la monnaie (3/4)
« regards sur le passé »
Le passé ploie sous le poids de ses enseignements … feuilletons quelques unes de ses pages… sortes de « brèves de comptoir » … parfois longues … aux temps de … de la Chine, de la
Grèce, de Rome, des USA et … de la France
A - Les billets de banque dans la Chine – par Marco
Polo,
« Il est réel que la Monnaie [le lieu de frappe et d’émission de la monnaie] du Grand Sire est établie en cette ville de Cambaluc [Khanbaligh, la ville royale en mongol, l’actuel Pékin], et
établie de telle manière qu’on peut bien dire que le grand Khan [l’empereur Kubilai Khan] possède parfaitement l’alchimie; et vous le montrerai.
Un billet de banque à l’époque de Kubilai Khan
Or, sachez qu’il fait faire une telle monnaie comme je vous dirai; à des hommes fait prendre l’écorce d’arbres que nous nommons mûriers et qu’ils appellent gelsus, ceux dont les vers qui font la
soie mangent les feuilles, et qui sont en si grand nombre que toutes les campagnes en sont pleines. Ils prennent la peau mince qui est entre l’épaisse écorce extérieure et le bois, et qui est
blanche ; de cette peau mince, il leur fait faire des feuilles semblables à celles du papier coton, et elles sont toutes noires. Et lorsqu’elles sont faites, il les leur fait couper de telle
manière : la plus petite vaut chez eux environ une moitié de petit tornesel, et la suivante, un peu plus grande, un tournesel ; la suivante, encore un peu plus grande, un demi-gros
d’argent de Venise ; la suivante, un gros d’argent, la suivante, deux gros, la suivante, cinq gros, la suivante, dix gros, la suivante, un besant d’or, et la suivante, deux besants d’or, et
la suivante, trois besants d’or, et l’on va ainsi jusqu’à dix besants d’or. Toutes ces feuilles reçoivent le seau du Grand Sire, faute de quoi elles ne vaudraient rien. Elles sont fabriquées avec
autant de garanties et de formalités que si c’était or pur ou argent, car maints officiers nommés pour cela écrivent leur nom sur chaque billet, y apportant chacun sa marque, et quand tout est
bien fait comme il faut, leur chef, commis par le Seigneur, empreint de cinabre le sceau qui lui est confié et l’appuie sur le billet ; et la forme du sceau humecté de cinabre y demeure
imprimée : alors cette monnaie est valable. Et si quelqu’un s’avisait de la contrefaire, il serait puni de la peine capitale jusqu’à la troisième génération. Différentes marques sont
imprimées selon la destination du billet. Et en a fait faire de si grandes quantités, qu’il paierait avec tous les trésors du monde, et ça ne lui coûte rien.
Et quand ces feuilles sont faites, en la manière que je vous ai contée, il fait faire tous ses paiements et les fait distribuer en toutes les provinces et royaumes et pays dont il est le
maître ; et nul n’ose les refuser, car il lui en coûterait la vie. Et personne des autres royaumes ne peut donner d’autre monnaie dans les territoires du grand Khan. Et vous dirai d’ailleurs
que tous les gens et groupes d’hommes qui vivent sous ses lois prennent volontiers ces feuilles en paiement, car partout où ils vont, ils en font tous leurs paiements pour les denrées et pour les
perles, les pierres précieuses, l’or et l’argent, et pour toutes les autres choses qu’ils emportent, achètent ou vendent, quelle que soit leur valeur, comme si vraiment elles étaient d’or ou
d’argent. Et vous dirai même plus : elles sont si légères que la feuille qui vaut dix besants, elle n’en pèse même pas un...
La tenue d’un soldat mongol à l’époque de Kubilai Khan
Et vous dirai encore que plusieurs fois l’an viennent de nombreux marchands d’Inde ou d’autre part, avec des perles, des pierres précieuses, de l’or et de l’argent, des draps de soie et
d’or ; et n’en font présent à personne en ville qu’au Grand Sire. Et le Grand Sire fait appeler douze sages hommes choisis pour contrôler ces choses, et très habiles en leur métier ; il
leur commande de regarder avec soin les marchandises apportées par les marchands et de les faire payer ce qu’il leur semble qu’elles valent. Ces douze sages hommes regardent les choses, et quand
ils les ont évaluées, ils les font payer ce qu’elles leur paraissent valoir avec ces feuilles que je vous ai contées. Les marchands les prennent très volontiers, car ils savent bien qu’ils
n’obtiendraient point tant d’un autre, en second parce qu’ils sont payés comptant, et aussi parce qu’ils les vont changer ensuite pour tout ce qu’ils veulent acheter, tant sur place que par
toutes les terres du Grand Sire. Et aussi parce que c’est plus léger que n’importe quoi d’autre à promener par les chemins. Et vous dis sans erreur que plusieurs fois par an, ces marchands
apportent des marchandises qui valent bien quatre cents mille besants d’or ; et le Grand Sire en achète chaque année pour des sommes infinies, et les fait toutes payer avec ces feuilles qui
ne lui coûtent que peu, ou rien, comme avez ouï.
Et encore vous dis que plusieurs fois l’an, en la ville de Cambaluc circule un édit selon lequel tous ceux qui ont des pierres précieuses, perles, or et argent, les doivent porter à l’Hôtel des
Monnaies du Grand Sire. Et le font très volontiers, et en apportent si grande abondance que c’en est sans nombre, et tous sont payés de feuilles sans délai ni perte. Et de cette manière a le
Grand Sire tout l’or et tout l’argent, et les pierres précieuses et les perles de toutes ses terres.
Kubilai Khan
Et encore vous dis autre chose qu’il fait bon conter. Qui a ces feuilles si longtemps conservées qu’elles sont déchirées et qu’elles se gâtent - bien que soient fort durables - il les porte à la
Monnaie où sont changées pour neuves et nettes, mais doit en laisser trois pour cent au Trésor. Et encore vous dirai un fait curieux, qu’il fait bon mettre en notre livre. Si un homme désire
acheter or ou argent, ou pierres précieuses ou perles pour se faire vaisselle, ceinture ou autres belles choses, il s’en va à la Monnaie du Grand Sire avec quelques-unes de ces feuilles, et les
donne en paiement de l’or ou de l’argent qu’il achète au Maître de la Monnaie. En somme, on ne paie jamais en or ni en argent ; les armées et les fonctionnaires sont payés de cette monnaie
de papier, dont il a autant qu’il lui plaît. Or vous ai conté la manière et la raison pour quoi le Grand Sire doit avoir et a plus de trésor que nul homme de ce monde. Mais vous en dirai même
plus : tous les seigneurs de la Terre ensemble n’ont point si grandes richesses que le Grand Sire tout seul.
Marco POLO
B - Au VIIe siècle avant notre ère, le monde grec traversa une crise qui
vit s’accroître de façon exponentielle l’étendue des domaines des grands propriétaires terriens, et qui, en parallèle, réduisit les paysans, déjà pauvres, à la misère et surtout … à
l'esclavage pour dette !
