Finike, Février 2008.
de Xania à Istanbul
 
 
Réflexions sur le peuple juif.

 
 
De prime abord il peut sembler singulier qu’un tel thème apparaisse dans notre « Carnet de Voyage ». Nous devons avouer que lorsque nous quittâmes le port d’Argelès-sur-Mer, en juin 2005, pour ce périple de trois années, nous étions loin de penser, Christine et moi-même, qu’il en serait ainsi.
 
Cela demande donc un éclairage préalable ! Pour ce faire je vais m’aider, dans un premier temps, de deux extraits de l’article intitulé : « suite … de la plaisance d’aujourd’hui» issu de notre « Carnet de Voyage ».
 
Premier extrait :
 
« Dès les premiers mois de notre périple nous ressentîmes un étrange malaise quant au comportement inhabituel, pour nous, de nombre de navigants que nous rencontrions ou croisions. Cela nous marqua tellement que nous lui réservâmes une place dans notre « Carnet de Voyage » : c’est dire !
 
Il nous faudra attendre les premiers mois passés au sein de la marina de Monastir où nous hivernions pour parvenir enfin à comprendre le pourquoi d’une telle situation incompréhensible pour nous.
 
Dans notre courrier daté du 8 février 2006 nous écrivions à « Mr Raoul »: « Quant aux autres hivernants de la Marina Port Monastir, sachez que 95 % d’entre eux appartiennent à la diaspora juive (de tous pays : Finlande, Suisse, Allemagne, Angleterre, Canada, Belgique, Espagne, France, …). C’est une communauté fermée qui n’accepte pas les autres. Ce qui explique nos difficultés et incompréhensions initiales, puisque se sont les « mêmes » que nous avons côtoyés lors de notre périple ».
 
Nous étions, Christine et moi-même, à des années lumières de cette réalité. Nous ne nous y attendions pas et prîmes cela de plein fouet, estomaqués ! »
 
Deuxième extrait : « Fin février 2007, j’écrivais à « Mr Raoul » :
 
  • « A l’évidence, il est clair que mon prochain chapitre « Intermèdes en terre grecque » sera consacré à ce peuple et problèmes qu’il me pose, afin une bonne fois pour toute d’être clair vis-à-vis de moi-même et me débarrasser de ce qui encombre inutilement ma pensée ! » (1)
 
Sans aucun doute, était-il encore trop tôt pour moi de me lancer dans de tels écrits.
 
Aujourd’hui, mes différentes expériences acquises auprès de cette communauté m’ont apporté suffisamment de matériaux de réflexions me permettant de régler le problème qu’elle me posait.  Ces réflexions seront incluses dans notre « Carnet de Voyage », auparavant il me faut achever le travail engagé sur d’autres thèmes. »
 
Fin de citations !
 
 
(1) Ces écrits accompagnaient les échanges et considérations que nous avions concernant les préparatifs de la campagne présidentielle française ! 
 
 
Vous l’aurez compris, nous serons durant notre périple confrontés aux comportements pour le moins étonnants de cette communauté. Au cours de ces trois années nous vivrons, notamment, trois expériences différentes : lors des nos hivernages dans les marinas de Monastir en Tunisie et de Finike en Turquie (2) et avec « Mr Raoul » (3).
 
Or, il s’avère, comme le précise le second extrait, que préalablement à notre départ, ce peuple me posait déjà problème.
 
Plus précisément, mon attention fut éveillée puis focalisée en 1997. J’avais cinquante et un ans ! Depuis, une « grosse colère » à leur encontre m’habitait ! Et ce d’autant plus, qu’il m’était alors donné de comprendre brutalement nombre de choses vues, observées et vécues tout au long de ma carrière professionnelle et de ma vie sociale ! Il s’en suivra que je tenterais de comprendre et m’engagerais dans un important travail de recherches.
 
Notre projet de navigation et sa réalisation auront pour conséquence de remiser ce travail dans un tiroir !
 
Nous partirons … et serons par deux voies différentes … rattrapé par lui !
 
La première voie a été précédemment citée, à savoir leur attitude sociale.
 
