Présentation

Recherche

Recommander

 

 

René Girard 1

René Girard

 

 

 

"Des millions de gens ont vu tomber une pomme,

seul Newton s'est demandé pourquoi !"

 

 

J’ai passé plus de trente années de ma vie à tenter, en vain, de comprendre l’homme, et à travers lui d’accéder à une histoire plausible de l’humanité et de ses évolutions.

 

J’ai passé plus de trente années de ma vie à consommer de nombreux livres et écrits, à écouter les uns et les autres, sans jamais trouver un quelconque élément réellement déterminant susceptible de m’ouvrir enfin une quelconque porte …

 

Je n’ose plus faire le décompte du nombre de fois que j’ai lu et relu la Bible, la mythologie grecque et certaines autres mythologies … Mis à part les quelques évidences faciles qui parsèment ces piliers de nos civilisations, je n’arrivais toujours pas à les comprendre : c’est-à-dire à détecter les messages majeurs dont ils seraient porteurs. Alors, ils restèrent, jusqu’à il y a peu d’années, inexorablement inintelligibles à mon entendement.

 

Jusqu’au jour de ma rencontre avec Michel Serres. Fantastique ! Lui aussi autre génie. Mais quel génie ! Certes difficile à lire, mais quelle puissance, que d’intelligences rares qui font vivre ! Soudain je devins immensément intelligent, et, comme par enchantement, mille portes s’offraient à moi.

 

C’est son insistance à citer René Girard dans quelques uns de ses ouvrages qui m’incita à aller faire connaissance avec cette personnalité jusqu’alors inconnue de moi.

 

Je n’ai aucun mérite d’affirmer que René Girard et Michel Serres sont les deux plus grands génies de notre époque moderne, d’authentiques créateurs et philosophes.

 

Tous deux ont un point en commun : celui d’avoir su prendre comme point d’appui dans leur démarche intellectuelle, réflexions et analyses, l’ensemble, sans exception, des « traces » laissées par les hommes depuis la « nuit des temps », considérant que chacune de ces « traces » porte en elle la connaissance ou savoir de ceux qui les « gravèrent », et que, dans ce corpus global, là, uniquement là, réside tous les enseignements qu’il appartient aux hommes de découvrir.

 

Tous deux ont passé leur vie à décrypter ces traces. De leurs fastidieux et merveilleux travaux découlent leurs œuvres : monumentales et fantastiques.

 

Ce qu’ils disent est vrai. Immensément vrai. De cette vérité qui secoue tripes et boyaux. De cette vérité qui bouleverse tellement elle apparaît simple, évidente, comme coulant naturellement de source. C’est tout simplement à cela que se reconnaît le génie : ce qu’il apporte aux hommes ces derniers le perçoivent et le reçoivent comme naturel et évident, comme une vérité éternelle alors que jusqu’à ce moment-là ils ignoraient tout, n’en avaient aucune conscience !

 

Dans ma démarche propre de « comprendre le monde », René Girard et Michel Serres sont pour moi indissociables et immensément complémentaires.

 

Pourtant, aujourd’hui, c’est de René Girard seul dont je vais vous entretenir. Simplement par ce que ses travaux sont, d’une certaine manière, plus facile (pour moi) à résumer ou à « vulgariser ». Quant à Michel Serres, rassurez-vous, je lui réserve un hommage, « à ma façon », plus difficile à écrire, dont vous aurez bien entendu, et en son temps, la primeur.

 

---------

 

Comment résumer (ou vulgariser) les résultats des travaux de René Girard ?

 

En précisant tout d’abord que René Girard apporte une sorte d’outil « mathématique » permettant de reconstruire et de comprendre le processus de naissance de l’humanité et de ses évolutions depuis son origine.

 

Cet outil (ou autrement formulé, cet opérateur) permet de décrypter (au sens de comprendre) nombre de mythes (qu’ils soient grecs, …), nombre de textes issus de la Bible (Ancien et Nouveau Testaments), comme nombre d’œuvres majeures de nombreux grands écrivains.

 

Je me dois, ici, d’être précis : c’est justement une étude approfondie de toutes ces œuvres qui permit à René Girard de détecter et de créer cet outil !

 

Maintenant, tentons de résumer au mieux et le plus simplement possible ce que « nous dit » René Girard :

 

1 - Ce qui a permis à l’animal homme (le proto humain) de passer au stade « humain » est sa prise de conscience de sa propre violence immensément destructrice puisque de nature à anéantir toute la communauté des proto humains. (Rappelons que l’homme est le seul animal ne disposant pas d’instinct naturel le protégeant contre sa propre violence.)

 

L’humain naît de cette prise de conscience de l’homme de la violence qu’il porte en lui. Or, ce déferlement de la violence entre les hommes est particulièrement problématique pour ces société primitives qui ne disposent pas, comme nos sociétés modernes actuelles, d’institutions judiciaires et policières susceptibles de mettre un terme au cycle de réciprocité violente. Une fois que la communauté primitive a pénétré dans le cercle vicieux de la violence, elle est incapable d’en sortir. Ce cercle peut se définir en termes de vengeance et de représailles.

 

Afin de survivre et de prospérer, ces sociétés primitives ont donc du inventer des mécanismes de contention de la violence.

 

La culture humaine est donc, essentiellement et à l’origine, un effort pour empêcher la violence de se déchainer, en séparant et en différenciant tous les aspects de la vie publique et privée qui, si on les abandonne à leur réciprocité naturelle, risquent de sombrer dans une violence irrémédiable.

 

La culture est donc l’ensemble des rites, croyances, institutions qu’une société a développés afin de limiter et de différer la violence qu’elle contient. De là naquirent tous les interdits.

 

Dit autrement, le désordre ou le chaos caractérise le règne de la violence, l’ordre quant à lui s’acquiert par la maîtrise particulièrement délicate et difficile de cette violence propre à l’homme.

 

Voyons maintenant comment ces communautés humaines sont parvenues à tenir en respect cette violence qui menace sans cesse leur cohésion et leur pérennité :

 

2 - Dans le contexte de ces sociétés primitives où il n’existe pas de remèdes décisifs contre la violence, nos ancêtres vont « lutter contre le mal par le mal lui-même », c’est-à-dire développer la fonction du sacrifice et de la victime émissaire.

 

Par ce biais, la société primitive détourne la violence de ses membres vers une victime neutre, une victime sacrifiable sans risque de représailles, car cette violence risque de frapper tous ses membres et conduire à l’anéantissement de la communauté.

 

« C’est la communauté entière que le sacrifice protège de sa propre violence, c’est la communauté entière qu’il détourne vers des victimes qui lui sont extérieures. Le sacrifice polarise sur la victime des germes de dissension partout répandus et il les dissipe en leur proposant un assouvissement partiel ».

 

Le bouc émissaire permet aux sociétés primitives de contenir la violence et par voie de conséquence, de stabiliser l’ordre culturel : le meurtre institutionnalisé d’un individu restaure et renforce l’unité sociale de la communauté.