Ce n’est pas rien ! Pour l’anecdote: constatant que l'armée athénienne s’amenuisait de manière dramatique, car seuls les hommes libres pouvaient combattre, Solon (640-561) libéra les
athéniens mis en esclavage et effaça toutes les dettes ...
An VIIe siècle et au début des guerres médiques (490-479), Athènes était une petite ville. Athènes doit sa splendeur à la découverte de nouveaux filons argentifères des mines du Laurion. Ce
soudain afflux de métal précieux fut utilisé par Thémistocle en 483 pour la construction d'une flotte gigantesque de 200 trirèmes qui lui permit de remporter la victoire de Salamine en 480 contre
les Perses, assurant ainsi l'hégémonie d'Athènes sur le monde grec jusqu'à la fin de la guerre du Péloponnèse en 404. L'exploitation des mines procurait à Athènes une richesse inégalée dont il
reste encore actuellement de nombreux vestiges.
Face à cet afflux de richesses, les Athéniens furent confrontés au danger de l'accumulation et de la thésaurisation. Ils l'évitèrent par une politique de grands travaux (constructions du Pirée,
de l'Acropole...) et par les lois de liturgie qui obligeaient les citoyens les plus riches et les métèques à des dépenses de service
public dont la plus coûteuse était l'équipement des trières.
La trahison d'Alcibiade fut la cause de la chute d’Athènes. D’après Thucydide, il conseilla aux Spartiates d'occuper la Décélie qui contrôlait les mines du Laurion, précisant : « des
richesses que compte le pays, la majeure partie vous reviendra … les Athéniens se trouveront privés des revenus des mines d'argent du Laurion »
Notons qu’Aristote fut hostile à toute forme d'intérêt, et qu’en son début, la monnaie était considérée comme un moyen d'éteindre la dette.
Rome, à l’origine, ne connaissait que la monnaie de bronze, l'as, qui suffisait aux échanges de la cité. Mais à
la fin du IIIe siècle, la deuxième guerre punique (218-202) contre Carthage entraîna de telles dépenses que Rome dut faire appel à l'emprunt privé. Dans l'incapacité de rembourser ses créanciers,
Rome dévalua progressivement sur 16 ans des 5/6èmes de sa valeur, monétisant en grande partie l'Ager Publicus. La victoire sourit aux Romains qui s'accaparèrent des mines argentifères espagnoles
de la région de Carthagène jusqu'alors sous domination carthaginoise et qui rapportèrent à Rome 25 000 deniers d'argent par jour.
L'État romain conserva jusqu'à sa chute le monopole de la frappe des monnaies dont les quantités quintuplèrent annuellement entre 140 et 90 avant J.-C., pour se stabiliser jusqu'à l'avènement de
l'Empire. Pour l’anecdote, et se faire une petite idée, sachez que quelques années de monnayages romains représentaient l'équivalent d'un siècle de monnayage athénien. Rome connut de nombreuses
crises d'endettement et de paiement, en particulier au Ier siècle avant notre ère, dues à des crises extérieures comme la guerre d'Asie contre Mithridate (89-85 av. J-C) qui entraînaient la perte
de confiance, la rides publica, la thésaurisation et le manque de liquidités, l'inopia nummorum. L'État procédait alors à des injections massives par le canal des dépenses militaires, décidait un
moratoire des dettes et octroyait des crédits d'impôt. L'équilibre était rétabli avec la victoire par le butin ou le tribut.
Ainsi l'Asie et la Grèce seront pressurées de telle manière que cela prendra des allures de cataclysme économique. Leur " endettement " vis-à-vis de Rome était de 720 millions de deniers qu'il
faut rapporter à ce que coûtait la distribution de blé annuelle à Rome, 15 millions, soit à peine 2 % de la dette de l'Asie.
Un autre phénomène intéressant est l'absence de dette publique à Rome. Différence notable avec l'Occident qui connut ce problème insurmontable de la dette publique dès le début du XIVe siècle et
créa une classe inconnue de l'Antiquité: les financiers. Claude Nicolet dans Rendre à César, conclut que " l'absence de dette publique explique que les entreprises financières et le système de
crédit ne se soient pas transformés à Rome ". Rome ne connaissait pas la monnaie d'endettement.
L'observation de l'histoire monétaire indique que toute grande renaissance politique fut précédée par un afflux massif de numéraire. Le siècle d'Auguste, le "siècle d'or", fut financé par le
pillage des temples égyptiens après la victoire d'Actium contre Marc-Antoine, la renaissance carolingienne par la découverte de mines d'argent en Dacie, la Renaissance par l'afflux d'or des
Amériques, la révolution industrielle en Europe par la découverte des mines d'or de Californie , puis de l’or noir (pétrole) du Moyen-Orient…
C - Les Etats-Unis d’Amérique et la FED : les secrets de l’institut d’émission des
Etats-Unis : contrairement à une croyance générale, l’institut d’émission des Etats-Unis est, en réalité, une machine à fabriquer de l’argent détenue
par un cartel bancaire privé, qui gagne d’autant plus que les taux sont élevés. Il imprime des dollars à bon marché et les revend plus cher. L’institut d’émission des Etats-Unis, appelé aussi
«Réserve fédérale» ou «FED», revient constamment en point de mire lorsque le monde financier international se demande, anxieux, s’il va modifier son taux directeur ou non. L’abréviation FED
se rapporte au «Board of Governors of the Federal Reserve System», c’est-à-dire à la conférence des gouverneurs du «Federal Reserve System» érigé il y a 93 ans. Il s’agit non pas d’une banque
centrale traditionnelle, mais de la réunion de cinq banques privées régionales tout d’abord, de douze banques actuellement, disséminées aux Etats-Unis, habilitée chacune à porter le nom de
Federal Reserve Bank, seul un petit nombre d’initiés savent à qui elles appartiennent. Un seul point est certain: elles n’appartiennent pas à l’Etat.
Néanmoins, elles exercent les fonctions d’un institut d’émission de l’Etat. Elles prennent leurs décisions au sein du Federal Reserve Board, dont le président les représente à l’extérieur
et dont les séances ont lieu à Washington dans leur propre et imposant monument historique. La plus importante de ces banques privées est la Federal Reserve Bank of New York, qui contrôle
l’énorme place financière de cette ville.
Ce cartel de banques privées dispose de privilèges incroyables, dont deux méritent d’être soulignés:
• En imprimant des dollars, la FED convertit à moindres frais du papier sans valeur en dollars et prête ceux-ci aux Etats-Unis ainsi qu’à d’autres Etats et à d’autres banques
contre reconnaissances de dettes. Au cours de son histoire, le cartel a donc créé des milliards de créances à partir du néant et encaissé des intérêts en permanence, ce qui lui assure un profit
annuel atteignant des milliards. Ainsi, aucun gouvernement américain ne doit se faire des soucis à propos du déficit budgétaire tant que ces messieurs en complet sont à ses côtés et – tel est le
cas du financement des guerres durant la présidence de Bush – mettent en branle la planche à billets en cas de besoin.
