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Zelium n7 Une

 

 

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publié sur le site palestine.info

 

Le Dr Nurit Peled-Elhanan est la maman de Smadar Elhanan, une fille de 13 ans tuée en septembre 1997 lors d’un attentant suicide à Jérusalem par la résistance palestinienne.


 

Nurit Peled-Elhanan

 Nurit Peled-Elhanan

 

"Je vous invite à bien écouter et à comprendre les paroles d’une mère endeuillée par la perte de sa fille, tombée victime d’une attaque terroriste brutale et aveugle. Ainsi, j’ose espérer que ses propos soient assimilés par tous ceux en quête de paix dans notre monde tant agité et divisé.Pour des jours meilleurs".

Professeur Avraham Oz, Université de Haïfa - Département de Littérature Hébraïque et Comparée.

 

  Discours prononcé à l'occasion de la Journée Internationale de la Femme en juillet 2010 à Strasbourg.

 

Discours de Madame Nurit Peled-Elhanan

 

"Permettez-moi, tout d’abord, de vous remercier pour votre invitation à cette journée. C’est toujours un honneur et un plaisir d’être ici parmi vous, au sein du Parlement Européen.

 

Toutefois, je dois avouer qu’il aurait été plus judicieux si vous aviez invité une femme Palestinienne à ma place, car les femmes qui souffrent le plus dans mon pays sont les femmes Palestiniennes. C’est pourquoi je voudrais dédier mon discours à Miriam R’aban et son époux Kamal de Bet Lahiya dans la Bande de Gaza, dont les cinq petits enfants avaient été tués par des soldats israéliens alors qu’ils cueillaient des fraises dans la fraiseraie familiale. Evidemment, ce meurtre ne sera jamais jugé. Lorsque j’ai demandé aux organisateurs la raison pour laquelle une invitation n’a pas été adressée à une femme Palestinienne, on m’a répondu que cela risquerait de trop focaliser les discussions.

 

J’ignore ce qu’est la violence non localisée. Je sais par contre que le racisme et la discrimination, bien qu’ils soient des concepts théoriques et des phénomènes universels, ont toujours un impact local. La douleur, tout comme l’humiliation, l’abus sexuel, la torture, la mort et même les cicatrices sont tous locaux.

 

Cependant, il est quand même déplorable de constater que la violence qu’exercent le gouvernement israélien et son armée sur les femmes Palestiniennes se soit répandue à travers tout le globe. En fait, la violence, quelle soit de l’état ou de l’armée, collective ou individuelle est aujourd’hui le sort des femmes musulmanes, pas uniquement en Palestine, mais partout dans le monde ; dans chaque contrée où le monde occidental émancipé tend et impose son empreinte impérialiste. C’est une violence qui n’est presque jamais abordée et qui est passivement tolérée par la plupart des personnes en Europe et au Etats-Unis. Tout cela parce que le soi-disant monde libre craint la matrice musulmane.

 

La Grande France, par exemple, dont la devise est « Liberté, Egalité, Fraternité » a peur des petites filles voilées. De son côté, le Grand Israël craint la matrice Musulmane que ses ministres désignent comme une menace démographique.

 

La toute-puissante Amérique et la Grande Bretagne sont en train de corrompre, respectivement, leurs citoyens en leur transmettant une peur aveugle à l’égard des Musulmans. Ces derniers sont appelés de tous les noms d’oiseaux et décrits comme étant des ignobles, des primitifs, des sanguinaires en dehors du fait qu’ils soient anti démocratique, chauvins et producteurs en masse de futurs terroristes. Pourtant, les individus qui détruisent le monde aujourd’hui ne sont pas Musulmans ; l’un d’entre eux est un fervent Chrétien, l’autre est Anglican et un troisième qui est juif non pratiquant.

 

Je n’ai jamais fait l’expérience des souffrances subies chaque jour et chaque heure par les femmes Palestiniennes, et j’ignore la nature de la violence qui transforme la vie d’une femme en un enfer permanent. Ces femmes souffrent le martyre à cause de la torture mentale et physique endurée au quotidien. Elles sont privées de leurs droits humains les plus fondamentaux et du droit de chacun à jouir d’une dignité et d’une intimité. En effet, à n’importe quel moment de la journée, comme de la nuit, leurs maisons sont prises d’assaut et ces femmes, sous la menace de l’arme, sont forcées de se dévêtir, laissées nues devant des étrangers et sous les yeux de leurs propres enfants. Ces femmes, dont les maisons sont démolies, sont privées de tous moyens d’existence et d’une vie familiale normale. Tout cela ne fait pas partie de mon expérience personnelle. Cependant, je suis victime de la violence à l’encontre des femmes dans la mesure où la violence contre les enfants n’est autre qu’une violence contre les mères.

 

En effet, je considère les femmes Palestiniennes, Irakiennes et Afghanes comme mes sœurs car nous sommes toutes à la merci des mêmes criminels sans scrupule qui se sont autoproclamés leaders du monde libre et émancipé. Hélas, c’est au nom de cette liberté et de cette émancipation qu’ils volent nos enfants.

 

En outre, un véritable conditionnement et un lavage de cerveau intense ont aveuglé les mères Israéliennes, Américaines, Italiennes et Britanniques. Elles ne peuvent plus réaliser que les seules sœurs et alliées qu’elles peuvent avoir dans ce monde sont les mères Musulmanes Palestiniennes, Irakiennes ou Afghanes, dont les enfants sont tués par les nôtres, ou bien, choisissent de se faire exploser et de voler en morceaux en emportant notre progéniture avec eux.

 

Elles ont donc perdu la faculté d’analyser puisque leur cerveau a été conditionné ou même infecté par des virus produits par les politiciens. Ces virus, bien que dissimulés sous plusieurs appellations glorieuses comme Démocratie, Patriotisme, Dieu ou Patrie, sont en réalité identiques. Ainsi, ils découlent d’idéologies fausses et erronées visant à enrichir les riches et à donner le pouvoir aux puissants.

 

C’est pourquoi, nous sommes toutes victimes d’une violence à la fois mentale, psychologique et culturelle qui nous transforme en un groupe homogène constitué de mères endeuillées ou potentiellement endeuillées.

 

Les mères occidentales, du fait de tous les enseignements qu’elles reçoivent, sont persuadées que leur matrice est un atout national alors que celle des Musulmanes n’est qu’une menace internationale. On leur a malheureusement enseigné de ne jamais s’écrier : « Je l’ai mis au monde, je l’ai allaité, il est à moi et je n’accepterais jamais qu’il fasse partie de ceux dont la vie est ne vaut pas un sou, puisque moins précieuse que le pétrole, et dont l’avenir ne vaut pas un morceau de terre ».

 

En fait, nous sommes toutes terrorisées par une éducation qui envenime nos esprits et qui nous pousse à croire que tout ce que nous pouvons faire est de prier pour que nos enfants retournent chez eux, ou bien de se montrer fières devant leurs corps sans vie.

