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    <title><![CDATA[Leptine]]></title>
    <link>http://www.leptine.net/</link>
    <description>Carnet de voyage.
Bassin méditerannéen.
Mer Rouge.
</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[Leptine]]></title>
        <link>http://www.leptine.net/</link>
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    <pubDate>Wed, 24 Feb 2010 05:41:20 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Wed, 24 Feb 2010 05:41:20 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2010, Pierre GALAND</copyright>            <category>Voyages</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[d'autres écrits - partie 1]]></title>
        <link>http://www.leptine.net/article-d-autres-ecrits-partie-1-43045397.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: center;">
    <b><span style="font-size: 14pt;"><span style="color: #800000;">d’autres écrits</span></span> - partie 1.</b>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <b>&nbsp;</b>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <b>&nbsp;</b>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <b>«&nbsp;Le prix de la lâcheté est toujours le mal&nbsp;»</b>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <em>&nbsp;</em><em>Alexandre Soljenitsyne</em>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    D’autres textes majeurs portés à votre entendement. Non pas par facilité, celle qui m’éviterait de commettre de nouveaux articles. Simplement des écrits&nbsp;qui, pour une grande partie d’entre
    eux, furent ou sont largement occulté par l’ensemble des médias.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Pourquoi ces textes précisément&nbsp;?
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Parce qu’ils sont vrais et clament des vérités longtemps écartées ou dissimulées.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Le temps, mais surtout la phénoménale accélération apportée par «&nbsp;internet&nbsp;» aux communications et aux échanges d’informations de part le monde porte aujourd’hui ses fruits. Partout, en
    tous lieux de notre planète, le monde se réveille, le monde réagit. Mieux, le monde est en marche. Irréductiblement. Après une longue et terrible gestation. Rien ni personne ne pourra l’arrêter.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Parce qu’ils disent mieux ce que je pense et m’évitent ainsi de misérables plagias.
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <br>
    <br>
    <img height="201" width="300" src="http://img.over-blog.com/300x201/0/58/44/39/nous-annee-2009/DSCN8089bis.JPG" alt="Pierre par Carole Galand" class="CtreTexte"><br>
    <br>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Parce qu’ils traitent des problèmes majeurs de notre monde actuel.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Vous trouverez d’abord le texte du référendum proposé par Evo MORALES président de la Bolivie&nbsp;pour sauver notre planète. Il y a plus de 30 années de cela, Michel SERRES commis une œuvre
    remarquable&nbsp;: «&nbsp;Le contrat Naturel&nbsp;». Il fut le premier à parler des «&nbsp;droits de la Terre&nbsp;» et de l’instauration d’un contrat entre elle – la Terre - et nous les humains
    afin que nous la préservions. Je ne sais si Evo MORALES ou l’un des membres de son cabinet ont connaissance des écrits de Michel SERRES, mais ils seraient bien inspirés de l’inviter et de
    s’entretenir avec lui. Nul doute qu’ils en tireraient d’immenses enseignements bénéfiques pour la suite de cette merveilleuse démarche engagée par le président bolivien.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Ensuite &nbsp;la lettre que Mahmoud AHMADINEJAD adressa à George W BUSH, elle a le mérite d’être claire. Puis un résumé du livre «&nbsp;la haine de l’Occident&nbsp;» de Jean ZIEGLER. Il s’agit
    d’une analyse sans concession qui mérite d’être connue et qui trouve exactement sa place dans le contexte mondial actuel. Un retour à Evo MORALES avec sa lettre ouverte à l’intention des pays
    membres de l’U.E. Lui aussi sait&nbsp; mettre son cœur comme ses tripes à nu.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Enfin deux écrits de l’immense Alexandre SOLJENITSYNE&nbsp;: son discours à l’Université d’Harvard et celui qu’il commit pour son prix Nobel de la Paix (1970/1972).
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Cela fait beaucoup à lire&nbsp;! Je sais&nbsp;! Cependant, soyez certains d’une chose&nbsp;: vous ne regretterez pas le temps consacré à ces lectures.
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <br>
    ======================================================================<br>
    <br>
  </p>
  <h2>
    <a title="Le référendum proposé par Evo Morales à Copenhague" href="http://fredo34mtp.blogzoom.fr/516304/Le-referendum-propose-par-Evo-Morales-a-Copenhague/"><span style="color: #000000;">Le
    référendum proposé par Evo Morales à Copenhague</span></a>
  </h2>
  <p style="text-align: center;">
    <br>
    <br>
    &nbsp;<img src="http://img.over-blog.com/300x219/0/58/44/39/Photos-pour-articles---venir-A/La-Bolivie-annonce-l-organisation-d-un-Sommet-Climatique-Al.jpg" alt=
    "La-Bolivie-annonce-l-organisation-d-un-Sommet-Climatique-Al" class="noAlign">
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    Evo Morales
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    Président de la Bolivie
  </p>
  <p>
    <br>
    <strong>Extraits de l’intervention d’Evo Morales auprès des mouvements sociaux.</strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    «&nbsp;Si les peuples nous accompagnent nous sommes ici pour changer les politiques capitalistes qui font tant de mal à l’humanité.&nbsp;»
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    «&nbsp;La défense de la vie, de l’humanité et des droits de la Terre-mère ne sera possible qu’avec le changement de la politique mondiale afin d’empêcher que le réchauffement globale menace la
    survie sur la planète&nbsp;»,
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    “Les causes du réchauffement global de la planète vient de l’industrialisation illimitée et déraisonnable promu par les grandes puissances qui ont contaminé l’atmosphère et mettent en danger la
    vie des êtres vivants, et pas seulement des humains”,
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    «&nbsp;Certains présidents de nations préfèrent opter pour l’argent et les gains et non pour la défense de la vie”.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    &nbsp;“Il est nécessaire que les gouvernants choisissent de contribuer à la vie pour sauver l’humanité et non pour la tuer”,
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    «La Bolivie doit prendre l’initiative de convoquer un Sommet Mondial des Peuples sur le Changement climatique pour la défense de l’humanité, de la vie et de la planète”
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    «&nbsp;Les nations industrialisées ont seulement choisi d’analyser les effets du changement climatique et non pas les causes&nbsp;».
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    «&nbsp;… la nécessité que les nations changent de posture pour défendre la Terre-mère&nbsp;»
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    “Une élévation de la température mondiale de deux degrés centigrades serait une menace pour la survie du monde, à tel point que les eaux des océans monterons jusqu’à provoquer la disparition
    d’îles où vivent des êtres humains”,
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    “Il faut que le monde et ses représentants aient une vision claire pour identifier les vrais dangers qui menacent le survie sur la planète et pour adopter des mesures contre la contamination
    environnementale et le changement climatique”,
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    “L’objectif est d’obtenir une position de consensus pour la soumettre au prochain Sommet sur le Changement climatique qui se déroulera en décembre 2010 au Mexique”,
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    “Les Droits de la Terre-mère sont plus importants que nos propres Droits de l’homme”,
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    «&nbsp;La Terre peut vivre sans l’homme, mais pas le contraire&nbsp;».
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Il a mis l’accent sur la décision de l’ONU d’approuver la Résolution qui promeut l’harmonie avec la nature, ce qu’il a qualifié comme un pas important pour que la communauté internationale
    approuve finalement la “Déclaration Universelle des Droits de la Terre-mère”.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    " (..) En quoi consiste le fait que les peuples du monde décident du futur de l’humanité&nbsp;? Il consiste en un référendum mondial sur le changement climatique. Que les peuples du monde
    décident par leur vote conscient du destin de l’Humanité.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Je veux vous lire la première proposition de ce référendum&nbsp;:
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong>1 -</strong> Êtes-vous d’accord pour rétablir l’harmonie avec la nature, et pour reconnaître les droits de la Terre Mère&nbsp;? <em>(cris et applaudissements d’approbation de la
    salle)</em>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong>2 -</strong> Êtes-vous d’accord pour changer ce modèle de surconsommation et de gaspillage qu’est le système capitaliste&nbsp;? <em>(cris et applaudissements d’approbation de la
    salle)</em>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong>3 -</strong> Êtes-vous d’accord pour que les pays développés réduisent et réabsorbent leurs émissions de Co2 à effet de serre pour que la température ne monte pas de plus d’un degré
    centigrade&nbsp;? <em>(cris et applaudissements d’approbation de la salle)</em>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong>4 -</strong> Êtes-vous d’accord pour transférer tout ce qui a été dépensé dans les guerres et pour consacrer un budget supérieur à la défense de la Terre face au changement
    climatique&nbsp;? <em>(cris et applaudissements d’approbation de la salle)</em>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong>5 -</strong> Êtes-vous d’accord avec un tribunal de justice climatique pour juger ceux qui détruisent la Terre Mère&nbsp;? <em>(cris et applaudissements d’approbation de la salle)</em>
  </p>
  <p>
    <em>&nbsp;</em>
  </p>
  <p>
    =========================================================================&nbsp;
  </p>
  <p>
    <b>Lettre de Mahmoud Ahmadinejad à George W. Bush</b>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <br>
    <img src="http://img.over-blog.com/300x218/0/58/44/39/Photos-pour-articles---venir-A/Heads-State-Address-United-Nations-General-02w4iwAw-UAl.jpg" alt="Mahmoud Ahmadinejad-2" class=
    "noAlign">&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    Mahmoud Ahmadinejad
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    A M.&nbsp;George Bush, Président des Etats-Unis d’Amérique,
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Depuis quelque temps, je me demande comment quiconque pourrait-il justifier les contradictions flagrantes qui existent dans l’arène internationale - et qui font l’objet de débats constants, en
    particulier dans les fora politiques et entre étudiants de nos universités&nbsp;?
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Beaucoup de questions demeurent sans réponse.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    C’est ce qui m’amène à discuter certaines de ces contradictions et de ces questions, dans l’espoir que cela puisse apporter une opportunité d’y trouver une solution.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Comment un adepte de Jésus-Christ (Que la Paix soit sur Lui), le grand Messager de Dieu, peut-il se sentir obligé de respecter les droits de l’ homme, de présenter le libéralisme comme s’il
    s’agissait d’un modèle de civilisation, annoncer son opposition à la prolifération des armes nucléaires et des armes de destruction massive, de faire de la «&nbsp;guerre contre le
    terrorisme&nbsp;» son slogan et finalement d’œvrer à l’instauration d’ une communauté internationale unifiée - une communauté que le Christ et les vertueux sur la Terre dirigeront un jour - tout
    en faisant que des pays sont agressés, les vies, les réputations et les biens des gens détruits, et cela, alors qu’il n’y avait qu’une chance minime d’attendre les. les «&nbsp; criminels&nbsp;»,
    dans un village, dans une ville, ou dans un convoi. Avec malheureusement - les exemples existent - un village, une ville, ou un convoi (sur une route) entièrement transformés en brasiers.&nbsp;?
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Ou bien, à cause de la possibilité qu’il y ait des armes de destruction massive dans un pays, ce pays est occupé, près de 100 000 personnes tuées, ses sources d’eau, son agriculture et son
    industrie détruites, près de 180 000 soldats étrangers déployés sur son territoire, le sanctuaire des domiciles privés de ses citoyens violé, et ce pays ramené au bas mot cinquante ans en
    arrière&nbsp;?
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    A quel prix&nbsp;? Des centaines de milliards de dollars dépensés, ponctionnés dans le trésor d’un pays et de certains autres, et des dizaines de milliers de jeunes hommes et de jeunes femmes -
    constituant les troupes d’ occupation - exposés au danger, tenus éloignés de leur famille et de leurs êtres chers, leurs mains tachées du sang d’autrui, soumis à une telle pression psychologique
    que, tous les jours, certains d’entre eux se suicident et que ceux qui retournent chez eux souffrent de dépression, sont maladifs et aux prises de toutes sortes d’affections&nbsp;; tandis que
    d’autres se font tuer et qu’on remet leur dépouille à leurs proches.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Au prétexte de l’existence alléguée d’armes de destruction massive, cette immense tragédie en est venue à englober les deux peuples&nbsp;: celui du pays occupé, et celui du pays occupant.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Puis il fut révélé qu’aucune arme de destruction massive ne s’y trouvait, pour commencer. Bien sûr, Saddam était un dictateur criminel. Mais la guerre n’a pas été menée, qui aurait pu le
    renverser. Le but déclaré de la guerre, c’était de trouver et de détruire des armes de destruction massive introuvables&nbsp;! Saddam a été renversé au passage, sur la voie d’un autre objectif de
    guerre. Mais qu’importe&nbsp;: les habitants de la région s’en réjouissent. Je fais observer que tout au long des nombreuses années de sa guerre contre l’Iran, Saddam a été continûment soutenu
    par l’Occident.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Monsieur le Président, vous le savez sans doute&nbsp;: je suis enseignant. Mes étudiants me demandent comment de tels actes pourraient-ils être mis en cohérence avec les valeurs soulignées au
    début de cette lettre et se conformer à la tradition de Jésus-Christ (Que la Paix soit sur Lui), ce Messager de paix et de pardon.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Il y a des prisonniers, à Guantanamo Bay, qui n’ont toujours pas été jugés, qui n’ont pas d’avocat, que leurs familles ne peuvent pas voir et qui sont à l’évidence maintenus en détention dans une
    terre étrangère, loin de leur propre pays.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Aucune mission de surveillance de leurs conditions (de détention) et de leur sort n’est en place. Personne ne sait quel est leur statut&nbsp;: prisonniers (de droit commun), prisonniers de
    guerre, prévenus ou condamnés&nbsp;?
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Des enquêteurs européens ont confirmé l’existence de prisons secrètes en Europe, aussi. J’ai eu beau chercher&nbsp;: je n’ai trouvé aucun texte, dans un quelconque système juridique, qui
    autoriserait l’enlèvement d’une personne, ni que cette personne - homme ou femme - soit retenue dans quelque prison secrète.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    A ce sujet, je ne parviens pas à comprendre comment ce genre d’agissement pourrait correspondre aux valeurs soulignées au début de cette lettre, à savoir&nbsp;: les enseignements de Jésus-Christ
    (Que la Paix soit sur Lui), les droits de l’Homme et les valeurs humaines.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Les jeunes gens, les étudiants et beaucoup de gens ordinaires se posent beaucoup de questions à propos du phénomène que représente Israël.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Je suis certain que vous êtes familiarisé avec certaines d’entre elles.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Tout au long de l’Histoire, beaucoup de pays ont été occupés, mais je pense que la création d’un nouveau pays, dans lequel on a amené un autre peuple, est un phénomène sans aucun précédent
    historique.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Mes étudiants me disent que voici soixante ans seulement, ce pays n’existait pas. Ils me montrent de vieux documents et d’anciens globes terrestres et ils me disent qu’ils ont eu beau chercher,
    ils n’ont pas trouvé de pays appelé «&nbsp; Israël&nbsp;».
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Je leur conseille d’étudier l’histoire des Première et Seconde Guerres mondiales.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Un de mes étudiants m’a dit qu’au cours de la Seconde Guerre mondiale, qui a causé la mort de plusieurs dizaines de millions de personnes, les informations relatives au conflit étaient rapidement
    diffusées par les protagonistes.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Chaque pays en conflit vantait ses victoires et célébrait les dernières défaites de ses ennemis sur la ligne de front.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Après la guerre, ces pays prétendirent que six millions de Juifs avaient été tués.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Ces six millions de personnes devaient avoir un lien de parenté avec au minimum deux millions de familles.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Là encore, supposons que ces événements soient authentiques.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Doivent-ils se traduire logiquement par la création de l’Etat d’Israël en plein Moyen-Orient, ou par un soutien à un Etat de ce genre&nbsp;? Comment ce phénomène peut-il être rationalisé, ou
    expliqué&nbsp;? Monsieur le Président, je suis convaincu que vous savez de quelle manière - et à quel prix - Israël a été créé&nbsp;: plusieurs milliers de personnes ont perdu la vie, au cours de
    ce processus&nbsp;; des millions d’indigènes ont été transformés en réfugiés&nbsp;; des centaines de milliers d’hectares de terres agricoles, d’oliveraies, des villes et des villages ont été
    détruits.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Cette tragédie ne se limite pas exclusivement à l’époque de la création d’Israël&nbsp;; malheureusement, elle s’est poursuivie, et elle entre actuellement dans sa soixantième année.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Un régime a été instauré, qui ne démontre pas la moindre pitié, même envers des enfants, qui détruit des maisons alors que leurs habitants sont encore à l’intérieur, qui annonce par avance sa
    liste de personnalités palestiniennes à abattre, ainsi que ses plans à cette fin, et qui détient des milliers de Palestiniens prisonniers dans ses geôles.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Un phénomène tel celui-ci est unique - ou en tous les cas extrêmement rare - dans l’histoire récente.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Une autre grande question que posent les gens, c’est celle de savoir pourquoi ce régime bénéficie-t-il d’un quelconque soutien&nbsp;? Soutenir un tel régime, est-ce conforme avec les
    enseignements de Jésus-Christ (Que la Paix soit sur Lui), ou de Moïse (Que la Paix soit sur Lui), ou encore les valeurs humanistes&nbsp;? Ou bien devons-nous comprendre que le fait de permettre
    aux habitants originels de ces terres - à l’intérieur et à l’extérieur de la Palestine (dans la diaspora) - qu’ils soient chrétiens, musulmans ou juifs, de déterminer leur sort irait à l’encontre
    de la démocratie, des droits de l’homme et des enseignements des prophètes&nbsp;? Sinon, pourquoi cette opposition acharnée à tout référendum&nbsp;? Le gouvernement palestinien, nouvellement élu,
    vient de prendre ses fonctions.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Tous les observateurs indépendants ont confirmé que ce gouvernement est représentatif de l’électorat.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Mais voilà&nbsp;: d’une manière totalement incroyable, on a placé ce gouvernement élu sous pression, et on lui a fortement «&nbsp;conseillé&nbsp;» de reconnaître le régime israélien, d’abandonner
    la lutte et de suivre le programme du gouvernement précédent.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Si le gouvernement palestinien actuel s’était présenté sur la plate-forme électorale en question, le peuple palestinien aurait-il voté pour lui&nbsp;? Encore une fois, une position telle
    celle-là, prise en opposition au gouvernement palestinien, peut-elle être considérée en adéquation avec les valeurs que j’ai souligné plus haut&nbsp;? Les gens disent aussi&nbsp;: «&nbsp;Pourquoi
    toutes les résolutions du Conseil de sécurité de l’Onu condamnant Israël ont-elles fait l’objet d’un veto&nbsp;?&nbsp;» Monsieur le Président, comme vous le savez certainement, je vis parmi les
    gens de mon peuple, et je suis constamment en contact avec eux - beaucoup de gens, dans l’ensemble du Moyen-Orient, tiennent à me contacter, également.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Eux non plus, ils ne croient pas à ces politiques douteuses.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Il est de plus en plus évident que les peuples de notre région du monde sont de plus en plus en colère contre ces politiques.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Il n’est pas dans mon intention de multiplier les questions, mais je tiens à faire référence, également, à d’autres points.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Pourquoi toute réalisation technique et scientifique aboutie, au Moyen-Orient, est-elle immédiatement transformée et dépeinte en menace pour l’entité sioniste&nbsp;? La recherche et
    développement, en matière scientifique, n’est-elle pas un droit fondamental pour tout pays&nbsp;?