Quant à la seconde, elle résulte d’une série de réflexions que ce voyage fera naître en moi. Certaines prendront corps lors de notre séjour à Rhodes et se traduiront in fine dans notre « Carnet de Voyage » par un article intitulé : «de l’ordre marchand à l’Ordre Marchand». Ce thème aura pour conséquence de m’interpeller indirectement sur la place et le rôle que cette communauté aurait pu jouer dans l’organisation de l’Ordre Marchand. Il en résultera de nouvelles pistes de réflexions.
 
En parallèle, nombre d’évènements survenant en France (élections présidentielle notamment) et dans le monde (Guerre d’Israël au Liban, Cour suprême d’Israël qui justifie les assassinats ciblés d’opposants palestiniens, ONG au Tchad : Arche de Zoé, ONG en Libye : suite de l’affaire des « infirmières bulgares », …) vont venir troubler mes réflexions.
 
Je me trouvais alors dans une situation insupportable. Je ne pouvais accepter de continuer à vivre ainsi, l’esprit totalement pollué et empoisonné par ces réflexions et décidais de retrouver la paix en moi-même et donc de conduire à terme mes réflexions sur ce peuple.
 
L’élément déterminant dans cette décision résidera dans le fait que cet ensemble de « vécus » que j’ai eu et que nous avons au contact de ce peuple me montrait clairement que j’étais en présence de deux catégories de personnes bien différentes dans leurs comportements, façons d’être, d’être. Autrement dit que je n’étais pas en présence d’une entité homogène !
 
C’est ainsi que je « diviserais » ce peuple en deux catégories : ceux « visibles », environ 20 %, et la grand masse (80%) !
 
Ceux « visibles » ont un comportement naturel détestable. Ils sont abjects, méprisants, dissimulateurs. Ils n’acceptent aucune contestation. Aucune discussion n’est possible. Je serai toujours étonné de constater qu’il est impossible d’avoir un échange d’idées avec eux. C’est incroyable, mais ils n’ont rien à dire ! Enfin, ils se dissimulent tous derrière une apparence trompeuse se voulant rassurante, avenante, compréhensive, courtoise, souriante,…mais qui « vole en éclats » dès lors qu’on les place face à leurs contradictions ou toute contradiction du moment, comme j’en ferais maintes fois l’expérience au cours des années passées. Toute relation normale avec eux est impossible.
 
 
(2) voir article : « suite … de la plaisance d’aujourd’hui »
(3) voir article : « … c’est dommage Mr Raoul … quel dommage Alain … »
Et il y a tous les autres, la grande majorité, ces 80% restants, au comportement normal. Avec nombre d’entre eux j’aurais, sur la quasi-totalité du territoire français, de nombreuses discussions « philosophiques », nous entretiendrons d’authentiques relations emplies de respect et de complicité. Je lirais de nombreux livres et écrits, somme de réflexions passionnantes elles aussi emplies d’humanisme, de bonté de certains autres (Einstein, Todorov*,…) …
 
Toutefois, je serais troublé par un comportement commun : partout où ils sont, ils ne peuvent pas s’empêcher de ne vivre qu’entre eux ,de constituer naturellement un ghettos de vie.
 
Cet état de fait m’incitera à étudier leur histoire. J’en dégagerais quelques grandes lignes de réflexions.
 
Je découvrirais que ce peuple, à son origine, sera le seul peuple au monde qui recevra un enseignement, le Talmud, édifiés par ses grands prêtres à lui (les rabbins), qui lui apprendra, et lui apprendront, à haïr et à mépriser tous les autres peuples, qu’ils soient … chrétiens … musulmans, … ou adorateurs d’idoles … autrement dit … tous les « autres » !
 
Que sa religion (Thora) fabriquée des mains de leurs ancêtres, va faire de lui le « peuple élu » de son Dieu. Ce dernier le désignant explicitement pour régner sur les terres qu’il a crée. Ce peuple va donc tout naturellement s’estimer « supérieur » en tant que peuple à tous les autres peuples et, « supérieur » à titre individuel à tous les autres êtres humains.
 
Je vais enfin prendre conscience que ce peuple n’existe que pas ses « écrits » à savoir la Thora et le Talmud qui constituent ses fondations et sa culture. Il n’existe que par eux.
 
Il n’y a pas d’autre peuple au monde qui doit son existence à un livre qu’il écrira et aux enseignements qu’il en tirera.
 