• Le privilège des intérêts permet à la FED de fixer elle-même les taux. Il est évident qu’elle a le plus grand intérêt à encaisser les plus hauts intérêts possibles. Les taux
atteignent donc un niveau souvent particulièrement élevé et occasionnent périodiquement des crises et donne l’occasion à la FED d’intervenir ultérieurement comme sauveur. Les intérêts opèrent en
permanence une ponction sur le pouvoir d’achat des citoyens américains en faveur des banquiers de la FED, par les intérêts des crédits comme par les impôts transformés en intérêts dus à la FED en
raison de l’énorme service de la dette publique.
• Pour être en mesure de résoudre les crises bancaires, la FED gère les réserves monétaires de ses banques membres (rémunérées à raison de 6% par année), qu’elle remet à
disposition du système bancaire lors de l’éclatement d’une de ces crises. Actuellement, la FED s’efforce de prévenir, en fournissant à maintes reprises des liquidités aux banques, une crise
financière mondiale causée par le krach du système de financement immobilier américain. Comme de nombreuses banques américaines de crédit hypothécaire ont sagement lié leurs crédits à des
papiers-valeurs et transmis ainsi leurs problèmes à des banques européennes, celles-ci ont commencé aussi à vaciller
Ceci étant précisé, voyons maintenant quelques « curiosités américaines». Saviez-vous que :
- lorsque le président Abraham Lincoln eut besoin d’argent, en
1861, pour financer la guerre civile et que les crédits des banques Rothschild, financiers traditionnels des guerres, lui sont devenus trop chers, il éluda le privilège des banques
privées et fît imprimer un billet d’Etat, le «Greenback». Abraham Lincoln disait : " le privilège de créer de la monnaie est le plus opportun dessein d'un gouvernement. Par l'adoption de
ces principes, le besoin ressenti depuis longtemps d'uniformiser la monnaie aux besoins sera satisfait. Les assujettis aux taxes seront libérés des intérêts. L'argent cessera d'être le maître
pour devenir la servante de l'humanité ",
- Lincon
- Que croyez-vous qui lui advint ? … Il ne survit pas longtemps à cette démarche
téméraire. En 1865, il fut assassiné par un tireur isolé, abattu lui-même lors de sa fuite,
- Que croyez-vous que fit Andrew Johnson le successeur d’Abraham
Lincoln ? Pour des raisons inexpliquées, il suspendit l’impression de billets ...
Le second Président des Etats-Unis d’Amérique qui voulut redonner à l’Etat le monopole de l’impression de billets fut … John F. Kennedy :
J.F.Kennedy
- peu de mois avant son assassinat, John F. Kennedy fut sérieusement semoncé par son père
Joseph dans le salon ovale de la Maison Blanche. «Si tu le fais » lui dit-il, « ils te tueront !»,
- le président ne s’est pas laissé dissuader par son père. Le 4 juin 1963, il signe l’acte
exécutif numéro 111 110, abrogeant ainsi l’acte exécutif 10289, qui remet la production de billets de banque dans les mains de l’Etat, privant ainsi le cartel des banques privées d’une grande
partie de son pouvoir,
- quatre milliards de dollars US, en petites coupures nommées «United States Notes» furent
mises en circulation et alors que l’imprimerie de l’Etat s’apprêtait à livrer des coupures plus importantes, Kennedy fut assassiné le 22 novembre 1963 par un tireur isolé, abattu
lui-même lors de sa fuite,
J.F. Kennedy - quelques instants
avant son assassinat
- que croyez-vous que fit Lyndon B. Johnson le successeur de John F. Kennedy ? Lui
aussi, pour des raisons inexpliquées, procéda à la suspension de l’impression de billets … et les douze banques fédérales de réserve ont retiré immédiatement les « billets Kennedy » de
la circulation et les ont échangés contre leurs propres reconnaissances de dette !
Retour sur notre continent, dans notre vieille Europe et plus particulièrement en notre douce France, il y a cinquante années de cela environ…
D - Souvenez-vous … un certain … Charles de Gaulle …
On a beaucoup dit et répété à l’envie que l'économie fût souvent considérée comme un domaine secondaire de l'activité de Charles de Gaulle. La fameuse expression "l'intendance suivra" qu'on lui
prête, ancra dans les esprits la représentation d'un homme avant tout préoccupé par la grandeur de la France, et non par son économie.
Est-ce justifié ? Rien de plus faux ! Voyons cela !
Statue de Charles de Gaulle
– Avenue de la Grand Armée - Paris
Pour Charles de Gaulle, la réussite économique n'est pas une fin en soi, mais un moyen indispensable à la puissance du pays : "Le progrès est la seule condition de notre indépendance",
affirme-t-il en 1964.
Pour lui, une France économiquement fragile ne serait pas en mesure de s'imposer dans le monde. Parvenir à une économie forte requérait pour lui trois conditions. A savoir, la France se devait de
disposer :
- d’une monnaie solide,
- d’un budget équilibré,
- et d’un solde commercial positif.
Parvenu au pouvoir, Charles de Gaulle mit en application ses trois conditions. Pendant la durée de la guerre et à la Libération (1942-1946), de Gaulle accepta l'idée d'un Etat
dirigiste puisque seule l'intervention de l'Etat dans l'économie était en mesure d’assurer la reconstruction de notre pays dévasté par la guerre.
Annoncées dès 1944 dans le programme du C.N.R. (Conseil National de la Résistance) et défendues par les résistants de tendance socialiste, Charles de Gaulle prit les mesures suivantes à la
Libération :
-
nationalisation des banques,
-
nationalisation des assurances,
-
nationalisation de certaines industries, comme Renault et EDF,
-
mise en place du monopole de l'assurance maladie obligatoire qu'est la sécurité sociale (l'Alsace et la Moselle conserveront le système d'assurance maladie instauré par
Bismarck),
-
mise en place du Plan (3 janvier 1946) qui fixe les objectifs économiques du pays pour plusieurs années.
De telles réformes sont simplement et purement phénoménales. Nous les qualifierions aujourd’hui de quasi révolutionnaires, voire de communistes. Je n’ai pas souvenir d’un seul chef d’Etat qui ait
engagé autant de mesures économiques et sociales d’une telle ampleur et, qui, de plus, concouraient toutes à l’intérêt général du pays.
Comme vous pouvez le pressentir, Charles de Gaulle mobilisa contre lui le « pouvoir de l’argent ». Rien, absolument rien, ne lui sera épargné afin de le faire échouer.