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Vous connaissez bien l’Histoire.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Mis à part le Moyen Âge, à quelle autre époque, dans l’Histoire, le progrès scientifique et technique a-t-il été considéré comme un crime&nbsp;? La possibilité que des réalisations scientifiques
    soient utilisées à des fins militaires est-elle une raison suffisante pour s’opposer carrément à la science et à la technologie&nbsp;? Si une telle assertion est vérifiée, alors toutes les
    disciplines scientifiques, y compris la physique, la chimie, les mathématiques, la médecine, l’ingénierie, etc. doivent être contrées.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Au sujet de l’Irak, on a raconté des mensonges
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Quel en a été le résultat&nbsp;? Je suis persuadé que dire des mensonges est répréhensible dans n’importe quelle culture, et que vous n’aimeriez pas que l’on vous mente.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Monsieur le Président, les Latino-Américains n’ont-ils pas le droit de se poser la question de savoir pourquoi leurs gouvernements démocratiquement élus sont contrés et les leaders golpistes
    soutenus&nbsp;? Ou bien alors, doivent-ils constamment être menacés et vivre dans la peur&nbsp;? Les peuples d’Afrique sont des gens créatifs et talentueux, qui travaillent très dur.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Ils peuvent un rôle important et précieux dans la satisfaction des besoins de l’humanité, et contribuer à son progrès tant matériel que spirituel.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Mais la pauvreté et les dictatures violentes, dans la majorité des pays africains, empêchent qu’il en soit bien ainsi.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Les Africains ne sont-ils pas fondés à demander pourquoi leurs énormes ressources - notamment minières - sont en train d’être pillées, en dépit du fait qu’ils en ont besoin plus que tout autre
    peuple&nbsp;? Là encore, ces agissements correspondent-ils en quoi que ce soit aux enseignements du Christ et aux préceptes des droits de l’homme&nbsp;? Le peuple courageux et croyant d’Iran se
    pose lui aussi beaucoup de questions, et il a beaucoup de griefs, dont le coup d’Etat de 1953, qui a entraîné le renversement du gouvernement légal de l’époque, l’opposition à la révolution
    islamique, la transformation d’une ambassade en un quartier général pour soutenir les activités des contre-révolutionnaires opposés à la Révolution islamique, le soutien apporté à Saddam Hussein
    durant la guerre qu’il a déclenchée contre l’Iran, un avion civil iranien abattu, tuant tous ses passagers, le gel des avoirs de l’Iran, des menaces croissantes et l’ opposition aux progrès
    scientifiques et nucléaires de la nation iranienne, et beaucoup d’autres griefs que je n’énoncerai pas ici de manière exhaustive.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Monsieur le Président,
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Les événements du 11 septembre furent une horrible catastrophe.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    L’assassinat d’innocents est déplorable et horrible, où que ce soit dans le monde.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Notre gouvernement a immédiatement fait connaître son dégoût pour les assassins, et il a offert ses condoléances aux familles endeuillées et exprimé sa commisération et sa sympathie pour les
    victimes.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Tous les gouvernements ont pour devoir de protéger la vie, les biens et le bien-être de leurs citoyens.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    On dit un peu partout que votre gouvernement recourt à des systèmes extensifs de sécurité, de protection et d’espionnage - et même qu’il pourchasse ses opposants à l’étranger.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Le 11 septembre n’a pas été une opération [militaire] comme n’importe quelle autre.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Aurait-elle pu être planifiée et exécutée sans une coordination avec des services de renseignement et de sécurité - ou sans leur infiltration extensive&nbsp;? Bien entendu, ce n’est là que timide
    hypothèse, en tout bien tout honneur.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Pourquoi les différents aspects de cette attaque ont-ils été gardés secrets&nbsp;? Pourquoi ne nous dit-on pas quels sont les responsables qui ont négligé leurs responsabilités&nbsp;? Et pourquoi
    les responsables et les coupables ne sont-ils pas identifiés, ni présentés devant un tribunal&nbsp;? Tous les gouvernements ont le devoir d’assurer à leurs citoyens sécurité et tranquillité
    d’esprit.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Or, depuis plusieurs années, le peuple de votre pays et les peuples riverains des points troublés de la planète n’ont plus de tranquillité d’esprit.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Après le 11 septembre, au lieu de cicatriser et de soigner les blessures émotionnelles des survivants et du peuple états-unien, immensément traumatisé par les attentats - certains médias
    occidentaux n’ont fait au contraire qu’intensifier le climat de peur et d’insécurité - certains parlant constamment de la possibilité de nouvelles attaques terroristes, afin de maintenir le
    peuple dans une peur incessante.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Est-ce rendre là un service au peuple états-unien&nbsp;? Est-il possible d’estimer les dommages ainsi causés par la peur et la panique&nbsp;? Les citoyens états-uniens vivent dans la peur
    constante de nouveaux attentats qui pourraient se produire à tout instant, n’importe où.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Ils se sentent profondément en insécurité dans les rues, sur leur lieu de travail, et même chez eux.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Qui pourrait vivre heureux, dans une telle situation&nbsp;? Pourquoi les médias, au lieu de donner un sentiment de réconfort et de sécurité, et d’assurer au maximum la tranquillité d’esprit, ont
    au contraire renforcé le sentiment d’insécurité&nbsp;? D’aucun pensent que cette paranoïa a pavé la voie - et a été la justification - en vue de l’attaque contre l’Afghanistan.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Encore une fois, le rôle des médias
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Dans les chartes déontologiques des professions médiatiques, une diffusion correcte de l’information et une relation honnête des événements sont des préceptes fondamentaux.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    J’exprime mon profond regret au sujet du mépris manifesté par certains médias occidentaux pour ces principes.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Le principal prétexte pour attaquer l’Irak fut l’existence, dans ce pays, d’armes de destruction massive.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Cela a été rabâché sans relâche - afin que le public finisse, de guerre lasse, par le croire - et voilà&nbsp;: le terrain était préparé en vue de l’attaque contre l’Irak.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    La vérité ne finira-t-elle pas par être complètement perdue de vue, dans un climat controuvé et entièrement trompeur&nbsp;? Encore une fois, si on permet que la vérité soit perdue de vue, comment
    cela peut-il être concilié avec les valeurs rappelées plus haut&nbsp;? La vérité est-elle perdue dans les sables, y compris pour le Tout-Puissant&nbsp;? Monsieur le Président, dans la plupart des
    pays, dans le monde entier, les citoyens pourvoient aux dépenses des gouvernements afin que leurs gouvernements, en retour, soient en mesure de les servir.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    La question, ici, est la suivante&nbsp;: «&nbsp;qu’est-ce que les centaines de milliards de dollars, dépensés chaque année afin de financer la campagne guerrière en Irak, a produit pour les
    citoyens états-uniens&nbsp;?&nbsp;» Comme le sait parfaitement votre Excellence, dans certains Etats de votre pays, il y a des États-uniens qui vivent dans l’indigence.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Ces milliers de sans-abri et de sans-emploi représentent un énorme problème
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Bien entendu, ce genre de problème existe - à plus ou moins grande échelle - dans bien d’autres pays, également.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    En ayant ces conditions déplorables à l’esprit, les dépenses gargantuesques de la campagne militaire - imputées sur le budget public - peuvent-elles être justifiées et tenues pour conformes aux
    principes rappelés en début de cette lettre&nbsp;? Que dit-on, quels sont les griefs des gens, dans le monde entier, dans notre région, et dans votre pays&nbsp;?
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Mais mon principal souci - dont j’espère que vous le partagerez, au moins pour partie - est le suivant&nbsp;: Les gens au pouvoir ont un temps défini à passer aux affaires, ils ne sont pas
    appelés à gouverner indéfiniment, mais leur nom sera enregistré dans l’histoire et ils seront constamment jugé dans le futur immédiat, et aussi dans un futur plus éloigné.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Les gens vont passer notre présidence au peigne fin.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Aurons-nous réussi à apporter la paix, la sécurité et la prospérité aux gens, ou au contraire l’insécurité et le chômage&nbsp;? Aurons-nous cherché à instaurer la justice, ou nous sommes-nous
    contenté de soutenir des groupes d’intérêts particuliers, poussant beaucoup de gens dans une vie de pauvreté et de difficulté, rendu une poignée de personnes riches et puissantes - tout en
    acquérant leur soutien au prix de l’approbation du peuple et du Tout-Puissant&nbsp;? Aurons-nous défendu les droits des gens défavorisés, ou les aurons-nous ignorés&nbsp;? Aurons-nous défendu les
    droits de tous les hommes, partout sur la planète, ou leur aurons-nous imposé des guerres, aurons-nous interféré illégalement dans leurs affaires intérieures, aurons-nous créé des prisons
    infernales et emprisonnés certains d’entre eux&nbsp;? Aurons-nous dit la vérité à notre peuple et aux autres, dans le monde entier, ou leur en aurons-nous présenté une version controuvée&nbsp;?
    Aurons-nous été aux côtés de notre peuple, ou du côté des occupants et des oppresseurs&nbsp;? Notre administration aura-t-elle agi afin de promouvoir un comportement rationnel, logique,
    l’éthique, la paix, en satisfaisant aux obligations morales, à la justice, au service du peuple, de la prospérité, du progrès et du respect de la dignité humaine, ou bien n’aura-t-elle servi que
    la force des canons&nbsp;?
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    L’intimidation, l’insécurité, le mépris du peuple, le renvoi aux calendes grecques du progrès et de l’excellence d’autres pays, et le piétinement des droits du peuple&nbsp;? Enfin, nous serons
    jugés sur la question de savoir si nous sommes restés fidèles au serment propre à notre fonction, de servir le peuple - ce qui est notre tâche primordiale - et fidèles aussi aux traditions des
    prophètes - ou non&nbsp;? Monsieur le Président, combien de temps le monde continuera-t-il à tolérer cette situation&nbsp;? Vers quoi cette pente fatale conduit-elle le monde&nbsp;?
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Jusqu’à quand les peuples du monde entier devront-ils payer pour les décisions incorrectes d’une poignée de dirigeants&nbsp;? Combien de temps encore le spectre de l’insécurité - qui émane des
    énormes stocks d’armes de destruction massive - va-t-il hanter les peuples du monde entier&nbsp;? Combien de temps encore le sang des hommes, des femmes et des enfants innocents va-t-il continuer
    à être répandu dans les rues, et les maisons des braves gens à être démolies sur leurs têtes&nbsp;?
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    La situation qui règne actuellement dans le monde vous satisfait-elle&nbsp;? Pensez-vous que la politique actuelle peut-être poursuivie&nbsp;? Si les milliards de dollars dépensés pour la
    sécurité, les campagnes militaires et les mouvements de troupes étaient consacrés aux investissements et à l’aide aux pays pauvres, à la promotion de la santé, à la lutte contre diverses
    maladies, à l’éducation et à l’amélioration de la santé mentale et physique des gens, à l’aide aux victimes de catastrophes naturelles, à la création d’ emplois et à la production, à des projets
    de développement et de lutte contre la pauvreté, à l’instauration de la paix, à la médiation entre états en conflit et à l’extinction des flammes de conflits ethniques, raciaux et autres, où en
    serait aujourd’hui le monde&nbsp;? Votre gouvernement et votre peuple ne seraient-ils pas particulièrement fiers, et à juste titre&nbsp;?
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    La situation politique et économique de votre économie ne serait-elle pas meilleure&nbsp;? Et, je suis désolé de vous le dire, aurait-on assisté à cette haine mondiale, de plus en plus forte,
    envers les gouvernements américains quels qu’ils soient&nbsp;? Monsieur le Président, il n’est nullement dans mes intentions de mettre qui que ce soit dans l’embarras.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Si les prophètes Abraham, Isaac, Jacob, Ishmael, Joseph ou Jésus-Christ (Que la Paix soit sur Eux) étaient aujourd’hui parmi nous, comment jugeraient-ils un tel comportement&nbsp;? Aurions-nous
    un rôle à jouer dans le monde de la Promesse, un monde dans lequel la justice sera universelle et Jésus-Christ (Que la Paix soit sur Lui) sera présent. Et même&nbsp;: nous
    accepterons-t-ils&nbsp;? Ma question, fondamentale, est celle-ci&nbsp;: n’y a-t-il pas une meilleure façon d’interagir avec le reste du monde&nbsp;?<br>
    <br>
    Aujourd’hui, il y a des centaines de millions de chrétiens, des centaines de millions de musulmans, et de millions de personnes qui suivent les enseignements de Moïse (Que la Paix soit sur Lui).
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Toutes les religions célestes ont en partage un concept, qu’elles respectent &nbsp;: le monothéïsme, ou la croyance en un seul Dieu, exclusivement.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Le saint Coran met l’accent sur ce mot commun, et il exhorte les croyants des religions divines en ces termes&nbsp;: «&nbsp; Dis&nbsp;! Ô vous qui respectez le Livre&nbsp;! Convenez avec nous
    d’une proposition équitable entre nous et vous, aux termes de laquelle nous ne servirons personne sauf Allah, auquel nous ne donnerons aucun associé.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Avec Lui, et quelques croyants de notre communauté ne prendrons personne comme Seigneur, si ce n’est Allah, mais s’ils reviennent, alors ils diront&nbsp;: «&nbsp;Soyez témoins du fait que nous
    sommes Musulmans.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Monsieur le Président,
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    D’après les versets divins, nous avons tous été appelés à adorer un seul Dieu et à suivre les enseignements des divins prophètes
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    «&nbsp;A adorer un Dieu qui est supérieur à tous les pouvoirs de ce bas-monde, et qui peut se rendre là où bon Lui semble&nbsp;;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    «&nbsp;Le Seigneur, qui sait ce qui est caché et ce qui est visible, le passé et l’avenir, sait ce qui se passe dans le cour de Ses serviteurs, et enregistre leurs faits et gestes.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    «&nbsp;Le Seigneur, à qui appartiennent les cieux et la terre et tous l’univers est Son tribunal&nbsp;», «&nbsp;la planification de l’univers est faite par Ses mains, et il donne à ses Serviteurs
    les bienfaits béatifiques de la miséricorde et de la rémission des péchés.&nbsp;»
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    «&nbsp;Il est le compagnon de l’opprimé et l’ennemi des oppresseurs&nbsp;»&nbsp;;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    «&nbsp;Il est plein de compassion et de miséricorde
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    «&nbsp;Il est le recours des croyants et il les guide vers la lumière, en les tirant de l’obscurité&nbsp;»&nbsp;;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    «&nbsp;Il est le témoin des actions de Ses serviteurs&nbsp;», «&nbsp;Il exhorte ses serviteurs à être fidèles et à faire de bonnes actions, et il leur demande de demeurer sur le sentier étroit de
    la rectitude et de demeurer confiants.&nbsp;»
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    «&nbsp;Il exhorte ses serviteurs à respecter Ses prophètes et Il est un témoin de leurs agissements.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    «&nbsp;Une triste fin attend seulement ceux qui ont choisi la vie d’ici-bas et de Lui désobéir et d’opprimer ceux qui Le servent.&nbsp;»
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Et «&nbsp;Un délicieux et éternel paradis appartient à ces croyants qui redoutent Sa majesté et ne se laissent pas entraîner par leur propre lascivité.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    «&nbsp;Nous croyons que le retour aux enseignements des divins prophètes est la seule voie salvifique.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Je me suis laissé dire que votre Excellence suit les enseignements de Jésus, et qu’elle croît en les divines promesses de son règne des justes sur la Terre.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Nous pensons également que Jésus-Christ fut un des grands prophètes du Tout-Puissant.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Il est à plusieurs reprises louangé, dans le Coran.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Jésus est cité, également, dans le Coran [19,36] «&nbsp;Et, certainement, Allah est mon Seigneur et ton Seigneur, par conséquent, sers-Le&nbsp;; c’est là le bon chemin, Myriam.&nbsp;»
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Le service du Tout-Puissant et l’obéissance envers Lui, tel est le credo de tous les messagers divins.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Le Dieu de tous les peuples d’Europe, d’Asie, d’Afrique, d’Amérique, du Pacifique et de tout le reste du monde est un seul et même Dieu.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    «&nbsp;Il est le Tout-Puissant qui veut guider et donner leur dignité à tous Ses serviteurs. Il a donné la grandeur à tous les Humains. Nous lisons, toujours dans le Saint Coran&nbsp;:
    «&nbsp;Dieu, Tout-Puissant, a envoyé Ses prophètes qui ont fait des miracles et donné des signes évidents afin de guider le peuple et de leur montrer des preuves divines et de les purifier des
    péchés et des souillures. Et Il a envoyé le Livre et la balance afin que le peuple puisse faire preuve de justice et évite les irrespectueux.&nbsp;»
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Tous les versets cités ci-dessus sont apparents, sous une forme ou sous une autre, dans la Bible, également.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Les prophètes divins l’ont promis&nbsp;: le jour viendra où tous les hommes se rassembleront devant le tribunal du Tout-Puissant, afin que leurs actes soient examinés. Le bienfaisant sera dirigé
    vers le Ciel, et les méchants trouveront leur châtiment divin. Je pense que nous croyons tous deux en un tel jour, mais il ne sera pas facile d’estimer l’action des dirigeants, parce que nous
    devons être redevables à nos nations et à tous les autres, tous ceux dont la vie a été directement ou indirectement affectée par nos actions. Tous les prophètes parlent de paix et de tranquillité
    pour l’homme - fondées sur le monothéisme, la justice et le respect de la dignité humaine.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Ne pensez-vous pas que si nous nous mettions tous d’accord pour croire et respecter ces principes - à savoir&nbsp;: le monothéisme, l’adoration de Dieu, la justice, le respect pour la dignité de
    l’homme, la croyance dans le Jugement Dernier - nous pourrions surmonter les problèmes actuels du monde, qui résultent de la désobéissance au Tout-Puissant et aux enseignements des prophètes, et
    améliorer nos performances&nbsp;? Ne pensez-vous pas que les principes mentionnés, écrits ou non-écrits, sont universellement respectés&nbsp;? N’accepterez-vous pas cette invitation&nbsp;?