 

Nous avons toutes été, faut-il le souligner, élevées de manière à supporter en silence toutes ces épreuves, à contenir notre peur et notre frustration, à soigner notre anxiété avec le Prozac, mais à ne jamais acclamer Mère Courage en public. Ne jamais être une véritable maman juive, italienne ou irlandaise.

 

Je suis une victime de la violence d’Etat. Mes droits naturels et civils en tant que mère ont été violés et continuent de l’être car j’appréhende le jour où mon fils, ses 18 ans fêtés, me sera arraché et sera emmené loin de moi pour servir de pion entre les mains des criminels appelés Sharon, Bush et Blair ainsi que leur clan des généraux assoiffés de sang, de pétrole et de terre. Eu égard au monde dans lequel je vis, à l’état dans lequel je vis, au régime auquel je suis soumise, je n’oserais sûrement pas proposer aux femmes Musulmanes des idées pour changer leurs vies. Je ne voudrais pas qu’elles se dévoilent la tête ou qu’elles adoptent une méthode différente pour élever leurs enfants. Je ne me permettrais pas de les conseiller vivement de bâtir et d’instaurer des Démocraties suivant le modèle occidental qui les méprise, elles et les leurs.

 

Je voudrais seulement leur demander humblement d’accepter d’être mes sœurs. Je voudrais leur avouer que je reste admirative devant leur persévérance et leur courage pour ne pas abandonner, pour continuer à avoir des enfants et surtout, pour préserver une vie familiale empreinte de dignité en dépit des conditions de vie absurdes imposées par mon monde.

 

Je voudrais également leur assurer que la même douleur qui nous déchire nous a unies car nous sommes toutes victimes de la même violence, même s’il faut reconnaître que leur souffrance surpasse la nôtre puisque ce sont elles que mon gouvernement et son armée, financés par mes impôts, maltraitent et malmènent.

 

Par ailleurs, je tiens à signaler que l’Islam en soi, comme le Judaïsme en soi et même le Christianisme, ne constituent aucune menace pour moi. Par contre, la véritable menace émane de l’impérialisme américain, de l’indifférence et de la coopération européenne, du racisme israélien et de son système d’occupation hostile. Et c’est le racisme, la propagande pédagogique et la xénophobie imprimée dans les esprits qui incitent et amènent les soldats israéliens, pour des « prétendus » motifs de sécurité à sommer les femmes Palestiniennes, sous la menace de l’arme, de se déshabiller sous les yeux de leurs enfants. C’est aussi l’extrême mépris et manque de respect et de considération qui conduisent les soldats américains à violer des femmes Irakiennes. Les même raisons autorisent les geôliers israéliens à enfermer des jeunes femmes dans des conditions des plus inhumaines et barbares, en l’absence d’un minimum d’hygiène.

 

Les femmes prisonnières sont privées d’électricité pendant l’hiver, d’eau ou de matelas propres. Pire encore, elles sont séparées de leurs bébés nourris au sein et de leurs petits enfants. Le supplice se poursuit pour ces femmes pour lesquelles le chemin de l’hôpital est barré, celui de l’éducation bloqué, leurs terres confisquées, leurs arbres déracinés, et travailler leurs terres et champs leur est désormais interdit.

 

J’essaie de me mettre à la place des femmes Palestiniennes, mais je peine à les comprendre ou à comprendre et à sentir leur douleur. J’ignore aussi combien j’aurais survécu à une telle humiliation et à un tel irrespect de la part du monde entier.

 

Par contre, ce dont je suis entièrement consciente est que la voix des mères à été très longtemps étouffée dans cette planète dévastée par la guerre. Comment peut-on ouïr et témoigner des pleurs des mères si elles ne sont pas invitées à des forums internationaux comme celui d’aujourd’hui ?

 

Même si tout ce que je possède n’est pas exhaustif, je demeure convaincue, sans jamais l’oublier, que ces femmes sont mes sœurs et que mon devoir envers elles consiste à pleurer pour elles, à me battre pour elles. Il faudrait se rappeler que ces femmes perdent leurs enfants dans des fraiseraies ou sur des routes crasseuses près des check points. Sur le chemin de l’école, ils sont ciblés par les tirs de nos enfants qui ont été élevés suivant le concept leur dictant que l’amour et la compassion sont liés à la race et à la religion.

 

Devant toutes ces femmes et tous ces enfants trahis, je ne peux qu’apporter mon soutien tout en reprenant la question d’Anna Akhmatova (une autre femme ayant vécu sous un régime de violence contre les femmes et les enfants) : Pourquoi est-ce que ce filet de sang déchire le pétale de ta joue ?"

 

Traduction de l’anglais : Niha

URL de l'article: http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=9663

 

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Merci Madame Peled-Elhanan.

... et converge vers Washington

 

Avec le slogan "Reprenons le Capitole", des milliers d'Américains devaient converger mardi vers Washington pour trois jours de manifestations contre les inégalités sociales et pour l'emploi, au "nom des 99%" et aux côtés des anti-Wall Street.

  

"Il s'agit de parler des 99% et des 1%", a indiqué à l'AFP Renée Asher, une porte-parole du syndicat du service public SEIU, reprenant ainsi le slogan scandé depuis plus de deux mois par les manifestants anticapitalistes pour opposer la masse de la population aux 1% les plus riches.

 

"Reprenons le Capitole" regroupe sous l'égide du mouvement de chômeurs American Dream Movement des dizaines d'organisations, associations ou syndicats, nationaux ou locaux, comme US Action, le syndicat de la fonction publique SEIU ou la centrale AFL-CIO.

 

Il associe également des centaines de manifestants anticapitalistes des divers mouvements d'occupations, venus des plus grandes villes américaines où ils avaient monté en octobre des campements, aujourd'hui souvent démantelés.

 

Trois jours de manifestations diverses sont prévus, mardi au Capitole, siège du Congrès américain, mercredi dans le quartier d'affaires autour de K Street, au coeur de la capitale américaine, jeudi à nouveau devant le Capitole pour faire pression sur les élus.

 

"L'inégalité n'a jamais été aussi forte dans ce pays. Nous voulons que le Congrès représente les 99%, pas les 1%, nous voulons qu'il passe des lois au nom des 99%", a ajouté la syndicaliste, qui attend l'arrivée de quelque 3.000 personnes d'endroits divers comme la Floride, la Californie ou le Minnesota.

 

Une quinzaine de tentes blanches - le "Camp du Peuple" - ont été déployées lundi sur l'immense esplanade du Mall, dominé par la coupole du Congrès et à quelques centaines de mètres de la Maison Blanche.

 

Ici, une "tente de la liberté", là une "tente de l'égalité", plus loin un faux guichet en carton de Bank of America voisinant avec des caricatures de grands patrons.

 

La grande confédération syndicale américaine AFL-CIO est également présente mais organise en même temps des dizaines de manifestations au cours des prochaines jours dans le pays, a indiqué à l'AFP Jeff Hauser, un de ses porte-parole.