Il échappa à quatre attentats !:
- le 8 septembre 1961: une bombe commandée à distance est enterrée sur la route de Colombey, à Pont-sur-Seine, mais la « DS » présidentielle n'est pas endommagée,
- le 22 août 1962 l’attentat du Petit-Clamart (au Rond Point du Petit Clamart) : qui échoua, bien que la « DS » présidentielle montrât, parmi les impacts (environ 150 balles
tirées), une trace de balle passée latéralement à quelques centimètres des visages du couple présidentiel. Dans la déclaration qu'il fit lors de l'ouverture de son procès en 1963, Bastien-Thiry
(polytechnicien ingénieur de l'armement, âgé de 35 ans qui considérait l’indépendance de l'Algérie, même ratifiée par référendum, comme une forfaiture, conçut avec l'aide de personnes
partageant son point de vue et appartenant à l'OAS-Organisation Armée Secrète, d'enlever de Gaulle, voire, si ce rapt se révélait impossible, de le tuer) développa les motivations du complot
basé essentiellement sur la politique algérienne du général de Gaulle. L'attentat du Petit-Clamart fut celui qui fut le plus près de réussir. Cependant, et ce malgré l'indépendance de l'Algérie,
de nombreux autres attentats furent organisés contre la personne du Général,
- le 23 mai 1962: de Gaulle devait être abattu sur le perron de l'Élysée par un tireur posté près de l'Élysée,
- le 15 août 1964 : de Gaulle est en visite au Mont Faron près de Toulon. Une jarre avait été piégée de huit pains de TNT munie d’une mise à feu à distance. Ceux-ci n'explosèrent pas, le
déclencheur était trop faible.
Comme nous pouvons le constater, Abraham Lincoln et J. F. Kennedy eurent infiniment moins de chance que Charles de Gaulle !
L’Ordre Marchand déploya la totalité de ses capacités de nuisances à son encontre. Il parvint à sa fin, et Charles de Gaulle, tel un boxeur, jeta définitivement l’éponge … les épreuves et
pièges que l’Ordre Marchand plaça tout au long de son parcours (mai « 68 » et une opposition démentielle qui rejetait toutes ses propositions y compris la participation et la
décentralisation notamment) fortement relayés par les médias eurent raison de son énergie vitale.
L’opposition n’eût de cesse de combattre Charles de Gaulle ! En tête du combat, le Parti Communiste Français suivi comme son ombre par un certain François Mitterand. Celui-là même qui,
lorsqu’il sera élu Président de la République française et au nom des travailleurs et du socialisme (sic !) va défaire (privatiser) tout ce que Charles de Gaulle avait entreprit et
construit !
Tels furent, tels étaient, tels sont ceux qui s’auto-baptisèrent et se s’autoproclament encore et toujours aujourd’hui « la gauche française » !
Telle est, en France, et depuis, la fameuse « gauche française ». Autrement dit une gigantesque mascarade, une immense tromperie, une phénoménale duperie.
A l’évidence, le peuple français a été honteusement trompé et abusé par l’ensemble de cette classe politique française et des médias.
Ce même peuple qui, aujourd’hui, ne prend plus la peine d’aller voter.
Seul vote le peuple de droite Et, pour se donner bonne conscience, s’offre le luxe du choix : le respect de ses fondements avec une droite dure (normale quoi !), le leurre d’une
tierce voie, avec une droite centriste, utile selon les besoins afin de mieux maîtriser un résultat incertain (injection contrôlée d’un trublion de pacotille) ou pour mieux éliminer une
personnalité gênante voire encombrante, et, enfin, pour sauver les apparences d’une authentique démocratie, une droite « molle, moralisante et culpabilisante» (en un mot castratrice)
baptisée pour la forme « gauche française » dont la fonction principale, d’ordre thérapeutique, est de se donner bonne conscience, canaliser et maîtriser tous ceux qui seraient tentés
par une « vraie gauche socialiste pure et dure ». En réalité, les mêmes tirent les ficelles et distillent à bon escient, sur l’échiquier politique, les apôtres du « pour »
comme ceux du « contre ». Facile, et ça marche ! Alors pourquoi s’en priveraient-ils !
Ainsi, bon an, mal an, alternances et cohabitations meublèrent et rythment notre vie politique française ! Laissant ainsi à penser qu’elle est particulièrement vive, agitée et chaotique,
autrement dit, que notre démocratie est bien vivante. Toutefois la trajectoire invariable et unique qui nous conduisit, bien évidemment, là où nous en sommes aujourd’hui, illustre et étaye
à la perfection la gigantesque manipulation en ce domaine !
Non seulement les dignitaires et hauts membres de l’Armée de l’Ombre de l’Ordre Marchand se partagent à tour de rôle les postes ministériels et de responsabilités de l’Etat, mais ils accaparent
aussi tous ceux des médias, comme tous ceux des grandes entreprises privées ou d’Etat. Autrement dit, tous les « pouvoirs » sont entre leurs mains.
Ce que le peuple français vit et subit depuis plus d’un demi siècle ressemblent étrangement à ce que le peuple russe a vécu les siècles précédent et que relate scrupuleusement le grand
Alexandre Soljenitsyne – Prix Nobel de littérature – dans son ouvrage « Russes et Juifs - Deux siècles de vie ensemble ».
Il y a environ un siècle de cela, le grand Dostoïevski, dénonça lui aussi avec vigueur le comportement du juif en Russie: « Leur royaume est proche, leur royaume complet. Il
vient le triomphe des idées devant lesquelles ne soufflent plus mot les sentiments d’humanité, la soif de vérité, les sentiments chrétiens, nationaux, et même les sentiments de fierté populaire
des peuples d’Europe. Ce qui vient au contraire, c’est le matérialisme, la soif aveugle et rapace du bien-être matériel personnel, la soif de l’accumulation de l’argent par tous les moyens, voilà
tout ce qui est considéré comme un but suprême, comme la raison, comme la liberté, au lieu de l’idéal chrétien du salut par le seul moyen de la plus étroite union morale et fraternelle entre les
hommes. On en rira…Tous ces Bismarck, Beaconsfield (Disraeli), la République française, Gambetta et autres, tous, ils ne sont pour moi qu’une apparence. Leur maître comme celui de tout le reste
et de toute l’Europe, c’est le Juif et sa banque. Nous verrons encore le jour où il prononcera son veto et Bismarck sera impitoyablement balayé comme un fétu de paille. Le Judaïsme et la banque
règnent maintenant sur tout, tant sur l’Europe que sur l’instruction publique, sur toute la civilisation et particulièrement sur le socialisme, car avec son aide, le judaïsme arrachera avec la
racine, le Christianisme et la culture chrétienne. Et si de cela rien ne sort, sinon l’anarchie, alors à la tête se trouvera encore le Juif, car bien que prêchant le socialisme, il restera
néanmoins en sa qualité de Juif, avec ses frères de race, hors du socialisme, et quand tout l’avoir de l’Europe sera pillé, alors seule la banque
juive subsistera. Les Juifs mèneront la Russie à sa perte. » Journal d’un écrivain, Passim, 1880
Cela s’apparente également étrangement à ce que le peuple allemand vécu lui aussi il y moins d’un siècle et qu’Adolphe Hitler relate très longuement dans son ouvrage « Mein Kampf ». Il
est particulièrement significatif de noter et de savoir que l’essentiel de cet ouvrage est consacré, en quelque sorte, à la colonisation de l’Allemagne par les juifs allemands, ainsi qu’à la
description de leurs comportements envers le peuple allemand non-juif. En cela Hitler n’invente rien.
