les égyptiens
le Nil au Caire
Que dire des égyptiens ?
Qu’il nous fut permis de ne rencontrer qu’un large échantillon des quatre vingt millions (sur quatre vingt cinq millions d’habitants) de pauvres égyptiens.
Toutefois, au cours de ces huit mois, nous croiserons, pour peu de temps chaque fois, quelques rares exemplaires appartenant à ce que j’aie supposé être la classe
moyenne. Ce qui émanait d’eux était constant : une sensation de flottement, d’individus non pas déboussolés, mais en situation de mal vivre, semblant mal à l’aise dans sa société, se repliant sur
sa famille, notamment sur ses enfants.
Que ce soit au Caire, à Louxor, à Assouan ou à Hurghada nous ne rencontrâmes et ne vîmes jamais de riches égyptiens ou ceux qui maîtrisent la quasi totalité de
l’économie égyptienne ou ceux appartenant à la classe dirigeante du pays.
Nous ne rencontrâmes que la population pauvre, celle des employées des grands magasins ou magasins de moyenne importance, et de ceux qui assurent la gestion de ces
magasins.
Autrement dit, tous ceux qui ont de grandes difficultés à survivre avec un seul métier.
Le «SMIC égyptien » est inférieur à 400 LE (soit 50 Euros).
Un kilo de viande ou de poisson coûte 25 LE et un pain de 300 grammes 0,50 LE. Fruits et légumes évoluent entre 0,5 et 7 LE (haricots verts par exemple) le Kg.
Quant au loyer dans un appartement de 4 pièces, il évoluent entre 50 et 200 LE. L’essence est 1,8 LE/ l le litre et le diesel à 0, 11 LE/l.
Compte tenu de l’immense pauvreté de la majorité des égyptiens, le parc automobile privé n’est pas très important. Les voitures particulières sont le plus souvent
d’anciens modèles français ayant plus de trente années d’âge. La contre partie en est un parc faramineux de camions, d’autobus, mini bus (transport en commun peu onéreux) et surtout une flotte
gigantesque de taxis.
Etre chauffeur de taxi est le métier le plus prisé car il ne demande aucune compétence.
Sur terre : chauffeurs de bus, de camions, de taxi ou de véhicule privé, comme sur mer : pilotes de bateau à moteur, constituent d’authentiques dangers pour les
piétons et pour les usagers.
Pilotes et chauffeurs, sans exception et quel que soit son âge, se comportent comme le ferait un adolescent de 14 ans à qui on mettrait une voiture entre ses mains
!
Le moteur démarré, ils ne connaissent qu’un mode de conduite, « à fond la caisse » ! Et là, quel que soit l’obstacle (autre véhicule ou piéton) ils les ignorent,
slaloment selon leur inspiration, ignorent totalement tous les véhicules qui se trouvent à leur droite ou à leur gauche ou venant face à lui, en fait roulent comme s’ils étaient seuls et
disposaient de toutes les priorités sur tous les autres ! Un cauchemar !
En une seule journée, nous frôlâmes par trois fois la mort : jamais, au cours de ma vie je n’avais eu de telles frayeurs, ces deux chauffeurs de ce mini bus qui
nous véhiculèrent de Louxor à Abou Simbel puis d’Abou Simbel à Hurghada (près de 2000 kms !) étaient parfaitement heureux de leurs exploits se comparant au célèbre pilote allemand de formule 1,
Schumacher ! Malgré nos demandes pressentes ils ne modifièrent en rien leurs conduites ! Résultat, ils ne reçurent aucun bakchich à l’arrivée. La perte pour eux fut importante : ils firent
tristes mines. Nous, nous étions livides !
Une autre fois, au Caire, c’est un taxi qui me roula sur les deux pieds: il avait repéré un passage étroit et sans hésiter s’engagea « à fond », pour 20 mètres plus
loin m’écraser les pieds et percuter mon ventre avec son rétroviseur droit !
L’égyptien de base (80 millions au total) semble n’avoir ni formation ni éducation. En réalité, son savoir se réduit à peu de choses. Il n’a de ce fait aucun sens
de l’anticipation ou de la préparation. Il vit à l’instant « t », sans conscience de l’amont et de l’aval. Sa vie n’est qu’une succession d’instants présents pour lesquels ils ne se pose aucune
question et pour lesquels il n’accorde aucune réflexion. A cela vient se superposer le fait extraordinaire qu’il vit comme s’il était seul, absolument tout seul.
