Leptine
Novembre 2008
« Les juifs et leur avenir »
En ce mois de novembre notre blog va s'enrichir d'un commentaire particulièrement virulent à mon encontre. Je serais violemment taxé d'antisémite pour mes écrits objets de l'article « l'Ordre Marchand ». L'humaniste que je suis, ou espère être, fut profondément blessé. J'inviterais ce lecteur, via sa messagerie personnelle, à bien vouloir prendre le temps de lire les articles faisant référence au peuple juif et de me préciser ensuite s'il maintenait toujours son accusation. C'était il y a un peu moins d'un mois et je n'ai toujours pas reçu de réponse.
Cette réaction aura pour conséquence d'attirer mon attention sur une donnée importante concernant mes écrits sur ce thème. A savoir qu'ils peuvent être logiquement considérés comme partiaux puisque résultant d'une analyse personnelle, bien que construite d'une part sur la base de vécus réels authentiques et d'autre part sur un travail de recherche de documentations destinée justement à comprendre les raisons de ces vécus. En clair, mes écrits ne sont représentatifs que de ma propre vision des choses. Donc subjectifs, partiaux ...et donc ... pourquoi pas ... « antisémites » !
Je vais ainsi prendre conscience de leur vulnérabilité, n'ayant pas pris le soin d'apporter à un moment ou un autre des éléments incontestables que nul ne peut remettre en cause ou sur lesquels émettre des doutes ou sujets à discussions sans fin.
Dont acte ! En trois actes !
Premier acte : donner au lecteur le résumé du dernier livre « les juifs et leur avenir » publié par un maître du judaïsme contemporain, le rabbin Adin Steinsaltz. Afin de vérifier la réalité des sources, ce résumé est accessible sur le site www.a7fr.com et la biographie de Adin Steinsaltz est également disponible sur ce même site : www.a7fr.com/Article/58820.htm .
Adin Steinsaltz a reçu le Prix d'Israël en 1988, pour sa contribution dans le domaine des études juives. En 2006, il ouvre à Jérusalem le Centre Steinsaltz pour la connaissance du judaïsme. Adin
Steinsaltz n'est donc ni un inconnu ni un dissident. Au contraire il représente tout ce qu'il y a de plus officiel dans le domaine de la société juive.
Deuxième acte : donner au lecteur un extrait d'un discours intitulé "Les Juifs au XXIème siècle, un avenir incertain" de Jacques Attali où il se pose également la question de l'avenir des juifs. Une vidéo de ce discours est accessible sur: http://www.akadem.org/sommaire/themes/liturgie/11/2/module_2283.php?chapitre_courant=1 ou sur Youtube : http://fr.youtube.com/watch?v=T2DQ22dShVI
Quant au texte intégral de ce discours (1ère partie) il est accessible ici :
http://www.toofiles.com/fr/oip/documents/txt/attali_discours1arepartie.html
Troisième acte : mes commentaires et conclusions.
Premier acte : résumé du livre « les juifs et leur avenir » d'Adin Steinsaltz.
Collection « Présence du Judaïsme » - Editions Albin Michel.
Préface de Jean Blot.
Traduit de l'anglais par Danielle Lifshitz-Malka.
Septembre 2008. 224 pages. 22 euros.
« Qu'est-ce que la maison d'Israël ? Qu'est-ce qui fait qu'un individu est juif ? « Qu'un Juif est un Juif sans aucun doute ? ». Sommes-nous une nation ou une
religion ? D'entrée de jeu, Steinsaltz aborde les vraies questions, les interrogations éternelles qui taraudent le peuple juif depuis des millénaires et encore plus depuis le siècle des
Lumières, de la Haskalah et l'émancipation.
