Leptine

Finike, janvier 2008   de l’ordre marchand … à … l’Ordre Marchand   4ème partie :   aperto libro …     « Soudain toute la ville s’arrête il paraît que les fleuves ont grossi les enfants s’approchent, s’inquiètent et demandent « pourquoi tous ces bruits ? ». Sans doute, Dieu et sa barbe blonde   Dieu qui s’est assis sur le rebord du monde et qui pleure de le voir tel qu’il est. »   Francis Cabrel - « Samedi soir sur la Terre »       Les gigantesques moyens de colonisation que devra déployer l’Ordre Marchand afin de s’assurer le contrôle et la maîtrise du grand continent américain vont monopoliser la majeure partie de ses forces vives. Ce faisant, il affaiblissait dangereusement sa position acquise en Europe Occidentale.   Avec les faibles ressources dont il dispose sur le « vieux continent », il va s’organiser pour, d’une part maintenir et consolider sa position et d’autre part, inhiber toute velléité d’affaiblissement de sa position. La Prusse, puis l’Empire allemand, extrêmement puissant, représente une menace certaine à moyen terme.   Tout au long de cette période, il va bénéficier de circonstances particulièrement favorables à ses desseins.   S’appuyant sur ses expériences passées, L’Ordre Marchand va les enrichir et les adapter aux temps présents…   … pour, dans un premier temps, mettre judicieusement à profit la situation d’hémorragie en hommes et femmes que l’attraction du « nouveau monde » fait subir aux îles britanniques, en la « compensant » par ses propres troupes - son armée de « colons » - qui lui est nécessaire afin d’initier son processus d’infiltration et de prise en main du pouvoir. Cette première phase «d’investissements et de placements » accomplie, il lui faudra faire preuve de patience: laisser au temps le temps de faire son œuvre …   … il va faire des îles britanniques … la Rhodes des temps modernes !   … Londres sera, face à l’Europe de l’Ouest … ce que Rhodes fut, face à l’Orient ! …   … son fer de lance, son centre stratégique où s’élaboreront l’ensemble de ses stratégies de contrôle et de maîtrise du « vieux continent » notamment …   L’Europe, quant à elle, se débat entre deux types de crises : les visées coloniales sources de conflits et contenir les velléités expansionnistes de certains pays, sources elles aussi de conflits.   L’arrivée du pétrole, nouvel « or noir » va bouleverser sur plusieurs plans la stratégie initiale de l’Ordre Marchand et accentuer l’effervescence qui règne en Europe, Balkan et Moyen Orient.   Le chaos résultant, recouvrant l’Europe, s’avèrera constituer sa meilleure protection, puisqu’il inhibera de facto toute velléité à son encontre.   En moins de soixante-dix années (1870 à 1940), l’Europe sera le siège de trois guerres majeures qui auront pour conséquence de mettre à genoux l’ensemble des pays occidentaux.   Elles auront une autre impact beaucoup plus dramatique. Elles feront un nombre effroyable de victimes. La France et l’Allemagne seront les pays les plus affectés par cette gigantesque « saignée » de leurs forces vives.   Les conséquences de ces trois guerres seront providentielles pour l’Ordre Marchand:  
  • quasi ruinés par ces guerres, les Etats pour se reconstruire devront faire appel aux fonds financiers privés de l’Ordre Marchand. Les dettes seront considérables.  
  • les Etats seront conduits à céder à l’Ordre Marchand nombre de ses prérogatives (activités et revenus associés) :  
  • l’exploitation des colonies et des champs de pétrole du Moyen Orient seront placés entre les mains de l’Ordre Marchand qui lui-même oeuvrera protégé … par les armées régulières des différents Etats !  
