Partager l'article ! délit de haute trahison envers la nation française et son peuple: Le 28 septembre dernier, le Parlement Européen a approuvé ...
Le 28 septembre dernier, le Parlement Européen a approuvé un « programme de gouvernance économique » constitué d’un ensemble de règlements et d’une directive.
Il s’agit de 5 règlements, c’est-à-dire des textes de loi qui sont directement applicables dans les États membres sans passer par une ratification parlementaire nationale, et d’une directive, autre texte de loi à transposer dans la loi nationale (via une adoption parlementaire nationale et donc à un débat).
Ce « programme » entre en vigueur dans chacun des pays dès le 1er janvier 2012, afin que puisse se mettre en place la « surveillance européenne des finances publiques ».
Il oblige les États :
- à renforcer drastiquement leur politique d’austérité,
- à l’imposer durant des décennies à leur population : ceci vaut pour les 20 pays de l’UE en situation de déficit budgétaire (plus de 3% du PIB de déficit) et de façon encore plus marquée pour les 13 pays dont la dette souveraine dépasse 60% du PIB,
- à planifier leurs dépenses publiques de façon à descendre rapidement à un niveau maximum d’endettement de 60% du PIB, sous peine d’amendes conséquentes en cas de « mollesse ».
Je rappelle ici que pour rembourser la dette souveraine française, chaque français devrait payer à l’Etat 30 000 euros : soit pour un couple 60 000 euros, pour un couple avec un enfant 90 000 euros, pour un couple avec deux enfants 120 000 euros !, …
Etalé sur dix années, ce remboursement reviendrait à 3000 euros par an pour une personne, à 6000 euros par an pour un couple !, …
Etalé sur 20 ans il serait égal à 1500 euros par an pour une personne, à 3000 euros par an pour un couple, …
Une folie ! Un suicide ! Irréalisable et irréaliste.
Alors pour y parvenir ce « programme de gouvernance économique » de l’Union européenne :
- oblige les Etats à diminuer les cotisations sociales qui servent à alimenter la sécurité sociale,
- oblige les Etats à réduire la pression fiscale directe,
- et impose aux Etats la mise sous tutelle européenne de tous les budgets (et de leurs règles de procédures) de leur administration publique: communes, provinces, régions, communautés, … Ces budgets sont à programmer de façon pluriannuelle, supprimant le contrôle démocratique des élus politiques.
Il ne reste plus alors aux Etats :
- qu’à augmenter la TVA,
- développer d’autres taxes indirectes (impôts injustes car non proportionnels aux revenus),
- privatiser…
- réduire le financement de tous les services publics…
- réduire le salaire des fonctionnaires…
- supprimer le statut des travailleurs de la fonction publique…
- réduire les droits de la pension,
- réduire les coûts de la santé et du chômage…
… et à tirer de vraies balles sur tous les innombrables futurs manifestants
nous payons le « sauvetage » des banques
Cette austérité découle pour partie seulement (l’essentiel de la dette provenant du fait que les Etats ont été spoliés de leur droit régalien de « battre monnaie ») des sauvetages successifs des banques depuis 2008 par plusieurs États de l’UE qui ont racheté leurs dettes, augmentant ainsi le montant de leurs propres dettes souveraines du montant strictement égal aux pertes réalisées par ces banques !
Pour la période 2008/2009 ce montant correspondu à 16,5% du PIB européen !
Selon Barroso, depuis 2008, la somme publique totale de soutien bancaire s’élève à 4600 milliards d’euros.
Pour nous citoyens, ce « programme de gouvernance économique » de l’Union Européenne pérennise d’une façon extraordinaire l’austérité salariale et budgétaire qui nous affecte déjà.
De telles mesures ne peuvent que conduire à une situation « d’État minimal », sans services publics.
De telles mesures renversent de fait les principes démocratiques de fond en comble, puisque les financiers privés possèdent désormais plus de pouvoir qu’un État.
Etat qui maintenant est assimilé à un individu imprévoyant que l’on punit !
Enfin, cela veut dire aussi que l’État abandonne sa souveraineté.
Ce qui in fine se traduira par sa faillite dans toutes ses missions.
C’est exactement l’objectif de l’Ordre Marchand (puissances bancaires et financières, et l’ensemble de la classe politique européenne) qui pilote aujourd’hui l’Union européenne : enterrer la démocratie et installer un seul et unique gouvernement ; celui de l’Ordre Marchand.
Pour respecter les contraintes imposées par l’UE (avec l’aide du FMI ou sous la menace de son intervention), des États ont déjà imposé des mesures d’exception à leur population comme si nous étions en temps de guerre : suspension des conventions collectives négociées en Grèce et imposition de conventions unilatérales patronales, réquisition militaire des contrôleurs aériens espagnols en grève en décembre 2010 par la voie d’un vieil article franquiste de la Constitution qui prévoit, en cas de non soumission, des peines de prison pouvant aller jusqu’à 6 ans…
Ce « paquet de gouvernance européenne» impose une modification du traité de Lisbonne. Modification qui devrait d’abord être ratifiée par les parlements nationaux.
En avez-vous entendu parlé ?
Le plus incroyable dans cette affaire est que l’Union Européenne demande aux Etats d’inscrire dans leur constitution nationale le principe de la mise sous tutelle européenne des budgets !
En acceptant cette obligation d’obéir à une technocratie transnationale qui bafoue les droits les plus élémentaires des peuples, nos gouvernants se sont placés dans la situation de haute trahison envers leur pays, leur nation et les citoyens. [1]
Il nous appartient, à nous peuple de France, de porter plainte et de demander que l’ensemble de la « classe politique » française, les membres du gouvernement et du Parlement soient jugés par la plus haute instance juridique française pour faits de haute trahison envers le pays, la nation et les citoyens.
Tous sont coupables.
[1] La haute trahison est un principe politique qui qualifie le crime qui est commis lorsqu’est pratiqué un acte d’extrême déloyauté envers son pays et sa nation.