Quelques décennies auparavant, Wagner ne disait pas autre chose: «Le plus urgent est de nous émanciper de l’oppression juive. Je tiens la race juive pour l’ennemi-né de
l’humanité et de tout ce qui est noble. Il est certain que les Allemands notamment vont périr par elle. Peut-être suis-je le dernier Allemand qui a su s’affirmer contre le Judaïsme qui tient déjà
tout sous sa coupe. » - Lettre à Louis II de Bavière, 1881.
Il est intéressant de noter que dix années après les déclarations de Wagner, Jules Vernes fera de semblables observations: « Ils pratiquent le métier de prêteur avec
une âpreté inquiétante pour l’avenir du paysan roumain. On verra peu à peu le sol passer de la race indigène à la race étrangère. Si la Terre promise n’est plus en Judée, peut-être
figurera-t-elle un jour sur les cartes de Transylvanie. » - Le Château des Carpathes, 1892.
Autant on peut supposer qu’Hitler pouvait être antisémite, autant il est impensable d’attribuer à Alexandre SOLJENITSYNE, à DOSTOIEVSKI, à Richard WAGNER et à Jules VERNE, une telle indignité
morale de racisme envers le peuple juif.
Décrire une réalité, la dénoncer, n’est pas faire œuvre de racisme. Cela est une évidence qui doit être dite et répétée ! Un ethnologue n’est pas, que je sache et à ma connaissance, un
raciste né, par profession !
Il est intéressant de noter que l’exposé de la théorie raciste préconisée par Hitler couvre au maximum deux pages des 900 pages que cet ouvrage comporte et que dans ce même ouvrage, Hitler ne
professe ou ne fait une quelconque allusion à une quelconque nécessité d’éliminer tout ou partie des membres de la communauté juive.
Hitler avait perçu de nombreuses choses concernant ce peuple, comme par exemple leur influence hyper négative sur les dirigeants français de l’époque : « La France est et reste l’ennemi
que nous avons le plus à craindre. Ce peuple qui tombe de plus en plus bas au niveau des nègres, met sourdement en danger, par l’appui qu’il prête aux Juifs pour atteindre leur but de domination
universelle, l’existence de la race blanche en Europe. » (Mein Kampf, 1924).
Cet ouvrage, « Mein Kampf », a été interdit en France, sous prétexte qu’il fait l’apologie du racisme !
J’avoue que c’est justement parce qu’il a été interdit, dans mon pays la France, pays des libertés d’expression, de pensée et de penser (droits inscrits dans notre Constitution), que j’ai tenu
absolument à en prendre connaissance afin précisément d’en connaître son contenu.
Que voulez-vous, je suis un irréductible indécrottable ! Depuis toujours, tout ce qui est interdit éveille mon attention ! Pourquoi cacher, pourquoi soustraire ? C’est qu’il doit y avoir une
bonne raison de le faire ! De quel droit peut-on priver quiconque à la fois de sa liberté de penser et de son libre arbitre ?
Né après la guerre, en 1946, je n’ai rien à voir avec cette guerre, ce qu’elle comporte ou véhicule. De ce fait, je n’éprouve aucune culpabilité à l’égard de quoi que ce soit lié ou issu de cette
guerre et ne me sens responsable de rien. Hitler, pour moi, n’est pas autre chose qu’un acteur de cette guerre, au même titre que tous ceux qui ont participés à cette boucherie. Il n’est
pas autre chose pour moi. Et il le restera tant que je ne disposerai pas des moyens normaux et légitimes qui me permettront de me faire moi-même une idée très précise sur ce qu’il a été et sur ce
qu’il aurait réellement fait tout au long de cette guerre. En cela je respecte scrupuleusement ma liberté de penser et la nécessité absolue de mon libre arbitre. C’est cela ma Liberté, rien que
cela, pas plus. Je regrette et trouve profondément scandaleux, pire absolument contraire à la Constitution française qu’un gouvernement, quel qu’il soit, décrète une quelconque censure et impose
une lecture inique et à sens unique de l’histoire. De quel droit priver l’humanité de l’accès à la vérité ?
Cela signe une régression inouïe de notre humanité. Voyez-vous, je me réjouis que nul groupe de pression n’ait, en son temps, tant en Grèce qu’en Egypte, promulgué un texte de loi interdisant à
tout Thalès en herbe de mettre en application, aux pieds des pyramides, ou ailleurs, la trop fameuse « règle de trois » qui deviendra célèbre sous la désignation d’un théorème qui porte
depuis son nom !
Les lois peuvent tout interdire ! C’est sûr ! Sauf la pensée ! Et la pensée, une pensée, quelle qu’elle soit, fuse en même temps en mille lieux différents. Nul n’est propriétaire
d’une pensée : elle est toujours partagée par un très grand nombre. Plus encore, si elle est par nature trop évidente ou trop intuitive.
Je m’égare ! Revenons à notre sujet !
Vous est-il possible d’imaginer qu’en ce début des années 1900 et tout au long de ce siècle, pas un seul français ne connaissait l’exacte origine du journal communiste
« l’HUMANITE » ! ?
Tous étaient persuadés et sont toujours persuadés que ce journal représentait l’écoute et l’expression exclusives « du travailleur exploité par le capital », autrement dit, celle du
peuple opprimé, celle des classes les plus défavorisées et que le journal « L’HUMANITE » était le porte parole de leurs nobles et belles causes !
Que nenni !
Tous furent lamentablement abusés, trompés et magistralement manipulés. Comme toujours, ils firent confiance. D’une belle et absolue confiance.
Jamais ils ne surent que « leur » journal l’HUMANITE avait été fondé en 1904 par quelques membres de la communauté juive, à savoir : Léon Picard (100.000 francs), Lévy-Bruhl
(100.000 francs), le docteur Lévi-Brarn (25.000 francs), de Pressensé (30.000 francs), Jules Rouff (18.000 francs), Louis-Louis Dreyfus
(25.000 francs), Charles-Louis Dreyfus (25.000 francs), Salomon Reinach (10.000 francs), Herr (10.000 francs), Sachs (8.000 francs) et qu’il s’agissait pour ces gens-là de concurrencer
et d’abattre la « Petite République », journal socialiste, qui avait osé s’élever contre « le privilège juif des agents de change » ! Ainsi « l’HUMANITE »
vit le jour pour la défense de la haute spéculation de quelques-uns des membres de la communauté juive ! Comme couverture publique, il y avait encore les souscriptions fictives et réduites
de Jean Jaurès (10.000 francs), à qui on attribua la paternité du journal ainsi que sa première direction, Aristide Briand (5.000 francs) et Rouanet (2.000 francs.).