  • les compagnies de chemin de fer en France, par exemple, seront placées entre les mains de l’Ordre Marchand alors que les investissements auront été réalisés avec les fonds de la nation (du peuple).  
  • la Banque de France, qui devrait être propriété exclusive de l’Etat Français, sera créée puis constituée à partir de fonds appartenant à l’Ordre Marchand.  
  • l’Ordre Marchand, seul « patron » de la Banque de France, se verra octroyer, par l’Etat Français, le droit exclusif d’émettre de la monnaie, c’est-à-dire de fabriquer de « l’argent » !  
  • la B.C.E = la Banque Centrale Européenne est, elle aussi propriété de l’Ordre Marchand.  
  • enfin, il va profiter du terrible affaiblissement des populations françaises et allemandes pour engager le même processus mis en œuvre en Angleterre, à savoir, « compenser » les pertes humaines de ces deux pays par son armée de « colons », prolongeant ainsi dans ces deux pays son œuvre d’infiltration et de prise du pouvoir … 
  Aujourd’hui et depuis plus d’un siècle, l’Ordre marchand dispose en Angleterre de la totalité des pouvoirs. Aujourd’hui et depuis cinquante années, l’Ordre Marchand dispose en Allemagne de la totalité des pouvoirs. Aujourd’hui et depuis peu, l’Ordre marchand dispose en France … de la totalité des pouvoirs …   Souvenons-nous, avec les grecs, le monde devint infini …   … la «découverte de l’Ouest» vint à point confirmer l’infini … elle ouvrait une porte sur l’infini …      L’infini y trouvera ses limites … il s’arrêtera à l’Ouest … quant à l’Est … connu … il était exclu du champ de l’infini …   Avec ce retour au « pays »… l’Ordre Marchand bute sur lui-même …sur ses propres limites …   … la finitude entame l’effleurage de ses limites.   Il ne peut aller plus loin. Il est piégé. Il sait qu’au bout du tunnel … l’imposture éclatera au grand jour … qu’au bout du tunnel … il a rendez-vous avec sa propre échéance.   Mais il sait aussi qu’il a en poche les deux dernières « cartouches » encore disponibles qui lui permettront de retarder l’échéance ; les deux ultimes degrés de liberté qui lui restent.   Le premier, horizontal..   Le second, vertical.   Le premier horizontal …   La condition sine qua non à l’existence de l’Ordre Marchand, repose exclusivement sur une expansion continue de son champ d’action. Dès lors qu’il ne peut accroître son « territoire», il entre alors dans une phase périlleuse pour lui de récession irréversible qui, à moyen terme constitue … une menace pour ses propres réserves.   L’ « Ouest », par ce qu’il a justement atteint ses limites, ne peut plus rien donner. L’« Ouest » épuisé, est à bout de souffle. L’ « Ouest » entre dans sa phase de récession, lente agonie. Son effondrement est inéluctable…   … « Ubi solitudinem faciunt, pacem appellant » écrivait, déjà et en son temps, Tacite : « où ils font un désert, ils disent qu’ils ont donné la paix », parlant des conquérants qui justifiaient leurs ravages par l’apport de la civilisation …   Ne reste que … l’Orient … l’immense Orient … seule issue … ultime territoire à conquérir.   S’il lui fut facile de massacrer 100 ou 200 millions d’êtres humains sans arme, s’il lui fut facile de transformer en esclaves et de déporter des millions et des millions de noirs africains quand il n’y avait ni télévision ni journaux, donc loin de tous … Il en va tout autrement aujourd’hui … éliminer purement et simplement 2 à 3 milliards d’êtres humains est purement impensable avant d’être chose quasi impossible (bien que !) …   S’attaquer à l’Orient, le maîtriser puis le contrôler demande de développer une stratégie sans faille, d’une nature tout autre que celles mises en œuvre précédemment pour s’approprier, par exemple, l’immense continent américain (et l’immense continent africain).   