Il y a beaucoup de petits métiers en Egypte. Les « atelier » situés en plein air, équipés d’outils dans des états incroyables de vétusté et de saleté, s’apparentent
davantage à ce que nous avons connu en France avec les sortes de « taudis » des petits ferrailleurs des années 50/60. En ces lieux à ciel ouvert, chacun répète inlassablement l’unique geste
technique qu’il sait faire.
Quant aux réseaux et circuits électriques ils sont dans des états de vétusté catastrophiques et représentent un danger permanent pour ces hommes : cela ne semble
pas les gêner ou, plus vraisemblablement, ils n’ont aucune conscience de ce danger. Courts-circuits, arcs électriques et feux électriques sont monnaie courante.
La caractéristique la plus étonnante de l’égyptien de base est qu’il n’a aucune notion d’entretenir quoi que ce soit. Pour tout, il ne fait aucun entretien. Ce qui
est neuf se retrouve en peu de temps dans un état de délabrement désespérant. Cela aussi ne les dérange pas. Personne n’a l’idée de réparer.
Si bien que le beau n’existe pas en Egypte, seul règne le laid.
Partout, absolument partout.
S’il n’est pas commerçant et donc pas au contact permanent des touristes, l’égyptien est un homme de contact agréable, chaleureux, gentil, sans méchanceté et
méfiance.
Le plus souvent l’égyptien est souriant et paraît joueur comme l’est un adolescent. Un rien les amuse : tout est jeu chez eux.
Malheureusement, il n’est que cela, rien que cela.
D’une insouciance incroyable, ils ne semblent disposer d’aucune capacité cognitive.
J’avoue que ma perplexité fut grande face à cette réalité, j’avoue aussi avoir été constamment parcouru par cette terrible sensation d’avoir face à soi un corps
humain vidé de ce qui fait l’homme.
C’était tellement déstabilisant que je n’avais qu’une seule hâte, celle de fuir l’insoutenable qui mes secouait tripes et boyaux.
S’il est commerçant, alors il est complètement perverti par l’argent et il est hautement souhaitable de ne pas établir une quelconque relation avec lui. Il voit
défiler des millions de touristes, son seul souci est de récupérer le maximum de livres Egyptiennes ou d’Euros ou de Dollars de votre porte monnaie ! Tout est bon pour vous attirer dans les
mailles de son filet.
A ce jour peu de femmes ont une activité professionnelle. Ce sont les hommes qui assument l’essentiel des métiers, particulièrement dans la restauration. Or, à
l’image de leur environnement et contrairement à leurs femmes, les égyptiens ne sont pas naturellement propres ou soignés.
Leurs habits ne sont jamais nets, toujours dans un état douteux. Leurs pieds comme leurs mains sont sales, très sales. Le problème est qu’en l’absence de réseau de
distribution d’eau, ils ne disposent que de très peu d’eau pour se laver.
Le pire concerne les toilettes mises à disposition des égyptiens, sans eau et sans papier hygiénique !
Ainsi, dès que l’on prend conscience de cette épouvantable réalité cela retire définitivement l’envie d’aller déjeuner ou dîner dans un quelconque restaurant. Cela
est bien entendu possible, mais il faut s’abstenir de consommer salades, crudités ou fruits, c’est-à-dire tout ce qui n’est pas cuit et manipulé directement par eux et se limiter à commander un
plat principal (viande ou poisson) cuit ou grillé avec accompagnements nécessitant une cuisson, afin de limiter au maximum tout contact manuel direct de leur part avec ce que l’on va
ingérer.
La veille de notre départ d’Egypte, nous nous offrîmes le dîner au restaurant. Erreur fatale !
Durant plus d’un mois je fus malade, cela ressemblait à une gastroentérite à laquelle se superposait du sang dans les selles, des douleurs abdominales, une immense
fatigue et une absence d’appétit. Les conseils et soins prescrits par une navigante allemande médecin n’eurent aucun effet.
Ce n’est qu’un mois après, de retour en France, que nous comprîmes l’origine égyptienne de ma maladie (graines germées) et en ce mois d’octobre, une autre
information de taille qui recoupe mes lignes précedentes, à savoir que cette bactérie Escherichia coli (E.coli) est aussi présente dans les matières fécales !