Tâche éminemment ardue car « Une définition globale et significative doit déterminer si, et jusqu'à quel point, les Juifs existent et si le judaïsme a un sens intrinsèque autre que d'être
défini de l'extérieur par les antisémites de tout bord ». De plus « le fossé qui existe aujourd'hui entre les Juifs, même au sein des croyants, est tel que le dialogue sur une base
commune est devenu pratiquement impossible ». Ce qui fait, qu'à bien y réfléchir et si l'on veut mettre en pratique le principe de base de rabbi Saadia Gaon : « Notre nation n'est
une nation que par sa Torah », « seule une petite minorité du peuple juif peut être considérée comme véritablement juive ». Alors, le peuple juif n'ayant pas de base
territoriale commune, faut-il se baser sur l'Histoire commune ? Sur la culture juive, qu'elle soit hébraïque ou laïque ? Et que penser des prosélytes ? La raison, compte tenu
de ces difficultés variées, est donc de trouver une « définition a minima ». Le Talmud, d'ailleurs, en son temps, a donné l'exemple : des six cent treize commandements répertoriés
par le rabbin Simla, le roi David en retient onze que le prophète Isaïe réduit à trois avant qu'Hababuc les ramène en un : « Le juste vivra de sa foi ». C'est aussi ce que
fit Hillel l'Ancien sollicité par un candidat prosélyte pour résumer toute la Torah en quelques mots. On connaît la réponse du Maître : « Ne fais pas à autrui ce que tu n'aimerais pas
qu'on fasse contre toi ». Mais toutes ces simplifications ne permettent toujours pas de répondre à la question centrale : « Qu'est-ce qui crée ce lien entre les
Juifs ? ».
Eh bien, tout compte fait, ce lien s'avère tout simplement familial car, dit Steinsaltz, « le peuple juif n'est pas à proprement parler une nation, mais une famille ». Une famille idéologique et non biologique. Cette famille, certains diraient cette tribu, c'est la Maison de Jacob, la Maison d'Israël, Beit Yaacov, Beit Yisrael.
Ce thème de l'identité juive, qui ouvre le livre n'est pas le seul, loin de là, que le rabbin Steinsaltz offre à notre réflexion. Avec finesse, il aborde la question de l'assimilation, remarquant
que « la capacité que les Juifs ont à l'imitation est généralement bien plus profonde que chez les autres », l'unité de la Maison de Jacob autour de l'Etat d'Israël, le complexe messianique juif avec cette volonté renouvelée de vouloir, envers et contre tout et tous, sauver le monde, la « mission juive » qui n'est autre
que le « rêve messianique » ancestral, la contribution disproportionnée des Juifs à la civilisation et au progrès du monde : « Aussi bien dans les sciences
naturelles que dans les sciences sociales, la littérature, les arts, la vie politique et économique de chaque nation, la contribution des Juifs est surprenante ». De Marx à Einstein en
passant par Freud, la chose est connue et reconnue.
... (j'ai volontairement supprimé deux alinéas qui n'apportent ni ne diminuent en quoi que ce soit le fond de cet article)
« De nos jours, reconnaît le rabbin, la plupart des Juifs mènent une existence amphibie, comme des grenouilles. Ils vivent dans deux royaumes différents : celui du monde occidental et
celui de la Torah ». Ce sont ces contradictions qui constituent la trame de ce beau livre qui incite à la réflexion d'autant que chaque chapitre de l'ouvrage est suivi d'un court
débat ».
Très intéressant. Signé Jean-Pierre Allali
Deuxième acte : Extrait du discours de Jacques Attali: « Les juifs au XXIe siècle - Un avenir incertain » (22 mn)
Jacques Attali, Economiste. Fonds Social Juif Unifié - Paris, mars 2007
http://www.akadem.org/sommaire/themes/liturgie/11/2/module_2283.php
Extrait : (début de son discours)
« C'est quoi aujourd'hui être juif, en France, je pense que chacun d'entre nous a une réponse à cette question ... je voudrais le replacer dans un contexte d'abord plus vaste qui est heu... c'est quoi aujourd'hui être juif dans le monde. Ça reste aujourd'hui pour chacun d'entre nous une question presque évidente nous sommes juifs, nous savons que nous avons un rôle historique particulier que nous avons joué depuis au moins 3000 ans et nous pensons que ce rôle est là, il est établi, il est définitif, il est inscrit dans l'histoire de l'humanité il porte son empreinte à la fois théologique culturelle idéologique politique artistique et nous avons le sentiment puisque nous sommes là et que nous avons été là malgré les tragédies les plus extrêmes que nous serons là pour toujours.