La clé de voûte du succès d’un aussi fantastique challenge requiert au préalable de bâtir un Occident uni, « mono bloc », homogène, exempt de toutes querelles internes stériles et dangereuses, « marchant d’un seul et même pas » et dans lequel l’ensemble des pouvoirs seront concentrés en un minimum de mains. L’Ouest doit devenir économe. L’Ouest doit lui coûter moins cher… il se doit de concentrer le maximum de ses forces sur l’ultime combat … qu’il n’a pas le droit de perdre ! … qu’il doit absolument gagner !   Le second vertical … est destiné à lui apporter les ressources nécessaires, d’une part pour achever son œuvre de maîtrise et de contrôle de l’Europe de l’Ouest et, d’autre part, pour consolider les ressources nécessaires à la maîtrise de « l’Orient », en attente que ses premiers « investissements et placements » effectués en Orient portent leurs fruits.   Rappelons que l’Ordre Marchand n’a pas le choix. Il lui faut absolument trouver de « nouvelles matières premières ». Il lui absolument trouver un moyen de faire rentrer le maximum d’argent. Nous l’avons vu, le système ne peut fonctionner que si la totalité de la masse salariale revient dans le circuit.   Il va donc instrumenter l’environnement, source de revenus colossaux.   Ce faisant, il est amusant de constater, … qu’il va, comme au billard par effet de bande … venir gêner, voire retarder le développement des pays dits « émergents » ! …   Les hommes, à titre individuel, vont donc payer … plus encore pour les déchets qu’ils produisent … plus encore pour l’eau qu’ils consomment … pour l’air qu’ils polluent …pour l’air qu’ils respirent …   Bref, demain, chaque être humain devra payer le droit de vivre ! Et comme chacun le sait … la vie n’a pas de prix ! Les hommes seront donc conduits à se dépouiller de tous leurs avoirs … pour payer un « droit de vivre », pour avoir le droit … de continuer à vivre ! Je vous laisse imaginer dans quel état « mental » sera notre société d’ici peu de temps … Aujourd’hui, les Etats payent un droit de pollution.   L’environnement, le respect de l’environnement sont devenus un thème récurrent dans tous les médias : « experts », « rapports scientifiques», « forums internationaux », prévisions alarmistes, … ce n’est pas pour rien … ce n’est pas un hasard …   Mais, étonnamment, aucune information ou indication sur l’utilisation des fonds récoltés, des actions et résultats qu’ils auraient permis d’obtenir destinés à combattre ou atténuer les soi-disant effets dus à la pollution ...   Où est la vérité en ce domaine ? Qui est le véritable responsable des évolutions climatiques que nous vivons actuellement ? La pollution liée aux activités humaines ou plus simplement le fait que nous sommes dans un cycle normal de glaciation (ou autre) semblable à tous ceux que notre planète a connu depuis qu’elle existe ? …   Tel l’animal aux abois, l’Ordre Marchand va s’engager dans un ultime combat désespéré.   A ce jour, rien n’a pu l’arrêter, nul n’a pu s’opposer à lui.   Incas, Mayas, Aztèques, Indiens (Apaches, Navajo, Iroquois, …) ont été anéantis pour que l’Ordre Marchand puisse prospérer. Des centaines de millions d’être humains ont péris. Avec eux des cultures, des traditions, des idées, des pensées et des « mondes possibles » sont à jamais perdus.   Désormais, pensera-t-il … demain comme hier, … rien ni personne ne pourra ni m’arrêter ni s’opposer à moi…   … et par ce qu’il ne dispose d’aucune morale, l’Ordre marchand va l’instrumentaliser et s’appuyer sur toutes les faiblesses des hommes et de l’humanité.  