Je doute fort que nos services de santé nationale diffuse une telle information aux futurs touristes s’apprêtant à visiter l’Egypte ! C’est grave, car tous les
fruits et légumes, notamment, sont manipulés par de nombreuses mains égyptiennes. Cela impose donc aux étrangers une vigilance permanente extrême dès lors qu’ils consomment quoi que ce soit dans
ce pays.
la « révolution » égyptienne
De toute évidence, les puissances occidentales avec pour chefs de file les U.S.A et Israël secondées par l’Angleterre et la France avaient dûment programmé une
déstabilisation complète de l’ensemble du Maghreb et du Moyen Orient.
A n’en pas douter, la Tunisie servit de détonateur et d’alibi à une supposée « onde choc » qui devait balayer et justifier que l’Egypte, la Syrie, la Jordanie, le
Yémen, la Libye et peut-être l’Algérie, soient successivement « contaminées » par cette ô combien « normale révolte et révolution du monde arabe » !
Elle fut même baptisée « révolution orange » du monde arabe, ou « printemps arabe » (sic !), non pas par les intéressés eux mêmes, non !, par les occidentaux
!
Que dire de cette fameuse « révolution » égyptienne ?
Que pas un seul des quatre vingt millions de pauvres d’Egypte n’a participé de près ou de loin à cette révolution. Ils furent tous maintenus à l’écart, n’ayant pour
seul droit que celui de regarder, sur leurs écrans de télévision, une sorte de film à « grand spectacle », au scénario et mises en scène parfaitement huilés et auquel il ne leur avait même pas
réservé les rôles de figurants !
Révolution étonnante, puisque la veille de son « déclenchement spontané », de toutes les prisons de l’Etat égyptien, comme par enchantement, s’évadèrent de nombreux
prisonniers dits « politiques » et qui plus est, autre exploit, s’évadèrent tous avec des armes ! Je ne pense pas que le « dictateur » Moubarak fut à ce point débile pour donner l’ordre de telles
évasions qui équivalaient à signer son propre massacre par ses opposants les plus virulents !
Pour un occidental (qui regarde malheureusement la télévision sans trop se poser de question), comme pour un arabe, rien ne ressemble plus à un arabe qu’un autre
arabe ! Ainsi les médias véhiculèrent une somme incroyable d’images de manifestants et de manifestations, sans préciser qu’il s’agissait d’une armée de mercenaires arabes (dont les fameux
prisonniers) particulièrement bien formée par les puissances occidentales.
A Hurghada, lors des trois premières soirées de cette « révolution », parvenaient jusque dans la marina les échos d’une agitation et de bruits de klaxons de
véhicules. Le troisième soir, curieux de comprendre ce dont il s’agissait, je pris mon vélo et m’engagea dans le centre ville.
Pour découvrir quoi ? Qu’il s’agissait en fait d’une manifestation monstre de soutien à Moubarak, puisque klaxons et autres moyens pour faire du bruit scandaient le
nom même de Moubarak !
Rassurés, le lendemain matin nous nous engageâmes dans le centre ville (autrement dit le quatrième jour) et découvrîmes nombre de panneaux manuscrits écrits en
anglais par plusieurs petits commerçants à l’intention bien précise des touristes (toujours présents) dont le contenu particulièrement explicite en dit long sur cette « révolution égyptienne »
:
«We love Moubarak» !
Etonnant non, pour des « révolutionnaires » !
Je doute fort que de telles images furent présentées aux téléspectateurs européens !

à Hurghada, les premiers jours de la « révolution » égyptienne
Il est une donnée extraordinaire peu connue, à ne pas ignorer : le nombre de « diplomates » en poste dans l’ambassade américaine au Caire ; ils sont pas moins de
1000 !
Fantastique non ? Une véritable armée capable de conduire de bout en bout n’importe quelle révolution ou révolte dans n’importe quel pays du monde ! A cela si l’on
additionne des milliers et des milliers de membres de « l’Armée de l’Ombre de l’Ordre Marchand » ayant infiltré depuis des décennies tous les rouages de l’Etat égyptien et de son économie, il est
aisé de comprendre combien il fut facile de mettre à feux et à sang l’Egypte et de faire croire au reste du monde entier qu’il s’agissait d’une authentique révolte (ou révolution) du monde arabe
contre ses «dictateurs».
