtes que complétèrent les mois d'hiver passés dans la marina de Finike, ville de dix mille habitants du sud de la Turquie.

 

Entre Istanbul et Finike notre voyage fut parsemé de nombreuses escales ou haltes en terres turques. Certes, nous ne pûmes visiter toutes les contrées de ce grand pays. Nous visitâmes, en février de cette année, sous une neige abondante la Cappadoce et parcourûmes ainsi plus de cinq cent kilomètres en autobus à l'intérieur des terres.

 

Ce faisant, en une année, il nous fut permis de côtoyer nombre de turcs de tous âges, de tous milieux, en de multiples lieux et vécûmes six mois au milieu d'eux, intégrés à leur vie de tous les jours. Nous apprîmes quelques rudiments de leur langue. Ce n'est pas rien ! Simplement suffisant pour disposer d'une perception fidèle sur ce peuple et ce pays. 

 

Les turcs ne différent en rien de tous les autres peuples que nous rencontrâmes avant eux, si ce n'est qu'il porte sur lui ses spécificités propres issues de leurs terres et de leur histoire.

 

Après la Tunisie, la Libye et la Grèce, nous serons une nouvelle fois surpris par la simplicité, la gentillesse, le calme, l'absence de toute méchanceté, agressivité ou de rejet de tous ceux que nous rencontrâmes. Cela est d'autant plus remarquable pour nous français que ce comportement a totalement disparu de notre paysage. Etrangement, tout au long de ces trois années de voyage, aux milieu de ces différents peuples je vais retrouver les sensations qui furent les miennes lorsque adolescent j'évoluais dans l'environnement de vie externe qui était alors le mien. Simplement bienveillant.

 

En règle générale les turcs sont d'un naturel prudent. Plusieurs jours leur sont nécessaires pour sortir de leur réserve. Situation aggravée par le fait que nous ne parlions pas couramment leur langue et qu'ils sont peu nombreux à posséder quelques rudiments d'anglais. Chacun prit alors le temps de nous observer, de nous ressentir et de s'imprégner de ce qui se dégageait de nous. De notre côté nous procédâmes de même, à l'écoute de nos sens déployés. Une fois rassuré alors nos hôtes se libérèrent, redevinrent eux-mêmes et nous intégrèrent  à leur cadre de vie habituel.

 

La plus extraordinaire découverte pour moi au cours de ce voyage fut justement cette prise de conscience du langage muet de mes sens. Et, d'entre eux, le plus étonnant, celui du regard. D'une précision et d'une sensibilité infinies. Tout est dans les yeux. Tout est dans le regard. Nul besoin de mots. Le regard. L'œil, A.D.N de notre âme ?

 

Cela m'interpella aussi. Pourquoi nous pays dits développés, riches et à la pointe du progrès, ne cessons de prétendre être les seuls dépositaires des valeurs universelles ? Pourquoi et d'où nous vient cette prétention à l'exemplarité et à s'imaginer que nous sommes les seuls aptes et dignes à montrer le chemin au reste du Monde ? C'est folie et faux !

 

Ce voyage fut justement l'occasion pour moi de constater de visu que tous les peuples sans exception portent en eux les valeurs universelles. Je fis un autre constat pour le moins étonnant qui interpelle bigrement, cette « transcendance » est immensément plus développée et présente chez les peuples pauvres que dans nos pays occidentaux riches !

 

 Je me suis ressourcé auprès de ces femmes et de ces hommes. Il était temps, ma foi en l'homme vacillait dangereusement.

 

Seule une minorité de turcs, des grandes villes ou des villes hyper touristiques, présentent des comportements identiques à ceux que nous connaissions en France avant notre départ. Là aussi et en ce domaine, il nous fut permis de constater de visu les méfaits du tourisme de masse. Ce n'est pas le tourisme en tant que tel qui est en cause, mais l'argent et sa compagne la cupidité qui détruisent tout. Non seulement il aggrave la pollution des terres et des eaux mais il corrompt gravement l'esprit des locaux. Le tourisme est devenue une redoutable arme de destruction, d'uniformisation, dénaturant puissamment cultures, folklore et spécificités locales, régionales et nationales.

 

Partout où il sévit, le tourisme détruit l'âme des peuples. Dans peu de temps cultures et peuples ne survivront que dans des centres de tourismes spécialement créés à cet effet. Sorte de zoo, d'espèces quasi disparues.

 

Nouveau filon. Nouvelle ruée. Nouveaux massacres. Autres disparitions.

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Le mois dernier nous eûmes l'occasion de passer une semaine dans le pays basque français. A Saint Jean de Luz précisément. Cela faisait plusieurs années que je ne m'étais pas rendu dans cette contrée. Méconnaissable ! Saccagée ! Disparue l'âme basque. Que dis-je, désintégrée.

 

Basques, est-ce là le résultat de vos luttes ? Sont-ce là vos victoires ?

 

Je ne suis pas d'origine basque, mais j'aimais vos villes, vos paysages, le cadre grandiose et merveilleux de beautés où terre et mer unissaient leurs forces sauvages et pures. La nature exaltait de mille beautés. Paradis des yeux et du bien être. Exit. Fini. Paysages et bords de mer sont massacrés. A la tronçonneuse. A la bétonneuse. Véritable décharge publique des maladies mentales des hommes. De sauvage te voici sordide.