    C’est-à-dire l’invitation à faire un retour sincère vers les enseignements des prophètes, le monothéisme et la justice, afin de préserver la dignité humaine et l’obéissance envers le
    Tout-Puissant et ses prophètes&nbsp;? Monsieur le Président, l’Histoire nous enseigne que les gouvernements répressifs et cruels ne sauraient survivre très longtemps.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Dieu a chargé les hommes de leur propre sort.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Le Tout-Puissant n’a pas abandonné l’univers et l’humanité à leurs propres inerties. Beaucoup de choses se sont produites, qui allaient à l’encontre des souhaits et des projets des gouvernements.
    Cela nous dit qu’il y a une puissance supérieure, qui agit, et que tous les événements sont déterminés par Lui.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Y a-t-il quelqu’un qui puisse nier les signes de changement, dans le monde, aujourd’hui&nbsp;? La situation régnant aujourd’hui dans le monde est-elle comparable en quoi que ce soit à celle qui
    existait voici seulement dix ans ? Les changements se produisent rapidement, et s’enchaînent sur un rythme impétueux. Les peuples du monde ne sont pas satisfaits du statu quo, et ils ne prêtent
    que très peu d’attention aux promesses et aux commentaires d’un petit nombre de dirigeants influents au niveau mondial Beaucoup de personnes, dans le monde, se sentent en insécurité et s’opposent
    à l’extension de l’insécurité et de la guerre&nbsp;: elles n’approuvent pas ni n’ acceptent certaines politiques douteuses.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Les gens protestent contre le gouffre qui va sans cesse s’élargissant entre les possédants et les indigents, entre les pays riches et les pays pauvres. Les gens sont dégoûtés par la corruption
    qui ne fait qu’empirer. Les habitants de plusieurs pays sont en colère en raison des agressions contre leurs fondements culturels et de la désintégration des familles. Ils sont également
    désappointés par le recul de l’attention et de la compassion.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Les peuples du monde ne croient plus aux organisations internationales, parce que leurs droits ne sont plus défendus par ces organisations. Le libéralisme et la démocratie de style occidental
    n’ont pas été capables de contribuer à la réalisation des idéaux de l’humanité. Aujourd’hui, l’échec de ces deux concepts est patent. Les personnes clairvoyantes peuvent d’ores et déjà entendre
    les craquements avertissant de l’écroulement de l’idéologie et de la pensée des systèmes démocratiques libéraux. Nous voyons de plus en plus de personnes, dans le monde entier, en train de se
    mettre en route vers un point focal fondamental - à savoir&nbsp;: Dieu Tout-Puissant.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Nul ne doute qu’à travers la foi en Dieu et les enseignements des prophètes, les hommes pourront surmonter leurs problèmes.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    La question qu’il me brûle de vous poser est celle-ci&nbsp;: «&nbsp;Ne voulez-vous pas vous joindre à eux&nbsp;?&nbsp;»
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Monsieur le Président, que le vouliez ou non, le monde est en train de graviter en direction de la foi en le Tout-Puissant et la justice, et la volonté de Dieu prévaudra sur toute chose.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Wa-s-salâm ’alâ man ittaba’-l-hudâ [Que la paix soit sur celui qui suivra la voie droite]
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Mahmûd Ahmadi-Najad - Président de la République islamique d’Iran
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    =======================================================================
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;<img src="http://img.over-blog.com/193x300/0/58/44/39/Photos-pour-articles---venir-A/occident.jpg" alt="occident" class="noAlign">
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <br>
    Ceux qui connaissent Jean Ziegler, le professeur combatif, actuellement membre du Conseil consultatif du Conseil des droits de l’homme de l’ONU à Genève connaissent également son éloquence et son
    intrépidité quand il désigne les malaises et les injustices. Il se peut qu’il ne soit pas toujours au-delà de toute exagération, attitude qui est peut-être liée à la nature de son engagement qui
    mérite pourtant tout notre respect. En sa qualité de Rapporteur spécial de l’ONU sur le droit à l’alimentation, il s’est non seulement fait une renommée au sein des pays en développement mais
    aussi sur le plan international, car c’est grâce à son engagement que les nombreuses victimes de la crise alimentaire dans les pays pauvres du monde entier ont obtenu une voix au sein de la
    communauté internationale. Il fustige aussi bien l’égoïsme sans bornes du néo-libéralisme moderne, représenté notamment par l’OMC et la Banque mondiale, que le système inhumain qui règne en Chine
    communiste. Partout où les droits de l’homme ne sont pas respectés, Jean Ziegler élève sa voix.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    C’est également le cas dans son récent ouvrage intitulé «La haine de l’Occident». Il y explique de manière impressionnante pourquoi une collaboration fructueuse entre le Nord (les pays
    industrialisés) et le Sud (les soi-disant pays en développement) n’a pas vraiment été possible jusqu’à nos jours.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Ceux qui suivent les débats au Conseil des droits de l’homme, et qui ont compris avec stupeur que la condamnation du gouvernement du Sri Lanka pour de graves violations des droits de l’homme face
    à la minorité tamoule a échoué à cause du véto des pays en développement, trouveront des réponses dans le récent ouvrage de Ziegler.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    L’auteur y expose l’histoire de l’impéria­lisme des Blancs en remontant jusqu’à l’époque sinistre de la Traite des esclaves. A cette époque-là des millions d’Africains furent capturés, enlevés à
    leurs familles et expédiés outre-mer. Ceux qui survécurent aux conditions exécrables de ces transports, furent réduits à vivre une vie misérable en tant que serfs d’un propriétaire de mine ou
    d’un grand propriétaire terrien, s’il est permis de parler de vie. Rares ont été les maîtres d’esclaves à éprouver une compassion humaine et à se comporter en personnes civilisées.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <em><b><br>
    Aucune excuse des pays industrialisés</b></em>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    La liste de ces humiliations, commises par les Blancs, est longue, preuve en est la nature des traces que les soi-disant pays développés ont laissées en Afrique, en Asie, en Amérique latine et
    ailleurs dans le monde.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    La tentative de la Communauté internationale de soigner ces blessures lors de la Conférence internationale de l’ONU sur le racisme de Durban échoua face à l’arrogance du Nord et de l’Occident et
    aboutit, comme le dit l’auteur, «dans le désastre». Les pays victimes méritant la réparation des crimes commis dans le passé, se heurtèrent à un Occident réfutant toute responsabilité et
    répondant aux revendications des pays victimes avec indignation et ignorance.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <em><b><br>
    La double morale occidentale face aux droits de l’homme</b></em>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Dans différents chapitres, Ziegler règle ses comptes avec différents Etats et leurs crimes contre l’humanité, notamment le Royaume Uni, l’Allemagne, les Etats-Unis, la France, et l’Union
    européenne. Il ne mâche pas ses mots et accuse l’insupportable double morale des gouvernements face aux droits de l’homme et la manière de les imposer. Le cas de la France en dit long. La France
    ayant sévi terriblement, du temps de l’impérialisme, dans les colonies maghrébines, n’a pas pu, jusqu’à nos jours, se résoudre à avouer sa culpabilité et accepter son devoir de réparations.
    L’exemple cité par l’auteur quant au président français le montre de toute évidence. En 2007, à Dakar, Sarkozy a dit devant des centaines d’étudiants que le «défi de l’Afrique consistait à faire
    son entrée dans l’Histoire». Ce qui ne veut rien dire d’autre que les pays d’Afrique sont eux-mêmes responsables de leur misère. En outre il reproche aux Africains: «Voulez-vous que la faim ne
    sévisse plus sur le sol africain? Voulez-vous qu’aucun enfant ne meure de faim sur le sol africain? Eh bien, œuvrez en vue d’une agriculture autosuffisante!»
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Quiconque connaît un peu la manière de l’UE de saper, à l’aide de subventions à l’exportation par exemple, le faible marché africain ne peut retrouver, dans de telles paroles, que l’intention de
    se moquer des populations africaines, attitude à laquelle les pays exploités par la France et d’autres Etats colonisateurs se sont heurtés depuis des siècles.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    L’auteur critique également sans équi­voque la politique israélienne et l’attitude de l’Occident face aux violations des droits de l’homme commises par Israël. Il montre, en se référant à
    différents votes au sein du Conseil des droits de l’homme concernant les violations des droits de l’homme commises par Israël et également par d’autres Etats, que les pays industrialisés
    pratiquent le deux poids deux mesures. Par principe, ils s’opposent à toute résolution visant à condamner les transgressions israéliennes, justifiant leur attitude par la présumée partialité des
    résolutions. Mais quand il s’agit d’une violation des droits de l’homme en Asie ou en Afrique, la condamnation unanime de l’Occident est garantie.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <em><b><br>
    La famine au Biafra</b></em>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Ziegler montre avec l’exemple de deux Etats, le Nigéria et la Bolivie, comment malgré leur indépendance formelle les gouvernements des deux pays continuent à dépendre partiellement de l’Occident
    à cause de la corruption et des engrenages économiques et financiers. Ce sont surtout les faits par rapport à la Guerre du Biafra des années 60 du siècle passé qui font voir au lecteur la
    véritable toile de fond de cette catastrophe alimentaire et humanitaire connue dans le monde entier. Après avoir lu le livre de Ziegler, personne ne s’étonnera que la responsabilité se trouve du
    côté des Etats occidentaux et de leurs multinationales pétrolières. Voilà une guerre qui a duré trente mois, laissant derrière elle près de 2 millions de morts ainsi qu’un désastre devenu
    entre-temps le synonyme de la faim africaine.<br>
    Bien qu’il s’agisse d’analyses historiques et politiques, Ziegler ne perd jamais de vue les souffrances individuelles et c’est une qualité indéniable. L’exemple de cette fillette de cinq ans,
    contrainte par la violence la plus brutale à laver la vaisselle dans un restaurant, du matin au soir, illustre la situation de détresse dans laquelle se trouvent les êtres humains qui vivent les
    effets des crises, et exige en même temps notre compassion liée à l’appel urgent d’agir. Jean Ziegler termine ce chapitre-là par l’affirmation bouleversante: «De tels enfants esclaves, il y en a
    des centaines de milliers au Nigéria.»
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <em><b><br>
    La résistance s’active</b></em>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Un nouvel espoir, pour la Bolivie, est apparu lors de l’élection à la présidence de l’indigène Evo Morales. On y assiste à la libération progressive du joug de l’oppression. Dans ce chapitre,
    Ziegler évoque l’histoire des Conquistadors qui, depuis le XVIe siècle, furent responsables de la misère des indigènes d’Amérique latine. Là, comme partout dans le monde, les traces des Blancs
    sont restées visibles. Le fait que la Bolivie ait donné asile à des douzaines d’anciens officiers allemand de la SS et à d’autres cadres fascistes sans poursuite judiciaire et sans intervention
    des Etats-Unis bien informés, ouvre un autre chapitre sombre de ces Etats corrompus rendus dépendants de l’Occident.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Mais ce n’est pas seulement la Bolivie qui fut victime de cette oppression et de cette exploitation brutale, mais l’Amérique latine toute entière. Dans le chapitre intitulé «La fierté retrouvée»
    l’auteur décrit à quel point les gens avaient repris espoir suite à l’élection d’Evo Morales, et ceci non seulement en Bolivie. Sa réélection avec plus de 60% en est la meilleure confirmation.
    Selon Ziegler, Morales poursuit «une stratégie triple: la récupération des mines, des gisements de pétrole et des plantations; la lutte contre la misère sociale; le démantèlement de l’Etat
    colonial et la mise en place d’un Etat social». L’histoire récente nous a appris que ce programme constitue un véritable champ miné pour Morales. Dans ce contexte, Ziegler rappelle le cas du
    Premier ministre iranien, Mossadegh, dont le choix de ramener les champs pétroliers en propriété de l’Etat lui a coûté la vie. Ce n’est que dernièrement que Barack Obama a confirmé publiquement
    que ceux qui tiraient les ficelles à l’arrière-plan de ce complot de 1953, ne furent rien d’autre que les USA et leurs services secrets préparant ainsi la prise du pouvoir du Chah Réza Pahlévi,
    confirmation qui n’étonna guère les historiens qui le savaient depuis longtemps.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Quiconque désire mieux connaître les origines de la «haine de l’Occident» ne se privera pas de la lecture de cet ouvrage de Jean Ziegler. Ce livre où l’analyse politique précise et sans équivoque
    va de pair avec la compassion envers l’être humain, ne répand pas de pessimisme malgré toute critique de l’Occident. Il s’agit tout au contraire, pour nous tous, d’un appel clair et net à nous
    rendre compte des origines des problèmes actuels et de contribuer à y remédier<br>
    <br>
    Article publié le 11 janvier 2010 sur le site Alter info
  </p>
  <p>
    Source: <a href="http://www.horizons-et-debats.ch/">http://www.horizons-et-debats.ch/</a>
  </p>
  <p>
    Lien de l'article: <a href=
    "http://www.alterinfo.net/Le-fosse-entre-le-Nord-et-le-Sud-ne-sera-comble-qu-avec-honnetete_a41278.html">http://www.alterinfo.net/Le-fosse-entre-le-Nord-et-le-Sud-ne-sera-comble-qu-avec-honnetete_a41278.html</a>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <b>&nbsp;==========================================================<br></b>
  </p>
  <p>
    <b><br>
    Lettre ouverte d’Evo Morales, président de la Bolivie, à propos de la "directive retour" de l’Union Européenne</b>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;<img src="http://img.over-blog.com/300x300/0/58/44/39/Photos-pour-articles---venir-A/evo-morales_web1.jpg" alt="evo-morales web1" class="noAlign">&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <b>Evo MORALES</b>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Jusqu’à la fin de la seconde guerre mondial, l’Europe fut un continent d’émigrants. Des dizaines de millions d’européens partirent aux Amériques pour coloniser, échapper aux famines, aux crises
    financières, aux guerres ou aux totalitarismes européens et à la persécution des minorités ethniques. Aujourd’hui, je suis avec préoccupation le processus de la dite «&nbsp;directive
    retour&nbsp;». Le texte, validé le 5 juin dernier par les ministres de l’intérieur des 27 pays de l’Union Européenne, doit être voté le 18 juin au Parlement Européen. Je sens que se durcissent de
    manière drastique les conditions de détention et d’expulsion des migrants sans papier, quelle que soient leur temps de permanence dans les pays européens, leur situation de travail, leurs liens
    familiaux, leur volonté et leurs efforts d’intégration.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Les européens arrivèrent massivement en Amérique Latine et aux États-Unis, sans visas ni conditions imposées par les autorités. Ils furent toujours bienvenus et continuent de l’être dans nos pays
    du continent américain, qui alors absorbèrent la misère économique européenne et ses crises politiques. Ils vinrent sur notre continent pour exploiter les richesses et les transférer en Europe,
    avec un coût très élevé pour les populations indigènes d’Amérique. Comme c’est le cas de notre Cerro Rico de Potosi et de ses fabuleuses mines d’argent qui ont apporté la masse monétaire au
    continent européen du XVIème au XIXème siècle. Les personnes, les biens et les droits des migrants européens furent toujours respectés.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Aujourd’hui, l’Union Européenne est la destination principale des migrants du monde, conséquence de son image positive d’espace de prospérité et de libertés publiques. L’immense majorité des
    migrants va à l’UE pour contribuer à cette prospérité, et non pour en profiter. Ils occupent des postes dans les travaux publics, la construction, les services aux personnes et les hôpitaux,
    postes que ne peuvent ou ne veulent pas occuper les européens. Ils contribuent au dynamisme démographique du continent européen, à maintenir la relation entre actifs et inactifs que rendent
    possible vos généreux systèmes de sécurité sociale et ils dynamisent le marché interne et la cohésion sociale. Les migrants offrent une solution aux problèmes démographiques et financiers de
    l’UE.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Pour nous, nos migrants représentent l’aide au développement que les européens ne nous donnent pas – en effet, peu de pays atteignent réellement l’objectif minimum de 0.7&nbsp;% de leur PIB pour
    l’aide au développement. L’Amérique Latine a reçu, en 2006, 68 000 millions de dollars de transferts de fonds, soit plus que le total des investissements étrangers dans nos pays. Au niveau
    mondial, ils atteignent 300 000 millions de dollars, dépassant les 104 000 millions accordés pour l’aide au développement. Mon propre pays, la Bolivie, reçoit plus de 10% du PIB en transferts (1
    100 millions de dollars) ou un tiers de nos exportations annuelles de gaz naturel.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Cela signifie que les flux migratoires sont bénéfiques autant pour les Européens que pour nous autres du Tiers Monde, bien que de manière marginale puisque nous perdons également des contingents
    de main d’œuvre qualifiés qui se comptent par millions, et pour lesquels, d’une manière ou d’une autre, nos États, bien que pauvres, ont investi des ressources humaines et financières.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Lamentablement, le projet de «&nbsp;directive retour&nbsp;» complique terriblement cette réalité. Si nous concevons que chaque État ou groupe d’États peut définir ses politiques migratoires en
    toute souveraineté, nous ne pouvons accepter que les droits fondamentaux des personnes soient niés à nos compatriotes et frères latino-américains. La «&nbsp;directive retour&nbsp;» prévoit la
    possibilité d’un emprisonnement des migrants sans papier allant jusqu’à 18 mois avant leur expulsion – ou «&nbsp;éloignement&nbsp;», selon les termes de la directive. 18 mois&nbsp;! Sans jugement
    ni justice&nbsp;! Tel qu’il est aujourd’hui, le projet de texte de la directive viole clairement les articles 2, 3, 5, 6, 7, 8, et 9 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948.
    En particulier l’article 13 de la Déclaration annonce&nbsp;:
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    «&nbsp;1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un Etat.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays.&nbsp;»
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Et, le pire de tout, il existe la possibilité d’emprisonner des mères de familles et des mineurs, sans tenir compte de leur situation familiale ou scolaire, dans des centres d’internement où nous
    savons que les dépressions, les grèves de la faim et les suicides existent. Comment peut-on accepter sans réagir que soient concentrés dans des camps des compatriotes et frères latino-américains
    sans papier qui, pour une immense majorité ont passé des années à travailler et à s’intégrer&nbsp;? De quel côté est aujourd’hui le devoir d’ingérence humanitaire&nbsp;? Où est la «&nbsp;liberté
    de circuler&nbsp;», la protection contre l’emprisonnement arbitraire&nbsp;?