Finike, janvier 2008 

épilogue :

ne quid ni mis … 

Il est temps de conclure !
  La société qui est la notre est bâtie sur trois piliers fondamentaux :   1 – qu’il ne peut pas y avoir de création « d’argent » sans travail de production. Notons que cette création d’argent n’est « effective » que lorsque le produit est vendu, c’est-à-dire lorsque le producteur reçoit en échange la somme d’argent égale à la valeur du produit qu’il a lui-même fixé selon ses propres règles de calculs.   2 - la « sacro sainte » règle du travail rémunéré qui stipule qu’à tout travail doit correspondre une rémunération. En échange de son travail, l’individu perçoit une rémunération (ou salaire) qui lui permet de « vivre ». Bien entendu, il est sous-entendu que cet individu ne peut pas dépenser plus qu’il ne gagne.   3 – que le marché au sens large est régi par la loi de « l’offre et de la demande ». Pour simplifier, l’offre doit suivre la demande.   Que nous a enseigné l’extrapolation initiale à laquelle nous nous sommes livrés ? 
  • que le système économique actuel ne peut fonctionner que si la totalité de la masse salariale est réinjectée dans le circuit économique,
  • que toute activité s’interposant entre producteurs et consommateurs, telle que, par exemple, le négoce au sens large, non seulement introduit de fait une irrémédiable inflation, mais plus encore, place le système économique dans une situation de récession irréversible.
  • que le nombre des « matières premières » n’est pas infini, et que la quantité disponible pour chacune (stock) n’est pas, elle aussi, infinie.
  • que nous les humains, évoluons dans un ensemble fermé et interdépendant. C’est-à-dire que toute chose à ses propres limites que nous ne pourront jamais dépasser.
  • que notre planète Terre est, en toutes choses, bornée : qu’en toutes choses nous ne pourront disposer d’elle que ce qu’elle a, pas plus.
  Autrement dit, le processus de base régissant le fonctionnement de notre économie est une mascarade, une authentique imposture, puisqu’il ne peut fonctionner dans aucun système, qu’il soit ouvert (infini) ou fermé (borné) et qu’il engendre une instabilité permanente, celle d’une récession irréversible.   Alors pourquoi fonctionne-t-il encore de nos jours ?   Pour de multiples raisons Nous nous limiterons aux plus essentielles : 
  • raison principale : par ce qu’à l’origine des échanges via « la monnaie valeur » (Cf Crésus !) nos anciens n’ont pas conçu l’économie selon l’approche « macro-économique » - c’est-à-dire « globale planète Terre ». Ils n’avaient même pas une vision « micro-économique » ! N’oublions pas qu’ils n’avaient aucune idée de l’étendue des terres ! Le monde, en toutes choses, était pour eux infini ! Ils ne se posaient pas de telles questions. D’ailleurs, en avaient-ils le temps en ces temps là ? Le salaire n’existait pas (ou si peu : cas très rares et particuliers). Le commerce se faisait entre « grands acheteurs » qui étaient en même temps « grands producteurs » ! 
  • ce n’est que bien plus tard, vers les XIVème siècle et XVème siècle, que les « gouvernants » toujours « grands acheteurs » et « grands producteurs », prendront conscience de la « micro-économie » via les conséquences de la récession dont ils seront victimes. Le système avait atteint ses limites. Il devenait « vital » de les pousser, d’agrandir le champ ! Il en résulta les « Grandes Expéditions » vers l’Amérique. Qui pendant de nombreux siècles, vont masquer la réalité de la « macro économie » ! L’infini est toujours là présent dans les esprits … 
  • puis viendront les « colonisations » et le pétrole, qui vont « doper » artificiellement le système, masquer son aberration et échauffer les esprits. 
  • L’accélération de la production liée aux progrès techniques va porter un coup fatal à l’économie ! Moins d’individus au travail, pour plus de production ! Moins de masse salariale résultant de la production et plus de services « improductifs »,…, accélérations phénoménales en toutes choses … on se rapproche plus rapidement des limites … elles approchent à grande vitesse … comment les dépasser ? … en allant vendre chez le voisin …en allant fabriquer moins cher là où le coût de la main d’œuvre est moins élevé … d’autres limites apparaissent sur lesquelles on vient butter … et de limites en limites vient le moment où l’on se trouve face au « mur » ! Impossible d’aller plus loin ... Bien sûr, on s’arrange pour masquer cette réalité au « grand public », à la « masse populaire» ! 
  • l’Ordre Marchand sait tout cela ! Durant les siècles antérieurs il a emmagasiné des fortunes colossales ! On a du mal à s’imaginer le montant de ces fortunes ! Cela dépasse l’entendement ! On peut en avoir une toute petite idée, vraiment petite, avec les 5 milliards d’euros, par exemple, que la Société Générale vient de perdre dernièrement, sur une mauvaise spéculation. Avez-vous fait un calcul rapide de ce que représente cette somme ? Si 2500 euros est le salaire moyen du français, alors ces 5 milliards d’euros représentent très exactement un mois de salaire de 2 millions de français !!! Et … la Société Générale n’est pas la seule banque au monde, il y en a des milliers. Toutes appartiennent à l’Ordre Marchand dont le fond de réserve de chacune d’elle est constitue des richesses de l’Ordre Marchand. 