 

"Nous ne nous engageons pas pour une semaine, mais chaque jour", a-t-il dit. "Nous allons continuer à nous battre pas seulement à Washington mais partout aux Etats-Unis pour être sûrs que les hommes politiques comprennent qu'ils doivent agir, pour les chômeurs".

 

Pour Occupy DC, l'un des derniers gros campements anti-Wall Street à être toujours en place au cœur de la capitale américaine, plus de deux mois après le début du mouvement, "les syndicats sont une parfaite représentation des 99%", a estimé Kelly Canavan, qui s'occupe de la tente "Information" du campement.

 

"Nous parlons des travailleurs, de ceux qui luttent pour faire vivre leurs familles, et les syndicats s'associent à notre combat contre les grandes sociétés", a-t-elle ajouté.

  

A Washington, pour la première fois à si grande échelle, 31 personnes ont été interpellées dimanche soir après avoir refusé de démanteler une construction en bois "illégale" selon les autorités. La construction a été emportée par la police, qui a néanmoins laissé le campement en place.

 

"Le mouvement en est sorti revigoré", a assuré Kelly Canavan, "plus convaincu que jamais". Avant d'ajouter que les protestataires "resteront là indéfiniment, jusqu'à ce que le travail (de changement) soit fait".

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Ce texte est une copie d'une dépêche parue ce jour sur le portail Orange.

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L'exemple nous vient des Etats-Unis d'Amérique.

A nous, maintenant, français, grecs, italiens, espagnols, allemands, anglais d'organiser une marche monstreuse vers Paris, Athènes, Rome, Madrd, Berlin, Londres, ...


 

 

 

Le 28 septembre dernier, le Parlement Européen a approuvé un « programme de gouvernance économique » constitué d’un ensemble de règlements et d’une directive.

 

Il s’agit de 5 règlements, c’est-à-dire des textes de loi qui sont directement applicables dans les États membres sans passer par une ratification parlementaire nationale, et d’une directive, autre texte de loi à transposer dans la loi nationale (via une adoption parlementaire nationale et donc à un débat).

 

Ce « programme » entre en vigueur dans chacun des pays dès le 1er janvier 2012, afin que puisse se mettre en place la « surveillance européenne des finances publiques ».

 

Il oblige les États :

 

- à renforcer drastiquement leur politique d’austérité,

- à l’imposer durant des décennies à leur population : ceci vaut pour les 20 pays de l’UE en situation de déficit budgétaire (plus de 3% du PIB de déficit) et de façon encore plus marquée pour les 13 pays dont la dette souveraine dépasse 60% du PIB,

- à planifier leurs dépenses publiques de façon à descendre rapidement à un niveau maximum d’endettement de 60% du PIB, sous peine d’amendes conséquentes en cas de « mollesse ».

 

Je rappelle ici que pour rembourser la dette souveraine française, chaque français devrait payer à l’Etat 30 000 euros : soit pour un couple 60 000 euros, pour un couple avec un enfant 90 000 euros, pour un couple avec deux enfants 120 000 euros !, …

 

Etalé sur dix années, ce remboursement reviendrait à 3000 euros par an pour une personne, à 6000 euros par an pour un couple !, …

 

Etalé sur 20 ans il serait égal à 1500 euros par an pour une personne, à 3000 euros par an pour un couple, …

 

Une folie ! Un suicide ! Irréalisable et irréaliste.

 

Alors pour y parvenir ce « programme de gouvernance économique » de l’Union européenne :

 

- oblige les Etats à diminuer les cotisations sociales qui servent à alimenter la sécurité sociale,

 

- oblige les Etats à réduire la pression fiscale directe,

 

- et impose aux Etats la mise sous tutelle européenne de tous les budgets (et de leurs règles de procédures) de leur administration publique: communes, provinces, régions, communautés, … Ces budgets sont à programmer de façon pluriannuelle, supprimant le contrôle démocratique des élus politiques.

 

Il ne reste plus alors aux Etats :

 

- qu’à augmenter la TVA,

- développer d’autres taxes indirectes (impôts injustes car non proportionnels aux revenus),

- privatiser…

- réduire le financement de tous les services publics…

- réduire le salaire des fonctionnaires…

- supprimer le statut des travailleurs de la fonction publique…

- réduire les droits de la pension,

- réduire les coûts de la santé et du chômage…

 

… et à tirer de vraies balles sur tous les innombrables futurs manifestants

 

nous payons le « sauvetage » des banques

 

Cette austérité découle pour partie seulement (l’essentiel de la dette provenant du fait que les Etats ont été spoliés de leur droit régalien de « battre monnaie ») des sauvetages successifs des banques depuis 2008 par plusieurs États de l’UE qui ont racheté leurs dettes, augmentant ainsi le montant de leurs propres dettes souveraines du montant strictement égal aux pertes réalisées par ces banques !

 

Pour la période 2008/2009 ce montant correspondu à 16,5% du PIB européen !

 

Selon Barroso, depuis 2008, la somme publique totale de soutien bancaire s’élève à 4600 milliards d’euros.

 

Pour nous citoyens, ce « programme de gouvernance économique » de l’Union Européenne pérennise d’une façon extraordinaire l’austérité salariale et budgétaire qui nous affecte déjà.

 

De telles mesures ne peuvent que conduire à une situation « d’État minimal », sans services publics.

 

De telles mesures renversent de fait les principes démocratiques de fond en comble, puisque les financiers privés possèdent désormais plus de pouvoir qu’un État.

 

Etat qui maintenant est assimilé à un individu imprévoyant que l’on punit !

 

Enfin, cela veut dire aussi que l’État abandonne sa souveraineté.

 

Ce qui in fine se traduira par sa faillite dans toutes ses missions.

 

C’est exactement l’objectif de l’Ordre Marchand (puissances bancaires et financières, et l’ensemble de la classe politique européenne) qui pilote aujourd’hui l’Union européenne : enterrer la démocratie et installer un seul et unique gouvernement ; celui de l’Ordre Marchand.

 

Pour respecter les contraintes imposées par l’UE (avec l’aide du FMI ou sous la menace de son intervention), des États ont déjà imposé des mesures d’exception à leur population comme si nous étions en temps de guerre : suspension des conventions collectives négociées en Grèce et imposition de conventions unilatérales patronales, réquisition militaire des contrôleurs aériens espagnols en grève en décembre 2010 par la voie d’un vieil article franquiste de la Constitution qui prévoit, en cas de non soumission, des peines de prison pouvant aller jusqu’à 6 ans…

 

Ce « paquet de gouvernance européenne» impose une modification du traité de Lisbonne. Modification qui devrait d’abord être ratifiée par les parlements nationaux.

 

En avez-vous entendu parlé ?

 

Le plus incroyable dans cette affaire est que l’Union Européenne demande aux Etats d’inscrire dans leur constitution nationale le principe de la mise sous tutelle européenne des budgets !