C’est ce même journal l’HUMANITE qui, plus tard, porta le pire des abrutis à la tête du Parti Communiste Français; à savoir Mr Georges MARCHAIS ! Il savait faire le pitre, le guignol face
aux caméras de la TV ! Authentique marionnette et pathétique pantin à la solde de l’Ordre Marchand. L’objectif qui lui fut assigné était simple : discréditer le communisme en France et
saborder le Parti Communiste Français. Georges Marchais remplira sa mission avec brio et panache. Puissamment aidé et relayé par les médias, il obtiendra 100% de réussite. Le Parti Communiste
Français ne s’en releva pas (du moins jusqu’à présent) !
C’est ce journal, « l’HUMANITE », appuyée par cette pseudo « gauche » qui vont tirer à boulets rouges sur Charles de Gaulle. Y compris, même, et cela dépasse
l’entendement, sur son projet de « participation » des travailleurs aux fruits de leur travail !
Oui, vous avez bien lu !
A cette époque je n’étais pas encore interpellé par la politique. J’ai seulement souvenir de nombreux repas familiaux fort animés. Les échanges politiques y étaient monnaie courante et les
oppositions nombreuses. Véritables dialogues de sourds, puisque aucun n’écoutait l’autre, trop obsédé, chacun, par le souci de vouloir convaincre l’autre ! La tablée était rigoureusement
scindée en deux parties ; ceux de « gauche » et ceux de « droite ». Je me souviens que Charles de Gaulle était irrémédiablement classé à « droite » !
Pourquoi ? Parce qu’il était catholique pratiquant ? Je dois avouer que même aujourd’hui j’ai du mal à digérer un tel « aveuglement » de masse !
Rétrospectivement, il m’est impossible de croire qu’il y ait eu de la part de tous autant de bêtises crasses et d’aveuglements. Seule une excellente manipulation à la fois médiatique et politique
ne pouvait que conduire à un tel résultat.
Souvenons-nous, la télévision était à ses débuts. Nous étions tous fascinés par elle et nous lui faisions entièrement confiance. Personne ne pouvait s’imaginer ou penser qu’elle n’était (déjà)
que manipulations, mensonges, tromperies et dissimulations. Personne ne se rendit compte qu’elle était entre les mains des membres de l’Ordre Marchand. Déjà à cette époque, tous les présentateurs des principales émissions et des « journaux d’informations » dits télévisés appartenaient à la communauté
juive !
Vous doutez ? Plongez-vous donc dans les archives de l’I.N.A accessibles sur la Toile ! Vous verrez !
La manipulation médiatique fut d’une telle ampleur, qu’une grande partie des mesures mises en œuvre par Charles de Gaulle, comme les résultats qui en résultèrent, furent ignorées des Français,
via un remarquable « silence radio » de l’ensemble des médias. Les archives de cette époque sont disponibles sur le site de l’I.N.A !
Je m’interroge parfois. Que se serait-il advenu « si » Internet (la Toile) avait existé ?
L’histoire aurait-elle été la même ?
Les réformes novatrices de Charles de Gaulle permirent la reconstruction de la France, toutefois dans un climat inflationniste.
En parallèle, une réforme profonde des structures fut entreprise. L'œuvre est considérable et souvent mal connue. Rappelons simplement :
- la réforme de l'agriculture, contre les avis « quasi unanimes », qui fut un grand succès,
- la création d'une industrie nucléaire et d'une industrie spatiale,
- le développement de la recherche :
- création du Centre national des études spatiales, le CNES,
- et de l'Agence nationale pour la valorisation de la Recherche, l’ANVAR,
- l'action en faveur de l'urbanisme (loi foncière, création de villes nouvelles),
- la loi de 1966 sur la formation professionnelle…
Ce n’est pas rien !
L’avion supersonique
« Concorde » (1)
(1) Adolescent, puis jeune adulte j’ai été émerveillé, captivé et subjugué par …« Concorde »
et … Eric Tabarly et ses sublimes voiliers (Pen Duik 4 surtout !).
A partir de 1963, cependant, une rechute s'amorce. La grève des mineurs, en mars, et un regain de hausse des prix obligent le nouveau ministre des Finances et des Affaires économiques, Valéry
Giscard d'Estaing, à mettre en place un Plan de stabilisation en septembre sous la pression de Charles de Gaulle. L'Etat baisse le crédit, bloque les prix, réduit ses dépenses. Cette rigueur a le
mérite de ramener le budget à l'équilibre, mais elle s'éloigne du libéralisme des années 1959-1960. L'insatisfaction des Français, dans le même temps, augmente : les gaullistes, aux
élections législatives de mars 1967, ne bénéficient plus que d'une majorité étroite.
On sous entendra que la poursuite du plan de rigueur fut l'une des causes - mais ni la seule ni la principale - de mai 68. Il est vrai aussi que ce mouvement estudiantin puis ouvrier sur
l'économie ne fut pas négligeable : outre la fuite des capitaux à l'étranger qu'elle entraîna, la crise de mai et ses grèves paralysèrent la production économique.
De l'avis de ses propres partisans, de Gaulle fut entièrement surpris par cette crise qu'il n’avait pas anticipé et qu’il ne semble absolument pas comprendre. Il n’y voit, en son début et au
mieux, qu'un gigantesque chahut de jeunes qui ne veulent pas passer leurs examens, au pire une contestation de l'autorité de l'État à faire cesser sur-le-champ.
En conséquence, il tomba avec une facilité déconcertante dans le piège : ses premières consignes des premiers jours furent de réprimer brutalement les manifestations étudiantes. Mettant de
l'huile sur le feu, il contribua ainsi de fait à l'escalade d'un conflit.
De Gaulle était prêt à accepter certaines des revendications des manifestants et voulut faire approuver les réformes par référendum, mais Georges Pompidou en mettant sa démission dans la balance,
le persuada de plutôt dissoudre l’Assemblée Nationale. Ce qu’il annonça le 30 mai 1968 dans un discours radiodiffusé.
Ce discours est important. Ses phrases sont courtes, chacune ou presque est une décision. Plus encore, il semble préciser qu’il n’est plus dupe ou naïf quant à la nature et origine des
évènements :
- « Étant le détenteur de la légitimité nationale et républicaine, j'ai envisagé, depuis vingt-quatre heures, toutes les éventualités, sans exception, qui me permettraient de la
maintenir »
- « J'ai pris mes résolutions. Dans les circonstances présentes, je ne me retirerai pas. »
- …
- « Quant aux élections législatives, elles auront lieu dans les délais prévus par la Constitution, à moins qu'on entende bâillonner le peuple français tout entier, en l'empêchant de
s'exprimer en même temps qu'on l'empêche de vivre, par les mêmes moyens qu'on empêche les étudiants d'étudier, les enseignants d'enseigner, les travailleurs de travailler. Ces moyens,
ce sont l'intimidation, l'intoxication et la tyrannie exercées par des groupes organisés de longue date en conséquence et par un parti qui est une entreprise totalitaire, même s'il a déjà des
rivaux à cet égard ».