  • Ceci pour dire qu’au sein de l’Ordre Marchand, et de tous temps, il y a une impitoyable guerre. C’est à celui qui prendra le dessus sur l’autre. Là aussi, et encore plus qu’ailleurs, la bataille fait rage. Là aussi ils veulent régner sans partage. Le rêve de chacun est qu’il n’en reste plus qu’un ! Les plus malins vont donc monter un système parallèle, de plus en plus sophistiqué de spéculations où pêle mêle seront mixés l’argent des particuliers et une partie des réserves de l’Ordre Marchand. Sorte de jeux hyper complexes et sophistiqués, sorte d’échecs financiers, par lesquels ils vont livrer bataille ! 
  • C’est surtout un piège redoutable pour « l’Ordre Marchand Asiatique » ! Dés lors qu’ils laissent « l’Ordre Marchand Occidental » investir sur ses terres et que ces investissements sont soigneusement bien situés, dés lors qu’eux même viennent investir en Occident, alors ils sont pris dans les mailles du filet de « l’Ordre Marchand Occidental ». Avec le risque majeur de perdre la guerre « financière » ! Et, si par chance, ils résistent, alors la Chine se trouvera encerclée, acculée et étouffée par l’Ordre Marchand qui aura eu tout le temps de faire tomber l’ensemble des pays limitrophes Inde, Russie, .. Cette agitation a aussi pour conséquence de laisser penser aux « masses populaires » que l’économie est en bonne santé, alors qu’elle est en pleine récession !
  Dois-je aller plus loin ? Je ne crois pas. Concluons maintenant.   L’une des innovations les plus bénéfiques pour l’homme apportée par nos temps modernes est la vitesse de propagation des informations.   Quasi égale à celle de la lumière ! Réduisant ainsi les distances !   Il n’y a plus de « monde lointain », le monde est à notre porte, à ma fenêtre, sur mon bureau de travail, face à moi, sur mon écran d’ordinateur …   Le monde est soudainement devenu petit … il a rétréci … il est enfin parvenu à mon échelle … à l’échelle humaine !   Ce faisant, sa fragilité s’impose, m’agresse, m’interpelle ! Ce faisant je me sens solidaire et perçois sans la voir la loi d’interdépendance qui nous régit ! Ce faisant je perçois l’existence des limites de notre système global !   La finitude … prend maintenant pour moi … forme et nom.   Tout est maintenant connu … irrémédiablement connu … instantanément … impossible de mentir très longtemps ... impossible de mentir plus longtemps … impossible de dissimuler plus encore …   Par ce que l’Ordre Marchand n’a pas su voir que l’évolution est le propre de l’homme et de l’humanité quel que soit le chemin emprunté, et donc qu’il ne peut pas s’en attribuer la paternité ou les mérites, puisque indépendante de lui … par ce qu’il n’a pas su comprendre que rien ni personne ne peut la maîtriser et l’arrêter … même pas lui … alors, ses armes, ses propres armes, tel un boomerang, se retournent contre lui.   Pris au piège de son propre filet, l’Ordre Marchand ne peut réagir qu’à contre courant de l’évolution émancipatrice du genre humain … et n’a pas d’autre issue que de faire appel à toutes les formes possibles de la répression, des interdictions, des contraintes, …, stigmates par excellence de l’échec et d’une irrémédiable fin.   Quelques millénaires d’existence de l’homme ne sont que quantité négligeable par rapport aux millions d’années passées et à venir ! Peu de siècles nous séparent de la préhistoire ! Somme toute, cinq mille années ne représentent pas plus que 100 existences de 50 années de durée de vie chacune, placées en série ! Si l’on considère qu’une génération émerge toutes les 25 années, ce ne sont que 200 générations qui nous séparent de la préhistoire et 100 générations de Crésus ... c’est peu, vraiment très peu !... tellement peu, qu’il nous est permis d’avancer que l’humanité n’en est qu’à ses débuts … que l’homme explore un chemin …   Cela voudrait dire qu’il n’a pas dépassé sa phase enfantine, n’a pas achevé sa phase « destructrice » et qu’il se comporte comme un enfant ou un adolescent vis-à-vis de ses parents, qui « tire sur la corde », jusqu’à qu’elle casse, ou jusqu’à que ses parents mettent l’ordre qui sied.   Sauf que le genre humain … n’a ni père ni mère … peut-être trouvons nous là une des raisons qui poussa nos ancêtres à créer les dieux et Dieu.   Dieu serait-il à l’homme … ce que le Père Noël est à l’enfant ?   … inexorablement … Dieu s’effacera de la mémoire des hommes.   … inexorablement … Dieu s’effacera devant l’homme.   … homme et humanité deviendront « adultes » dès lors que l’homme … croira en lui.   L’humanité ressemblerait étrangement à l’arbre qui plonge ses racines dans la terre ... via un tronc commun, les racines alimentent chacune une branche … chaque branche vit sa propre vie … progresse à sa manière … explore un chemin … sur chacune d’elles, l’évolution fait naître de nouveaux rameaux … en même temps que d’autres meurent … une branche mal nourrie ou mal alimentée par sa racine est alors inexorablement appelée à dépérir, sécher et … disparaître. 
    L’Orient qui a subi les horreurs de la bombe atomique et les affres des armées américaines et françaises conserve dans sa chair et sa mémoire les traces et le souvenir de l’Occident.   L’Afrique comme l’Amérique portent sur leurs corps les plaies géantes et douloureuses de l’Occident.   … de tous ces corps ravagés … naissent les hommes de demain,   … de tous ces continents ravagés … est né le nouveau rameau de l’humanité.     undefined Musée Archéologique d’Antalya – Turquie.      
l'épée du poète...
    La plume, comme une épée, pour combattre l'animal humain … celui-là qui affame... cet autre qui opprime... ou bien qui assassine.