 

René Girard 7

Pour ces sociétés le sacrifice (ou meurtre institutionnalisé) a donc une fonction sociale à part entière : celle de contenir la violence et de l’empêche de se propager à l’ensemble du groupe. Il est donc constitutif de l’ordre social primitif et de son maintien. Dans cet univers primitif où le moindre conflit peut entrainer des désastres, le sacrifice polarise les tendances agressives des membres du groupe sur des victimes réelles ou idéales, animées ou inanimées mais toujours non susceptibles d’être vengées.

 

« Le sacrifice empêche les germes de la violence de se développer. Il aide les hommes à tenir la vengeance en respect » ;

 

Le sacrifice se définit alors comme violence purificatrice, afin de rétablir l’ordre social.

 

Ces sociétés primitives ne connaissent que deux types de violences : la violence sacrificielle (ou purificatrice du meurtre institutionnalisé) et la violence non sacrificielle (violence réciproque – impure - qui gangrène la communauté). Lorsque la différence entre la violence impure et la violence purificatrice est perdue, la communauté fait face à une « crise sacrificielle », il n’y a plus de purification possible, et la violence impure, contagieuse (violence réciproque), se répand dans la communauté. Lorsque une communauté est placée dans l’incapacité de départager la bonne de la mauvaise violence elle est alors en situation de crise de son ordre culturel dans son ensemble. Quand le mécanisme sacrificiel se décompose, ce n’est pas seulement la sécurité physique qui est menacée, c’est l’ordre culturel lui-même

 

« Le sacrifice apparaît comme un mal nécessaire dont les sociétés primitives ne semblent pas pouvoir se passer. »

 

Le mécanisme de contention de la violence est donc celui du bouc émissaire.

 

Par quel « processus » ? :

 

Au moment suprême de la crise, quand la violence réciproque est parvenue à son paroxysme, elle se transforme en violence unanime et se concentre sur la victime émissaire. Cette dernière, absorbe en quelque sorte, toute la violence contenue dans la communauté et fait disparaître les antagonismes entre les hommes. Sorte de métamorphose de la violence dont la victime émissaire est le pivot. La victime émissaire est alors simultanément responsable du désordre et de l’ordre consécutif restauré par son sacrifice. Elle apparaît donc comme une créature surnaturelle qui sème la violence pour récolter ensuite la paix.

 

Ainsi, la victime émissaire réalise l’union mystérieuse et sacrée du plus maléfique et du plus bénéfique : fauteur de violence et de désordre tant qu’elle séjourne parmi les hommes, elle apparaît comme une espèce de rédempteur aussitôt qu’elle est éliminée par la violence : la violence de toute une communauté contre un seul.

 

«Le bouc émissaire est l’immonde pur, le mal à expulser, et en même temps l’élément transcendant, car c’est par sa mise à mort, suivie de sa divinisation, que l’équilibre social est retrouvé »

 

3qu’elle est l’origine de la violence humaine ?

 

Pour René Girard, la violence humaine trouve son origine dans la mimésis (désir mimétique et réciprocité violente) qui multiplie les antagonismes et conduit les individus à entrer dans des cercles vicieux dont l’aboutissement ne peut être que la violence et le meurtre. C’est l’imitation désirante, le désir mimétique et les rivalités féroces qu’il engendre qui constituent les sources de conflits et de la violence qui gangrènent la société et l’ordre social.

 

Ainsi, les individus sous l’impulsion de leurs désirs mimétiques entrent en conflit les uns avec les autres et contribuent à une propagation de la violence dans toute la communauté, s’exposant à un cycle infini de réciprocité violente, d’agressions et de vengeances réciproques.

 

 

Faisons une pause de court instant et tentons de résumer ce que nous venons de voir :

 

Les hommes sont violents parce qu’ils s’imitent. Cette violence peut atteindre des niveaux tels qu’elle peut anéantir toute une communauté. Pour contenir cette violence, les sociétés primitives la concentrent sur des victimes émissaires : la violence est ainsi canalisée puis expulsée en dehors du groupe, l’ordre social est restauré, et le niveau de violence retombe pour un temps.

 

Que dit encore René Girard ?

 

4il voit dans l’invention par les hommes de ce processus victimaire l’émergence du religieux et du sacré et sur cette base là, les origines de la culture humaine.

 

C’est, dit-il, l’invention du processus victimaire qui est à l’origine de la culture.

 

La victime émissaire n’est pas une offrande, mais l’entité sacrée à partir de laquelle la communauté retrouve la paix. C’est elle qui assure le passage de la violence à la non violence, et qui relie les hommes entre eux dans l’édification et la stabilisation d’un ordre culturel. Pour René Girard, la pratique du sacrifice dans les sociétés primitives n’obéit pas aux règles d’une pensée magique qui verrait dans l’origine du désordre social une divinité en colère qui se retournerait contre les hommes, mais une pratique (du sacrifice) qui obéit à une logique du sacré puisque la victime émissaire est simultanément porteuse du bénéfique et du maléfique.

 

La violence unanime sur la victime émissaire a donc un caractère fondateur car elle fonde et stabilise un ordre social.

 

René Girard 12

 

« Repérer la violence fondatrice c’est comprendre que le sacré unit en lui tous les contraires … Les hommes n’adorent pas la violence en tant que telle : ils ne pratiquent pas le culte de la violence au sens de la culture contemporaine, ils adorent la violence en tant qu’elle leur confère la paix dont ils jouissent jamais. A travers la violence qui les terrifie c’est donc la non violence que vise toujours l’adoration des fidèles … Si la pensée religieuse primitive se trompe quand elle divinise la violence, elle ne se trompe pas quand elle refuse d’attribuer au vouloir des hommes le principe de l’unité sociale … Le religieux, même le plus grossier, détient une vérité qui échappe à tous les courants de la pensée non religieuse. Il sait que le fondement des sociétés humaines n’est pas une chose qui va de soi et dont les hommes peuvent s’attribuer le mérite. Le rapport de la pensée moderne au religieux primitif est donc très différent de celui que nous imaginons. Il y a une méconnaissance fondamentale qui porte sur la violence et que nous partageons avec la pensée religieuse. Il y a, par contre, dans le religieux, des éléments de connaissance, au sujet de cette même violence, qui sont parfaitement réels et qui nous échappent complètement ».

 

Contrairement à tout un pan de la pensée moderne qui voit dans l’origine d’une société un fondement contractuel, pacifiste, un intérêt bien compris, René Girard voit dans la violence et le sacrifice d’une victime émissaire, le moment fondateur de l’ordre social. L’origine de la société ne se situe pas dans le contrat mais dans le meurtre de la victime émissaire qui polarise toute la violence des membres de la communauté et la transcende. La violence et le sacré ne font donc qu’un pour expliquer l’origine de l’ordre social. La violence est fondatrice (dans le respect du sacré et de la divinité) de l’ordre social.

 

Le sacrifice devient au fil du temps une imitation de la violence fondatrice destinée à rappeler aux hommes le caractère sacré de la victime émissaire. En même temps cette même communauté se protège d’un retour de la violence réciproque via un rappel et un renforcement du sacré, c’est-à-dire de ce qu’il ne nous faut pas transgresser : « le religieux dit vraiment aux hommes ce qu’il faut faire et ne pas faire pour éviter le retour de la violence destructrice ».