Alors que nous attendions dans le hall de l’hôtel de Louxor que l’on nous délivre les clés de nos chambres, nous fûmes abordés par un arabe d’environ 25 ans qui
nous supplia d’honorer par nos présences une réunion politique publique du nouveau parti « Egypte Nouvelle » (ou «Nouvelle Egypte», je ne me souviens plus dans quel ordre cela nous fut annoncé !)
qui devait se tenir le lendemain après midi sur la place contigüe au temple de Louxor et à laquelle devait participer nombre de « futurs ministres » du futur gouvernement égyptien !
Bien entendu nous ne donnerons pas de suite à cette demande.
Notre programme prévoyant la visite du Temple de Louxor, ce fut l’occasion de prendre la mesure de cette réunion qui se déroulait en plein air, dans un espace
limité par des barrières, et disposait en son unique entrée d’un système de filtration des personnes. En réalité, il y avait peu de monde. Ce qui fut remarquable était la présence de nombreux
étrangers et de jeunes personnes qui manifestement disposaient de revenus largement supérieurs à la moyenne.
Louxor février 2011: réunion du nouveau parti politique « Egypte Nouvelle »
Quant aux égyptiens de base, peu nombreux, ils étaient maintenus à l’écart et distance, relégués au rang de spectateurs de quelque chose qui pourtant les concernait
au premier chef !
Un nombre impressionnant de caméras de TV étaient présentes sur les lieux.
Rien que du faux, du factice, du cinéma !
La « révolution » égyptienne, comme toutes les autres qui émergèrent dans cette région du monde, furent créées et montées de toutes pièces comme l’est un film à
grand spectacle, disposant d’imposants moyens financiers.
A la seule différence, que des milliers de personnes sont mortes, réellement sacrifiées à fin d’«authenticité».
Commanditaires et metteurs en scène de ce spectacle grandeur nature ont délibérément spéculés et tablés sur des bains de sang et inévitables guerres fratricides
pour duper les peuples du monde entier en leur faisant croire qu’il s’agissait d’authentiques révolutions populaires, que les peuples du Maghreb et du Moyen Orient, au même instant « historique
», revendiquaient et manifestaient leurs besoins de liberté et de démocratie.
Sauf que personne, dans le monde entier, n’a été dupe !
Ces « apprentis sorciers » du 21ème siècle ont réussis trois choses : la première de tuer et de faire tuer en toute conscience des civils innocents, la seconde de
déstabiliser gravement et peut-être durablement cette région du monde et la troisième de montrer clairement au reste du monde qui ils sont et pour quoi ils agissent.
Et là, ils sont les grands perdants.
Des manifestations intérieures de grandes ampleurs sont à craindre avec pour conséquence immédiate, dans un premier temps, l’annexion pure et simple des territoires
égyptiens du Sinaï par l’Etat d’Israël.
Les effets et conséquences de ces révolutions fomentées par les puissances occidentales et non pas par les peuples eux-mêmes, apparaissent déjà aujourd’hui : les
résultats des élections tunisiennes sont explicitent, comme le sont également les déclarations de Mustapha Abdeljalil en Libye après l’assassinat du Colonel Kadhafi.
Ni les uns ni les autres ne sont conformes aux « attentes » du monde occidental. Autrement dit, les U.S.A, Israël, l’Angleterre et la France se sont magistralement
trompés. Là aussi, le « retour de bâton » risque d’être sévère.
Mustapha Abdeljalil (Libye)
Observez bien les deux photos de Mr Mustapha Abdeljalil (Libye).
Que remarquez vous ?
Vous ne remarquez rien au centre de son front? Une tâche brune de deux centimètres environ ?
Si, si !
D’ou provient-elle ? Devinez !
Vous donnez votre « langue au chat » ?
OK, je vous le dis !
Oyez, oyez ...
Lors de notre séjour en terres égyptiennes j’observais que plus d’un tiers des hommes avaient, au milieu de leur front, une tâche brune, plus ou moins large et plus
ou moins foncée selon les individus.
Cela m’interpella bigrement, jusqu’au moment où je compris l’origine évidente de cette fameuse tâche brune : la prière cinq fois par jour !!!
Et oui !
Imaginez, taper le front au sol cinq fois par jour et ce durant, dix, vingt, trente, … années, malgré le tapis de prière, cela laisse immanquablement des traces,
dont cette fameuse tâche brune !