 

En acceptant cette obligation d’obéir à une technocratie transnationale qui bafoue les droits les plus élémentaires des peuples, nos gouvernants se sont placés dans la situation de haute trahison envers leur pays, leur nation et les citoyens. [1]

 

Il nous appartient, à nous peuple de France, de porter plainte et de demander que l’ensemble de la « classe politique » française, les membres du gouvernement et du Parlement soient jugés par la plus haute instance juridique française pour faits de haute trahison envers le pays, la nation et les citoyens.

 

Tous sont coupables.

 

[1] La haute trahison est un principe politique qui qualifie le crime qui est commis lorsqu’est pratiqué un acte d’extrême déloyauté envers son pays et sa nation.

 

 

 


la Terre est saturée

 

A quoi pensez-vous quand les prix des aliments grimpent, ceux de l’énergie s’envolent, ou quand la croissance démographique fait un bond spectaculaire, ou bien encore lorsque les tornades dévastent des villes, les inondations et sécheresses atteignent des niveaux record, … alors que ces preuves indiscutables nous montrent que nous dépassons toutes ensembles une série de lignes rouges : croissance, climat, ressources naturelles, population, … outrepassant aveuglément les capacités du système terre ?

 

Allez vous continuer à faire preuve d’indifférence ?

 

Que croyez-vous ? Que face à une telle situation il vous est toujours possible d’étaler votre peur ou votre lâcheté ou votre déchéance morale dans laquelle vous a plongé votre situation de nanti, de privilégié du système, de profiteur, dont l’unique souci est de le faire perdurer au lieu de le transformer radicalement comme ses manifestations l’indiquent ?

 

Le déni est la seule réponse possible.

 

Notre croissance mondiale actuelle consomme environ 1,5 Terre. Il ne s’agit pas de science-fiction : si l’on abat plus d’arbres que l’on en plante, il va en manquer, si on met des nitrates dans un réseau d’eau, on modifie le type et la quantité d’espèces que cette eau peut faire vivre, si on épaissit la couche de CO2 de la Terre, elle se réchauffe, mais aussi l’épuisement des ressources naturelles, la dégradation de l’environnement écologique qui modifient et transforment irrémédiablement la façon dont l’ensemble du système de la planète Terre se comporte, avec pour conséquence de graves menaces pour tous les peuples en particulier, et le vivant en général.

 

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la mort des albatros par overdose de pollution « plastique »

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Nous ne changerons pas de système sans une crise

 

Notre modèle actuel de croissance axé sur la consommation est une absurdité monstrueuse qui ne peut que s’écrouler. A l’évidence, l’économie doit évoluer et se transformer afin de réduire son impact physique.

 

Et nous ne changerons pas de système sans une crise. Que cela vous fasse peur ou pas, que vous le vouliez ou pas, elle surviendra, nous devons y arriver, nous y arrivons.

 

Nous devons penser et passer à un modèle de croissance respectueux de la nature et des hommes. Rien ne sert de travailler plus ni de posséder plus si cela se fait au détriment du vivant et des générations futures : on peut profiter mieux de la vie avec moins d’objets.

 

une chance extraordinaire de ré imaginer et de changer le monde

 

C’est à une rupture radicale et drastique que nous devons procéder et ce à une échelle et une vitesse dont on a du mal aujourd’hui à s’imaginer. La crise qui secoue notre planète est multiforme. Climat, énergie, ressources, alimentation, modèle économique, sont les facettes du même problème fondamental : à savoir redéfinir un modèle de développement de l’humanité dans un monde fini, aux équilibres fragiles par une refonte totale de nos modes de vie, de nos modes de pensées, de l’économie, de nos industries de l’énergie et des transports, … et cela en peu de temps.

 

Tel est l’enseignement majeur de ces cinquante dernières années.

 

Voilà ce que nous ressentons ou éprouvons tous en notre fort intérieur, mais que nous n’osons pas, par crainte ou lâcheté, clamer haut et fort ou imposer à nos dirigeants.

 

Nous vivons là l’un des plus grands tournants que l’humanité n’ait jamais connu.

 

 

Pourquoi tant de manifestants occupent Wall Street ? Pourquoi de telles manifestations - malgré de terribles répressions policières – ont gagné en quelques jours toute l’Amérique, donnant envie à des centaines de personnes d’envoyer des pizzas, de l’argent, du matériel et, de créer leurs propres mouvements appelés « Occupy Chicago », « Occupy Florida », « Occupy Denver » ou encore « Occupy LA « ?

 

manif pont de brooklyn NY 2

manifestants sur le pont Brooklyng à New York

manif pont de Brooklyn NY


Pourquoi le mouvement des « indignés » se propage dans toute l’Europe : Espagne, Grande Bretagne, France, Grèce, … ?

 

les indignés 1

les « indignés »

les indignés 2

 

Pourquoi enfin dans les plus prestigieuses université américaines et anglaises les étudiants contestent et reprochent à leurs professeurs leurs cours fallacieux et trompeurs notamment en science économique ?

 

La réponse est simple et évidente : il s’agit là de la plus fantastique prise de conscience des peuples et de sa plus phénoménale affirmation revendicative. Plus particulièrement celles de la nouvelle génération qui fait face à la perspective de terminer ses études sans trouver d’emploi. Autrement dit, à une génération sans avenir, mais lestée d’une dette exigible énorme.

 

La société humaine occidentale est parvenue à un colossal échec social.

 

De quel droit l’Ordre Marchand (1) vole l’avenir de nos enfants ? (1) Banquiers et hommes politiques

 

actualités 45

Section française des grands serviteurs de l’Ordre Marchand

actualités 44

 

 

De quel droit l’Ordre Marchand met à bas l’ensemble de nos systèmes sociaux ?

 

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Section française des grands serviteurs de l’Ordre Marchand

actualités 40

 

De quels droits ?

 

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Grand inquisiteur et gourou de l’Ordre Marchand

 

Tout n’a été et n’est que mensonges de la part de l’Ordre Marchand:

 

- les marchés ne se régulent pas d’eux-mêmes,

- les dettes n’ont pas besoin d’être remboursées,

- pire encore, l’argent se révéle être un instrument politique ; des milliers de milliards de dollars peuvent être créé ou disparaître du jour au lendemain sur ordre de l’Ordre Marchand (gouvernements et banques).

 

Rien de plus normal, de plus logique et de plus légitime que le rejet par le peuple des partis politiques traditionnels.

 

Rien de plus normal, de plus logique et de plus légitime que son aspiration commune à une refonte radicale de notre système.

 

Rien de plus normal, de plus logique et de plus légitime que son aspiration à une nouvelle forme de démocratie venue d’en bas. Ne nous trompons pas : la cible des peuples est le changement.