 

Violence et sacré ne font qu‘un.

 

Le sacré est donc ce que l’homme ne doit pas « toucher » ; le sacré dit (à l’homme) ce qu’il faut faire et ne pas faire afin d’éviter le retour de la violence.

 

Le sacré est la violence contenue.

 

rené girard la violence et le sacré

 

Pour René Girard, l’humanité est née de la répétition innombrable du processus victimaire, c’est-à-dire de l’expulsion de la violence par la violence et dont les traces se retrouvent universellement dans les mythes, dans les rites sacrificiels des religions ou dans les fêtes populaires les plus anciennes.

 

« L’origine de la culture est aussi celle de l’ordre, c’est-à-dire de la classification symbolique. Pour avoir un symbole, il faut une totalité. La religion la fournit, et la religion en tant que qu’institution émerge à travers le mécanisme émissaire. Le premier symbole, le bouc émissaire, est la source de la totalité qui organise les relations sociales d’une façon nouvelle. Puis, grâce au rituel, le système devient un processus d’apprentissage. Bien sûr, les sociétés primitives ne répètent pas pour apprendre comme les petits écoliers, elles répètent pour ne plus avoir de violence ».

 

---------

 

Voilà résumé le fondamental des découvertes de René Girard. Volontairement je ne suis pas entré dans les détails et développements. Son œuvre est complexe. Cette « base » de départ a pour objectif d’accompagner tout nouveau lecteur de René Girard dans la lecture de ses ouvrages.

 

Bien sûr ses travaux sont nombreux. Je conseille notamment sa lecture nouvelle et sublime de nombreux textes issus des mythes grecs et de la Bible, .... D’un seul coup nombre de points obscurs et incompréhensibles s’éclairent, deviennent lumineux. Et, en même temps, se dessine une continuité extraordinaire entre tous ces textes : celle qui trace l’évolution de la pensée humaine jusqu’à nos jours.

 

Note 1: les résultats des travaux de René Girard, ses premiers livres, ont été publiés il y a 40 années (« la violence et le sacré ») ! C’est dire combien ils dérangeaient et continuent à déranger les innombrables « bien pensants » !

 

Note 2 : Bibliographie succincte

 

- « la violence et le sacré » : c’est la pierre angulaire de l’œuvre de René Girard,

- « des choses cachées depuis la fondation du monde » : large exposé des théories de René Girard suivi d’une lecture inédite de plusieurs textes judéo-chrétien,

- « la route antique des hommes pervers » : méditation sur les sociétés humaines et sur l’originalité du « Livre de Job »,

- « je vois Satan tomber comme un éclair » : ce qui fait l’originalité irréductible des écritures judéo-chrétiennes.

 

René Girard 5

René girard 9

René Girard 11

René Girard 13

... paysages de la Commagène, d'Adiyaman à Nemrut Dagi via Kahta...

en ce mois de décembre 2011.

 

 

qu'allons-nous découvrir ?

bruts NEF - Commagènes (1)

des paysages sauvages et grandioses

bruts NEF - Commagènes

bruts NEF - Commagènes (2)

bruts NEF - Commagènes (3)

une luminosité de rêve,

des tons partout pastels

bruts NEF - Commagènes (4)

bruts NEF - Commagènes (5)

bruts NEF - Commagènes (8)

bruts NEF - Commagènes (6)

l'Euphrate retardé dans son long voyage

bruts NEF - Commagènes (7)

bruts NEF - Commagènes (9)

 

gorge de Cendere

bruts NEF - Commagènes (10)

haut plateau  - approche de Yeni Kale

bruts NEF - Commagènes (11)

village de campagne au pied de Yeni Kale

bruts NEF - Commagènes (12)

"... travaillez, prenez de la peine,

c'est le fond qui manque le moins ..."

bruts NEF - Commagènes (13)

 

bruts NEF - Commagènes (14)

 

au bout du monde ... sous le pont de Cendere !

bruts NEF - Commagènes 20

Je suis effaré de constater qu’une nouvelle fois encore la France se mêle de ce qui ne la regarde pas.

 

De quel droit mon pays, la France, s’autorise-t-elle à vouloir écrire l’Histoire des hommes ?

 

Nul pays, nul état, comme nul gouvernement et encore moins les élus des peuples ne sont missionnés et accrédités à écrire l’Histoire.

  histoirenbrokpetit

 

De quel droit notre gouvernement et nos élus se mêlent des affaires d’un autre pays, à savoir la Turquie ?

 

Les turcs viennent-ils se mêler de nos affaires françaises ? Non !

 

Pourtant, il y aurait là de nombreux sujets qui, tous, conduiraient à l’arrestation et à l’emprisonnement, via le Tribunal International, de nombreux membres du gouvernement actuel et de notre Président de la République.

 

Je pense aux massacres d’innocents libyens perpétués par l’armée française.

 

Je pense aux massacres d’innocents algériens et du peuple algérien voulant libérer ses terres d’une odieuse colonisation judéo-française.

 

Je pense à toutes ces guerres fratricides et ethniques fomentées par la France en Afrique et aux lourdes pertes en hommes, femmes et enfants qui en résultèrent.

 

Toute cette agitation « française » est aberrante.

 

Et c’est bien par ce qu'elle est complètement folle et insensée qu’il nous faut rechercher ailleurs la raison profonde qui motive la classe politique française qui détient actuellement le pouvoir.

 

Ce qu’ils ne nous disent pas y compris les médias français est pourtant de taille et hautement significatif: la majorité des arméniens sont juifs (juifs arméniens).

 

Que ce sont ces juifs arméniens qui, comme les autres juifs dans tous les autres pays, semèrent et développèrent la « révolution » et la « révolte », en son temps, en Turquie, comme ce fut le cas dernièrement en Libye (juifs de la Cyrénaïque), en Egypte et comme ils voudraient y parvenir aujourd’hui en Syrie.

 

Que l’état turc ait réagi, en son temps, à te tels comportement n’est que chose très normale.

 

Ce qu’il faut bien comprendre dans ce dossier du "génocide arménien": ce n’est pas la voix de la France, mais celle des sionistes français qui se sont emparés de tous les pouvoirs (politique, économique et médiatique) français qui s’exprime aujourd’hui.

 

Ils ne représentent qu’eux et les intérêts d’Israël qu’ils défendent.

 

Leur unique objectif évident en Turquie est de faire exploser l’Est de ce pays : créer à minima un état « arménien », voire aussi un état « kurde », … comme cela fut pour la création de l’Ukraine en son temps, elle aussi peuplée majoritairement de juifs. Tous ces « nouveaux » petits pays seront alors placés sous la gouvernance des USA, d’Israël et de l’Europe sioniste actuelle.

 

La Turquie est l’ultime pays du « pourtour méditerranéen » qui n’est pas encore dominé et maîtrisée politiquement par le sionisme international. La faire exploser par une guerre civile parfaitement maîtrisée par les sionistes est une de leur stratégie ultime, auparavant ils tentent l’intimidation.