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Parallèlement, l’Union Européenne essaie de convaincre la Communauté Andine des Nations (Bolivie, Colombie, Equateur et Pérou) de signer un «&nbsp;Accord d’Association&nbsp;» qui comprend en
    troisième pilier, un Traité de Libre Commerce, de la même nature et contenu que ceux qu’imposent les États-Unis. Nous subissons une intense pression de la part de la Commission Européenne pour
    accepter des conditions de profonde libéralisation pour le commerce, les services financiers, la propriété intellectuelle ou nos services publiques. De plus, au nom de la protection juridique,
    nous subissons des pressions à propos des processus de nationalisation de l’eau, du gaz et des télécommunications réalisés à l’occasion de la Journée Internationale des Travailleurs (<em>1er mai
    - NDT</em>). Je demande, dans ce cas, où est la «&nbsp;sécurité juridique&nbsp;» pour nos femmes, adolescents, enfants et travailleurs qui cherchent de meilleurs horizons en Europe&nbsp;?
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Promouvoir la libre circulation de marchandises et des finances, alors qu’en face nous assistons à l’emprisonnement sans procès pour nos frères qui essaient de circuler librement, c’est nier les
    fondements de la liberté et des droits démocratiques.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Dans ces conditions, si cette «&nbsp;directive retour&nbsp;» est approuvée, nous serions dans l’impossibilité éthique d’approfondir les négociations avec l’Union Européenne et nous nous réservons
    le droit de mettre en place pour les citoyens européens les mêmes obligations de visa imposées au Boliviens depuis le 1er avril 2007, selon le principe de réciprocité diplomatique. Nous ne
    l’avons pas exercé jusqu’à ce jour, justement dans l’espoir de voir de bon signaux de la part de l’UE.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Le monde, ses continents, ses océans et ses pôles, vivent d’importantes difficultés globales&nbsp;: le réchauffement climatique, la pollution, la disparition lente mais certaine des ressources
    énergétiques et de la biodiversité tandis qu’augmentent la faim et la pauvreté dans les pays, fragilisant nos sociétés. Faire des migrants, qu’ils soient avec ou sans papier, les boucs émissaires
    de ces problèmes globaux, n’est pas une solution. Cela ne correspond à aucune réalité. Les problèmes de cohésion sociale dont souffre l’Europe ne sont pas la faute des migrants, mais le résultat
    du modèle de développement imposé par le Nord, qui détruit la planète et démembre les sociétés des hommes.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Au nom du peuple de Bolivie, de tous mes frères du continent, de régions du monde telles que le Maghreb, de l’Asie et des pays d’Afrique, je lance un appel à la conscience des liders et des
    députés européens, des peuples, citoyens et activistes d’Europe, pour que le texte de la «&nbsp;directive retour&nbsp;» ne soit pas approuvé.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Telle que nous la connaissons aujourd’hui, c’est une directive de la honte. J’appelle également l’Union Européenne à élaborer, dans les mois prochains, une politique migratoire respectueuse des
    droits humains qui permette de maintenir ce dynamisme profitable à nos deux continents et qui répare une fois pour toute la terrible dette historique, économique et écologique qu’ont les pays
    d’Europe envers une grande partie du Tiers Monde, qui referme une fois pour toute les veines toujours ouvertes de l’Amérique Latine. Vous ne pouvez rater aujourd’hui vos «&nbsp;politiques
    d’intégration&nbsp;» comme vous avez échoué avec votre prétendue «&nbsp;mission civilisatrice&nbsp;» du temps des colonies.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Recevez, chers tous, autorités, euro parlementaires, camarades, un fraternel salut depuis la Bolivie. Et en particulier, notre solidarité envers tous les «&nbsp;clandestins&nbsp;».
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <b>Evo Morales Ayma -</b> Président de la République de Bolivie
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <em><br>
    Traduction&nbsp;: Perrine Escoriguel</em>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <em>Cette lettre du président Evo Morales est traduite dans de nombreuses langues par les traducteurs de Tlaxcala. Prière de la diffuser.</em> Italien (Manuela Vittorelli)&nbsp;: <a href=
    "http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=5315&amp;lg=it">http://www.tlaxcala.es/pp.asp?refer...</a> Anglais (Machetera)&nbsp;: <a href=
    "http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=5316&amp;lg=en">http://www.tlaxcala.es/pp.asp?refer...</a>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 16 Jan 2010 13:45:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.leptine.net/article-d-autres-ecrits-partie-1-43045397.html</guid>
                <category>l'Ordre Marchand</category>        <comments>http://www.leptine.net/article-d-autres-ecrits-partie-1-43045397-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[d'autres écrits - partie 2]]></title>
        <link>http://www.leptine.net/article-d-autres-ecrits-43044121.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: center;">
    <b><span style="font-size: 14pt;"><span style="color: #800000;">d’autres écrits - partie 2</span></span></b>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <b>&nbsp;</b>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <b>&nbsp;</b><span style="font-size: 12pt;"><strong><br>
    Le Déclin du Courage – Alexandre Soljenitsyne – Harvard 8 juin 1978.<br>
    <br>
    <br>
    <img src="http://img.over-blog.com/300x280/0/58/44/39/Photos-pour-articles---venir-A/Alexandre-SOLJENITSYNE.jpg" alt="Alexandre SOLJENITSYNE" class="noAlign"><br></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <em>Alexandre Soljenitsyne<br>
    <br>
    <br></em>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    "Je suis très sincèrement heureux de me trouver ici parmi vous, à l’occasion du 327ème anniversaire de la fondation de cette université si ancienne et si illustre. La devise de Harvard est
    «&nbsp;VERITAS&nbsp;». La vérité est rarement douce à entendre&nbsp;; elle est presque toujours amère. Mon discours d’aujourd’hui contient une part de vérité&nbsp;; je vous l’apporte en ami, non
    en adversaire.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Il y a trois ans, aux Etats-Unis, j’ai été amené à dire des choses que l’on a rejeté, qui ont paru inacceptables. Aujourd’hui, nombreux sont ceux qui acquiescent à mes propos d’alors…<br>
    <br>
    Le déclin du courage est peut-être le trait le plus saillant de l’Ouest aujourd’hui pour un observateur extérieur. Le monde occidental a perdu son courage civique, à la fois dans son ensemble et
    singulièrement, dans chaque pays, dans chaque gouvernement, dans chaque pays, et bien sûr, aux Nations Unies. Ce déclin du courage est particulièrement sensible dans la couche dirigeante et dans
    la couche intellectuelle dominante, d’où l’impression que le courage a déserté la société toute entière. Bien sûr, il y a encore beaucoup de courage individuel mais ce ne sont pas ces gens là qui
    donnent sa direction à la vie de la société. Les fonctionnaires politiques et intellectuels manifestent ce déclin, cette faiblesse, cette irrésolution dans leurs actes, leurs discours et plus
    encore, dans les considérations théoriques qu’ils fournissent complaisamment pour prouver que cette manière d’agir, qui fonde la politique d’un Etat sur la lâcheté et la servilité, est
    pragmatique, rationnelle et justifiée, à quelque hauteur intellectuelle et même morale qu’on se place. Ce déclin du courage, qui semble aller ici ou là jusqu’à la perte de toute trace de
    virilité, se trouve souligné avec une ironie toute particulière dans les cas où les mêmes fonctionnaires sont pris d’un accès subit de vaillance et d’intransigeance, à l’égard de gouvernements
    sans force, de pays faibles que personne ne soutient ou de courants condamnés par tous et manifestement incapables de rendre un seul coup. Alors que leurs langues sèchent et que leurs mains se
    paralysent face aux gouvernements puissants et aux forces menaçantes, face aux agresseurs et à l’Internationale de la terreur. Faut-il rappeler que le déclin du courage a toujours été considéré
    comme le signe avant coureur de la fin&nbsp;?<br>
    <br>
    Quand les Etats occidentaux modernes se sont formés, fut posé comme principe que les gouvernements avaient pour vocation de servir l’homme, et que la vie de l’homme était orientée vers la liberté
    et la recherche du bonheur (en témoigne la déclaration américaine d’Indépendance.)Aujourd’hui, enfin, les décennies passées de progrès social et technique ont permis la réalisation de ces
    aspirations&nbsp;: un Etat assurant le bien-être général. Chaque citoyen s’est vu accorder la liberté tant désirée, et des biens matériels en quantité et en qualité propres à lui procurer, en
    théorie, un bonheur complet, mais un bonheur au sens appauvri du mot, tel qu’il a cours depuis ces mêmes décennies.<br>
    <br>
    Au cours de cette évolution, cependant, un détail psychologique a été négligé&nbsp;: le désir permanent de posséder toujours plus et d’avoir une vie meilleure, et la lutte en ce sens, ont imprimé
    sur de nombreux visages à l’Ouest les marques de l’inquiétude et même de la dépression, bien qu’il soit courant de cacher soigneusement de tels sentiments. Cette compétition active et intense
    finit par dominer toute pensée humaine et n’ouvre pas le moins du monde la voie à la liberté du développement spirituel.<br>
    <br>
    L’indépendance de l’individu à l’égard de nombreuses formes de pression étatique a été garantie&nbsp;; la majorité des gens ont bénéficié du bien-être, à un niveau que leurs pères et leurs
    grands-pères n’auraient même pas imaginé&nbsp;; il est devenu possible d’élever les jeunes gens selon ces idéaux, de les préparer et de les appeler à l’épanouissement physique, au bonheur, au
    loisir, à la possession de biens matériels, l’argent, les loisirs, vers une liberté quasi illimitée dans le choix des plaisirs. Pourquoi devrions-nous renoncer à tout cela&nbsp;? Au nom de quoi
    devrait-on risquer sa précieuse existence pour défendre le bien commun, et tout spécialement dans le cas douteux où la sécurité de la nation aurait à être défendue dans un pays
    lointain&nbsp;?<br>
    <br>
    Même la biologie nous enseigne qu’un haut degré de confort n’est pas bon pour l’organisme. Aujourd’hui, le confort de la vie de la société occidentale commence à ôter son masque pernicieux.<br>
    <br>
    La société occidentale s’est choisie l’organisation la plus appropriée à ses fins, une organisation que j’appellerais légaliste. Les limites des droits de l’homme et de ce qui est bon sont fixées
    par un système de lois&nbsp;; ces limites sont très lâches. Les hommes à l’Ouest ont acquis une habileté considérable pour utiliser, interpréter et manipuler la loi, bien que paradoxalement les
    lois tendent à devenir bien trop compliquées à comprendre pour une personne moyenne sans l’aide d’un expert. Tout conflit est résolu par le recours à la lettre de la loi, qui est considérée comme
    le fin mot de tout. Si quelqu’un se place du point de vue légal, plus rien ne peut lui être opposé&nbsp;; nul ne lui rappellera que cela pourrait n’en être pas moins illégitime. Impensable de
    parler de contrainte ou de renonciation à ces droits, ni de demander de sacrifice ou de geste désintéressé&nbsp;: cela paraîtrait absurde. On n’entend pour ainsi dire jamais parler de retenue
    volontaire&nbsp;: chacun lutte pour étendre ses droits jusqu’aux extrêmes limites des cadres légaux.<br>
    <br>
    J’ai vécu toute ma vie sous un régime communiste, et je peux vous dire qu’une société sans référent légal objectif est particulièrement terrible. Mais une société basée sur la lettre de la loi,
    et n’allant pas plus loin, échoue à déployer à son avantage le large champ des possibilités humaines. La lettre de la loi est trop froide et formelle pour avoir une influence bénéfique sur la
    société. Quand la vie est tout entière tissée de relations légalistes, il s’en dégage une atmosphère de médiocrité spirituelle qui paralyse les élans les plus nobles de l’homme.<br>
    <br>
    Et il sera tout simplement impossible de relever les défis de notre siècle menaçant armés des seules armes d’une structure sociale légaliste.<br>
    <br>
    Aujourd’hui la société occidentale nous révèle qu’il règne une inégalité entre la liberté d’accomplir de bonnes actions et la liberté d’en accomplir de mauvaises. Un homme d’Etat qui veut
    accomplir quelque chose d’éminemment constructif pour son pays doit agir avec beaucoup de précautions, avec timidité pourrait-on dire. Des milliers de critiques hâtives et irresponsables le
    heurtent de plein fouet à chaque instant. Il se trouve constamment exposé aux traits du Parlement, de la presse. Il doit justifier pas à pas ses décisions, comme étant bien fondées et absolument
    sans défauts. Et un homme exceptionnel, de grande valeur, qui aurait en tête des projets inhabituels et inattendus, n’a aucune chance de s’imposer&nbsp;: d’emblée on lui tendra mille pièges. De
    ce fait, la médiocrité triomphe sous le masque des limitations démocratiques.<br>
    <br>
    Il est aisé en tout lieu de saper le pouvoir administratif, et il a en fait été considérablement amoindri dans tous les pays occidentaux. La défense des droits individuels a pris de telles
    proportions que la société en tant que telle est désormais sans défense contre les initiatives de quelques-uns. Il est temps, à l’Ouest, de défendre non pas temps les droits de l’homme que ses
    devoirs.<br>
    <br>
    D’un autre côté, une liberté destructrice et irresponsable s’est vue accorder un espace sans limite. Il s’avère que la société n’a plus que des défenses infimes à opposer à l’abîme de la
    décadence humaine, par exemple en ce qui concerne le mauvais usage de la liberté en matière de violence morale faites aux enfants, par des films tout pleins de pornographie, de crime, d’horreur.
    On considère que tout cela fait partie de la liberté, et peut être contrebalancé, en théorie, par le droit qu’ont ces mêmes enfants de ne pas regarder er de refuser ces spectacles. L’organisation
    légaliste de la vie a prouvé ainsi son incapacité à se défendre contre la corrosion du mal.<br>
    <br>
    L’évolution s’est faite progressivement, mais il semble qu’elle ait eu pour point de départ la bienveillante conception humaniste selon laquelle l’homme, maître du monde, ne porte en lui aucun
    germe de mal, et tout ce que notre existence offre de vicié est simplement le fruit de systèmes sociaux erronés qu’il importe d’amender. Et pourtant, il est bien étrange de voir que le crime n’a
    pas disparu à l’Ouest, alors même que les meilleurs conditions de vie sociale semblent avoir été atteintes. Le crime est même bien plus présent que dans la société soviétique, misérable et sans
    loi.<br>
    <br>
    La presse, aussi, bien sûr, jouit de la plus grande liberté. Mais pour quel usage&nbsp;? (…) Quelle responsabilité s’exerce sur le journaliste, ou sur un journal, à l’encontre de son lectorat, ou
    de l’histoire&nbsp;? S’ils ont trompé l’opinion publique en divulguant des informations erronées, ou de fausses conclusions, si même ils ont contribué à ce que des fautes soient commises au plus
    haut degré de l’Etat, avons-nous le souvenir d’un seul cas, où le dit journaliste ou le dit journal ait exprimé quelque regret&nbsp;? Non, bien sûr, cela porterait préjudice aux ventes. De telles
    erreurs peut bien découler le pire pour une nation, le journaliste s’en tirera toujours. Etant donné que l’on a besoin d’une information crédible et immédiate, il devient obligatoire d’avoir
    recours aux conjectures, aux rumeurs, aux suppositions pour remplir les trous, et rien de tout cela ne sera jamais réfuté&nbsp;; ces mensonges s’installent dans la mémoire du lecteur. Combien de
    jugements hâtifs, irréfléchis, superficiels et trompeurs sont ainsi émis quotidiennement, jetant le trouble chez le lecteur, et le laissant ensuite à lui-même&nbsp;? La presse peut jouer le rôle
    d’opinion publique, ou la tromper. De la sorte, on verra des terroristes peints sous les traits de héros, des secrets d’Etat touchant à la sécurité du pays divulgués sur la place publique, ou
    encore des intrusions sans vergogne dans l’intimité de personnes connues, en vertu du slogan&nbsp;: «&nbsp;tout le monde a le droit de tout savoir&nbsp;». Mais c’est un slogan faux, fruit d’une
    époque fausse&nbsp;; d’une bien plus grande valeur est ce droit confisqué, le droit des hommes de ne pas savoir, de ne pas voir leur âme divine étouffée sous les ragots, les stupidités, les
    paroles vaines. Une personne qui mène une vie pleine de travail et de sens n’a absolument pas besoin de ce flot pesant et incessant d’information. (…) Autre chose ne manquera pas de surprendre un
    observateur venu de l’Est totalitaire, avec sa presse rigoureusement univoque&nbsp;: on découvre un courant général d’idées privilégiées au sein de la presse occidentale dans son ensemble, une
    sorte d’esprit du temps, fait de critères de jugement reconnus par tous, d’intérêts communs, la somme de tout cela donnant le sentiment non d’une compétition mais d’une uniformité. Il existe
    peut-être une liberté sans limite pour la presse, mais certainement pas pour le lecteur&nbsp;: les journaux ne font que transmettre avec énergie et emphase toutes ces opinions qui ne vont pas
    trop ouvertement contredire ce courant dominant.<br>
    <br>
    Sans qu’il y ait besoin de censure, les courants de pensée, d’idées à la mode sont séparés avec soin de ceux qui ne le sont pas, et ces derniers, sans être à proprement parler interdits, n’ont
    que peu de chances de percer au milieu des autres ouvrages et périodiques, ou d’être relayés dans le supérieur. Vos étudiants sont libres au sens légal du terme, mais ils sont prisonniers des
    idoles portées aux nues par l’engouement à la mode. Sans qu’il y ait, comme à l’Est, de violence ouverte, cette sélection opérée par la mode, ce besoin de tout conformer à des modèles standards,
    empêchent les penseurs les plus originaux d’apporter leur contribution à la vie publique et provoquent l’apparition d’un dangereux esprit grégaire qui fait obstacle à un développement digne de ce
    nom. Aux Etats-Unis, il m’est arrivé de recevoir des lettres de personnes éminemment intelligentes – peut-être un professeur d’un petit collège perdu, qui aurait pu beaucoup pour le renouveau et
    le salut de son pays, mais le pays ne pouvait l’entendre, car les média n’allaient pas lui donner la parole. Voilà qui donne naissance à de solides préjugés de masse, à un aveuglement qui à notre
    époque est particulièrement dangereux.<br>
    <br>
    Il est universellement admis que l’Ouest montre la voie au monde entier vers le développement économique réussi, même si dans les dernières années il a pu être sérieusement entamé par une
    inflation chaotique. Et pourtant, beaucoup d’hommes à l’Ouest ne sont pas satisfaits de la société dans laquelle ils vivent. Ils la méprisent, ou l’accusent de plus être au niveau de maturité
    requis par l’humanité. Et beaucoup sont amenés à glisser vers le socialisme, ce qui est une tentation fausse et dangereuse. J’espère que personne ici présent ne me suspectera de vouloir exprimer
    une critique du système occidental dans l’idée de suggérer le socialisme comme alternative. Non, pour avoir connu un pays où le socialisme a été mis en œuvre, je ne prononcerai pas en faveur
    d’une telle alternative. (…) Mais si l’on me demandait si, en retour, je pourrais proposer l’Ouest, en son état actuel, comme modèle pour mon pays, il me faudrait en toute honnêteté répondre par
    la négative. Non, je ne prendrais pas votre société comme modèle pour la transformation de la mienne. On ne peut nier que les personnalités s’affaiblissent à l’Ouest, tandis qu’à l’Est elles ne
    cessent de devenir plus fermes et plus fortes. Bien sûr, une société ne peut rester dans des abîmes d’anarchie, comme c’est le cas dans mon pays. Mais il est tout aussi avilissant pour elle de
    rester dans un état affadi et sans âme de légalisme, comme c’est le cas de la vôtre. Après avoir souffert pendant des décennies de violence et d’oppression, l’âme humaine aspire à des choses plus
    élevées, plus brûlantes, plus pures que celles offertes aujourd’hui par les habitudes d’une société massifiée, forgées par l’invasion révoltante de publicités commerciales, par l’abrutissement
    télévisuel, et par une musique intolérable.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Tout cela est sensible pour de nombreux observateurs partout sur la planète. Le mode de vie occidental apparaît de moins en moins comme le modèle directeur. Il est des symptômes révélateurs par
    lesquels l’histoire lance des avertissements à une société menacée ou en péril. De tels avertissements sont, en l’occurrence, le déclin des arts, ou le manque de grands hommes d’Etat. Et il
    arrive parfois que les signes soient particulièrement concrets et explicites. Le centre de votre démocratie et de votre culture est-il privé de courant pendant quelques heures, et voilà que
    soudainement des foules de citoyens Américains se livrent au pillage et au grabuge. C’est que le vernis doit être bien fin, et le système social bien instable et mal en point.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Mais le combat pour notre planète, physique et spirituel, un combat aux proportions cosmiques, n’est pas pour un futur lointain&nbsp;; il a déjà commencé. Les forces du Mal ont commencé leur
    offensive décisive. Vous sentez déjà la pression qu’elles exercent, et pourtant, vos écrans et vos écrits sont pleins de sourires sur commande et de verres levés. Pourquoi toute cette joie&nbsp;?