 

L’Ordre Marchand est incapable d’assumer et d’accompagner cette évolution irrémédiable et irréversible de l’humanité. La seule chose dont nous sommes certains c’est qu’ils mettront en œuvre tous les moyens, y compris les plus horribles, pour s’y opposer.

 

actualités 12

 

Il n’y a donc pas d’autre possibilité pour chacun d’entre nous que de participer à cette refonte des infrastructures de base qui portent notre société : politique, économique, énergie, alimentation, transports, finance, … d’être acteurs de ces changements.

 

Cette tâche n’est pas facile.

 

Toutefois, nos multiples connaissances accumulées depuis des siècles et notre maîtrise des savoirs faire technologiques, … constituent de merveilleux et puissants atouts et outils pour créer un avenir de prospérité durable et partagée.

 

Si chaque crise offre son lot d’opportunités, alors celle-ci offre à l’humanité la plus grande occasion qu’elle n’ait jamais connue.

 

Quoi qu’il en soit, même sans vous et contre l’Ordre Marchand, le monde changera de toute façon.

 

Et, si c’est elle, la Terre, qui prend seule en charge cette responsabilité, alors il faut savoir qu’elle deviendra pour nous tous, les humains, un véritable enfer.

 

Autrement dit : avons nous le choix ?

 

il est désormais interdit de planter et de cultiver librement.

 

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L’Assemblée nationale et le Sénat français viennent de voter une loi qui remet en cause le droit des agriculteurs de ressemer librement sa propre récolte : c’est dorénavant illégal.

 

Premier pas qui conduira à court terme à l’interdiction par la loi à tout particulier de faire son jardin (Cf. ce qui s’est dernièrement passé en Australie ou une dame a été condamnée à quatre années de prison pour avoir cultivé son jardin !)

 

Cette loi votée par les sénateurs le 8 juillet dernier et par l’Assemblée nationale le 28 novembre dernier imposent aux agriculteurs (et aux particuliers) de payer une redevance appelée «Contribution volontaire obligatoire» s’ils veulent conserver une partie de leur récolte pour la ressemer l’année suivante.

 

Cela supprime le droit aux paysans de ressemer librement et les rends (ainsi que les particuliers) captifs des multinationales semencières.

 

En clair, il s’agit d’un verrouillage des semences par la sélection de variétés hybrides (non reproductibles) ou modifiées, d’un contrôle de la totalité des semences, et de la nourriture, par une poignée de multinationales.

 

Qui sont ces propriétaires de semences qui percevront la « contribution volontaire » ?

 

Depuis 1949, toute variété de semence mise sur le marché doit obligatoirement être inscrite sur le catalogue géré par l’Office communautaire des variétés végétales (OCVV), dont le siège est à Angers. Cet office accorde un droit de propriété intellectuelle, d’une durée de 25 à 30 ans, à «l’obtenteur», celui qui a sélectionné cette variété. Les principaux détenteurs de ces « certificats d’obtention végétale » ne sont autres que les grandes multinationales semencières : Bayer, Limagrain, Monsanto, Pioneer, Vilmorin ou Syngenta. Tous sont réunis au sein de l’Union Française des Semenciers.

 

La seule argumentation avancée fut de déclarer que seul le « progrès génétique » et la «productivité» pourront nourrir 9 milliards d’individus, alors que le problème n’est pas dans la production agricole, excédentaire, mais dans sa répartition.

 

Nos gouvernants et hommes politiques de tous bords ont feint d’ignorer que la totalité des semences industrielles sont issues des variétés sélectionnées par des centaines de générations de paysans sans que la moindre rémunération leur ait jamais été versée, qu’il a fallut 3,5 milliards d’années d’interactions du vivant pour engendrer la diversité génétique que les sociétés paysannes ont identifié, sélectionné, transporté, échangé durant quelques dizaines de milliers d’années, que ce bien commun naturel et culturel ne saurait être confisqué : il est patrimoine de l’humanité.

 

Il appartient à tous.

 

Il n’appartient ni aux hommes politiques véreux et pourris ni aux multinationales.

 

Cette nouvelle loi qui va à l’encontre de toute logique et tout ordre naturel montre bien l’état de dégénérescence de tous nos hommes politiques actuels et leur immense dangerosité pour l’espèce humaine.

 

Il est temps que nous les congédions tous sans exception et l’heure d’unir nos volontés.

 

actualités 32

 

Deux photos … mieux qu’un long discours.

 

La première prise par moi-même à Hurghada le 25 mars 2011 lors d’une manifestation intitulée «I Love Egypte 2011», organisée par les « commerçants » de cette ville dans l’enceinte de la marina de cette ville.

 

I Love 2 journée du 25 mars 2011 - « commerçants » égyptiens

 

A cette occasion des milliers de tee-shirt affichant le logo « I love Egypte 2011 » furent distribués aux touristes qui le portèrent sur eux et « défilèrent » ainsi durant toute la durée de leur séjour !

 

J’ai trouvé la seconde photo en surfant sur le Net. Il ne fait aucun doute qu’elle est authentique : de telle coïncidence ne s’invente pas. Elle a été prise en Lybie, après la « révolution ».

 

I love 1

 

Sans commentaire.

GuerreCivileSarko

 

Loi n° 2011-892 du 28 juillet 2011 parue au JO n° 0174 du 29 juillet 2011

 

L’ensemble des sénateurs et des députés français, quelle que soit sa famille politique a voté à l’unanimité, dans le secret le plus absolu la loi, la plus scélérate qui puisse être prise contre « le peuple de France ».

 

Pas un seul des candidats aux élections présidentielle et législative n’a dit mot sur cette loi inique.

 

Que dit cette loi ?

 

Elle a pour objectif de donner au Gouvernement les "moyens" de faire face à des événements majeurs ou crise majeure dont l'ampleur met en péril la continuité des services de l'État, la sécurité de la population ou la capacité de survie de la Nation.

 

« Elle offre aux forces armées et aux administrations disposant de réserves civiles un régime juridique qui leur permet de mobiliser, en plus des forces actives immédiatement engagées dans la gestion d'une crise, des forces de réserve, dans un délai plus rapide et pour une période plus longue que celle prévue dans le cadre des activités programmées des réservistes ».

 

« Ce dispositif ne peut ainsi être utilisé qu'« en cas de survenance, sur tout ou partie du territoire national. Dans ces circonstances et seulement dans ces circonstances, le Premier ministre peut recourir au dispositif de réserve de sécurité nationale par décret ».

 

Les réservistes sont alors dans l'obligation de rejoindre leur affectation, sous peine d'amendes, lorsque l'autorité dont il relève au titre de leur engagement les convoque.

 

Cela veut dire quoi ?

 

Que face à une révolte massive ou à une manifestation de grande ampleur du peuple français, par exemple contre les politiques et ses conséquences mises en œuvre ces dernières années ou à venir, alors le gouvernement mobiliserait ses « réservistes » pour s’opposer et tirer sur les manifestants.