De Gaulle opposait ainsi le Parti Communiste Français aux groupes maoïstes. En clouant le PCF au pilori et lui prêtant une visée subversive délibérée, de Gaulle rompt avec la stratégie de
Pompidou, qui n'a cessé de négocier avec le Parti au long du mois : ce dernier étant objectivement l'allié du gouvernement contre les gauchistes et pour le retour à l'ordre
Lorsque de Gaulle quitta le pouvoir le 27 avril 1969, il laissa l'impression d'avoir globalement bien mené l'économie du pays. Certes, la réussite a été plus éclatante au début. Mais "les années
de Gaulle" restent bel et bien celles des « Trente Glorieuses », cette période de forte croissance économique qui voit le pouvoir d'achat augmenter - en 1969, les Français consomment 56
% de plus qu'en 1958 - et le pays se doter d'infrastructures solides, d'une agriculture modernisée, de grands groupes dans l'industrie, le commerce, la banque et les assurances, d'entreprises de
pointe dans le domaine aérospatial et nucléaire notamment. La France a fait l'expérience de l'ouverture internationale contrôlée et a recouvré son indépendance économique et financière.
Rétrospectivement, les années 1958-1969, avec leur taux de croissance annuelle du PIB de 5 % à 6 % et leurs 400 000 chômeurs, apparaissent comme l'époque du miracle économique.
De 79 milliards de francs en 1975, la dette publique est passée à plus de 1 500 milliards d’euros en 2010 !
D’autres éléments importants parsemèrent la vie politique de Charles de Gaulle. En « vrac » :
- l’Europe : Charles de Gaulle était partisan d'une « Europe des nations », où celles-ci devaient conserver leur pleine souveraineté (= battre monnaie). Il était hostile à l'idée
d'une Europe supranationale. On le voit, là aussi, bien loin de ce qu’elle est devenue aujourd’hui.
- la « crise algérienne » à gérer, c’est-à-dire l’indépendance de l’Algérie alors colonisée par la France. Il fut très irrité par le ralliement massif des Pieds-Noirs (constitués à
90% de colons appartenant aux communautés juive française, italienne, espagnole , …, qui exploitèrent l’Algérie au nom et sous la protection de l’Etat Français) à l'OAS, à l'heure où
celle-ci lançait une vague de terreur et de terre brûlée en Algérie.
- Pour la petite histoire, Charles de Gaulle n'eut aucun mot de compassion, ni en public ni en privé, pour le sort de ce million de Français rapatriés d'Algérie. Il refusa même, comme le
rapporta son ministre Alain Peyrefitte, de prononcer lui-même un discours à destination des réfugiés. Cela n’empêcha pas ces mêmes Pieds-Noirs, une fois rapatriés et installés sur le sol français
(réfugiés), d’obtenir de l’Etat français d’énormes compensations financières ! Sous le prétexte fallacieux qu’ils « laissèrent » ou « perdirent » tous leurs biens en
Algérie ! Oui, vous avez bien lu ! Bien qu’ils pillèrent, exploitèrent et s’approprièrent les terres algériennes qui ne leur appartenaient pas, qu’ils exploitèrent les algériens, ils se
feront indemniser par l’Etat français de biens … spoliés aux Algériens ! Depuis leur rapatriement sur le sol français, ces anciens colons ne cessent de percevoir périodiquement d’importantes
sommes d’argent de la part de l’Etat français. Le dernier en date est celui demandé et justifié dans le rapport établit par le député Lot-et-Garonnais Dieffenbacher à la demande du premier
ministre RAFFARIN. Il est bon de signaler qu’une très forte majorité des « Pieds-Noirs » et autres colons d’Algérie appartenaient à la communauté juive en provenance de toutes les
régions du monde. Les circonstances historiques conduisirent à la situation qu’ils reçurent tous la citoyenneté française ! Savez-vous ce qu’ils firent de ces indemnités généreuses
consenties par l’Etat Français ? Ils se rendirent propriétaires de la quasi-totalité des départements de Lot-et-Garonne, du Gers, du Tarn-et-Garonne, … !
- Dans un référendum portant sur le transfert de certains pouvoirs aux régions et la fusion du Sénat avec le Conseil économique et social, Charles de Gaulle proposait d'introduire des
représentants des organisations professionnelles et syndicales au sein des conseils régionaux. Mettant tout son poids dans le référendum il annonça à l'avance son intention de démissionner en cas
de victoire du « non ». Celui-ci, auquel s'était rallié Valéry Giscard d’Estaing, l'emporta par 52,41 % le 27 avril 1969. Quelques minutes après minuit, le 28 avril 1969, un
communiqué tombe de Colombey : « Je cesse d'exercer mes fonctions de président de la République. Cette décision prend effet aujourd'hui à midi ». Charles de Gaulle décéda le 9
novembre 1970.
-
L’avion supersonique « Concorde »
J’avais alors 24 ans et terminais mes études supérieures à Nancy. A cette époque peu d’étudiants étaient politisés et je n’étais pas particulièrement attiré par la politique. Seuls quelques
irréductibles étudiants communistes, toujours les mêmes, distribuaient inlassablement leurs éternels tracs. Jamais méchants ou agressifs, plutôt bonasses, ils faisaient partie, pour moi, du
« paysage et folklore urbain », avaient « pignon sur rue », semblables aux quelques clochards placés ci ou là en quelques lieux stratégiques de Nancy.
Pour nous étudiants des villes des provinces françaises, « Mai 68 » fut une énorme surprise. Rien, absolument rien, ne laissait présager un tel évènement.
« Mai 68 », nous apparut comme totalement artificiel. Il échappait à l’entendement de la majorité des français. Les seuls souvenirs prégnants que j’en garde, furent la fantastique
couverture médiatique que ces évènements reçurent et la manière dont ces mêmes médias en firent un mythe. Je me souviens encore de mes stupéfactions et interrogations face aux comportements des
médias et découvris ainsi l’extraordinaire pouvoir de manipulation des masses des médias. Tout était faux. Tout sonnait faux. Tout était truqué, fabriqué et monté de toutes pièces. Une machine de
guerre se mettait en route et je ne savais ni pour quel combat ni pour quel(s) motif(s). En clair et pour être honnête, je ne comprenais rien à ce qui se déployait ou se mettait alors en
œuvre.
Sans conteste, « Mai 68 » fut l’évènement qui éveilla mon attention, m’inspira un profond rejet des hommes politiques et de la politique en général et qui fît naître en moi le refus
d’appartenance à un quelconque parti politique.
Mai 68 : Cohn
Bendit
A cette époque j’étais dans l’incapacité de me rendre compte ou de m’imaginer que tous les protagonistes et figures de proue de « Mai 68 » : les Daniel Conn Bendit, Geimar,
Krivine, …, Serge July, …, appartenaient eux aussi à la communauté juive ! Plus tard, bien plus tard, je prendrais conscience de cette réalité, et, en parallèle, le fait que j’ai été, alors,
outrageusement et honteusement abusé par toutes ces personnes portées aux nues par les médias, par les médias eux-mêmes, par tous les hommes politiques de cette époque et par tous les
« hommes de l’ombre » dissimulés que je ne pouvais soupçonner.