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Comment l’Ouest a-t-il pu décliner, de son pas triomphal à sa débilité présente&nbsp;? A-t-il connu dans son évolution des points de non-retour qui lui furent fatals, a-t-il perdu son
    chemin&nbsp;? Il ne semble pas que cela soit le cas. L’Ouest a continué à avancer d’un pas ferme en adéquation avec ses intentions proclamées pour la société, main dans la main avec un progrès
    technologique étourdissant. Et tout soudain il s’est trouvé dans son état présent de faiblesse. Cela signifie que l’erreur doit être à la racine, à la fondation de la pensée moderne. Je parle de
    la vision du monde qui a prévalu en Occident à l’époque moderne. Je parle de la vision du monde qui a prévalu en Occident, née à la Renaissance, et dont les développements politiques se sont
    manifestés à partir des Lumières. Elle est devenue la base da la doctrine sociale et politique et pourrait être appelée l’humanisme rationaliste, ou l’autonomie humaniste&nbsp;: l’autonomie
    proclamée et pratiquée de l’homme à l’encontre de toute force supérieure à lui. On peut parler aussi d’anthropocentrisme&nbsp;: l’homme est vu au centre de tout.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Historiquement, il est probable que l’inflexion qui s’est produite à la Renaissance était inévitable. Le Moyen Age en était venu naturellement à l’épuisement, en raison d’une répression
    intolérable de la nature charnelle de l’homme en faveur de sa nature spirituelle. Mais en s’écartant de l’esprit, l’homme s’empara de tout ce qui est matériel, avec excès et sans mesure. La
    pensée humaniste, qui s’est proclamée notre guide, n’admettait pas l’existence d’un mal intrinsèque en l’homme, et ne voyait pas de tâche plus noble que d’atteindre le bonheur sur terre. Voilà
    qui engagea la civilisation occidentale moderne naissante sur la pente dangereuse de l’adoration de l’homme et de ses besoins matériels.Tout ce qui se trouvait au-delà du bien-être physique et de
    l’accumulation de biens matériels, tous les autres besoins humains, caractéristiques d’une nature subtile et élevée, furent rejetés hors du champ d’intérêt de l’Etat et du système social, comme
    si la vie n’avait pas un sens plus élevé. De la sorte, des failles furent laissées ouvertes pour que s’y engouffre le mal, et son haleine putride souffle librement aujourd’hui. Plus de liberté en
    soi ne résout pas le moins du monde l’intégralité des problèmes humains, et même en ajoute un certain nombre de nouveaux.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Et pourtant, dans les jeunes démocraties, comme la démocratie américaine naissante, tous les droits de l’homme individuels reposaient sur la croyance que l’homme est une créature de Dieu.
    C’est-à-dire que la liberté était accordée à l’individu de manière conditionnelle, soumise constamment à sa responsabilité religieuse. Tel fut l’héritage du siècle passé.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Toutes les limitations de cette sorte s’émoussèrent en Occident, une émancipation complète survint, malgré l’héritage moral de siècles chrétiens, avec leurs prodiges de miséricorde et de
    sacrifice. Les Etats devinrent sans cesses plus matérialistes. L’Occident a défendu avec succès, et même surabondamment, les droits de l’homme, mais l’homme a vu complètement s’étioler la
    conscience de sa responsabilité devant Dieu et la société. Durant ces dernières décennies, cet égoïsme juridique de la philosophie occidentale a été définitivement réalisé, et le monde se
    retrouve dans une cruelle crise spirituelle et dans une impasse politique. Et tous les succès techniques, y compris la conquête de l’espace, du Progrès tant célébré n’ont pas réussi à racheter la
    misère morale dans laquelle est tombé le XXème siècle, que personne n’aurait pu encore soupçonner au XIXème siècle.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    L’humanisme dans ses développements devenant toujours plus matérialiste, il permit avec une incroyable efficacité à ses concepts d’être utilisés d’abord par le socialisme, puis par le communisme,
    de telle sorte que Karl Marx pût dire, en 1844, que «&nbsp;le communisme est un humanisme naturalisé.&nbsp;» Il s’est avéré que ce jugement était loin d’être faux. On voit les mêmes pierres aux
    fondations d’un humanisme altéré et de tout type de socialisme&nbsp;: un matérialisme sans frein, une libération à l’égard de la religion et de la responsabilité religieuse, une concentration des
    esprits sur les structures sociales avec une approche prétendument scientifique. Ce n’est pas un hasard si toutes les promesses rhétoriques du communisme sont centrées sur l’Homme, avec un grand
    H, et son bonheur terrestre. A première vue, il s’agit d’un rapprochement honteux&nbsp;: comment, il y aurait des points communs entre la pensée de l’Ouest et de l’Est aujourd’hui&nbsp;? Là est
    la logique du développement matérialiste. (…)
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Je ne pense pas au cas d’une catastrophe amenée par une guerre mondiale, et aux changements qui pourraient en résulter pour la société. Aussi longtemps que nous nous réveillerons chaque matin,
    sous un soleil paisible, notre vie sera inévitablement tissée de banalités quotidiennes. Mais il est une catastrophe qui pour beaucoup est déjà présente pour nous. Je veux parler du désastre
    d’une conscience humaniste parfaitement autonome et irréligieuse.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Elle a fait de l’homme la mesure de toutes choses sur terre, l’homme imparfait, qui n’est jamais dénué d’orgueil, d’égoïsme, d’envie, de vanité, et tant d’autres défauts. Nous payons aujourd’hui
    les erreurs qui n’étaient pas apparues comme telles au début de notre voyage. Sur la route qui nous a amenés de la Renaissance à nos jours, notre expérience s’est enrichie, mais nous avons perdu
    l’idée d’une entité supérieure qui autrefois réfrénait nos passions et notre irresponsabilité.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Nous avions placé trop d’espoirs dans les transformations politico-sociales, et il se révèle qu’on nous enlève ce que nous avons de plus précieux&nbsp;: notre vie intérieure. A l’Est, c’est la
    foire du Parti qui la foule aux pieds, à l’Ouest la foire du Commerce&nbsp;: ce qui est effrayant, ce n’est même pas le fait du monde éclaté, c’est que les principaux morceaux en soient atteints
    d’une maladie analogue. Si l’homme, comme le déclare l’humanisme, n’était né que pour le bonheur, il ne serait pas né non plus pour la mort. Mais corporellement voué à la mort, sa tâche sur cette
    terre n’en devient que plus spirituelle&nbsp;: non pas un gorgement de quotidienneté, non pas la recherche des meilleurs moyens d’acquisition, puis de joyeuse dépense des biens matériels, mais
    l’accomplissement d’un dur et permanent devoir, en sorte que tout le chemin de notre vie devienne l’expérience d’une élévation avant tout spirituelle&nbsp;: quitter cette vie en créatures plus
    hautes que nous n’y étions entrés.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Il est impératif que nous revoyions à la hausse l’échelle de nos valeurs humaines. Sa pauvreté actuelle est effarante. Il n’est pas possible que l’aune qui sert à mesurer de l’efficacité d’un
    président se limite à la question de combien d’argent l’on peut gagner, ou de la pertinence de la construction d’un gazoduc. Ce n’est que par un mouvement volontaire de modération de nos
    passions, sereine et acceptée par nous, que l’humanité peut s’élever au-dessus du courant de matérialisme qui emprisonne le monde.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Quand bien même nous serait épargné d’être détruits par la guerre, notre vie doit changer si elle ne veut pas périr par sa propre faute. Nous ne pouvons nous dispenser de rappeler ce qu’est
    fondamentalement la vie, la société. Est-ce vrai que l’homme est au-dessus de tout&nbsp;? N’y a-t-il aucun esprit supérieur au-dessus de lui&nbsp;? Les activités humaines et sociales
    peuvent-elles légitimement être réglées par la seule expansion matérielle&nbsp;? A-t-on le droit de promouvoir cette expansion au détriment de l’intégrité de notre vie spirituelle&nbsp;?
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Si le monde ne touche pas à sa fin, il a atteint une étape décisive dans son histoire, semblable en importance au tournant qui a conduit du Moyen-âge à la Renaissance. Cela va requérir de nous un
    embrasement spirituel. Il nous faudra nous hisser à une nouvelle hauteur de vue, à une nouvelle conception de la vie, où notre nature physique ne sera pas maudite, comme elle a pu l’être au
    Moyen-âge, mais, ce qui est bien plus important, où notre être spirituel ne sera pas non plus piétiné, comme il le fut à l’ère moderne.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Notre ascension nous mène à une nouvelle étape anthropologique. Nous n’avons pas d’autre choix que de monter – toujours plus haut."
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Alexandre Soljénitsyne, Le Déclin du courage, Harvard, 8 juin 1978
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <em>&nbsp;</em>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <em>&nbsp;=========================================================================<br>
    <strong>Discours du prix Nobel</strong></em>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <strong><em>Alexandre Soljenitsyne</em></strong>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <strong><em>Écrivain russe</em></strong>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <br>
    <strong><em><img src="http://img.over-blog.com/300x247/0/58/44/39/Photos-pour-articles---venir-A/Alexandre-Soljenitsyne-1.jpg" alt="Alexandre Soljenitsyne 1" class="noAlign"><br>
    &nbsp;</em></strong>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <strong><em>ALEXANDRE SOLJENITSYNE.</em></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <br>
    Comme le sauvage intrigué qui a ramassé un étrange objet – venu de l'océan&nbsp;? - dégagé des sables ou tombé du ciel&nbsp;? - aux courbes compliquées et qui luit d'abord faiblement pour lancer
    ensuite de vifs éclats, de même qu'il le tourne d'un côté puis de l'autre, puis le retourne, essayant de découvrir ce qu'il peut en faire, s'efforçant de lui trouver une utilisation terrestre qui
    soit à sa portée, mais ne pouvant imaginer qu'il puisse avoir une plus haute fonction.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Ainsi sommes-nous, tenant l'art entre nos mains, convaincus d'en être les maîtres&nbsp;: nous avons l'audace de le diriger, de le renouveler, de le réformer&nbsp;; nous le vendons pour de
    l'argent, l'utilisons pour nous attirer les faveurs du pouvoir, le transformons parfois en amusement - jusqu'aux chansons populaires et aux boîtes de nuit - ou, à d'autres moments, le brandissons
    comme une arme - carotte ou bâton - pour les besoins éphémères de la politique ou de mesquins idéaux sociaux.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Mais l'art n'est pas souillé par nos efforts, pas plus qu'il ne s'écarte de sa vraie nature, car, à chaque occasion et pour chaque application, il nous révèle un peu de son feu interne et secret.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Pourrons-nous jamais, percevoir cette lumière dans sa plénitude.&nbsp;? Qui aura l'audace de dire qu'il a pu définir les limites de l'art et qu'il en a recensé toutes les facettes&nbsp;? Dans le
    passé, il est probablement arrivé que quelqu'un l'ait compris et nous l'ait fait savoir, mais nous ne nous en sommes pas contentés longtemps&nbsp;: nous avons écouté, puis nous avons oublié, et
    nous avons éparpillé cette connaissance de-ci, de-là, pressés comme d'habitude d'échanger ce que nous avions pourtant de meilleur, pour quelque chose de nouveau. Et lorsqu'on nous redit cette
    vérité ancienne, nous ne nous souvenons 'même plus que nous la possédions déjà.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    L'artiste se considère comme le créateur d'un monde spirituel qui lui est propre&nbsp;: il porte sur ses épaules la responsabilité de créer ce monde, de le peupler et d'en assumer l'entière
    responsabilité. Mais il est écrasé sous ce fardeau, car un génie mortel n'est pas en mesure de supporter une telle charge. De même que l'homme, après s'être déclaré le centre de la vie, n'a pas
    réussi à construire un système spirituel équilibré. Et fi l'infortune s'abat sur lui, il en rejette le blâme sur l'éternel manque d'harmonie du monde, sur la complexité des âmes brisées du temps
    présent, ou sur la stupidité du public.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    D'autres artistes, reconnaissant l'existence d'une puissance supérieure, travaillent avec enthousiasme comme d'humbles apprentis sous le regard de Dieu. Mais alors, leur responsabilité&nbsp;:
    face à tout ce qu'ils écrivent ou peignent, et face aux âmes qui reçoivent leur message, est plus astreignante que jamais. En revanche, ils ne sont plus les créateurs de ce monde ni ne le
    dirigent. Pour eux, le doute n'est plus possible&nbsp;: l'artiste a seulement alors une conscience plus aiguë que celle des autres de l'harmonie du monde, de sa beauté et de sa laideur, de
    l'apport de l'homme, qu'il doit transmettre intelligemment aux autres. Et dans le malheur, et même au plus profond de la détresse de l'existence, dénuement, prison ou maladie, sa certitude d'une
    permanente harmonie ne l'abandonne jamais.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    L’irrationalité de l'art, ses éblouissants revirements, ses découvertes imprévisibles, l'influence explosive qu'il a sur les êtres humains, tout cela contient trop de magie pour être épuisé par
    la vision que l'artiste a du monde, par la conception qu'il a de son art ou par l'œuvre de ses mains indignes.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Les archéologues n'ont pas découvert de traces d'existence humaine qui n'aient connu de forme artistique. Dès l'aube de l'humanité, nous avons reçu l'art de mains que nous avons été trop lents à
    reconnaître. Et nous avons été trop lents à nous demander&nbsp;: pourquoi avons-nous reçu ce don et qu'allons-nous en faire&nbsp;?&nbsp;<br>
    <br>
  </p>
  <div>
    <table style="text-align: left; width: 498px; height: 33px;" border="1" cellspacing="0" cellpadding="0">
      <tbody>
        <tr>
          <td width="500" valign="top">
            <p>
              &nbsp;“Ils se trompent ceux qui prophétisent que l'art va mourir. C'est nous qui mourrons, l'art est éternel”&nbsp;
            </p>
          </td>
        </tr>
      </tbody>
    </table>
  </div>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Ils se trompent, et ils se tromperont toujours. ceux qui prophétisent que l'art va se désintégrer, et mourir. C'est nous qui mourrons, l'art est éternel. Serons-nous capables, même au jour de
    notre mort, d'en percevoir tous les aspects et toutes les possibilités&nbsp;?&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    On ne peut donner un nom à toutes choses, car certaines choses nous entraînent bien au-delà des mots. L’art peut même enflammer une âme glacée plongée dans les ténèbres, et l'élever à une
    expérience spirituelle. Grâce à l'art, il nous arrive d'avoir des révélations, même vagues et brèves, qu'aucun raisonnement, si serré soit-il, ne pourrait faire naître.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Comme cette petite glace des contes de fées dans laquelle on ne se voit pas soi-même, mais où, pendant une brève seconde, on voit l'inaccessible, où aucun homme ne peut aller, ni avec ses jambes
    ni avec ses ailes. Et l'âme seule exhale sa plainte...&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Un jour, Dostoïevski a laissé échapper cette énigmatique remarque&nbsp;: «&nbsp;La beauté sauvera le monde.&nbsp;» Qu'est-ce que cela veut dire&nbsp;? Pendant longtemps, j'ai pensé que ce
    n'étaient que des mots. Comment était-ce possible&nbsp;? Quand donc, au cours de notre sanglante Histoire, la beauté a-t-elle sauvé quiconque de quoi que ce soit&nbsp;? Ennobli, exalté, oui. Mais
    qui a été sauvé&nbsp;?&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Il existe, toutefois, une certaine particularité dans l'essence même de la beauté et dans la nature même de l'art&nbsp;: la conviction profonde qu'entraîne une vraie œuvre d'art est absolument
    irréfutable, et elle contraint même le cœur le plus hostile à se soumettre. On peut parfaitement composer un discours politique apparemment bien fait, écrire un article convaincant, concevoir un
    programme social ou un système philosophique, en partant d'une erreur ou d'un mensonge. Dans ce cas, ce qui est caché ou déformé n'apparaît pas immédiatement.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Un discours, un article ou un programme exactement contraire et un système philosophique construit d'une façon entièrement différente rallieront l'opposition. Et ils sont tout aussi bien
    construits, tout aussi convaincants. Ce qui explique à la fois la confiance et la défiance qu'ils provoquent.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Mais une œuvre d'art porte en soi sa propre confirmation. Si la pensée est artificielle ou exagérée, elle ne supporte pas d'être portée en images. Tout s'écroule, semble pâle et terne, et ne
    convainc personne. En revanche, les œuvres d'art qui ont cherché la vérité profonde et nous la présentent comme une force vivante s'emparent de nous et s'imposent à nous, et personne, jamais,
    même dans les âges à venir, ne pourra les réfuter.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Ainsi cette ancienne trinité que composent la vérité, la bonté et la beauté n'est peut-être pas simplement une formule vide et flétrie, comme nous le pensions aux jours de notre jeunesse
    présomptueuse et matérialiste. Si les cimes de ces trois arbres convergent, comme le soutiennent les humanistes, mais si les deux troncs trop ostensibles et trop droits que sont la vérité et la
    bonté sont écrasés, coupés, étouffés, alors peut-être surgira le fantastique, l'imprévisible, l'inattendu, et les branches de l'arbre de beauté perceront et s'épanouiront exactement au même
    endroit et rempliront ainsi la mission des trois à la fois.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Alors, la remarque dé Dostoïevski «&nbsp;La beauté sauvera le monde&nbsp;» ne serait plus une phrase en l'air, mais une prophétie. Après tout, il est vrai qu'il eut des illuminations
    fantastiques. Et, dans ce cas, l'art, la littérature peuvent vraiment contribuer à sauver notre monde. C'est la compréhension qu'au cours des années j'ai pu acquérir en cette matière que je
    voudrais essayer de vous exposer aujourd'hui.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Pour accéder à cette tribune d'où est lu le discours du prix Nobel, où peu d'écrivains sont invités, occasion unique dans leur vie, je ne me suis pas contenté de monter trois ou quatre marches,
    j'en ai gravi des centaines et des milliers, raides, abruptes, glacées, émergeant de l'obscurité et du froid, où ce fut mon sort de survivre, tandis que d'autres - peut-être plus doués et plus
    forts que moi - périssaient. Je n'en ai rencontré que quelques-uns sur la multitude des Îles du Goulag&nbsp;<a href=
    "http://classiques.uqac.ca/contemporains/soljenitsyne_alexandre/le_cri_prix_nobel/le_cri_prix_nobel_texte.html#_ftn1#_ftn1">[1]</a>. Écrasé sous la surveillance policière, je n'ai pu parler à
    tous, je n'ai eu de nouvelles que de quelques-uns. Pour les autres, j'ai deviné. Ceux qui ont été engloutis dans ce gouffre, alors qu'ils s'étaient déjà fait un nom, sont au moins connus. Mais
    combien ont pu en revenir&nbsp;? Toute une littérature nationale est enfouie là, plongée dans l'oubli, non, seulement sans une pierre tombale, mais sans vêtements, nue, avec seulement un numéro.