Bien heureusement cela était il y a plus de deux mille cinq cent ans ! Depuis, comme dirait Mr de La Palice, deux millénaires et demi se sont écoulés ! L’érosion va accomplir son œuvre, l’évolution suivre son chemin. Pas un peuple n’échappera à l’usure de ses fondations et de ses croyances.
 
Par ce qu’elles n’ont pas su comprendre que leurs écrits fondateurs n’étaient que symboles, que foi et dogme ne se conjuguent pas de pair et que le dogme s’oppose à l’inexorable évolution de l’homme, toutes les religions vont lentement décliner.
 
Cependant, alors que la grande majorité des hommes se fond dans la grande marmite de l’évolution, où chacun, tel la chrysalide, va progresser à son rythme vers sa libération, quelques uns vont se cramponner à leurs fondations et à leurs croyances ancestrales. Les « extrémistes » de tous bords vont fleurir …
 
S’il n’est pas épargné, le peuple juif éprouvera quant à lui plus de difficultés que les autres peuples. Ce n’est pas facile de rentrer dans la normalité lorsqu’on est intimement convaincu depuis plus de 2500 ans que l’on est le meilleur en toutes choses. Ce n’est pas facile de s’immerger, de s’intégrer et de se fondre dans la société des « autres », dans les pays d’accueil, quand les enseignements qu’il reçoit depuis plus de 2500 ans le condamnent à l’ « asociabilité », aux ghettos. Il éprouvera donc de plus grandes difficultés à se libérer de son formatage initial. Ce faisant il s’isolera plus que de raison. Ce faisant, il s’affaiblira et réagira avec une peur irraisonnée des autres.
 
L’empreinte initiale vit encore en chacun de nous. Malgré moi, malgré toute ma bonne volonté, je suis imprégné par des restes du passé transmis par l’éducation que j’ai reçu et qui fera de moi ce que je suis aujourd’hui. Je ne suis pas croyant, pourtant mes gestes, comportements, façons d’être, … sont conditionnés par deux cultures : la culture dite « judéo-chrétienne »  et la culture grecque !
 
(*) Tzetan TODOROV : « Mémoire du mal, tentation du bien »
Je vais ainsi réaliser que ces fameux 20%, ceux qui en définitive me posent problème, ne seraient que des « irréductibles hébreux » dopés - tels nos « irréductibles gaulois » et leur potion magique - au breuvage de leur chaudron ancestral dans lequel on trouverait pèle mêle, leur mission divine dont il serait investi par son « élection », sa haine des autres et la promesse de « la terre promise ».
 
Sauf que, contrairement à nos « irréductibles gaulois » qui, joyeusement et en chœurs vont s’opposer aux armées de César pour protéger leurs libertés et leur village, ces 20% mettent en péril l’existence de 80% de « son » peuple !
 
Par ce qu’il leur était facile de s’emparer de tous les pouvoirs, par ce qu’ils n’ont pas su préalablement jauger les moyens strictement nécessaire à mettre en œuvre afin de satisfaire leurs ambitions, ils (les 20%) vont, en dépit de toute règle de prudence ou de discrétion, investir tous les postes clés de l’Etat, de l’Administration de l’Etat, des entreprises d’Etat, des grandes entreprises ou sociétés françaises, s’approprier l’ensemble des médias et, grâce à eux notamment, vont pouvoir conquérir la quasi totalité des fonctions de députés, maires, conseillers régionaux et généraux, …, maîtriser l’ensemble des partis politiques (de droite, comme de gauche) et organisations syndicales.
 
Ils vont donc, en moins de cinquante années, parvenir à ce résultat et afficher, sans aucune retenue, au reste du monde et aux français, qui ils sont. C’est ce que je vivrais, verrais, entendrais.
 
Pour inhiber toute réaction « intérieure au pays» ils vont instrumenter la morale. Pour contrer l’érosion du temps sur les esprits de son peuple, ils vont instrumenter la peur de l’autre afin de les terroriser, raviver sa haine qui les isolera encore plus des « autres ». En « contre partie », je n’en rencontrerais pas un sans emploi.
 
En fait les 20% de ce peuple utilise les 80% restants comme si c’était son « armée » et de ce fait n’hésite pas à l’exposer aux plus graves dangers, à l’exposer en permanence à la vindicte populaire.
 
Certains « des 80% » vont prendre conscience de cette situation, du danger et faire ce que leur éthique et devoir leur dictent de faire : ils vont écrire. Leurs écrits seront parfois pathétiques. D’autres « des 80% », conscients de cette réalité vont en profiter ou par excès de zèle faire ce qu’ils estimeront leur valoir l’accès dans le cercle des 20% ! D’autres vont progressivement se rendre compte que « quelque chose » ne va pas, vont prendre conscience de la réalité et, par ce qu’ils n’en n’ont pas le courage ou par ce qu’ils sont trop veules ne feront rien ! Nous en rencontrerons : ils sont parfaitement identifiables par leur réaction à notre encontre : comme un miroir, nous leur « renvoyons » leur lâcheté. C’est insupportable pour eux.
 
Au cours de notre périple nous nous rendrons compte que 98% des navigants français et 98% des français vivants à l’étrangers sont, comme ils se définissent eux-mêmes, des « français de l’extérieur » (par opposition à nous, « français de l’intérieur » !).
 
Tout au long de nos escales en pays étrangers (que ce soit en Tunisie, en Italie, en Grèce ou ici en Turquie), je constaterais que le regard et comportements des « autochtones » à l’égard des « français de l’extérieur » ne sont pas les mêmes que ceux qu’ils réservent aux « français de l’intérieur ». Cela m’interpellera ! D’autant plus que partout où nous passerons nous ne trouverons que des peuples pacifistes, d’une gentillesse et convivialité partout remarquables.
 
Par ce que fondée sur un principe erroné (et de plus inique), la société dans laquelle nous évoluons, basée sur l’argent, est inexorablement appelée à s’effondrer. Les accélérations induites par le développement des savoirs et des outils issus des progrès scientifiques ne font qu’accélérer son instabilité intrinsèque et avancer son échéance. De plus en plus ingérable notre société s’écroulera d’autant plus rapidement. Les Etats ne pourront plus faire tourner les machines à fabriquer les billets de banque afin de compenser tous les déficits que ce système engendre naturellement, comme vient de le faire dernièrement, par exemple, les Etats-Unis d’Amérique.
 
Cela prendra peut-être quelques décennies, mais c’est immuable. Il n’y a pas d’autre issue.
 
D’ici là, tous les peuples concernés par cette société vont subir des épreuves extrêmement dures à supporter et infiniment dangereuses. Dans le même temps, issus des peuples les plus pauvres à qui notre propre société pille et vole leurs richesses, issus des peuples ou tribus que notre société actuelle tente d’éliminer en les faisant se combattre entre elles, issus de tous les peuples qui auront été abusés, vont émerger leurs fils, plus sages et mieux « instruits » que leur pères qui, tous ensemble vont réagir.
 
Nos « apprentis sorciers » n’ont pas su voir que mondialiser leur présence, se déclinant par misères et souffrances, c’était aussi mondialiser … la réaction !
 
Sur tous les continents, des blessures de la terre et des blessures des hommes va naître la révolte et la plus grande barbarie incontrôlable que l’humanité n’a jamais connue.
 
Il ne pourra pas – malheureusement - en être autrement : aucune autre alternative n’est laissée à l’homme. (4)
 
C’est cela que nous voulons ?
 
C’est cet « avenir » que nous voulons réserver à nos enfants, petits enfants ?
 
Avec mes moyens j’ai engagé ce travail de réflexion. Mon esprit a retrouvé le calme. Ma conscience est apaisée.
 
Mais combien seront-ils à faire ce que j’ai fait : contenir sa colère, prendre le temps de comprendre et en quelque sorte « tirer la sonnette d’alarme » ?
 
C’est notre problème ! J’ai apporté ma pierre . A chacun, quand il est encore temps, d’apporter la sienne !
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
(4) Jacques ATTALI arrive aux mêmes analyses, par d’autres voies que la mienne, mais pas aux mêmes conclusions sur le devenir de notre société. Se reporter à son ouvrage instructif et édifiant : « Une brève histoire de l’avenir »


 
 
 
 
 
 
 
 
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