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il est désormais interdit de planter et de cultiver librement.
L’Assemblée nationale et le Sénat français viennent de voter une loi qui remet en cause le droit des agriculteurs de ressemer librement sa propre récolte : c’est dorénavant illégal.
Premier pas qui conduira à court terme à l’interdiction par la loi à tout particulier de faire son jardin (Cf. ce qui s’est dernièrement passé en Australie ou une dame a été condamnée à quatre années de prison pour avoir cultivé son jardin !)
Cette loi votée par les sénateurs le 8 juillet dernier et par l’Assemblée nationale le 28 novembre dernier imposent aux agriculteurs (et aux particuliers) de payer une redevance appelée «Contribution volontaire obligatoire» s’ils veulent conserver une partie de leur récolte pour la ressemer l’année suivante.
Cela supprime le droit aux paysans de ressemer librement et les rends (ainsi que les particuliers) captifs des multinationales semencières.
En clair, il s’agit d’un verrouillage des semences par la sélection de variétés hybrides (non reproductibles) ou modifiées, d’un contrôle de la totalité des semences, et de la nourriture, par une poignée de multinationales.
Qui sont ces propriétaires de semences qui percevront la « contribution volontaire » ?
Depuis 1949, toute variété de semence mise sur le marché doit obligatoirement être inscrite sur le catalogue géré par l’Office communautaire des variétés végétales (OCVV), dont le siège est à Angers. Cet office accorde un droit de propriété intellectuelle, d’une durée de 25 à 30 ans, à «l’obtenteur», celui qui a sélectionné cette variété. Les principaux détenteurs de ces « certificats d’obtention végétale » ne sont autres que les grandes multinationales semencières : Bayer, Limagrain, Monsanto, Pioneer, Vilmorin ou Syngenta. Tous sont réunis au sein de l’Union Française des Semenciers.
La seule argumentation avancée fut de déclarer que seul le « progrès génétique » et la «productivité» pourront nourrir 9 milliards d’individus, alors que le problème n’est pas dans la production agricole, excédentaire, mais dans sa répartition.
Nos gouvernants et hommes politiques de tous bords ont feint d’ignorer que la totalité des semences industrielles sont issues des variétés sélectionnées par des centaines de générations de paysans sans que la moindre rémunération leur ait jamais été versée, qu’il a fallut 3,5 milliards d’années d’interactions du vivant pour engendrer la diversité génétique que les sociétés paysannes ont identifié, sélectionné, transporté, échangé durant quelques dizaines de milliers d’années, que ce bien commun naturel et culturel ne saurait être confisqué : il est patrimoine de l’humanité.
Il appartient à tous.
Il n’appartient ni aux hommes politiques véreux et pourris ni aux multinationales.
Cette nouvelle loi qui va à l’encontre de toute logique et tout ordre naturel montre bien l’état de dégénérescence de tous nos hommes politiques actuels et leur immense dangerosité pour l’espèce humaine.
Il est temps que nous les congédions tous sans exception et l’heure d’unir nos volontés.