    La littérature russe n'a jamais cessé d'être, mais, du dehors, elle semble une terre en friche. Là où devrait s'élever une calme forêt ne subsistent, après cette coupe dramatique, que deux ou
    trois arbres épargnés par hasard.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Et si je suis ici aujourd'hui, accompagne par les ombres de ceux qui sont tombés, le front baissé pour laisser passer devant moi, à cette place, ceux qui la méritèrent avant moi, comment moi,
    devant vous, puis-je deviner et exprimer ce qu'ils auraient voulu vous dire&nbsp;?&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Cette obligation pèse sur nous depuis longtemps, et nous l'avons comprise. Comme le dit Wladimir Soloviev&nbsp;: «&nbsp;Même dans nos chaînes, nous devons nous-mêmes boucler le cercle que les
    dieux ont tracé pour nous.&nbsp;» Souvent, dans le grouillement pénible des camps, dans les colonnes de prisonniers, lorsque les guirlandes de lanternes percent les ténèbres des frimas nocturnes,
    jaillissaient au-dedans de nous les mots que nous aurions voulu crier au monde, si le monde extérieur avait pu nous entendre.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    À ce moment-là, tout semblait clair, ce que notre ambassadeur devait dire et comment le monde réagirait aussitôt. Notre horizon embrassait distinctement les choses matérielles et les mouvements
    spirituels, et le monde indivisible ne présentait pour moi aucun défaut. Ces idées ne venaient pas des livres. Elles étaient nées au cours de conversations avec ceux qui sont morts aujourd'hui,
    dans les cellules des prisons et autour des feux. C'est de cette existence-là qu'elles sont nées et c'est à l'épreuve de cette vie-là qu'elles ont été soumises.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Lorsque, enfin, la pression se fut atténuée et que notre horizon se fut graduellement agrandi, à travers une fente minuscule, nous vîmes apparaître ce qu'était «&nbsp;le monde entier&nbsp;». Et à
    notre stupéfaction, nous découvrîmes que ce n'était pas du tout ce que nous attendions, ce que nous espérions, c'est-à-dire un monde qui ne vivrait pas «&nbsp;par cela&nbsp;» et qui ne conduirait
    pas «&nbsp;à cela&nbsp;». C'était un monde qui pouvait s'écrier, à la vue d'un bourbeux marécage&nbsp;: «&nbsp;Oh&nbsp;! la jolie petite mare&nbsp;», ou, devant de lourds carcans&nbsp;:
    «&nbsp;Oh&nbsp;! le charmant collier&nbsp;», un monde où certains versaient d'inconsolables larmes et d'autres dansaient au rythme d'une musique légère.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Comment cela a-t-il pu se produire&nbsp;? Pourquoi cette faille&nbsp;? Étions-nous insensibles&nbsp;? Le monde était-il insensible&nbsp;? Ou était-ce dû aux différences de langage&nbsp;? Pourquoi
    les êtres humains ne peuvent-ils entendre, ce que disent distinctement les autres&nbsp;? Les mots cessent d'avoir un sens et coulent comme l'eau, sans goût, sans couleur, sans odeur, sans laisser
    de trace.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Et, au cours des années, au fur et à mesure que je comprenais cela, changeaient la construction, le contenu et le ton de mon discours, ce discours que je prononce aujourd'hui. Il a maintenant peu
    de points communs avec le plan, initial, conçu au cours des soirées glaciales des camps.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Depuis les temps immémoriaux, l'homme a été ainsi fait que sa vision du monde, tant qu'elle ne lui est pas imposée par l'hypnose, ses motivations et son échelle des valeurs, ses actes et ses
    intentions sont déterminés par son expérience personnelle et collective de la vie.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Comme le dit un proverbe russe&nbsp;: «&nbsp;Ne crois pas ton frère, mais crois plutôt ton œil, même s'il louche.&nbsp;» C'est le moyen le plus sûr de comprendre le monde qui nous entoure et le
    comportement des hommes qui y vivent. Pendant ces longues périodes où notre monde était plongé dans le mystère et la barbarie, avant qu'il ait été rapetissé par les moyens de communication, avant
    qu'il ait été transformé en un unique bloc aux pulsations convulsives, les hommes, se fondant sur l'expérience, apprirent à se gouverner dans le cadre de leurs communautés, de leurs sociétés et,
    finalement, de leurs territoires nationaux. À cette époque, il était possible aux êtres humains de discerner et d'admettre une échelle de valeurs commune, de faire la distinction entre ce qui
    était considéré comme normal, ou incroyable, ou cruel, ou ce qui dépassait les limites de la perversité, ou ce qu'était la loyauté, ou, au contraire, la tromperie.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Et bien que ces peuples disséminés aient mené des vies très différentes, que leurs valeurs sociales fussent souvent en violent désaccord, de même que leurs systèmes de poids et mesures ne
    coïncidaient pas, ces, contradictions ne surprenaient que d'occasionnels voyageurs, n'étaient signalées dans les récits que comme des sujets d'étonnement et ne présentaient aucun danger pour
    l'humanité, qui n'était pas encore unifiée.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Mais au cours des dernières décennies, imperceptiblement mais rapidement, l'humanité est devenue une seule entité - source à la fois de confiance et de danger - de sorte que les chocs et les
    embrasements de l'une de ses parties sont immédiatement transmis aux autres, détruisant parfois une immunité nécessaire. L'humanité est devenue une, mais pas aussi fermement que les communautés
    ou même les nations, pas grâce à des années d’expérience mutuelle, ni parce qu'elle a appris à voir avec un seul œil, même s'il louche, ni parce qu'elle utilise le même langage, mais en enjambant
    toutes les barrières grâce à la radio et à l'imprimerie. Une avalanche d'événements s'abat sur nous et, en une minute, la moitié du monde en est informée.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Mais l'étalon qui permettrait de mesurer ces événements et de les évaluer en fonction des lois qui régissent des régions peu connues du globe n'est pas et ne peut pas se trouver sur les ondes ou
    dans les colonnes de journaux. Car ces échelles de valeur ont été mûries et assimilées pendant trop d'années, dans des conditions trop particulières, dans les communautés et les sociétés, pour
    qu'elles puissent être échangées à travers l'éther. Dans les diverses parties du monde, les hommes appliquent leurs propres références aux événements, et ils les jugent, avec entêtement et
    confiance, en fonction d'elles, et non selon celles des autres.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    S'il n'existe pas tellement d'échelles de valeurs différentes dans le monde, on en dénombre au moins quelques-unes&nbsp;: une pour les événements proches, une pour les événements éloignés, une
    pour les vieilles sociétés, une autre pour les jeunes. Les peuples malheureux en ont une, les peuples heureux une autre. Les sons discordants et grinçants de ces diverses échelles nous
    abasourdissent et nous étourdissent, et, sans être toujours douloureux, ils nous empêchent d'entendre les autres dont nous nous tenons éloignés, comme nous le ferions de la démence ou de
    l'illusion, pour ne juger en toute confiance le monde entier que d'après nos propres valeurs.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    C'est pourquoi nous considérons comme le, plus important, le plus pénible et le moins supportable ce qui est le plus proche de nous. Tout ce qui est loin, tout ce qui ne menace pas de nous
    envahir à l'instant et de franchir le seuil de notre porte même avec ses gémissements pathétiques, ses cris étouffés, ses vies détruites, ses millions de victimes - tout cela, nous le considérons
    comme parfaitement supportable et tolérable.&nbsp;
  </p>
  <div style="text-align: justify;">
    <br>
    <table border="1" cellspacing="0" cellpadding="0">
      <tbody>
        <tr>
          <td width="500" valign="top">
            <p>
              &nbsp;En se retirant dans sa tour d'ivoire, l'artiste risque d'abandonner le monde aux mains de mercenaires, de nullités, sinon de tous&nbsp;
            </p>
          </td>
        </tr>
      </tbody>
    </table>
  </div>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Dans une partie du monde, il n'y a pas si longtemps, des persécutions semblables à celles de la Rome antique ont condamné des centaines de milliers de chrétiens silencieux à donner leur vie pour
    leur foi en Dieu. Dans l'autre hémisphère, un fou (il n'est sûrement pas le seul) se hâte de traverser l'océan pour nous délivrer de la religion, en frappant le grand prêtre d'une lame. Son acte
    a été calculé pour frapper chacun d'entre nous en fonction de son échelle de valeurs personnelle.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Ce qui paraît de loin, selon une certaine échelle de valeurs, une liberté enviable et florissante, est ressenti sur place, et selon des valeurs différentes, comme une contrainte insupportable,
    déchaînant la colère et les émeutes. Ce qui, dans une partie du monde, peut représenter un rêve d'incroyable prospérité peut exaspérer les hommes dans une autre et être considéré comme une
    exploitation sauvage, appelant la grève immédiate. Les échelles de valeurs sont aussi différentes Pour les catastrophes naturelles&nbsp;: une inondation qui emporte des centaines de milliers de
    vies humaines a moins de signification pour nous qu'un accident au coin de la rue.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Il en est de même pour les insultes personnelles&nbsp;: un sourire ironique ou un simple geste de renvoi est parfois humiliant, alors qu'à d'autres moments des brutalités physiques sont
    pardonnées, comme s'il s'agissait d'une mauvaise plaisanterie.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Il en est de même pour les châtiments&nbsp;: pour les uns, un mois de prison, ou une interdiction de séjour, ou l'isolement dans une cellule avec du pain et du lait pour toute nourriture, frappe
    l'imagination et emplit les colonnes des journaux d'articles furieux. Tandis que, pour d'autres, des peines de vingt-cinq ans de prison, des cellules dont les murs sont givrés de glace et où les
    prisonniers n'ont que leurs sous-vêtements, des asiles de fous pour les gens sains d'esprit, d'innombrables gens qui, pour les raisons mystérieuses, s'obstinent à fuir et sont abattus, aux
    frontières, tout cela est courant et parfaitement accepté.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Notre esprit est tout à fait en paix quand il s'agit de cette partie exotique du monde dont nous ne savons pratiquement rien, dont nous ne recevons même pas d'informations, à l'exception des
    supputations superficielles et déjà dépassées de quelques correspondants.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Cependant, nous ne pouvons reprocher à la vision humaine cette dualité, cette incompréhension ahurissante de la peine d'un autre homme éloigné, car l'homme est ainsi fait. Mais, pour l'ensemble
    de l'humanité, unie en un seul bloc, cette incompréhension mutuelle présente la menace d'une destruction imminente et brutale. Un monde, une humanité ne peuvent exister en face de six, de quatre
    ou même de deux échelles de valeurs&nbsp;: nous serions déchirés par cette disparité de rythmes, cette dualité de vibrations.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Si un homme avec deux cœurs n'est pas fait pour ce monde, nous ne pouvons pas non plus vivre avec cette dualité sur une même Terre.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Alors, qui coordonnera ces échelles de valeurs&nbsp;? Et comment&nbsp;? Qui créera pour l'humanité un seul système d'interprétation, valable pour le bien et le mal, pour ce qui est supportable et
    pour ce qui ne l'est pas&nbsp;? Qui fera clairement comprendre à l'humanité ce qui est une souffrance réellement intolérable et ce qui n'est qu'une égratignure superficielle&nbsp;? Qui orientera
    la colère des hommes contre ce qui est le plus terrible, et non plus contre ce qui est le plus proche&nbsp;? Qui réussira à transposer une telle compréhension au-delà des limites de son
    expérience personnelle&nbsp;? Qui réussira à faire comprendre à une créature humaine fanatique et bornée les joies et les peines de ses frères lointains, à lui faire comprendre ce dont il n'a
    lui-même aucune notion&nbsp;?&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Propagande, contrainte, preuves scientifiques, tout est inutile. Mais il existe heureusement un moyen de le faire dans ce monde&nbsp;: l'art, la littérature.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Les artistes peuvent accomplir ce miracle. Ils peuvent surmonter cette faiblesse caractéristique de l'homme qui n'apprend que de sa propre expérience tandis que l'expérience des autres ne le
    touche pas. L'art transmet d'un homme à l'autre, pendant leur bref séjour sur la Terre, tout le poids d'une très longue et inhabituelle expérience, avec ses fardeaux, ses couleurs, la sève de sa
    vie&nbsp;: il la recrée dans notre chair et nous permet d'en prendre possession, comme si elle était nôtre.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Plus encore, les pays et les continents répètent les fautes des autres avec des intervalles de parfois plusieurs siècles.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Dans ce cas, tout devrait être clair. Mais non. Ce que certaines nations ont déjà rejeté est brusquement découvert par d'autres, qui le considèrent comme le dernier cri. Là encore, le seul
    substitut à l'expérience que nous n'avons pu acquérir est l'art, la littérature. Ceux-ci possèdent un merveilleux pouvoir&nbsp;: au-delà des différences de langues, de coutumes, de structures
    sociales, ils peuvent transmettre l'expérience de toute une nation à une autre. Ils peuvent faire connaître à une nation novice la pénible épreuve d'une autre s’étendant sur des dizaines
    d'années, lui évitant ainsi de suivre une route inutile, ou erronée, ou même désastreuse, abrégeant ainsi les sinuosités de l'histoire de l'humanité.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    La littérature transmet encore l'expérience d'une autre façon&nbsp;: d'une génération à l'autre. Elle préserve ainsi son histoire et ranime sa flamme sous une forme pure de toute déformation ou
    calomnie. C'est ainsi que la littérature, avec le langage, protège l'âme d'une nation.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Il était de bon ton, récemment, de parier du nivellement des nations, de la disparition des différentes races dans le creuset de la civilisation contemporaine. Je ne suis pas d'accord avec cette
    opinion. La disparition des nations ne nous appauvrirait pas moins que si tous les hommes devenaient semblables, avec une seule personnalité et un seul visage. Les nations sont la richesse de
    l'humanité, ses personnalités collectives&nbsp;: la plus infime d'entre elles a sa coloration particulière et porte en elle un reflet particulier de l'intention divine.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Mais malheur au pays dont la littérature est menacée par l'intervention du pouvoir&nbsp;! Car il ne s'agit plus là seulement d'une violation du «&nbsp;droit d'écrire&nbsp;», c'est l'étouffement
    du cœur d'une nation, la destruction de sa mémoire. La nation cesse d'être attentive à elle-même, elle est dépossédée de son unité spirituelle, et, en dépit d'un langage supposé commun, ses
    citoyens cessent brusquement de se comprendre les uns les autres.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Des générations silencieuses vieillissent et meurent sans s'être adressé la parole.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Quand des écrivains comme Evguéni Zamiatine - enterrés vivants pour le reste de leur vie - sont condamnés à créer en silence jusqu'à leur mort, sans entendre jamais l'écho des mots qu'ils ont
    écrits, alors ce n'est plus seulement une tragédie personnelle, c'est le martyre d'une nation tout entière.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Et même, dans certains cas - lorsqu'il résulte d'un tel silence que l'ensemble des faits historiques cesse d'être compris - c'est un danger pour l'ensemble de l'humanité.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    En plusieurs occasions et dans divers pays, on a assisté à des débats animés, passionnés, subtils, sur la question de savoir si l'artiste doit être libre de vivre pour lui-même ou s'il doit
    toujours avoir à l'esprit ses devoirs envers la société et s'il doit toujours se mettre à son service. Le discours d'Albert Camus, à l'occasion de la remise de son prix Nobel, est un des plus
    brillants qui aient été prononcés à ce sujet, et je suis heureux de souscrire à ses conclusions. En fait, depuis plusieurs décennies, la littérature russe s'est gardée de se perdre dans une
    attitude contemplative, elle a évité les spéculations frivoles. Je n'ai pas honte d'avoir respecté cette tradition, du mieux que j'ai pu. L'idée qu'un écrivain peut faire beaucoup pour la société
    où il vit et que c'est un devoir pour lui de le faire est depuis longtemps familière à la littérature russe.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Ne violons pas le droit de l'artiste d'exprimer exclusivement son expérience et Sa vie, intérieure, sans se soucier de ce qui se passe dans le monde extérieur. N'exigeons rien de lui, mais
    demandons-lui, supplions-le, encourageons-le. Cela, nous pouvons le faire.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Après tout, il ne peut cultiver lui-même qu'une partie de son talent&nbsp;: pour la plus grande part, il lui est insufflé à la naissance, comme un produit fini. Et ce don impose des
    responsabilités à son libre arbitre.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Partons du principe que l'artiste ne doit rien à personne. Néanmoins, il est pénible de voir comment, en se retirant dans sa tour d'ivoire ou dans le monde de ses fantasmes, il risque
    d'abandonner le monde réel aux mains de mercenaires, de nullités, sinon de fous.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Notre XXe siècle a prouvé qu'il était plus cruel que les siècles précédents, et sa première moitié n'a pas encore effacé ses horreurs. Notre monde est toujours déchiré par les passions de l'âge
    des cavernes&nbsp;: la cupidité, l'envie, l'emportement, la haine, qui, au cours des ans, ont acquis de nouveaux noms respectables, comme la lutte des classes, l'action des masses, le conflit
    racial, le combat syndical. Le refus primitif de tout compromis est devenu un principe et l'orthodoxie est considérée comme une vertu. Elle exige des millions de sacrifices par une guerre civile
    incessante. Elle essaie de nous convaincre à grands coups de tambour que les concepts universels de bonté et de justice n'existent pas, qu'ils sont relatifs et changeants. D'où la règle&nbsp;:
    «&nbsp;Fais toujours ce qui est le plus profitable pour ton parti&nbsp;». Dès qu'un groupe perçoit l'occasion de s'emparer d'un morceau, même superflu, même immérité, il l'arrache sur-le-champ,
    et tant pis si toute la société doit s'écrouler.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Vue du dehors, l'amplitude des soubresauts de la société occidentale approche de la limite au-delà de laquelle le système perdra l'équilibre et s'effondrera. La violence, de moins en moins
    embarrassée par les restrictions imposées par des siècles de légalité, embrase le monde entier, se souciant peu de savoir que l'Histoire a démontré maintes fois son caractère stérile. Bien plus,
    ce n’est pas seulement la force brute qui triomphe au-dehors, mais sa justification enthousiaste.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Le monde est emporté par la conviction cynique que la force peut tout, la justice rien. Les démons de Dostoïevski -apparemment, les produits du&nbsp;; cauchemar d'un provincial au siècle dernier
    - rampent à travers le monde sous nos yeux, contaminant des contrées où l'on ne pouvait même pas les imaginer.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    À travers les enlèvements, les actes de piraterie, les explosions et les incendies de ces dernières années, ils manifestent leur volonté d'ébranler et de détruire la civilisation. Et ils
    pourraient bien y parvenir.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Les jeunes, à un âge où ils n'ont d'autre expérience que sexuelle, où ils n'ont pas encore des années de souffrance et de compréhension derrière eux, répètent avec jubilation les erreurs de la
    Russie dépravée du XIXe siècle, en ayant l'impression de découvrir quelque chose de nouveau. Ils applaudissent aux derniers actes de vandalisme des Gardes rouges chinois et les donnent
    joyeusement en exemple. Avec une méconnaissance totale de l'essence millénaire de l'humanité, avec la confiance naïve de cœurs sans expérience, ils crient&nbsp;: «&nbsp;Chassons ces gouvernements
    d'oppresseurs, cruels et avides&nbsp;! Les nouveaux (c'est-à-dire nous), après avoir déposé les fusils et les grenades, seront justes et indulgents.&nbsp;»&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Ce sera le contraire. Mais ceux qui ont vécu et qui savent, ceux qui pourraient s'opposer à ces jeunes&nbsp;? Beaucoup n'osent pas. Ils gobent même n'importe quoi pour ne pas paraître
    «&nbsp;conservateurs&nbsp;». Encore un de ces phénomènes russes du XIXe siècle que Dostoïevski appelait être esclave des dupes progressistes.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    L'esprit de Munich ne s'est certainement pas estompé dans le passé&nbsp;: ce n'était pas une simple péripétie. Je me risquerais même à dire que l'esprit de Munich domine le XXe siècle.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Un monde civilisé et timide n'a rien trouvé d'autre à opposer à la renaissance brutale et à visage découvert de la barbarie, que des sourires et des concessions. L'esprit de Munich est une
    maladie de la volonté chez les peuples nantis. Un état d'âme permanent chez ceux qui se sont abandonnés à la poursuite de la prospérité à tout prix, ceux pour qui le bien-être matériel est devenu
    le but principal de leur vie sur terre. Ces gens-là - et il y en a beaucoup dans le monde aujourd'hui - ont choisi la passivité et la reculade, afin de prolonger un peu leur train-train
    quotidien, afin d'éluder la difficulté aujourd'hui. Et demain, vous verrez, tout ira bien. Mais rien n'ira bien. Le prix de la lâcheté est toujours le mal. Nous ne récolterons la victoire que si
    nous avons le courage de faire des sacrifices.&nbsp;
  </p>
  <div style="text-align: justify;">
    <br>
    <table border="1" cellspacing="0" cellpadding="0">
      <tbody>
        <tr>
          <td width="500" valign="top">
            <p>
              &nbsp;Un écrivain n'est pas le juge indifférent de ses compatriotes. Il est le complice de tout le mal commis dans son pays&nbsp;
            </p>
          </td>
        </tr>
      </tbody>
    </table>
  </div>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Et, par-dessus tout cela, nous sommes menacés de destruction parce que notre monde, physiquement tendu et comprimé, n'a pas le droit de communier spirituellement. Les molécules de la connaissance
    et de là sympathie n'ont pas le droit de sauter d'une moitié dans l'autre. Voilà un danger évident&nbsp;: l'interdiction de l'échange d'informations entre les différentes parties de la planète.