 

Quoi qu’il en soit, ce que j’ai pu constater tout au long de ces dernières années de pérégrination sur la mer Méditerranée, est que les sionistes œuvrent en interne dans la plus grande discrétion dans tous les pays méditerranéens par une présence physique de plus en plus importante, par un accaparement progressif de tous les commerces et médias (y compris chaines de télévision) enfin par accaparation de postes de plus en plus nombreux d’élus et dans les gouvernements.

 

Je crois qu’il y a là, pour tous ces gouvernements, matière à réflexions et à actions. S’ils ne font rien, ils seront eux et leur pays totalement balayés par le sionisme.

 

Je crois que le plus important pour un pays, quel qu’il soit, c’est de retrouver son pouvoir régalien de « battre monnaie » : d’avoir sa monnaie interne destinée à assurer le bien être de son peuple et lui permettant de développer le maximum de ses capacités afin de réduire au minimum sa dépendance à l’égard du reste du monde. Ensuite de réduire au strict minimum les investissements étrangers sur ses terres : nul étranger ne devrait pouvoir se rendre propriétaire de la moindre parcelle de son territoire.

 

 

 

Menahem BEGIN, Premier Ministre Israélien (1977-1983) et Prix Nobel de la Paix en 1078 !!!:

 

« Notre race est la race des maitres. Nous sommes des dieux divins sur cette planète. Nous sommes aussi différents des races inférieures comme ils le sont des insectes. En fait, comparé à notre race, les autres races sont des bêtes et des animaux, un bétail au mieux. Les autres races sont comme l’excrément humain. Notre destin doit être de régner sur ces races inférieures. Notre royaume terrestre sera gouverné par notre chef avec une baguette de fer. Les masses lécheront nos pieds et nous serviront comme des esclaves.»


 

---------

 

 

Lettre de JESSE VENTURA, ancien gouverneur du Minnesota, à la classe dirigeante:

 

"Vous contrôlez notre monde. Vous avez empoisonné l’air que nous respirons, contaminé l’eau que nous buvons, exigé des droits sur la nourriture que nous prenons. Nous nous sommes battus dans vos guerres, nous avons perdu la vie pour vos causes, nous avons sacrifié nos libertés pour vous protéger. Vous avez dilapidé notre épargne, détruit la classe moyenne et vous avez utilisé nos impôts pour renflouer votre insatiable cupidité. Nous sommes les esclaves de vos sociétés, les zombies de vos dictats, les serviteurs de votre décadence.

Vous avez volé nos élections, assassiné nos leaders, aboli nos droits fondamentaux d’êtres humains. C’est vous qui possédez nos biens, qui avez délocalisé nos emplois, détruit nos syndicats. Vous avez profité des désastres, déstabilisé nos monnaies et alourdi le coût de la vie. Vous avez monopolisé notre liberté, vous avez démoli notre éducation et avez pratiquement éteint la flamme de nos vies. Nous sommes blessés… nous sommes ensanglantés, mais nous n’avons plus le temps de saigner. Nous allons mettre les géants à genoux et vous allez assister à notre révolution !"

 

http://weaintgottimetobleed.com/

 

 

Quelques "documents" glanés ci et là sur le Net ...

 

  dette-solidaires

 

 

 

 

Zelium n7 Une

 

 

lephare1-2

publié sur le site palestine.info

 

Le Dr Nurit Peled-Elhanan est la maman de Smadar Elhanan, une fille de 13 ans tuée en septembre 1997 lors d’un attentant suicide à Jérusalem par la résistance palestinienne.


 

Nurit Peled-Elhanan

 Nurit Peled-Elhanan

 

"Je vous invite à bien écouter et à comprendre les paroles d’une mère endeuillée par la perte de sa fille, tombée victime d’une attaque terroriste brutale et aveugle. Ainsi, j’ose espérer que ses propos soient assimilés par tous ceux en quête de paix dans notre monde tant agité et divisé.Pour des jours meilleurs".

Professeur Avraham Oz, Université de Haïfa - Département de Littérature Hébraïque et Comparée.

 

  Discours prononcé à l'occasion de la Journée Internationale de la Femme en juillet 2010 à Strasbourg.

 

Discours de Madame Nurit Peled-Elhanan

 

"Permettez-moi, tout d’abord, de vous remercier pour votre invitation à cette journée. C’est toujours un honneur et un plaisir d’être ici parmi vous, au sein du Parlement Européen.

 

Toutefois, je dois avouer qu’il aurait été plus judicieux si vous aviez invité une femme Palestinienne à ma place, car les femmes qui souffrent le plus dans mon pays sont les femmes Palestiniennes. C’est pourquoi je voudrais dédier mon discours à Miriam R’aban et son époux Kamal de Bet Lahiya dans la Bande de Gaza, dont les cinq petits enfants avaient été tués par des soldats israéliens alors qu’ils cueillaient des fraises dans la fraiseraie familiale. Evidemment, ce meurtre ne sera jamais jugé. Lorsque j’ai demandé aux organisateurs la raison pour laquelle une invitation n’a pas été adressée à une femme Palestinienne, on m’a répondu que cela risquerait de trop focaliser les discussions.

 

J’ignore ce qu’est la violence non localisée. Je sais par contre que le racisme et la discrimination, bien qu’ils soient des concepts théoriques et des phénomènes universels, ont toujours un impact local. La douleur, tout comme l’humiliation, l’abus sexuel, la torture, la mort et même les cicatrices sont tous locaux.

 

Cependant, il est quand même déplorable de constater que la violence qu’exercent le gouvernement israélien et son armée sur les femmes Palestiniennes se soit répandue à travers tout le globe. En fait, la violence, quelle soit de l’état ou de l’armée, collective ou individuelle est aujourd’hui le sort des femmes musulmanes, pas uniquement en Palestine, mais partout dans le monde ; dans chaque contrée où le monde occidental émancipé tend et impose son empreinte impérialiste. C’est une violence qui n’est presque jamais abordée et qui est passivement tolérée par la plupart des personnes en Europe et au Etats-Unis. Tout cela parce que le soi-disant monde libre craint la matrice musulmane.

 

La Grande France, par exemple, dont la devise est « Liberté, Egalité, Fraternité » a peur des petites filles voilées. De son côté, le Grand Israël craint la matrice Musulmane que ses ministres désignent comme une menace démographique.

 

La toute-puissante Amérique et la Grande Bretagne sont en train de corrompre, respectivement, leurs citoyens en leur transmettant une peur aveugle à l’égard des Musulmans. Ces derniers sont appelés de tous les noms d’oiseaux et décrits comme étant des ignobles, des primitifs, des sanguinaires en dehors du fait qu’ils soient anti démocratique, chauvins et producteurs en masse de futurs terroristes. Pourtant, les individus qui détruisent le monde aujourd’hui ne sont pas Musulmans ; l’un d’entre eux est un fervent Chrétien, l’autre est Anglican et un troisième qui est juif non pratiquant.