  Le Poète est comme le Prophète… il n'a nul endroit où reposer sa tête.

  Tant d'injustices, tant de souffrances, tant de douleurs dans ce monde cruel, règne d’une poignée de satrapes qui n'ont cure du malheur des autres.

  Ceux-là, le poète les méprise. 

  Être Poète … c'est être en guerre contre ces puissants sans valeurs sans honneur, qui s'arrogent le droit de semer autant de cadavres que bon leur semble.

    N'avoir d'autres armes que les mots ...   posséder le droit de pouvoir les haïr, pour ce qu'ils sont, pour ce qu'ils font. 

  Pour leur refus de laisser vivre en paix l'Humanité.

  Être poète … c'est être libre de les juger, de les condamner.   Nul pardon. Nulle pitié. 

  Je ne leur accorde rien du tout. Je ne suis pas venue au monde pour les supporter. De quel droit peuvent-ils m'imposer leurs lois iniques ?   Je ne les ai pas élus !

  Qui mieux que moi peut savoir … ce qui est bon pour moi ?


      Avec son aimable autorisation, adaptation du texte « l'épée du poète … » d’Adriana Evangelizt .   - Merci Adriana -    

Note: à titre expérimental, un second blog a été créé, consacré uniquement à ce thème - l'Ordre Marchand - il est directement accessible via: www.ordremarchand.com
Dim 24 fév 2008 Aucun commentaire