Face à ce constat et à cette évidence, j’avoue avoir eu ma première frayeur en terre égyptienne : pour moi les hommes les plus dangereux sont justement ceux qui
arborent cette tâche brune : il ne faut pas être bien malin pour se défigurer ainsi.
Avoir la foi est une chose, se taper le front au point d’en porter une trace durable est une tout autre chose ; la foi n’explique pas tout, surtout pas cela
!
Or, justement, Mustapha Abdeljalil possède cette tâche brune, ce qui est hautement significatif et veut dire beaucoup de choses ; ce n’est pas pour rien qu’il a été
« choisi » par les puissances occidentales, ce n’est pas pour rien qu’il a trahi son pays et les autres tribus libyennes, ce n’est pas pour rien qu’il a vendu son pays et laissé assassiner le
Colonel Kadhafi.
Je voudrai me tromper, mais il m’étonnerait beaucoup que cet homme vive encore longtemps.
Mr Mustapha Abdeljalil vous ne possédez pas l’intelligence qui vous aurez permis de comprendre que vous étiez manipulé et que vous constituiez le premier pion dans
le jeu des occidentaux.
Vous ne fûtes même pas en mesure de vous rendre compte de l’erreur gigantesque de penser que votre tribu très largement minoritaire pouvait s’imposer aux autres
tribus.
En Egypte, comme en Libye, comme en Syrie, comme au Yémen, … comme partout ailleurs au cours de ces dernières décennies, « l’Ordre Marchand » du monde occidental
mets en œuvre les ingrédients qui conduisent inévitablement à un processus de guerre civile, de celle qui opposera, dans ces pays, les islamiques aux non islamiques.
De ces guerres civiles qui feront que vous vous entretuerez, tous, entre égyptiens, entre libyens, … laissant ainsi une immense place libre aux colons occidentaux
leur permettant de s’approprier vos terres et vos pays.
Vous entretuer, c’est participer à votre élimination du continent africain.
Vous entretuer, c’est participer à l’objectif premier de l’Ordre Marchand.
Libre à vous égyptiens, libyens, … de comprendre et de vous ressaisir ou de tomber bêtement dans le piège qui vous est tendu.
Comme pour tous les peuples européens, vous ne disposez que d’une seule issue : faire bloc, tous ensemble, unis, pour chasser l’Ordre Marchand et remettre vos
destinées entre vos mains.
Prenez exemple sur les grecs.
Ils nous montrent l’exemple, le chemin à suivre : il n’y en pas d’autres.
un peuple dépossédé de ses terres et richesses
En Egypte, comme dans de nombreux autres pays du bassin méditerranéen, « l’Ordre Marchand » s’est rendu maître de la quasi totalité des terres « exploitables »,
c’est-à-dire celles dont il peut en tirer de grands bénéfices, et œuvre pour faire tomber dans son escarcelle d’autres terres plus délicates à acquérir, à savoir les terres fertiles de la vallée
du Nil et du delta du Nil.
Via son réseau d’investisseurs occidentaux, l’Ordre Marchand est aujourd’hui propriétaire de la quasi totalité du littoral de la mer Rouge, du Golfe de Suez et du
Golfe d’Aqaba.
littoral de la Mer Rouge
Des milliers et des milliers d’hôtels sont bâtis et autant sont en cours de construction.
Chaque investisseur est propriétaire d’une bande côtière parfois large de plus de 500 mètres et de plusieurs kilomètres de long. Ces terres et côtes ainsi acquises
sont aujourd’hui inaccessibles puisque le premier travail de ces investisseurs est de les clôturer d’un mur en briques de deux mètres de haut, défigurant ainsi, entre désert et mer, des paysages
ou des vues panoramiques d’une exceptionnelle beauté.
la ville envahit la vallée du Nil
De même, de plus en plus d’immeubles envahissent les terres fertiles de la vallée et du delta du Nil.
La grande majorité des commerces, à l’exception des petites épiceries, des quincailleries, des activités manuelles artisanales de base et des petits hôtels obscurs,
c’est-à-dire tous ceux d’un rapport financier important, n’appartiennent pas aux égyptiens mais aux membres de l’Ordre Marchand.
Pas un hôtel de luxe ou réservé au tourisme de masse ne leur appartient.
Il en est de même concernant les agences de voyage, des bateaux de croisière sur le Nil et des bateaux de croisière ou destinés à la plongée sous-marine de la mer
Rouge.