 

Je n’ai jamais fait l’expérience des souffrances subies chaque jour et chaque heure par les femmes Palestiniennes, et j’ignore la nature de la violence qui transforme la vie d’une femme en un enfer permanent. Ces femmes souffrent le martyre à cause de la torture mentale et physique endurée au quotidien. Elles sont privées de leurs droits humains les plus fondamentaux et du droit de chacun à jouir d’une dignité et d’une intimité. En effet, à n’importe quel moment de la journée, comme de la nuit, leurs maisons sont prises d’assaut et ces femmes, sous la menace de l’arme, sont forcées de se dévêtir, laissées nues devant des étrangers et sous les yeux de leurs propres enfants. Ces femmes, dont les maisons sont démolies, sont privées de tous moyens d’existence et d’une vie familiale normale. Tout cela ne fait pas partie de mon expérience personnelle. Cependant, je suis victime de la violence à l’encontre des femmes dans la mesure où la violence contre les enfants n’est autre qu’une violence contre les mères.

 

En effet, je considère les femmes Palestiniennes, Irakiennes et Afghanes comme mes sœurs car nous sommes toutes à la merci des mêmes criminels sans scrupule qui se sont autoproclamés leaders du monde libre et émancipé. Hélas, c’est au nom de cette liberté et de cette émancipation qu’ils volent nos enfants.

 

En outre, un véritable conditionnement et un lavage de cerveau intense ont aveuglé les mères Israéliennes, Américaines, Italiennes et Britanniques. Elles ne peuvent plus réaliser que les seules sœurs et alliées qu’elles peuvent avoir dans ce monde sont les mères Musulmanes Palestiniennes, Irakiennes ou Afghanes, dont les enfants sont tués par les nôtres, ou bien, choisissent de se faire exploser et de voler en morceaux en emportant notre progéniture avec eux.

 

Elles ont donc perdu la faculté d’analyser puisque leur cerveau a été conditionné ou même infecté par des virus produits par les politiciens. Ces virus, bien que dissimulés sous plusieurs appellations glorieuses comme Démocratie, Patriotisme, Dieu ou Patrie, sont en réalité identiques. Ainsi, ils découlent d’idéologies fausses et erronées visant à enrichir les riches et à donner le pouvoir aux puissants.

 

C’est pourquoi, nous sommes toutes victimes d’une violence à la fois mentale, psychologique et culturelle qui nous transforme en un groupe homogène constitué de mères endeuillées ou potentiellement endeuillées.

 

Les mères occidentales, du fait de tous les enseignements qu’elles reçoivent, sont persuadées que leur matrice est un atout national alors que celle des Musulmanes n’est qu’une menace internationale. On leur a malheureusement enseigné de ne jamais s’écrier : « Je l’ai mis au monde, je l’ai allaité, il est à moi et je n’accepterais jamais qu’il fasse partie de ceux dont la vie est ne vaut pas un sou, puisque moins précieuse que le pétrole, et dont l’avenir ne vaut pas un morceau de terre ».

 

En fait, nous sommes toutes terrorisées par une éducation qui envenime nos esprits et qui nous pousse à croire que tout ce que nous pouvons faire est de prier pour que nos enfants retournent chez eux, ou bien de se montrer fières devant leurs corps sans vie.

 

Nous avons toutes été, faut-il le souligner, élevées de manière à supporter en silence toutes ces épreuves, à contenir notre peur et notre frustration, à soigner notre anxiété avec le Prozac, mais à ne jamais acclamer Mère Courage en public. Ne jamais être une véritable maman juive, italienne ou irlandaise.

 

Je suis une victime de la violence d’Etat. Mes droits naturels et civils en tant que mère ont été violés et continuent de l’être car j’appréhende le jour où mon fils, ses 18 ans fêtés, me sera arraché et sera emmené loin de moi pour servir de pion entre les mains des criminels appelés Sharon, Bush et Blair ainsi que leur clan des généraux assoiffés de sang, de pétrole et de terre. Eu égard au monde dans lequel je vis, à l’état dans lequel je vis, au régime auquel je suis soumise, je n’oserais sûrement pas proposer aux femmes Musulmanes des idées pour changer leurs vies. Je ne voudrais pas qu’elles se dévoilent la tête ou qu’elles adoptent une méthode différente pour élever leurs enfants. Je ne me permettrais pas de les conseiller vivement de bâtir et d’instaurer des Démocraties suivant le modèle occidental qui les méprise, elles et les leurs.

 

Je voudrais seulement leur demander humblement d’accepter d’être mes sœurs. Je voudrais leur avouer que je reste admirative devant leur persévérance et leur courage pour ne pas abandonner, pour continuer à avoir des enfants et surtout, pour préserver une vie familiale empreinte de dignité en dépit des conditions de vie absurdes imposées par mon monde.

 

Je voudrais également leur assurer que la même douleur qui nous déchire nous a unies car nous sommes toutes victimes de la même violence, même s’il faut reconnaître que leur souffrance surpasse la nôtre puisque ce sont elles que mon gouvernement et son armée, financés par mes impôts, maltraitent et malmènent.

 

Par ailleurs, je tiens à signaler que l’Islam en soi, comme le Judaïsme en soi et même le Christianisme, ne constituent aucune menace pour moi. Par contre, la véritable menace émane de l’impérialisme américain, de l’indifférence et de la coopération européenne, du racisme israélien et de son système d’occupation hostile. Et c’est le racisme, la propagande pédagogique et la xénophobie imprimée dans les esprits qui incitent et amènent les soldats israéliens, pour des « prétendus » motifs de sécurité à sommer les femmes Palestiniennes, sous la menace de l’arme, de se déshabiller sous les yeux de leurs enfants. C’est aussi l’extrême mépris et manque de respect et de considération qui conduisent les soldats américains à violer des femmes Irakiennes. Les même raisons autorisent les geôliers israéliens à enfermer des jeunes femmes dans des conditions des plus inhumaines et barbares, en l’absence d’un minimum d’hygiène.

 

Les femmes prisonnières sont privées d’électricité pendant l’hiver, d’eau ou de matelas propres. Pire encore, elles sont séparées de leurs bébés nourris au sein et de leurs petits enfants. Le supplice se poursuit pour ces femmes pour lesquelles le chemin de l’hôpital est barré, celui de l’éducation bloqué, leurs terres confisquées, leurs arbres déracinés, et travailler leurs terres et champs leur est désormais interdit.

 

J’essaie de me mettre à la place des femmes Palestiniennes, mais je peine à les comprendre ou à comprendre et à sentir leur douleur. J’ignore aussi combien j’aurais survécu à une telle humiliation et à un tel irrespect de la part du monde entier.

 

Par contre, ce dont je suis entièrement consciente est que la voix des mères à été très longtemps étouffée dans cette planète dévastée par la guerre. Comment peut-on ouïr et témoigner des pleurs des mères si elles ne sont pas invitées à des forums internationaux comme celui d’aujourd’hui ?