 

Ainsi le Gouvernement et le Parlement (Députés et Sénateurs) font d’une pierre deux coups:

 

- mobiliser ceux qui sont en situation de l’être réduit d’autant le nombre de manifestants,

- et ce qui est parfaitement dégueulasse, le Gouvernement et le Parlement obligent ainsi les français à s’entretuer ; les « siens » étant par ailleurs protégés, préalablement bien « planqués » dans des postes dits « sensibles » (Cf le texte complet de cette loi).

 

 

Par cette loi ignoble, nos politiques (tous, sans exception) montrent qu’ils redoutent une réaction importante du peuple français. En cela ils ont parfaitement raison.

 

Plus encore, ils nous montrent d’une manière la plus abjecte et la plus évidente qui soit, qu’ils n’en ont « rien à foutre » de nous et qu’ils entendent faire ce qu’ils veulent, que cela nous plaise ou pas.

 

Je vous invite à assurer la plus large diffusion à cette information.

 

Je vous invite aussi à une réflexion plus large : allez-vous voter aux prochaines élections présidentielle et législative pour de tels individus qui affichent clairement leur mépris à notre égard, à nous peuple de France ?

 

Des milliers et des milliers d’associations en France s’opposent à de tels individus qui ont accaparés tous les pouvoirs.

 

Il est temps de faire front commun, quelle que soit « notre chapelle » respective, notre position sociale, notre origine ethnique : nous sommes tous Français et voulons le redressement moral et physique de notre pays.

 

C’est ça ou la mort du peuple de France et de la France.

 

… Eh quoi ? Les Indiens massacrés, le monde musulman vidé de lui-même, le monde chinois pendant un bon siècle souillé et dénaturé ; le monde nègre disqualifié ; d'immenses voix à tout jamais éteintes ; des foyers dispersés au vent; tout ce bousillage, tout ce gaspillage, l'humanité réduite au monologue et vous croyez que tout cela ne se paie pas ?

 

La vérité est que, dans cette politique, la perte de l'Europe elle-même est inscrite, et, que l'Europe, si elle n'y prend garde, périra du vide qu'elle a fait autour d'elle.

 

On a cru n'abattre que des Indiens, ou des Hindous, ou des Océaniens, ou des Africains. On a en fait renversé, les uns après les autres, les remparts en deçà desquels la civilisation européenne pouvait se développer librement.

 

Je sais tout ce qu'il y a de fallacieux dans les parallèles historiques, dans celui que je vais esquisser notamment. Cependant, que l'on me permette ici de recopier une page de Quinet pour la part non négligeable de vérité qu'elle contient et qui mérite d'être méditée.

 

La voici :

 

« On demande pourquoi la barbarie a débouché d'un seul coup dans la civilisation antique. Je crois pouvoir le dire. Il est étonnant qu'une cause si simple ne frappe pas tous les yeux.

 

Le système de la civilisation antique se composait d'un certain nombre de nationalités, de patries, qui, bien qu'elles semblassent ennemies, ou même qu'elle s'ignorassent, se protégeaient, se soutenaient, se gardaient l'une l'autre.

 

Quand l'empire romain, en grandissant, entreprit de conquérir et de détruire ces corps de nations, les sophistes éblouis crurent voir, au bout de ce chemin, l'humanité triomphante dans Rome. On parla de l'unité de l'esprit humain ; ce ne fut qu'un rêve. Il se trouva que ces nationalités étaient autant de boulevards qui protégeaient Rome elle-même...

 

Lors donc que Rome, dans cette prétendue marche triomphale vers la civilisation unique, eut détruit, l'une après l'autre, Carthage, l'Egypte, la Grèce, la Judée, la Perse, la Dacie, les Gaules, il arriva qu'elle avait dévoré elle-même les digues qui la protégeaient contre l'océan humain sous lequel elle devait périr. Le magnanime César, en écrasant les Gaules, ne fît qu'ouvrir la route aux Germains. Tant de sociétés, tant de langues éteintes, de cités, de droits, de foyers anéantis, firent le vide autour de Rome, et là où les barbares n'arrivaient pas, la barbarie naissait d'elle-même. Les Gaulois détruits se changeaient en Bagaudes.

 

Ainsi la chute violente, l'extirpation progressive des cités particulières causa l'écroulement de la civilisation antique. Cet édifice social était soutenu par les nationalités comme par autant de colonnes différentes de marbre ou de porphyre.

 

Quand on eut détruit, aux applaudissements des sages du temps, chacune de ces colonnes vivantes, l'édifice tomba par terre et les sages de nos jours cherchent encore comment ont pu se faire en un moment de si grandes ruines ! »

 

 Et alors, je le demande: qu'a-t-elle fait d'autre, l'Europe bourgeoise ?

 

Elle a sapé les civilisations, détruit les patries, ruiné les nationalités, extirpé « la racine de diversité ». Plus de digue. Plus de boulevard.

 

L'heure est arrivée du Barbare. Du Barbare moderne. L'heure américaine.

 

Violence, démesure, gaspillage, mercantilisme, bluff, grégarisme, la bêtise, la vulgarité, le désordre.

 

 

 

Sans commentaire !

 


démocratie

 

 

Justifier les dettes « souveraines » par une incompétence des Etats fut une argumentation fallacieuse démagogique.

 

D’ailleurs, comme c’est bizarre (!), cet argument n’est plus en vogue de nos jours: auto proclamés hyper compétents et encensés par les médias, nos gouvernants actuels ne maîtrisent pas mieux et n’empêchent nullement nos dettes « souveraines » d’empirer comme jamais.

 

Les causes profondes à cette situation économique sont donc bien à rechercher ailleurs. Première évidence criarde !

 

Une certitude à rappeler: dans l’état des situations actuelles de chacun des Etats européens, le montant de sa dette « souveraine » ne peut qu’augmenter indéfiniment, si des mesures drastiques et adéquates ne sont pas mises en œuvre, simplement parce que les processus qui expliquent cette dette ne peuvent qu’inexorablement conduire à sa croissance continue.

 

Ce sont ces processus responsables de la dette que nous nous proposons d’examiner maintenant.

 

La clé de voûte, sans laquelle n’aurait pu se développer la dette souveraine, est la suivante:

 

- les Etats ont été dépossédés de leur souveraineté par spoliation de leur droit régalien de « battre monnaie ».

 

La raison pour laquelle les Etats ne peuvent pas se procurer eux-mêmes les financements dont ils ont besoin auprès de leur Banque Centrale (d’Etat) – comme c’était auparavant – est, pour la France, issue de l’interdiction qui lui a été signifiée le 3 janvier 1973, par son propre gouvernement, sur proposition de Valéry Giscard d’Estaing, alors ministre des Finances, par la loi de réforme des statuts de la Banque de France qui impose que « le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la Banque de France » (art. 25), ce qui signifiait en clair qu’il était désormais interdit à la Banque de France d’accorder des prêts – non grevés d’intérêt – à l’Etat, celui-ci étant dès lors obligé d’emprunter sur les marchés financiers aux taux d’intérêt que ceux-ci jugent adéquats.