Plus étonnant encore, rares sont les dentistes, médecins, chirurgiens, pharmaciens ou avocats autochtones. Très nombreuses sont les écoles privées tenues par des
non égyptiens d’origine. Je doute fort qu’au sein des universités il y ait beaucoup de professeurs autochtones.
Enfin, et à l’évidence criarde, toutes les administrations de l’état égyptien sont elles aussi infiltrées et noyautées par les membres de l’Ordre Marchand.
Comme en Europe, l’ensemble des médias égyptiens est également infiltré et noyauté par les mêmes et en tous domaines artistiques rares sont les artistes
autochtones.
journée « J’aime l’Egypte 2011 »
deux orchestres … sans un autochtone égyptien

Hurghada : publicité pour le chanteur HAMAKI …
eux aussi « possèdent » … leur Patrick Bruel …
L’égyptien ne possède ni ne maîtrise plus rien de son pays.
Sa seule richesse: sa pauvreté ; sa seule espérance: survivre.
les pyramides de Guizèh ravagées par le tourisme et l’immobilier
D’ici peu d’années il est à craindre que le site des pyramides de Guizèh ne devienne une nouvelle place de la ville du Caire, semblable à la place de la Concorde ou
à celle de l’Arc de Triomphe à Paris.
L’immobilier progresse à une vitesse vertigineuse en direction des pyramides.
la ville aux portes des pyramides de Guizèh
Plus regrettable est la gestion des autobus et autres véhicules transportant les touristes. Des parkings sont aménagés au pied de la pyramide de Chéops, défigurant
lamentablement le spectacle grandiose que l’ensemble de ces trois pyramides se devait de réserver aux touristes.
Sans oublier l’énorme faute de goût qui conduisit à construire, au pied de la pyramide de Chéops, un bâtiment d’architecture moderne ni beau ni élégant, destiné à
abriter la barque funéraire du pharaon.
parkings sud et nord au pied de la pyramide de Chéops
et aperçu du musée de la barque funéraire

la marina d’Hurghada
De construction récente, la marina s’apparente à un décor de film : une eau vert émeraude, des bâtiments harmonieux et gracieux aux couleurs pastels, l’ensemble
dans un état de propreté inimaginable en Egypte.
la marina d’Hurghada
Il fait bon vivre dans son bateau au sein de cette marina.
Leptine à Hurghada
Peu de voiliers y stationnent. Nous n’étions pas plus de cinq ou six équipages à hiverner dans nos bateaux. Nous ne vîmes transiter que quelques voiliers: la mer
rouge est peu fréquentée par les navigants depuis que le golfe d’Aden est le siège d’actes de piraterie.
De nombreux bateaux destinés aux excursions en mer des touristes occupent cette marina, un immense ponton leur est réservé.
bateaux destinés aux touristes (sortie d’une journée en mer)
La marina est le lieu préféré de promenade et de repos des habitants et des touristes les plus fortunés d’Hurghada.
Les restaurants et cafés y sont plus chers que leurs équivalents du centre ville mais aussi beaucoup plus calmes : les bruits de la ville y sont à peine
perceptibles ; la marina constitue ainsi une sorte d’îlot de tranquillité dans un environnement particulièrement bruyant et sale.
Des festivités furent organisées périodiquement par les principaux commerçants de la ville et de la marina afin d’y attirer le maximum de touristes et
d’égyptiens.
Parfois elles furent de mauvais goût, comme ce fut le cas pour la « journée de la femme » avec une affiche (en russe et en anglais) irrespectueuse de la femme et de
la culture locale arabe, et comme ce fut le cas de la journée « J’aime l’Egypte 2011» située quelques jours après la fin de la « révolution » égyptienne.
affiche pour la "journée de la femme"
Les caméras de télévision présentes furent nombreuses pour retransmettre cette journée.
Comme par hasard, des milliers de polos, comportant le logo « j’aime l’Egypte 2011» furent distribués aux touristes de Hurghada.
journée "J'aime l'Egypte 2011"
Ils défilèrent ainsi vêtus durant plusieurs jours dans les avenues et rues d’Hurghada, cautionnant de ce fait, sans peut-être en avoir conscience, la «validité» de
la «révolution» égyptienne qui venait de s’achever. En somme, les touristes (donc les étrangers), faisaient savoir aux autochtones que leur révolution était une bonne chose et qu’ils avaient eu
raison de la faire !!
défilé des touristes dans la marina