Mai 68 : Geismar – Sauvageot – Cohn Bendit
Voilà ce que l’Ordre Marchand, le « pouvoir de l’argent », réserva et concocta à l’intention de Charles de Gaulle afin de le chasser de la Présidence de la République dans l’unique
souci de récupérer le droit de « battre monnaie » !
Rien de moins qu’un « soulèvement général du peuple », initié par de faux étudiants (2), et qu’une masse laborieuse de travailleurs, chauffées au rouge par le journal l’Humanité et
les ténors de « gauche » soutenus par les médias, avait amplifiée en emboîtant le pas des étudiants. Sorte de « Révolution de Mai » à la française. Mauvais remake de la trop
fameuse « Révolution d’Octobre » russe !
(1) Le 21 mai 1968, les Renseignements généraux transmettaient au ministère de l’intérieur l’information selon laquelle : « Daniel Cohn-Bendit avait passé la
frontière allemande cette nuit, à Forbach, en direction de Francfort à bord d’un véhicule immatriculé 5147 V 92. Le véhicule utilisé par DCB, de marque Citroën ID 19, appartient à la société
anonyme Verjat II a été loué verbalement le 20 mai vers 18 heures sur appel téléphonique émanant de l’hebdomadaire Paris Match. Le chauffeur du véhicule, M. Paul Tora, employé dans la
société Verjat, était chargé de conduire ses passagers, Daniel Cohn Bendit, Jean Durieux, journaliste et Georges Melet, photographe ». Le 29 juin 1968, l’hebdomadaire
Paris-Match (qui avait cessé de paraître pendant les évènements) publie un photo reportage où l’on voit Dany le rouge photographié à Londres, à Paris, et chez son frère alors
professeur à Nantes (notez que Paris-Match s’est bien gardé de diffuser les photos prises en Allemagne, alors que reporter et photographe l’y accompagnait, à grands frais). C’est donc bien avec
un budget permettant de déplacer ce grand équipage en voiture de luxe avec chauffeur, louée à la SA Verjat, société dite "de Grande Remise" (société dont la clientèle était ordinairement composée
de ministres ou de PDG de multinationales) que Paris-Match promenaient ce luxueux « révolutionnaire » dans toute l’Europe.
Et oui ! « Dany le Rouge » est une authentique imposture, une authentique création de toute pièce destinée à déstabiliser la France d’alors, une authentique création médiatique
dont l’objectif évident était de se débarrasser du pouvoir gaulliste, devenu trop gênant pour l’oligarchie financière dite « anglo-saxonne ». La compréhension du rôle de cette
marionnette de la manipulation d’évènements tel que « Mai 68 » est indispensable à la compréhension des évènements suivants, notamment :
la collusion de la droite, de la gauche et des médias pour faire échouer le référendum de 1969 et provoquer le départ du Général de Gaulle,
la suppression totale de la convertibilité du dollar en or, le 15 août 1971,
l’entrée de l’Angleterre dans la CEE, avec l’assurance qu’elle seule, l’orienterait dans le sens des intérêts des financiers anglo-saxons et de la
doctrine néolibérale, votée le 28 octobre 1971 à la Chambre des Communes,
la perte de la souveraineté monétaire au profit des banques privées par la loi du 3 janvier 1973, principale cause de l’endettement actuel de la France
Fort de ce succès et d’un savant et outrageux entretien, par les médias, tout au long des décennies suivantes, du culte de la personnalité de Daniel Cohn-Bendit, font que ce dernier est toujours
présent sur le « devant de la scène politique française », aujourd’hui apôtre du thème … de l’écologie ... habilement mis en scène par l’Ordre Marchand.
Cohn Bendit – aujourd’hui
Je vous propose avant de clore cet article de prendre quelques instants de détente. Avec une « séquences souvenirs ». De ces souvenirs qui jaillissent et réapparaissent
brutalement au fil des écrits. N’y voyez aucune nostalgie, seulement, rétrospectivement, des anecdotes non innocentes, riches d’enseignements :
- avant ou après mai « 68 » (ma mémoire me fait défaut, je ne parviens pas à me repérer précisément), je verrais débarquer à Nancy, un homme extravagant dans sa démarche intellectuelle,
sa façon d’être et de se comporter. Immensément provocateur et méprisant, « JJSS » venait faire une campagne à la mode américaine afin de se faire élire député de Lorraine », comme
il aimait s’affubler. Il sera élu. Quelques temps après, il transporta son « cirque » incroyable à Bordeaux, afin de s’opposer à la réélection, en tant que député, de Jacques
Chaban-Delmas. Je savais que Jean-Jacques Servan-Schreiber (JJSS) était patron de l’Express (avec Mme Françoise Giroud). J’ignorais alors que ces deux là appartenaient aussi à la communauté
juive. JJSS savait beaucoup de choses ! Lors de sa campagne nancéenne il « prophétisa » sur le devenir de la société française. Ses propos s’incrustèrent dans ma mémoire et je
peux témoigner aujourd’hui que ce qu’il prédit, se réalisa, toutefois avec 10 années de retard par rapport à ses prévisions !
- vous souvenez-vous d’Enrico Macias ? Qui d’entre nous (du moins celles et ceux de ma génération) n’a pas chantonné avec plaisir moult de ces refrains ? Nous aimions et
apprécions Enrico Macias. Il était gentil, souriant, faisait vibrer nos fibres sensibles. Qu’elle était belle Monsieur Enrico Macias votre chanson « Enfants de tous pays
… ».
Honte à vous Mr MACIAS d’avoir abusé toute notre jeunesse, de nous avoir trompé, de nous avoir menti, d’avoir dissimulé intentionnellement vos véritables desseins et votre véritable personnalité.
Que vous soyez d’origine juive est une chose. Que vous apportez votre soutien moral à l’armée Israélienne dans ses incessants massacres des Palestiniens, et plus récemment, que vous cautionnez
l’assassinat de plus de 400 enfants palestiniens par vos « frères », cela est immensément inadmissible. Et en dit long, très long, trop long sur votre pensée et faculté de faire croire
tout le contraire de ce que vous êtes véritablement.
Honte à vous Mr MACIAS de cautionner le génocide du peuple palestinien.
Comme tous les colons israéliens et tous ceux qui défendent ou soutiennent les exactions de l’armée israélienne à l’encontre du peuple palestinien, vous êtes aussi un assassin. Coupable de crimes
contre l’humanité. Et devrez, tôt ou tard, en rendre compte face à la justice internationale. Vous savez trop bien que la justice divine n’existe pas. Que seule s’exprime celle des hommes. Vous
savez aussi qu’elle peut-être immensément terrifiante.
« Il y a un pacte vingt fois séculaire
entre la grandeur de la France
et la liberté du monde »
Charles de Gaulle