 

Même si tout ce que je possède n’est pas exhaustif, je demeure convaincue, sans jamais l’oublier, que ces femmes sont mes sœurs et que mon devoir envers elles consiste à pleurer pour elles, à me battre pour elles. Il faudrait se rappeler que ces femmes perdent leurs enfants dans des fraiseraies ou sur des routes crasseuses près des check points. Sur le chemin de l’école, ils sont ciblés par les tirs de nos enfants qui ont été élevés suivant le concept leur dictant que l’amour et la compassion sont liés à la race et à la religion.

 

Devant toutes ces femmes et tous ces enfants trahis, je ne peux qu’apporter mon soutien tout en reprenant la question d’Anna Akhmatova (une autre femme ayant vécu sous un régime de violence contre les femmes et les enfants) : Pourquoi est-ce que ce filet de sang déchire le pétale de ta joue ?"

 

Traduction de l’anglais : Niha

URL de l'article: http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=9663

 

---------

 

Merci Madame Peled-Elhanan.

... et converge vers Washington

 

Avec le slogan "Reprenons le Capitole", des milliers d'Américains devaient converger mardi vers Washington pour trois jours de manifestations contre les inégalités sociales et pour l'emploi, au "nom des 99%" et aux côtés des anti-Wall Street.

  

"Il s'agit de parler des 99% et des 1%", a indiqué à l'AFP Renée Asher, une porte-parole du syndicat du service public SEIU, reprenant ainsi le slogan scandé depuis plus de deux mois par les manifestants anticapitalistes pour opposer la masse de la population aux 1% les plus riches.

 

"Reprenons le Capitole" regroupe sous l'égide du mouvement de chômeurs American Dream Movement des dizaines d'organisations, associations ou syndicats, nationaux ou locaux, comme US Action, le syndicat de la fonction publique SEIU ou la centrale AFL-CIO.

 

Il associe également des centaines de manifestants anticapitalistes des divers mouvements d'occupations, venus des plus grandes villes américaines où ils avaient monté en octobre des campements, aujourd'hui souvent démantelés.

 

Trois jours de manifestations diverses sont prévus, mardi au Capitole, siège du Congrès américain, mercredi dans le quartier d'affaires autour de K Street, au coeur de la capitale américaine, jeudi à nouveau devant le Capitole pour faire pression sur les élus.

 

"L'inégalité n'a jamais été aussi forte dans ce pays. Nous voulons que le Congrès représente les 99%, pas les 1%, nous voulons qu'il passe des lois au nom des 99%", a ajouté la syndicaliste, qui attend l'arrivée de quelque 3.000 personnes d'endroits divers comme la Floride, la Californie ou le Minnesota.

 

Une quinzaine de tentes blanches - le "Camp du Peuple" - ont été déployées lundi sur l'immense esplanade du Mall, dominé par la coupole du Congrès et à quelques centaines de mètres de la Maison Blanche.

 

Ici, une "tente de la liberté", là une "tente de l'égalité", plus loin un faux guichet en carton de Bank of America voisinant avec des caricatures de grands patrons.

 

La grande confédération syndicale américaine AFL-CIO est également présente mais organise en même temps des dizaines de manifestations au cours des prochaines jours dans le pays, a indiqué à l'AFP Jeff Hauser, un de ses porte-parole.

 

"Nous ne nous engageons pas pour une semaine, mais chaque jour", a-t-il dit. "Nous allons continuer à nous battre pas seulement à Washington mais partout aux Etats-Unis pour être sûrs que les hommes politiques comprennent qu'ils doivent agir, pour les chômeurs".

 

Pour Occupy DC, l'un des derniers gros campements anti-Wall Street à être toujours en place au cœur de la capitale américaine, plus de deux mois après le début du mouvement, "les syndicats sont une parfaite représentation des 99%", a estimé Kelly Canavan, qui s'occupe de la tente "Information" du campement.

 

"Nous parlons des travailleurs, de ceux qui luttent pour faire vivre leurs familles, et les syndicats s'associent à notre combat contre les grandes sociétés", a-t-elle ajouté.

  

A Washington, pour la première fois à si grande échelle, 31 personnes ont été interpellées dimanche soir après avoir refusé de démanteler une construction en bois "illégale" selon les autorités. La construction a été emportée par la police, qui a néanmoins laissé le campement en place.

 

"Le mouvement en est sorti revigoré", a assuré Kelly Canavan, "plus convaincu que jamais". Avant d'ajouter que les protestataires "resteront là indéfiniment, jusqu'à ce que le travail (de changement) soit fait".

---------

Ce texte est une copie d'une dépêche parue ce jour sur le portail Orange.

---------

 

L'exemple nous vient des Etats-Unis d'Amérique.

A nous, maintenant, français, grecs, italiens, espagnols, allemands, anglais d'organiser une marche monstreuse vers Paris, Athènes, Rome, Madrd, Berlin, Londres, ...


 

 

 

Le 28 septembre dernier, le Parlement Européen a approuvé un « programme de gouvernance économique » constitué d’un ensemble de règlements et d’une directive.

 

Il s’agit de 5 règlements, c’est-à-dire des textes de loi qui sont directement applicables dans les États membres sans passer par une ratification parlementaire nationale, et d’une directive, autre texte de loi à transposer dans la loi nationale (via une adoption parlementaire nationale et donc à un débat).

 

Ce « programme » entre en vigueur dans chacun des pays dès le 1er janvier 2012, afin que puisse se mettre en place la « surveillance européenne des finances publiques ».

 

Il oblige les États :

 

- à renforcer drastiquement leur politique d’austérité,

- à l’imposer durant des décennies à leur population : ceci vaut pour les 20 pays de l’UE en situation de déficit budgétaire (plus de 3% du PIB de déficit) et de façon encore plus marquée pour les 13 pays dont la dette souveraine dépasse 60% du PIB,

- à planifier leurs dépenses publiques de façon à descendre rapidement à un niveau maximum d’endettement de 60% du PIB, sous peine d’amendes conséquentes en cas de « mollesse ».

 

Je rappelle ici que pour rembourser la dette souveraine française, chaque français devrait payer à l’Etat 30 000 euros : soit pour un couple 60 000 euros, pour un couple avec un enfant 90 000 euros, pour un couple avec deux enfants 120 000 euros !, …

 

Etalé sur dix années, ce remboursement reviendrait à 3000 euros par an pour une personne, à 6000 euros par an pour un couple !, …

 

Etalé sur 20 ans il serait égal à 1500 euros par an pour une personne, à 3000 euros par an pour un couple, …

 

Une folie ! Un suicide ! Irréalisable et irréaliste.

 

Alors pour y parvenir ce « programme de gouvernance économique » de l’Union européenne :

 

- oblige les Etats à diminuer les cotisations sociales qui servent à alimenter la sécurité sociale,

 

- oblige les Etats à réduire la pression fiscale directe,

 

- et impose aux Etats la mise sous tutelle européenne de tous les budgets (et de leurs règles de procédures) de leur administration publique: communes, provinces, régions, communautés, … Ces budgets sont à programmer de façon pluriannuelle, supprimant le contrôle démocratique des élus politiques.