    L'histoire contemporaine sait que l'interdiction de l'information rend toute signature d'accords internationaux illusoire. Dans un monde clos, il ne coûte rien d'interpréter n'importe quel accord
    à sa façon. Ou même, plus simplement, de l'ignorer complètement, comme S'il n'avait jamais existé (Orwell a compris cela admirablement), Un monde clos est peuplé, non pas de Terriens, mais d'un
    corps expéditionnaire de Martiens, qui ne savent rien de sensé sur le reste de la planète et qui sont prêts à l'écraser avec la conviction sacrée d'être des «&nbsp;libérateurs&nbsp;».&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Il y a un quart de siècle, naissait l'Organisation des nations unies, qui portait les espoirs de l'humanité. Hélas&nbsp;! Dans un monde immoral, elle est devenue immorale. Ce n'est pas une
    organisation de nations unies, mais une organisation de gouvernements unis, où tous les gouvernements sont égaux&nbsp;: ceux qui ont été élus librement, ceux qui ont été imposés par la force et
    ceux qui se sont emparé du pouvoir par les armes. S'appuyant sur une majorité mercenaire, l'ONU protège jalousement la liberté de certains pays et néglige souverainement celle des autres.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    À la suite d'un vote servile, elle a refusé d'entendre les appels - sanglots, cris, suppliques - d'humbles individus ordinaires. Une bien petite chose pour une si grande organisation. L'ONU n'a
    déployé aucun effort pour faire de l'adoption de la Déclaration des droits de l'homme - son meilleur texte en vingt-cinq ans - la condition pour être admis en son sein. Elle a ainsi trahi ces
    humbles gens placées à la merci de gouvernements qu'ils n'ont pas choisis.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Il semblerait que la physionomie du monde contemporain dépende, en fin de compte, des savants. Tous les progrès techniques de l'humanité sont entre leurs mains. Il semblerait donc que l'avenir du
    monde devrait dépendre de la bonne volonté des savants, et non de celle des hommes politiqués. D'autant plus que certains exemples ont montré tout ce dont ils sont capables, quand ils conjuguent
    leurs efforts. Eh bien&nbsp;! Non&nbsp;: les savants n'ont manifesté aucune volonté de devenir une force importante et indépendante de l'humanité. Ils consacrent des congrès entiers à ignorer les
    malheurs des autres. Il vaut mieux rester sagement dans les limites de la science. L'esprit de Munich a étendu ses ailes démoralisantes sur eux.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Quels sont donc exactement la place et le rôle de l'écrivain dans ce monde cruel, déchiré et sur le point de se détruire lui-même&nbsp;? Après tout, nous n'avons rien à voir avec le lancement des
    fusées. Nous ne poussons même pas la plus petite des voitures à bras. Nous sommes méprisés par ceux qui respectent seulement le pouvoir matériel. N'est-il pas naturel que nous aussi, nous nous
    retirions du jeu, que nous perdions la foi dans la pérennité de la bonté, de l'indivisibilité de la vérité, pour nous contenter de faire part au monde de nos réflexions amères et détachées&nbsp;:
    comme l'humanité est devenue désespérément corrompue, comme les hommes ont dégénéré, et comme il est devenu difficile, pour des âmes nobles et raffinées, de vivre parmi eux&nbsp;!&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Mais nous n'avons même pas recours à cette échappatoire. Quand on a épousé le monde, on ne peut plus lui échapper. Un écrivain n'est pas le juge indifférent de ses compatriotes et de ses
    contemporains. Il est le complice de tout le mai commis dans son pays ou par ses compatriotes. Si les tanks de son pays ont inondé de sang les rues d'une capitale étrangère, alors les taches
    brunes, marqueront son visage pour toujours. Si, par une nuit fatale, on a étrangle son ami endormi et confiant, les paumes de ses mains porteront les traces de la corde. Si ses jeunes
    concitoyens, proclamant joyeusement la supériorité de la dépravation sur le travail honnête, s'adonnent à la drogue, leur haleine fétide se mêlera à la sienne.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Aurons-nous la témérité de prétendre que nous ne sommes pas responsables des maux que connaît le monde d'aujourd'hui&nbsp;?&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Et, pourtant, je suis réconforté par le sentiment que la littérature mondiale est comme un seul cœur géant, qui bat au rythme des soucis et des drames de notre monde, même s'ils sont ressentis et
    exprimés différemment en ses quatre coins.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Au-delà des littératures nationales vieilles comme le monde, l'idée d'une littérature mondiale qui serait Comme une anthologie des sommets des littératures nationales et la somme de leurs
    influences réciproques a toujours existé, même dans le passé. Mais il y a toujours eu un décalage dans le temps. Lecteurs et auteurs ne pouvaient connaître les œuvres des écrivains d'une autre
    languie qu'après un certain délai, parfois après des siècles. De sorte que les influences réciproques étaient, elles aussi, retardées, et que l'anthologie des littératures nationales ne se
    révélait qu'aux générations futures.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Aujourd'hui, le contact entre les écrivains d'un pays et les écrivains ou les lecteurs d'un autre est presque instantané. J'en ai fait personnellement l'expérience. Ceux de mes livres qui -
    hélas&nbsp;! - n'ont pas été publiés dans mon pays ont trouvé une audience immédiate dans le monde entier, malgré des traductions hâtives et souvent imparfaites. Des écrivains occidentaux comme
    Heinrich Böll ont entrepris de les analyser. Au cours de ces dernières années, alors que mon travail et ma liberté ne se sont pas écroulés, mais, contrairement aux lots de la gravité, sont restés
    suspendus en l'air, rattachés à rien, sinon à la toile d'araignée invisible d'un public sympathisant, alors j'ai découvert, avec une immense gratitude, un soutien inattendu&nbsp;: celui de la
    fraternité des écrivains internationaux.
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <br>
    &nbsp;<img src="http://img.over-blog.com/175x300/0/58/44/39/Photos-pour-articles---venir-A/le-siege-de-l-ONU.jpg" alt="le siège de l'ONU" class="noAlign">
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;LE siège de l'ONU. «&nbsp;Les humbles ont été trahis&nbsp;».
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    &nbsp;Pour mon cinquantième anniversaire, j'ai eu la surprise de recevoir les vœux de célèbres hommes de lettres occidentaux. Aucune pression sur moi ne fut plus ignorée. Au cours des semaines
    dangereuses où je fus exclu de l’Union des écrivains, le mur dressé par les auteurs les plus éminents du monde m'a protégé contre des persécutions plus graves. Des écrivains et des artistes
    norvégiens me préparaient un asile, pour le cas où l'on me forcerait à l'exil, comme on m'en menaçait. Finalement ce n'est pas le pays où je vis et où j'écris qui a proposé mon nom pour le prix
    Nobel, mais François Mauriac et ses collègues. Et, plus tard, toutes les associations d'écrivains m'ont soutenu.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    J'ai ainsi compris et senti que la littérature mondiale n'est plus une anthologie abstraite ni un vague concept inventé par les historiens de la littérature, mais un corps et un esprit vivants,
    reflétant l'unité grandissante de l'humanité. Les frontières des États sont encore portées au rouge par les fils électriques et les tirs des mitrailleuses, et de nombreux ministres de l'Intérieur
    considèrent encore la littérature comme «&nbsp;une affaire de politique intérieure&nbsp;» relevant de leur juridiction. Les manchettes des journaux proclament encore&nbsp;: «&nbsp;Pas le droit
    d'interférer dans nos affaires intérieures&nbsp;!&nbsp;» Alors qu'il n'y a plus d'«&nbsp;affaires intérieures&nbsp;» sur notre terre surpeuplée et que le salut de l'humanité dépend de ce que
    chacun fasse siennes les affaires d'autrui, de ce que les peuples de l'Est aient un intérêt vital pour ce qu'on pense à l'Ouest, de ce que les peuples de l'Ouest aient un intérêt vital pour ce
    qui se passe à l'Est.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    La littérature, un des instruments les plus sensibles de l'être humain, a été la première à détecter ce sentiment d'unité grandissante du monde et à le faire sien.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Aussi, je me tourne avec confiance vers le monde littéraire d'aujourd'hui, vers ces centaines d'amis que je ne connais pas et que je ne verrai peut-être jamais.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Mes amis. Essayons d'être utiles si nous pouvons servir à quoi que ce soit. Qui donc, depuis les temps immémoriaux, a constitué une force d'union, et non de division, dans nos pays déchirés par
    les partis, les mouvements, les castes, les groupes&nbsp;? Voilà, en substance, le rôle des écrivains&nbsp;: ils expriment à travers leur langue maternelle la force principale d'unité d'un pays,
    de la terre qu'occupe son peuple, et, au mieux, de son esprit national.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Je crois que la littérature mondiale, dans ces temps troublés, est capable d'aider l'humanité à se voir telle qu'elle est, en dépit de l'endoctrinement et des préjugés des hommes et des partis.
    La littérature mondiale est capable de communiquer une expérience condensée d'un pays à un autre afin que nous ne soyons plus divisés et déconcertés, que nos différentes échelles de valeurs
    puissent coïncider&nbsp;; et, surtout, que le citoyen d'un pays puisse lire de façon concise et véridique l'Histoire d'un autre et la vivre avec une telle force et un tel réalisme douloureux
    qu'il lui soit ainsi épargné de commettre les mêmes erreurs cruelles.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Peut-être que, de cette façon, nous, les artistes, nous pourrons développer en nous un champ de vision capable d'embrasser lé monde entier&nbsp;: en observant, comme tout être humain, ce qui se
    passe tout près, autour de nous, et en y introduisant ce qui se passe dans le reste du monde. Nous établirons ainsi des relations à l'échelle mondiale.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Et qui, sinon nous, les écrivains, pourra porter un jugement sur nos gouvernements défaillants (dans certains États, c'est la façon la plus facile de gagner son pain, occupation de tout homme qui
    n'est pas un paresseux), et aussi sur le peuple, lui-même, sur sa lâche humiliation, sur sa faiblesse satisfaite&nbsp;? Qui pourra porter un jugement sur les écarts inconsidérés de la jeunesse et
    sur les jeunes pirates qui brandissent leurs couteaux&nbsp;?&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    On nous dira&nbsp;: que peut la littérature contre la ruée sauvage de la violence&nbsp;? Mais n'oublions pas que la violence ne vit pas seule, qu'elle est incapable de vivre seule&nbsp;: elle est
    intimement associée, par le plus étroit des liens naturels, au mensonge. La violence trouve son seul refuge dans le mensonge, et le mensonge son seul soutien dans la violence. Tout homme qui a
    choisi la violence comme moyen doit inexorablement choisir le mensonge comme règle.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Au début, la violence agit à ciel ouvert, et même avec orgueil. Mais, dès qu'elle se renforce, qu'elle est fermement établie, elle sent l'air se raréfier autour d'elle et elle ne peut survivre
    sans pénétrer dans un brouillard de mensonges, les déguisant sous des paroles doucereuses. Elle ne tranche pas toujours, pas forcément, les gorges&nbsp;; le plus souvent, elle exige seulement un
    acte d'allégeance au mensonge, une complicité.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Et le simple acte de courage d'un homme simple est de refuser le mensonge. Que le monde s'y adonne, qu'il en fasse même sa loi - mais sans moi.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Les écrivains et les artistes peuvent faire davantage. Ils peuvent vaincre le mensonge. Dans le combat contre le mensonge, l'art a toujours gagné, et il gagnera toujours, ouvertement,
    irréfutablement, dans le monde entier. Le mensonge peut résister à beaucoup de choses. Pas à l'art.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Et dès que le mensonge sera confondu, la violence apparaîtra dans sa nudité et dans sa laideur. Et la violence, alors, s'effondrera.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    C'est pourquoi, mes amis, je pense que nous pouvons aider le monde en cette heure brûlante. Non en nous donnant pour excuse de ne pas être armés, non en nous adonnant à une vie futile, mais en
    partant en guerre.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Les Russes aiment les proverbes qui ont trait à la vérité. Ceux-ci expriment de façon constante et parfois frappante la dure expérience de leur pays&nbsp;: «&nbsp;Une parole de vérité pèse plus
    que le monde entier.&nbsp;»&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Fin du texte
  </p>
  <div style="text-align: justify;">
    <hr size="1">
  </div>
  <p style="text-align: justify;">
    <a href="http://classiques.uqac.ca/contemporains/soljenitsyne_alexandre/le_cri_prix_nobel/le_cri_prix_nobel_texte.html#_ftnref1#_ftnref1">[1]</a> &nbsp;&nbsp; Administration centrale des camps de
    travail obligatoire.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <strong><em>&nbsp;</em></strong>
  </p>
  <p>
    <strong><em>&nbsp;</em></strong>
  </p>Extraits du discours d’Alexandre Soljénitsyne, Harvard, 8 juin 1978. Invité par le gouvernement américain à condamner le système communiste, Soljénitsyne dans une brillante démonstration
  renvoie dos à dos l’Ouest et l’Est gangrénés par un même matérialisme destructeur, et attire l’attention sur le risque d’épuisement spirituel qui guette notre civilisation moderne, et tout
  spécialement ses dirigeants intellectuels et politiques.]]></description>
        <pubDate>Sat, 16 Jan 2010 13:21:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.leptine.net/article-d-autres-ecrits-43044121.html</guid>
                <category>l'Ordre Marchand</category>        <comments>http://www.leptine.net/article-d-autres-ecrits-43044121-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Deux discours convergents...]]></title>
        <link>http://www.leptine.net/article-deux-discours-convergeants--42802196.html</link>        <description><![CDATA[Une pause. Ecoutons deux voix ou plus justement&nbsp;prenons connaissance de deux discours terriblement ignorés des médias !&nbsp;<br>
  <br>
  Le premier prononcé le 16 décembre 2009 à Copenhague par Hugos CHAVEZ président de la République du Vénézuela lors de la XV Conférence Internationale de l'O.N.U sur le changement climatique.<br>
  <br>
  Le second prononcé par Mahmoud Ahmadinejad&nbsp;- République Islamique d'Iran - le 19 septembre 2006 lors de la 61ème assemblée générale de l'O.N.U.&nbsp;&nbsp;<br>
  <p style="text-align: center;">
    <br>
    ___<br>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt;"><strong>Discours d'Hugos CHAVEZ</strong><br>
    <br>
    président de la République du Vénézuela</span><br>
    <br>
    <img src="http://img.over-blog.com/300x207/0/58/44/39/Photos-pour-articles---venir-A/chavez-cop-2.jpg" alt="chavez-cop-2" class="noAlign"><br>
    <br>
    <br>
    Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, Excellences, chers amis,
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Je vous promets de ne pas parler plus longuement que celui qui a parlé le plus ici, cet après-midi.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Permettez-moi un premier commentaire, que j’aurais voulu aborder avec le point précédent, traité par les délégations du Brésil, de Chine, de l’Inde et de la Bolivie. Depuis notre place, nous
    avons demandé la parole, mais il ne nous a pas été possible de la prendre.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    La représentante de Bolivie a dit – j’en profite pour saluer le camarade président Evo Morales, ici présent (applaudissements), président de la République de Bolivie-, elle a dit entre autres
    choses ce qui suit –je l’ai noté sur ce papier&nbsp;: «&nbsp;Le texte présenté n’est pas démocratique, il ne part pas d’une politique d’inclusion&nbsp;».