 

Plus incroyable, les banques privées, quant à elles, ont le droit d’emprunter à la Banque Centrale Européenne (BCE) à un taux dérisoire (moins de 1 %) pour prêter ensuite cet argent aux Etats à un taux variant entre 3,5 et 7 %. Autrement dit, les banques prêtent aux Etats, à un taux d’intérêt variable, des sommes qu’elles ont elles même empruntées pour « presque rien ».

 

Cette mesure a été généralisée dans tous les pays de l’Union Européenne par le traité de Maastricht (art. 104) et le traité de Lisbonne (art. 123). En conséquence de quoi, tous les Etats européens ne peuvent plus emprunter auprès de leurs banques centrales.

 

Cette décision prise en 1973 est un strict abandon par l’état de son droit régalien fondamental et supposé imprescriptible de “battre monnaie” et de sa souveraineté au secteur privé dont il devient le débiteur volontaire.

 

Cet acte constitue depuis 1973 la plus haute trahison perpétuée par l’ensemble des responsables politiques et d’hommes d’états envers l’Etat, les citoyens et la démocratie.

 

Puis :

 

- le processus continu de désindustrialisation de la France en particulier et de l’Europe en général.

 

Pour l’ensemble des pays membres de l’OCDE, 17 millions d’emplois industriels ont été détruits, par exemple lors de ces deux dernières années, dont 10 millions dans les secteurs manufacturiers. Si l’on y ajoute les 13/14 millions d’emplois supprimés dans les entreprises de service auxquels le secteur industriel avait recours, on mesure la gravité du phénomène. Non seulement chaque citoyen ainsi mis au chômage diminue sa contribution au fonctionnement de l’Etat (impôts, TVA, …) mais plus encore augmente les dépenses de l’Etat par les aides que ce dernier peut lui apporter à lui et à sa famille. En clair, accentue sans le savoir et sans l’avoir désiré la dette de l’Etat.

 

D’autre part, cette récession industrielle, rebaptisée pudiquement « tertiarisation », s’effectue alors même que la population ne cesse d’augmenter. Seuls résistent quelques pays industrialisés, au premier rang desquels figure l’Allemagne, et certains secteurs comme les industries de défense.

Conséquence évidente, cette récession industrielle alimente une puissante récession économique ce qui a pour effet immédiat de diminuer les recettes des Etats et les oblige à multiplier encore les recours à l’emprunt.

 

A cela se superposent les politiques de dérégulation et les réformes fiscales, telles que : la réduction des impôts sur les bénéfices payés par les sociétés privées, en particulier les plus grosses entreprises, les cadeaux fiscaux faits aux plus riches, …

 

 

- la déconnection entre l’économie réelle et l’économie financière.

 

Ayant pour conséquences dramatiques une amplification sans précédent de la désindustrialisation des Etats mais aussi l’explosion de gains spéculatifs gigantesques.

 

Une seule donnée pour décrire le désastre humain et social qui en résulte : à l’échelle mondiale, la masse salariale ne représente aujourd’hui que 2% de la masse monétaire totale en circulation. Cela veut tout simplement dire que le travail – à la base de toute société humaine – ne vaut plus rien, ne rapporte plus rien et surtout ne permettra plus aux hommes de vivre ou de survivre. Les gains immenses issus de la spéculation n’ont pour unique effet que de faire monter sans cesse les coûts de toutes choses, ce qui se traduira irrémédiablement à brève échéance par le fait que plus aucun travailleur (au sens de salarié) ne sera en mesure d’acheter quoi que ce soit y compris de quoi se nourrir correctement.

 

Enfin,

 

- le renflouement par les Etats des banques privées.

 

Une cause immédiate de l’aggravation du montant des dettes publiques vient du fait que les banques imposent aux pouvoirs publics de les secourir en faisant valoir la place névralgique qu’elles occupent dans la structure générale du système capitaliste.

 

Pour renflouer les banques et les compagnies d’assurances menacées, les Etats empruntent sur les marchés, ce qui pour effet immédiat et logique d’accroitre d’autant le montant de leur dette souveraine.

 

Des sommes astronomiques (800 milliards de dollars aux Etats-Unis, 117 millions de livres en Grande-Bretagne, presque 100 milliards d’euros pour la France) ont été dépensées pour, soit disant, empêcher les banques de sombrer.

 

Au total, les quatre principales banques centrales mondiales (Réserve Fédérale, Banque Centrale Européenne, Banque du Japon et Banque d’Angleterre) ont injecté 5000 milliards de dollars dans l’économie mondiale entre 2008 et 2010.

 

C’est le plus grand transfert de richesse de l’histoire du secteur public vers le secteur privé !

 

Effet pervers ou pas, en s’endettant massivement pour sauver les banques, les Etats ont permis aux banques de se relancer immédiatement dans les mêmes activités qui avaient abouti précédemment à les mettre en péril et les Etats se sont d’eux-mêmes placés sous la menace des marchés et des agences de notations.

 

- les applications des termes du traité de l’OMC et du traité de l’AMI.

 

En réponse aux exigences de l’OMC et de l’AMI, la dérégulation s’est traduite par la suppression de toute barrière douanière significative et par l’abolition de la préférence communautaire en Europe.

 

Une conséquence fut l’extraordinaire cinétique accordé au capital financier et aux capitaux spéculatifs d’entrer ou de sortir des économies particulières, ce qui se traduisit in fine par une accentuation de la volatilité des prix des actifs: multiplication des délocalisations, désindustrialisation, baisse des salaires, précarité de l’emploi, hausse du chômage.

 

Une autre conséquence fut la privatisation massive d’activités lucratives pour l’Etat : donc suppression directe de financement de ses charges et des politiques pour lesquels nos dirigeants avaient été élus.

 

A ce panorama s’ajoute la fuite des capitaux : en France, entre 2000 et 2008, 388 milliards d’euros, soit une moyenne de 48,5 milliards d’euros par an (ce qui correspondait en 2008 à 2,5 % du PIB), ont pris le chemin de l’étranger.

 

Le seul effet de la vague de dérégulation qui s’est instaurée à partir du début des années 1980 a été d’enrichir encore plus les plus riches, tandis que les classes moyennes et populaires voyaient chaque année leurs revenus stagner ou décliner.

 

Les inégalités de revenus s’accroissent, le chômage s’étend, les gains de productivité et les salaires moyens divergent. Le chômage atteint aujourd’hui 12 % au Portugal, 14 % en Irlande, 16 % en Grèce, 21 % en Espagne.