 

Il ne reste plus alors aux Etats :

 

- qu’à augmenter la TVA,

- développer d’autres taxes indirectes (impôts injustes car non proportionnels aux revenus),

- privatiser…

- réduire le financement de tous les services publics…

- réduire le salaire des fonctionnaires…

- supprimer le statut des travailleurs de la fonction publique…

- réduire les droits de la pension,

- réduire les coûts de la santé et du chômage…

 

… et à tirer de vraies balles sur tous les innombrables futurs manifestants

 

nous payons le « sauvetage » des banques

 

Cette austérité découle pour partie seulement (l’essentiel de la dette provenant du fait que les Etats ont été spoliés de leur droit régalien de « battre monnaie ») des sauvetages successifs des banques depuis 2008 par plusieurs États de l’UE qui ont racheté leurs dettes, augmentant ainsi le montant de leurs propres dettes souveraines du montant strictement égal aux pertes réalisées par ces banques !

 

Pour la période 2008/2009 ce montant correspondu à 16,5% du PIB européen !

 

Selon Barroso, depuis 2008, la somme publique totale de soutien bancaire s’élève à 4600 milliards d’euros.

 

Pour nous citoyens, ce « programme de gouvernance économique » de l’Union Européenne pérennise d’une façon extraordinaire l’austérité salariale et budgétaire qui nous affecte déjà.

 

De telles mesures ne peuvent que conduire à une situation « d’État minimal », sans services publics.

 

De telles mesures renversent de fait les principes démocratiques de fond en comble, puisque les financiers privés possèdent désormais plus de pouvoir qu’un État.

 

Etat qui maintenant est assimilé à un individu imprévoyant que l’on punit !

 

Enfin, cela veut dire aussi que l’État abandonne sa souveraineté.

 

Ce qui in fine se traduira par sa faillite dans toutes ses missions.

 

C’est exactement l’objectif de l’Ordre Marchand (puissances bancaires et financières, et l’ensemble de la classe politique européenne) qui pilote aujourd’hui l’Union européenne : enterrer la démocratie et installer un seul et unique gouvernement ; celui de l’Ordre Marchand.

 

Pour respecter les contraintes imposées par l’UE (avec l’aide du FMI ou sous la menace de son intervention), des États ont déjà imposé des mesures d’exception à leur population comme si nous étions en temps de guerre : suspension des conventions collectives négociées en Grèce et imposition de conventions unilatérales patronales, réquisition militaire des contrôleurs aériens espagnols en grève en décembre 2010 par la voie d’un vieil article franquiste de la Constitution qui prévoit, en cas de non soumission, des peines de prison pouvant aller jusqu’à 6 ans…

 

Ce « paquet de gouvernance européenne» impose une modification du traité de Lisbonne. Modification qui devrait d’abord être ratifiée par les parlements nationaux.

 

En avez-vous entendu parlé ?

 

Le plus incroyable dans cette affaire est que l’Union Européenne demande aux Etats d’inscrire dans leur constitution nationale le principe de la mise sous tutelle européenne des budgets !

 

En acceptant cette obligation d’obéir à une technocratie transnationale qui bafoue les droits les plus élémentaires des peuples, nos gouvernants se sont placés dans la situation de haute trahison envers leur pays, leur nation et les citoyens. [1]

 

Il nous appartient, à nous peuple de France, de porter plainte et de demander que l’ensemble de la « classe politique » française, les membres du gouvernement et du Parlement soient jugés par la plus haute instance juridique française pour faits de haute trahison envers le pays, la nation et les citoyens.

 

Tous sont coupables.

 

[1] La haute trahison est un principe politique qui qualifie le crime qui est commis lorsqu’est pratiqué un acte d’extrême déloyauté envers son pays et sa nation.

 

 

 


la Terre est saturée

 

A quoi pensez-vous quand les prix des aliments grimpent, ceux de l’énergie s’envolent, ou quand la croissance démographique fait un bond spectaculaire, ou bien encore lorsque les tornades dévastent des villes, les inondations et sécheresses atteignent des niveaux record, … alors que ces preuves indiscutables nous montrent que nous dépassons toutes ensembles une série de lignes rouges : croissance, climat, ressources naturelles, population, … outrepassant aveuglément les capacités du système terre ?

 

Allez vous continuer à faire preuve d’indifférence ?

 

Que croyez-vous ? Que face à une telle situation il vous est toujours possible d’étaler votre peur ou votre lâcheté ou votre déchéance morale dans laquelle vous a plongé votre situation de nanti, de privilégié du système, de profiteur, dont l’unique souci est de le faire perdurer au lieu de le transformer radicalement comme ses manifestations l’indiquent ?

 

Le déni est la seule réponse possible.

 

Notre croissance mondiale actuelle consomme environ 1,5 Terre. Il ne s’agit pas de science-fiction : si l’on abat plus d’arbres que l’on en plante, il va en manquer, si on met des nitrates dans un réseau d’eau, on modifie le type et la quantité d’espèces que cette eau peut faire vivre, si on épaissit la couche de CO2 de la Terre, elle se réchauffe, mais aussi l’épuisement des ressources naturelles, la dégradation de l’environnement écologique qui modifient et transforment irrémédiablement la façon dont l’ensemble du système de la planète Terre se comporte, avec pour conséquence de graves menaces pour tous les peuples en particulier, et le vivant en général.

 

 albatros 4

la mort des albatros par overdose de pollution « plastique »

albatros 2

 

Nous ne changerons pas de système sans une crise

 

Notre modèle actuel de croissance axé sur la consommation est une absurdité monstrueuse qui ne peut que s’écrouler. A l’évidence, l’économie doit évoluer et se transformer afin de réduire son impact physique.

 

Et nous ne changerons pas de système sans une crise. Que cela vous fasse peur ou pas, que vous le vouliez ou pas, elle surviendra, nous devons y arriver, nous y arrivons.

 

Nous devons penser et passer à un modèle de croissance respectueux de la nature et des hommes. Rien ne sert de travailler plus ni de posséder plus si cela se fait au détriment du vivant et des générations futures : on peut profiter mieux de la vie avec moins d’objets.

 

une chance extraordinaire de ré imaginer et de changer le monde

 

C’est à une rupture radicale et drastique que nous devons procéder et ce à une échelle et une vitesse dont on a du mal aujourd’hui à s’imaginer. La crise qui secoue notre planète est multiforme. Climat, énergie, ressources, alimentation, modèle économique, sont les facettes du même problème fondamental : à savoir redéfinir un modèle de développement de l’humanité dans un monde fini, aux équilibres fragiles par une refonte totale de nos modes de vie, de nos modes de pensées, de l’économie, de nos industries de l’énergie et des transports, … et cela en peu de temps.

 

Tel est l’enseignement majeur de ces cinquante dernières années.

 

Voilà ce que nous ressentons ou éprouvons tous en notre fort intérieur, mais que nous n’osons pas, par crainte ou lâcheté, clamer haut et fort ou imposer à nos dirigeants.

 

Nous vivons là l’un des plus grands tournants que l’humanité n’ait jamais connu.