Je crois que la principale préoccupation une question qu'il faut se poser aujourd'hui sur qu'est-ce qu'être juif aujourd'hui dans le monde avant de se poser la question de savoir sur qu'est-ce qu'être juif aujourd'hui dans la France, c'est de se poser la question tout simplement de savoir si le peuple juif survivra au XXI ème siècle en tant que peuple. Je pense que cette question mérite d'être posée pour des tas de... raisons ; d'abord parce que rien n'est éternel dans l'histoire humaine, ensuite parce que la meilleure façon de résister à une menace c'est de la connaître, et d'être capable d'en identifier les différentes composantes pour lutter contre elle, et ensuite pour savoir si ce que nous appellerions ou pourrions appeler le cauchemar de la disparition du peuple juif ne peut pas revêtir des formes bien différentes de celles qu'on peut croire.. auxquelles on peut penser ... »
Troisième acte : commentaires et conclusions
Ces deux textes - l'un issu d'un rabbin vivant en d'Israël et reconnu par les siens, l'autre issu d'une « éminente personnalité agissante du monde politique français» - à l'évidence parlent d'eux-mêmes et se passent de tous commentaire ou d'éventuelle interprétation.
Ils sont on ne peut plus clairs !
Seules des conclusions évidentes s'imposent !
Il y a d'abord ce terrible aveux de cette « volonté de vouloir, envers et contre tout et tous, sauver le monde, la « mission juive ».
Cela veut dire très clairement qu'ils savent ce qu'ils font et les risques qu'ils encourent.
Alors comment se fait-il qu'ils ne cessent pas de s'apitoyer sur leur sort, de se plaindre et de se lamenter ?
Alors comment se fait-il qu'ils ne cessent pas de s'étonner et de s'offusquer de l'ancestral rejet dont ils s'estiment victimes de la part de tous les autres peuples. ?
Qui est responsable ? Qui est condamnable ? Celui qui déchaîne des réactions de rejet ou celui qui réagit à une agression intolérable ?
Quand les Allemands (par exemple) ont envahi la France et voulaient en prendre son contrôle, a-t-on émis des lois proclamant que toute résistance à leur égard relevait d'acte ou d'une pensée raciste et plus précisément d'un comportement « anti-allemand », hautement répréhensible par la loi ?
Pourquoi les écrits du rabbin Adin Steinsaltz et les propos publics de Jacques Attali ne sont pas taxés « d'antisémites » ? Ce faisant, en quoi mes propres écrits seraient eux plus « antisémites » que les leurs ? Par ce que je dis et décrit la réalité de ce que eux-mêmes affirment ?
Ridicule !
Il y a ensuite l'autre terrible phrase de Jacques Attali : « ... ensuite parce que la meilleure façon de résister à une menace c'est de la connaître, et d'être capable d'en identifier les différentes composantes pour lutter contre elle, ... ».
Ne nous trompons pas sur la signification profonde de tels propos. C'est une authentique guerre qu'ils mènent contre nous, nous les « non juifs ». C'est l'éradication totale de toute forme de résistance. Seule issue pour parvenir à leur fin.
Pour terminer, sur quoi s'appuient-ils ? Sur leur Thora et Talmud (c'est eux qui le disent !).
Autrement dit sur une religion construite de toute pièces par eux !
Et cela ne relèverait pas d'un fanatisme et d'un intégrisme délirants ?
Notre société « occidentale », grâce aux fantastiques progrès technologiques, notamment en matières de diffusion instantanée (vitesse de la lumière) des informations permet à la multitude d'accéder à un nombre infini de données jusque lors difficiles d'accès. Il est ainsi permis à chacun d'identifier l'origine du mal et de mesurer la folie qui anime ceux qui aspirent à gouverner notre monde « occidental » et de prendre l'exacte mesure de la gravité de la situation. La connaissance est globalisée !
Celle notamment qui permet d'identifier sans ambiguïté le cancer qui ronge notre société dite « occidentale ».