 

J'aimai votre fierté. Ami basque, c'était donc cela ta fierté, c'était donc ça l'amour de ton terroir ? Croyais-tu que le fait de pouvoir t'exprimer dans ta  langue 15 mn par jour sur la chaîne régionale et d'y montrer quelques uns de vos groupes folkloriques sauverait votre identité ? Que diras-tu plus tard à tes enfants et petits enfants ? De danser ? Par ce que - toi - tu as trop chanté ?

 

Pleure de toutes les larmes de ton corps, ami basque. Tu as tué ton identité.

 

Seul le terroir fait l'identité. De lui, émergent les hommes qui tels des ceps de vigne extraient leurs langues, coutumes, folklores, chants et danses. Il a fait de vous ce que vous étiez. Lui seul.

 

Tu l'as vendu. Tu n'es plus. Adieu l'ami basque.

 

Ce long détour en terres françaises n'est pas innocent. Il complète d'une certaine manière un constat général sur ce thème, un exemple parmi mille, et se veut surtout une sorte de mise en garde adressée au peuple turc, puisque cet article leur est consacré.

 

Amis turcs (j'y associe mes amis grecs,) voilà le sort qui vous attend si vous n'êtes pas intransigeants envers vous-même et votre identité.

 

Comme jadis les basques de mon pays le furent, vous êtes fiers de vous, de vos terroirs, de votre pays, de votre culture et coutumes ancestrales. Mêmes très pauvres, vous conservez cette belle et superbe dignité du respect de vous-mêmes. Vous êtes viscéralement attachés à vos terres et à votre identité. Votre fierté est belle.

 

N'oubliez jamais que c'est l'unique vraie richesse de l'homme. 

 

Les autres « richesses », ces multiples « miroirs aux alouettes », qui brillent de mille feux, attirent, tentent, font envie et sûrement rêver, consumeront votre âme.

 

Comme vous, je n'ai point de ces « richesses ». Comme vous je suis nu.

 

Avez-vous imaginé un instant ce que serait être nu et sans âme ?

 

Viens dans mon pays, viens voir, viens constater la réalité qui te fait tant rêver ou  fantasmer. 

 

Ulysse sillonna vos mers et vos terres. Dans sa longue errance il sut résister aux chants des sirènes.

 

Vois-tu, je n'ai pas eu la chance de naître en un terroir aussi prolixe en de telles richesses que le pays Basque par exemple. Pourtant, cela ne m'a jamais gêné d'avoir des voisins mieux lotis. J'admirais et j'enviais nos bretons, nos corses ou nos basques. Pour rien au monde j'aurais voulu qu'ils perdent leurs spécificités. Bien au contraire. J'étais fier d'eux, j'étais fier pour eux, j'étais fier avec eux. Je partageais leurs fiertés.

 

Aujourd'hui, la majorité des grandes villes du monde occidentalisé ont perdu leurs « âmes ». Elles se ressemblent toutes. Mêmes magasins, mêmes enseignes, mêmes décors, mêmes présentations, mêmes produits ... mêmes prix ! Mêmes agencements de villes, mêmes panneaux publicitaires, même débauche de néons, ... faisant en sorte que notre regard en ville ne sait plus dans quel pays il est ! Rien ne permet de distinguer aujourd'hui Bordeaux, Toulouse, Lyon, Athènes, Tunis, Kusadasi et Antalya par exemple. La « mondialisation » fait table rase, rase tout. Uniformise. Banalise. Plus de goûts ni saveurs. Seulement la nausée d'un unique plat indigeste, immense étalage de nos excréments et vomis d'argent.

 

Sillonnant vos mers et vos terres je ne cessa pas de vous observer. De scruter vos visages, vos morphologies, vos attitudes.  Vous observant je devinais les méandres de votre longue histoire, je percevais la multiplicité des tribus ou peuples ancestraux dont vous êtes issus. Je vis en vous ce fantastique fondu enchaîné qui vous fait passer du monde occidental au monde oriental. Je me plongeais alors avec avidité dans l'apprentissage de votre longue histoire. Elle me paraîtra plus aisée à comprendre. Je ne retiendrais aucun de vos noms, trop nombreux et difficiles à prononcer ou à retenir. Cela n'avait pas d'importance puisque je pouvais maintenant les identifier en chacun de vous.

Le monde occidental ou « occidentalisé » (je ne sais comment le définir) et mon pays la France, donnent de vous peuple turc des clichés totalement erronés. Je témoigne de cette monstrueuse manipulation et malversation. Monstrueux mensonges. Véritables insultes à vous et à votre pays. Sachez ne pas y répondre. Apprenez à discerner l'origine de cette lamentable agression. Apprenez à en comprendre la raison principale qui l'anime. Peuple turc, fait bloc. Qu'elle que soit la raison, ne te laisse pas diviser. Résistez tous ensemble. C'est cela, ou vous disparaîtrez à jamais.

 

Par Pierre GALAND - Publié dans : Les turcs et la Turquie
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