 

 

Pourquoi tant de manifestants occupent Wall Street ? Pourquoi de telles manifestations - malgré de terribles répressions policières – ont gagné en quelques jours toute l’Amérique, donnant envie à des centaines de personnes d’envoyer des pizzas, de l’argent, du matériel et, de créer leurs propres mouvements appelés « Occupy Chicago », « Occupy Florida », « Occupy Denver » ou encore « Occupy LA « ?

 

manif pont de brooklyn NY 2

manifestants sur le pont Brooklyng à New York

manif pont de Brooklyn NY


Pourquoi le mouvement des « indignés » se propage dans toute l’Europe : Espagne, Grande Bretagne, France, Grèce, … ?

 

les indignés 1

les « indignés »

les indignés 2

 

Pourquoi enfin dans les plus prestigieuses université américaines et anglaises les étudiants contestent et reprochent à leurs professeurs leurs cours fallacieux et trompeurs notamment en science économique ?

 

La réponse est simple et évidente : il s’agit là de la plus fantastique prise de conscience des peuples et de sa plus phénoménale affirmation revendicative. Plus particulièrement celles de la nouvelle génération qui fait face à la perspective de terminer ses études sans trouver d’emploi. Autrement dit, à une génération sans avenir, mais lestée d’une dette exigible énorme.

 

La société humaine occidentale est parvenue à un colossal échec social.

 

De quel droit l’Ordre Marchand (1) vole l’avenir de nos enfants ? (1) Banquiers et hommes politiques

 

actualités 45

Section française des grands serviteurs de l’Ordre Marchand

actualités 44

 

 

De quel droit l’Ordre Marchand met à bas l’ensemble de nos systèmes sociaux ?

 

actualités 3

Section française des grands serviteurs de l’Ordre Marchand

actualités 40

 

De quels droits ?

 

Attali 3

Grand inquisiteur et gourou de l’Ordre Marchand

 

Tout n’a été et n’est que mensonges de la part de l’Ordre Marchand:

 

- les marchés ne se régulent pas d’eux-mêmes,

- les dettes n’ont pas besoin d’être remboursées,

- pire encore, l’argent se révéle être un instrument politique ; des milliers de milliards de dollars peuvent être créé ou disparaître du jour au lendemain sur ordre de l’Ordre Marchand (gouvernements et banques).

 

Rien de plus normal, de plus logique et de plus légitime que le rejet par le peuple des partis politiques traditionnels.

 

Rien de plus normal, de plus logique et de plus légitime que son aspiration commune à une refonte radicale de notre système.

 

Rien de plus normal, de plus logique et de plus légitime que son aspiration à une nouvelle forme de démocratie venue d’en bas. Ne nous trompons pas : la cible des peuples est le changement.

 

L’Ordre Marchand est incapable d’assumer et d’accompagner cette évolution irrémédiable et irréversible de l’humanité. La seule chose dont nous sommes certains c’est qu’ils mettront en œuvre tous les moyens, y compris les plus horribles, pour s’y opposer.

 

actualités 12

 

Il n’y a donc pas d’autre possibilité pour chacun d’entre nous que de participer à cette refonte des infrastructures de base qui portent notre société : politique, économique, énergie, alimentation, transports, finance, … d’être acteurs de ces changements.

 

Cette tâche n’est pas facile.

 

Toutefois, nos multiples connaissances accumulées depuis des siècles et notre maîtrise des savoirs faire technologiques, … constituent de merveilleux et puissants atouts et outils pour créer un avenir de prospérité durable et partagée.

 

Si chaque crise offre son lot d’opportunités, alors celle-ci offre à l’humanité la plus grande occasion qu’elle n’ait jamais connue.

 

Quoi qu’il en soit, même sans vous et contre l’Ordre Marchand, le monde changera de toute façon.

 

Et, si c’est elle, la Terre, qui prend seule en charge cette responsabilité, alors il faut savoir qu’elle deviendra pour nous tous, les humains, un véritable enfer.

 

Autrement dit : avons nous le choix ?

 

il est désormais interdit de planter et de cultiver librement.

 

  actualités 7

 

L’Assemblée nationale et le Sénat français viennent de voter une loi qui remet en cause le droit des agriculteurs de ressemer librement sa propre récolte : c’est dorénavant illégal.

 

Premier pas qui conduira à court terme à l’interdiction par la loi à tout particulier de faire son jardin (Cf. ce qui s’est dernièrement passé en Australie ou une dame a été condamnée à quatre années de prison pour avoir cultivé son jardin !)

 

Cette loi votée par les sénateurs le 8 juillet dernier et par l’Assemblée nationale le 28 novembre dernier imposent aux agriculteurs (et aux particuliers) de payer une redevance appelée «Contribution volontaire obligatoire» s’ils veulent conserver une partie de leur récolte pour la ressemer l’année suivante.

 

Cela supprime le droit aux paysans de ressemer librement et les rends (ainsi que les particuliers) captifs des multinationales semencières.

 

En clair, il s’agit d’un verrouillage des semences par la sélection de variétés hybrides (non reproductibles) ou modifiées, d’un contrôle de la totalité des semences, et de la nourriture, par une poignée de multinationales.

 

Qui sont ces propriétaires de semences qui percevront la « contribution volontaire » ?

 

Depuis 1949, toute variété de semence mise sur le marché doit obligatoirement être inscrite sur le catalogue géré par l’Office communautaire des variétés végétales (OCVV), dont le siège est à Angers. Cet office accorde un droit de propriété intellectuelle, d’une durée de 25 à 30 ans, à «l’obtenteur», celui qui a sélectionné cette variété. Les principaux détenteurs de ces « certificats d’obtention végétale » ne sont autres que les grandes multinationales semencières : Bayer, Limagrain, Monsanto, Pioneer, Vilmorin ou Syngenta. Tous sont réunis au sein de l’Union Française des Semenciers.

 

La seule argumentation avancée fut de déclarer que seul le « progrès génétique » et la «productivité» pourront nourrir 9 milliards d’individus, alors que le problème n’est pas dans la production agricole, excédentaire, mais dans sa répartition.

 

Nos gouvernants et hommes politiques de tous bords ont feint d’ignorer que la totalité des semences industrielles sont issues des variétés sélectionnées par des centaines de générations de paysans sans que la moindre rémunération leur ait jamais été versée, qu’il a fallut 3,5 milliards d’années d’interactions du vivant pour engendrer la diversité génétique que les sociétés paysannes ont identifié, sélectionné, transporté, échangé durant quelques dizaines de milliers d’années, que ce bien commun naturel et culturel ne saurait être confisqué : il est patrimoine de l’humanité.

 

Il appartient à tous.

 

Il n’appartient ni aux hommes politiques véreux et pourris ni aux multinationales.

 

Cette nouvelle loi qui va à l’encontre de toute logique et tout ordre naturel montre bien l’état de dégénérescence de tous nos hommes politiques actuels et leur immense dangerosité pour l’espèce humaine.

 

Il est temps que nous les congédions tous sans exception et l’heure d’unir nos volontés.

 

actualités 32

 

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés