«L’ouverture d’esprit que donnent les voyages en mer
est comparable à celle que procure la philosophie.
Je pense, qu’il faut faire deux ou trois voyages dans sa vie :
non seulement celui de la philosophie,
mais aussi
celui des paysages et des hommes »
Michel Serres
Xania, le 29 janvier 2007
La femme grecque
Une certaine personne dont je tairais le nom ne manquerait pas de me prêter, avec délectation, des affinités particulières si je ne réservais pas quelques lignes à cette créature de rêve qu'est
la femme grecque.
Et il aurait raison le bougre ! Car je commettrai alors une faute grave !
... la femme grecque ...
... elle est simplement ... elle ... superbe ... l'harmonie en mouvement !
Ce n'est sûrement pas un hasard si les grecs anciens découvrirent ce que l'on désignera bien plus tard par le « nombre d'Or » !
Elle est le nombre d'or en mouvement.
Pour 80% d'entre elles, elles sont grandes, des jambes fermes longues et élancées où graisse et cellulite sont étonnamment absentes.
Leur visage n'est ni beau ni laid, simplement typé.
Plus surprenant, elle semble n'avoir aucun problème particulier avec sa féminité ! Elle l'assume d'une manière étonnamment naturelle. Elle est bien dans sa tête et son corps ne lui pose aucun
problème ! Ses attitudes, comportements et visage étonnamment épanouis et détendus reflètent en permanence ce bien-être.
Jamais je n'ai vu autant de femmes sachant mettre leur corps en valeur de façon aussi naturelle. De dos, impossible de distinguer la mère de la fille !
Quelle que soit sa classe sociale elle fait attention à sa façon de se vêtir. On voit peu de femmes négligées ou d'aspect douteux ou sale.
Elle est sensible à la mode. A une mode qui sait à la fois respecter son corps et le mettre en valeur. La mini jupe avec collant épais et bottes constituent une tenue quasi générale dès le plus
jeune âge et y compris pour celles ayant largement dépassées la cinquantaine ! Que ce soit à Xania ou à Athènes, en cinq mois je n'ai pas encore vu de femme provocante, ou style
«péripatéticienne».
Les premiers temps j'ai du me faire violence afin de ne pas me retourner sur chacune que je croisais ! Pas un grec ne se retourne pour admirer une femme, aussi superbe soit-elle ! Je compris bien
vite que cette manie bien française était, ici, parfaitement déplacée. Maintenant je sais voir sans regarder ! Le plus désolant est l'habitude. Il m'arrive trop souvent, à mon goût, de ne plus
faire attention ! Repu !
Nous ferons Christine et moi-même d?autres observations en ce domaine, notamment concernant le rapport « homme/femme ».
Il est sain et naturel, non vicié comme chez nous. Ni dominant ni dominé. L'égalité la plus parfaite. Hommes et femmes s'abordent naturellement avec une facilité déconcertante, pour nous peu
habitués à cela. Amabilité et gentillesse dominent des échanges détendus et courtois. Pas d'attitudes défensives, pas de trace d'inquiétude. Nous nous adressons souvent à eux dans la rue pour
leur demander un renseignement. Qu'ils soient femmes ou hommes, nous aurons toujours une personne souriante, à l'écoute, attentionnée, ne manifestant aucun signe d'inquiétude ou d'appréhension et
se comportant vis-à-vis de nous comme si elle nous connaissait depuis longtemps !