 

 

Les arguments économiques et financiers invoqués, les descriptions des raisons des « crises » inévitables, les argumentations avancées justifiant chaque nouvelle mesure prise ou à venir, les techniques économiques et financières qui entrent en jeu, tous et toutes, sans exception, sont éminemment très « techniques », fastidieux, voire ennuyeux. Ce n’est pas pour rien ! Seul but : persuader le citoyen de deux choses ; que l’économie est un domaine hyper complexe à comprendre; qu’il est donc normal que lui, le citoyen, n’y comprenne rien et que seuls d’immenses spécialistes mondialement reconnus (par exemple Dominique Strauss Khan) sont en mesure de traiter de tels problèmes, d’apporter les solutions, de gérer les crises, et donc de savoir ce qui est bon ou pas de faire !

 

Rien n’est plus faux !

 

Il vous suffit seulement, à chacun d’entre vous, d’écouter votre bon sens, rien que votre bon sens. Il n’est pas nécessaire de sortir de Polytechnique, de l’ENA, de « Sciences Politiques » ou d’être agrégé en mathématique ou en économie. Il n’est même pas nécessaire de posséder un minimum de connaissances en économie : seulement de savoir faire une addition, une soustraction et utiliser la fameuse « règle de trois » : pas plus et pas moins.

 

C’est-à-dire les « outils » dont vous avez besoin pour gérer votre budget familial.

 

Que vous dirait tout d’abord votre bon sens si vous aviez le courage et l’honnêteté de l’interroger ?

 

Vous seriez interpellé par le fait qu’il n’y ait pas eu un seul homme politique, après Charles De Gaulle, ayant fait preuve d’intelligence et qui ait soit dénoncé, soit lutté contre ses mesures empilées les unes après les autres et qui chacune, contribuait immanquablement et inexorablement à appauvrir l’Etat et la France. Ce n’étaient pourtant ni des imbéciles ni des cons, puisque tous étaient bardés des plus hauts diplômes.

 

Ce constat évident devrait alors vous faire prendre conscience que la situation dans laquelle nous sommes aujourd’hui plongé n’est ni lié à l’incompétence de nos politiques ni lié aux dictats des « marchés », mais qu’elle a été tout simplement voulue et dûment programmée.

 

Oui me direz-vous, mais dans quel but, pour quel objectif ?

 

La réponse est dans les évènements à venir dans les prochains mois.

 

En cela, la « crise grecque » est remarquablement riche d’enseignements dès lors que l’on explique que la Grèce ne représente que 2,5 % du PIB de la zone euro. Cela veut dire que son économie est six fois moins importante que celle d’un pays comme l’Italie.

 

Posons-nous alors la question suivante : qu’adviendra-t-il lorsqu’il s’agira de sauver des pays de plus grande taille ?

 

Puisque des pays comme l’Irlande, le Portugal, l’Italie, l’Espagne, la France sont dans des situations plus conséquentes en terme de montant de leur dette, et que ces dettes auront des impacts beaucoup plus importants vis-à-vis de la zone euros que celui occasionné par la Grèce.

 

Or, il n’y a aucune institution européenne ou autre qui soit en mesure de faire face à ce cumul de dettes souveraines (sauf si elle les annule purement et simplement, mais cela ne supprime en rien le processus qui conduit au développement inexorable de la dette).

 

Comme il n’existe aucun organisme ou institution au monde qui soit en mesure de résorber ces dettes et de proposer aux pays européens des règles efficaces de gestion de ses finances. Si une telle solution existait il y a belle lurette que chaque pays l’aurait mise en œuvre.

 

Alors, vouloir fédérer les Etats européens, autrement dit qu’il n’y ait plus qu’un seul gouvernement économique de ces pays, que les finances de tous les pays européens soit centralisées, décidées et pilotées par l’Union Européenne et de ce fait disparaisse des prérogatives de chacun des Etats, d’une part n’apportera en aucune façon une quelconque résolution aux problèmes des dettes « souveraines » et d’autre part n’apportera pas plus de solution dans la bonne gestion de ces Etats. Si tel était le cas, il est bien évident que toutes ces règles de « bonne gestion d’un Etat » auraient été elles aussi mises en œuvre depuis belle lurette.

 

Il n’existe pas en ce domaine et en l’état des choses une quelconque « baguette magique » !

 

Par ce que le jeu a été faussé dès le départ – aucun pays ne dispose des moyens d’enrayer la hausse de sa dette, et aucun n’a les moyens de la rembourser - justement pour parvenir là où nous en sommes actuellement.

 

L’Etat n’est pas une entreprise industrielle ! L’Etat ne peut en aucune façon être assimilée à une entreprise industrielle privée ! Le fondement d’un Etat est d’un tout autre ordre. D’une tout autre nature. Je ne développe pas ce thème ici, il fera l’objet d’un prochain article.)

 

Ce qui est en jeu aujourd’hui, ce n’est déjà plus la situation des pays européens, mais la certitude inéluctable que ces pays sont conduits à court terme à la faillite. Et ce qu’il va advenir d’eux.

 

Il n’y a que deux possibilités :

 

- soit les pays décident d’effacer purement et simplement, d’un coup de gomme, le montant respectif de leur dette « souveraine » et reprennent impérativement leur droit régalien de « battre monnaie », comme cela était auparavant,

 

- soit les pays sont alors déclarés en faillite et dans ce cas les « banquiers » privés (l’Ordre Marchand) se paye sur la bête et devient propriétaire de chacun de ces pays. L’Ordre Marchand deviendrait alors l’unique propriétaire de l’Europe, de l’Afrique du Nord et du Moyen Orient.

 

 

Ce qu’il faut savoir, autre certitude, c’est que la première solution ne verra jamais le jour avec les hommes politiques et gouvernements actuels européens, tous à la solde de l’Ordre Marchand.

 

Pour nous français, que ce soit Sarkozy, Hollande, Joly, Beyrou ou Mellenchon, tous candidats à la présidentielle, aucun ne mettra en œuvre la seule et unique solution raisonnable, à savoir l’effacement de la dette et la reprise par l’Etat de sa souveraineté.

 

Parce que tous, sans exception, sont sionistes et appartiennent à l’Ordre Marchand.

 

Seule une révolte des peuples peut sauver nos Etats, tout en sachant que l’Ordre Marchand afin de protéger ses intérêt … n’a jamais reculé devant l’éventualité d’une guerre.

 

américa, holocaust n

 

 

Ou alors, ultime chance pour nous peuples d’Europe, que les grecs nous montrent le chemin, se souviennent et prennent exemple sur ce que leurs ancêtres tels que des Lycurgue, Solon, Pittacos, … faisaient dans des circonstances tout à fait semblables. De telles personnalités font partie des « Sept Sages » grecs. Cela veut dire beaucoup de choses.

 

Ce qu’un homme en son temps n’a pas réussi à faire, parce qu’il était seul et que les autres n’étaient pas en situation de l’entendre, n’a jamais été aussi proche de se réaliser puisque ce même peuple se trouve aujourd’hui en situation de comprendre : « mettre les marchands du temple hors du temple de l’humanité ».

 

Pour le bien de tous et de notre planète.

 

Voilà ce que feraient des hommes et des peuples dignes et respectueux.

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