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    A peine suis-je arrivé que nous avons entendu la présidente de la séance précédente, la ministre, dire qu’il y avait un document, mais personne ne le connaît. J’ai réclamé le document, mais il ne
    nous est pas encore parvenu. Je crois que personne ne sait au juste ce que c’est que ce document, il doit être «&nbsp;top secret&nbsp;». La camarade bolivienne n’avait donc pas tort de
    dire&nbsp;: «&nbsp;Il n‘est pas démocratique, il ne part pas d’une politique d’inclusion&nbsp;».
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Mais, Mesdames et Messieurs, ceci n’est-il pas justement à l’image de la réalité du monde&nbsp;? Vivons-nous dans un monde démocratique&nbsp;? Le système mondial se base-t-il sur
    l’inclusion&nbsp;? Y a-t-il une once de démocratie ou d’inclusion à attendre du système mondial actuel&nbsp;? Cette planète est régie par une dictature impériale, et depuis cette tribune, nous
    continuons de le dénoncer. A bas la dictature impériale, et vivent les peuples, la démocratie et l’égalité sur cette planète&nbsp;! (applaudissements)
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    L’exclusion que nous constatons ici en est le reflet. Il existe un groupe de pays qui se croient supérieurs à nous, ceux du Sud, à nous, ceux du tiers monde, à nous, les sous-développés, ou,
    comme le dit le grand ami Eduardo Galeano&nbsp;: nous, les pays écrasés par l’histoire qui nous est passée dessus comme un train.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Il n’y a donc vraiment pas lieu de s’en étonner&nbsp;: il n’y a pas de démocratie dans ce monde, et nous sommes confrontés ici, une fois de plus, à une preuve évidente de l’existence de la
    dictature impériale mondiale.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Deux jeunes gens ont fait irruption ici, bien heureusement les forces de l’ordre se sont comportées correctement, il n’y a eu qu’une petite bousculade, et ils se sont montrés coopératifs, si j’ai
    bien compris…
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Mais dehors, vous savez, il y a beaucoup de monde. Bien sûr, ils ne tiennent pas tous dans cette salle. J’ai lu dans la presse que quelques personnes ont été arrêtées, qu’il y a eu des
    manifestations intenses dans les rues de Copenhague, et je tiens à saluer tous ces gens qui sont dehors, des jeunes pour la plupart (applaudissements). Ce sont des jeunes qui s’inquiètent, et
    avec raison, beaucoup plus que nous de l’avenir du monde. La plupart d’entre nous qui sommes dans cette salle ont le soleil dans le dos, alors qu’eux le reçoivent en pleine figure, et ils s’en
    inquiètent sérieusement.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    On pourrait dire, Monsieur le Président, qu’un spectre hante Copenhague, pour paraphraser Karl Marx, le grand Karl Marx. Un spectre hante les rues de Copenhague, et je crois qu’il hante cette
    salle en silence, il est là, parmi nous, il se glisse dans les couloirs, monte, descend. Ce spectre est un spectre qui épouvante tellement que presque personne n’ose même le nommer. Ce spectre,
    c’est le capitalisme&nbsp;! (applaudissements) Presque personne n’ose le nommer, mais il s’appelle capitalisme, et les peuples grondent dehors, entendez-les&nbsp;!
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Je lisais certains des slogans que les jeunes scandaient dans les rues, et je crois en avoir entendu de nouveau quelques-uns quand ces deux jeunes gens ont fait irruption ici. J’en cite un&nbsp;:
    «&nbsp;Ne changez pas le climat, changez le système&nbsp;» (applaudissements). Je le reprends à notre compte&nbsp;: ne changeons pas le climat, changeons de système, et c’est ainsi que nous
    pourrons commencer à sauver la planète. Le capitalisme, ce modèle de développement destructeur, est en train d’en finir avec la vie, il menace de détruire définitivement l’espèce humaine.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Un autre slogan donne à réfléchir, parce qu’il est tout à fait d’actualité, avec cette crise bancaire qui a ébranlé le monde et qui continue de le secouer, et la manière dont le Nord riche a volé
    au secours des banquiers et des grandes banques. Les Etats-Unis à eux seuls… Le montant de la somme qu’ils ont versée pour sauver les banques est astronomique, on s’y perd… Voilà ce qu’on dit
    dans la rue&nbsp;: «&nbsp;Si le climat avait été une banque, il aurait déjà été sauvé.&nbsp;» Et je crois que c’est vrai (applaudissements). Si le climat avait été une banque capitaliste, une des
    plus grandes, il y a belle lurette que les gouvernements riches l’auraient sauvé.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Je crois que Obama n’est pas arrivé. Il a reçu le prix Nobel de la Paix pratiquement le même jour où il envoyait 30 000 soldats de plus tuer des innocents en Afghanistan, et le président des
    Etats-Unis va se présenter ici auréolé du prix Nobel de la Paix.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Les Etats-Unis détiennent la planche à billets, la machine à faire des dollars. C’est ainsi qu’ils ont sauvé, ou du moins croient avoir sauvé, les banques et le système capitaliste.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Bien, ceci était un commentaire en marge. Je voulais le faire avant, je levais la main pour pouvoir accompagner le Brésil, l’Inde, la Bolivie, la Chine, soutenir leur position intéressante et
    dire que le Venezuela et les pays de l’Alliance bolivarienne la partagent totalement, mais la parole ne m’a pas été donnée. Je vous demande seulement de ne pas compter ces minutes, M.&nbsp;le
    Président, ce n’était qu’une petite mise au point (applaudissements).
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Figurez-vous que j’ai eu le plaisir de rencontrer ici cet écrivain français, Hervé Kempf. Je vous recommande vivement ce livre, il existe en espagnol -Hervé est par ici-, en français bien sûr et
    en anglais sûrement&nbsp;: Comment les riches détruisent la planète, d’Hervé Kempf. Voilà pourquoi le Christ a dit&nbsp;: «&nbsp;Il sera plus facile de faire passer un chameau par le chas d’une
    aiguille que de faire entrer un riche au Royaume des Cieux.&nbsp;» C’est ce qu’a dit le Christ, Notre Seigneur. (Applaudissements)
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Les riches détruisent la planète. Ils veulent peut-être aller s’installer dans une autre quand ils auront fini de détruire celle-ci. Peut-être caressent-ils ce projet. Mais pour le moment, on
    n’en voit pas d’autre à l’horizon de la galaxie.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    J’ai feuilleté ce livre dès qu’il m’est parvenu - c’est Ignacio Ramonet, lui aussi présent dans cette salle, qui me l’a offert - et je retiens du&nbsp; prologue ou du préambule cette phrase,
    significative. Voilà ce qu’écrit Kempf&nbsp;: «&nbsp;Nous ne pourrons pas réduire la consommation de biens matériels à l’échelle mondiale si nous ne faisons pas en sorte que les puissants
    diminuent la leur de plusieurs crans, et si nous ne combattons pas l’inégalité. Il est nécessaire d’adjoindre au principe écologiste, si utile à l’heure de la prise de conscience – penser
    globalement et agir localement – un autre principe qu’impose la situation&nbsp;: consommer moins et distribuer mieux&nbsp;» [1]. C’est là un bon conseil que nous donne l’écrivain français Hervé
    Kempf.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Monsieur le Président, le changement climatique est sans aucun doute le problème environnemental le plus dévastateur de ce siècle&nbsp;: inondations, sécheresses, tempêtes sévères, ouragans,
    dégel&nbsp;; montée du niveau moyen de la mer, acidification des océans, vagues de chaleur… Tous ceci aggrave l’impact des crises mondiales qui s’abattent sur nous.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    L’activité humaine actuelle dépasse le seuil du développement durable et met en danger la vie sur la planète. Mais, je tiens à le souligner, nous sommes là aussi profondément inégaux. Les 500
    millions de personnes les plus riches, soit 7%, sept pour cent, de la population mondiale, ces 7% sont responsables de 50% des émissions polluantes, alors que la moitié la plus pauvre de la
    population de la planète – la moitié, 50% – n’émet que 7% des gaz polluants. Voilà pourquoi je m’étonne&nbsp;: il me paraît bizarre de solliciter ici la Chine et les Etats-Unis dans les mêmes
    termes. Les Etats-Unis comptent peut-être 300 millions d’habitants, et la Chine, cinq fois plus. Les Etats-Unis consomment plus de 20 millions de barils de pétrole par jour, et la Chine arrive à
    peine à 5 ou 6 millions. On ne peut pas demander la même chose aux Etats-Unis et à la Chine. Voilà un sujet qui mérite discussion. Espérons que les chefs d’Etat et de gouvernement pourront
    s’asseoir ensemble et discuter ces questions pour de bon, cartes sur table.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    En outre, Monsieur le Président, 60% des écosystèmes de la planète sont endommagés, et 20% de l’écorce terrestre est dégradée. Nous avons été les témoins impassibles de la déforestation, de la
    conversion de terres, de la désertification, des altérations des systèmes d’eau douce, de la surexploitation des ressources marines, de la contamination et de la perte de la diversité biologique.
    La surexploitation de la terre dépasse de 30% sa capacité de régénération. La planète perd sa capacité d’autorégulation, elle est en train de la perdre. Nous produisons chaque jour bien plus de
    déchets que nous ne sommes capables d’en traiter. La survie de notre espèce est une question qui hante la conscience de l’humanité.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Malgré l’urgence, deux années de négociations se sont écoulées pour élaborer une seconde série d’engagements sous le Protocole de Kyoto, et nous participons à cette réunion sans être parvenus à
    un accord réel et significatif.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Soit dit en passant, sur ce texte surgi du néant - c’est ce qu’ont dit certains, dont le représentant chinois - le Venezuela annonce, les pays de l’ALBA, de l’Alliance bolivarienne annoncent que
    nous n’accepterons pas, qu’on le sache déjà, d’autre texte que celui qui provient des groupes de travail, du Protocole de Kyoto et de la Convention. Ce sont des textes légitimes qui ont donné
    lieu ces dernières années et ces dernières heures à des débats intenses. Je crois que vous n’avez pas dormi. Vous n’avez ni déjeuné ni dormi, c’est bien cela&nbsp;? Il ne semble pas logique, dans
    ces conditions, qu’un texte surgisse du néant, comme vous le dites.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Aujourd’hui, en ce moment même et jusqu’à présent, de toute évidence l’objectif scientifiquement établi de réduire les émissions de gaz polluants et de parvenir à un accord de coopération à long
    terme semble avoir échoué. Quelle en est la raison&nbsp;? Il ne fait aucun doute que la raison est l’attitude irresponsable et le manque de volonté politique des nations les plus puissantes de la
    planète. Que personne ne se sente blessée. Je ne fais que reprendre les propos du grand José Gervasio Artigas quand il affirmait&nbsp;: «&nbsp;Avec la vérité, je n’offense ni ne crains
    personne&nbsp;»&nbsp;; mais il s’agit vraiment d’une attitude irresponsable, caractérisée par ses tergiversations, son exclusion, sa manipulation élitiste d’un problème qui nous incombe à tous et
    que nous ne pourrons résoudre que tous ensemble.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Le conservatisme politique et l’égoïsme des grands consommateurs, des pays les plus riches, révèlent un manque de sensibilité et de solidarité flagrant envers les plus pauvres, les affamés, les
    plus vulnérables aux maladies et aux désastres naturels.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    M.&nbsp;le Président&nbsp;: il est indispensable de parvenir à un nouvel et seul accord applicable à des parties absolument inégales, par l’ampleur de leurs contributions et de leurs capacités
    économiques, financières et technologiques, et basé sur le strict respect des principes énoncés dans la Convention.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Les pays développés devraient contracter des engagements contraignants, clairs et concrets de réduction de leurs émissions, et assumer des obligations d’assistance financière et technologique aux
    pays pauvres, pour faire face aux dangers destructeurs du changement climatique. A cet égard, la situation particulière des Etats insulaires et des pays les moins développés devrait être
    pleinement reconnue.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    M.&nbsp;le Président&nbsp;: le changement climatique n’est pas le seul problème qui frappe aujourd’hui l’humanité. D’autres fléaux et d’autres injustices nous guettent. Le fossé qui sépare les
    pays riches des pays pauvres n’a cessé de se creuser en dépit de tous les Objectifs du millénaire, du Sommet de Monterrey sur le financement, de tous ces sommets, comme le faisait remarquer ici
    le président du Sénégal, qui dénonçait une grande vérité&nbsp;: les promesses, tant de promesses non tenues, alors que le monde continue sa marche destructrice.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Le revenu total des 500 individus les plus riches du monde est supérieur au revenu des 416 millions de personnes les plus pauvres. Les 2,8 milliards de personnes qui vivent dans la pauvreté, avec
    moins de deux dollars par jour et qui représentent 40% de la population mondiale –je dis bien 40% de la population de la planète&nbsp;!– se partagent seulement 5% du revenu mondial.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Aujourd’hui, environ 9,2 millions d’enfants meurent avant l’âge de cinq ans, et 99,9% de ces décès ont lieu dans les pays les plus pauvres. La mortalité infantile est de 47% décès pour 1 000
    naissances vivantes&nbsp;; mais elle est de 5 décès seulement dans les pays riches. L’espérance de vie sur la planète est de 67 ans, mais de 79 ans dans les pays riches et de 40 ans seulement
    dans certains pays pauvres.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    En outre, il existe 1,1 milliard d’habitants privés d’accès à l’eau potable&nbsp;; 2,6 milliards sans services sanitaires et plus de 1,02 milliard de personnes affamées. Tel est le tableau actuel
    du monde.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Mais, et la cause&nbsp;? Quelle en est la cause&nbsp;? Parlons-en un peu, ne nous dégageons pas de nos responsabilités, n’éludons pas la profondeur du problème. La cause, sans l’ombre d’un doute
    –je reviens sur cette question– de tout cette situation désastreuse, c’est le système métabolique destructeur du capital et son modèle incarné&nbsp;: le capitalisme.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    J’ai ici une citation que j’aimerais vous lire, brièvement, de ce grand théologien de la Libération, Leonardo Boff, qui comme chacun sait, est brésilien, c’est-à-dire
    «&nbsp;notre-américain&nbsp;».
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Voici ce que dit Leonardo Boff sur cette question&nbsp;: «&nbsp;Qu’elle est la cause&nbsp;? Eh bien, la cause c’est le rêve de vouloir chercher le bonheur à travers l’accumulation matérielle et
    du progrès sans fin, en recourant à la science et à la technique, avec lesquelles on peut exploiter de manière illimitée toutes les ressources de la Terre&nbsp;». Et il cite quelque part Charles
    Darwin et sa théorie de la sélection naturelle, la survie des plus forts&nbsp;; mais nous savons que les plus forts survivent sur les cendres des plus faibles.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Jean-Jacques Rousseau –il est bon de s’en souvenir– signalait quant à lui&nbsp;: «&nbsp;Entre le faible et le fort, c’est la liberté qui opprime&nbsp;». C’est pourquoi l’empire parle de
    liberté&nbsp;: la liberté d’opprimer, d’envahir, d’assassiner, d’anéantir, d’exploiter, voilà sa liberté. Et Rousseau ajoute la phrase libératrice&nbsp;: «&nbsp;Seule la loi libère&nbsp;».
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Certains pays s’amusent à empêcher qu’un document soit adopté à cette rencontre. Pourquoi&nbsp;? Parce que, précisément, ils ne veulent pas de loi, ils ne veulent pas de norme, car le fait qu’il
    n’y ait pas de norme leur permet d’exercer leur liberté d’exploiter, leur liberté destructrice.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Faisons un effort et faisons pression, ici et dans les rues, pour qu’ici, de cette rencontre, naisse un engagement, un document qui engage les pays les plus puissants de la Terre&nbsp;!
    (Applaudissements).
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    M.&nbsp;le Président&nbsp;: le changement climatique n’est pas le seul problème qui frappe aujourd’hui l’humanité. D’autres fléaux et d’autres injustices nous guettent. Le fossé qui sépare les
    pays riches des pays pauvres n’a cessé de se creuser en dépit de tous les Objectifs du millénaire, du Sommet de Monterrey sur le financement, de tous ces sommets, comme le faisait remarquer ici
    le président du Sénégal, qui dénonçait une grande vérité&nbsp;: les promesses, tant de promesses non tenues, alors que le monde continue sa marche destructrice.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Le revenu total des 500 individus les plus riches du monde est supérieur au revenu des 416 millions de personnes les plus pauvres. Les 2,8 milliards de personnes qui vivent dans la pauvreté, avec
    moins de deux dollars par jour et qui représentent 40% de la population mondiale – je dis bien 40% de la population de la planète&nbsp;!– se partagent seulement 5% du revenu mondial.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Aujourd’hui, environ 9,2 millions d’enfants meurent avant l’âge de cinq ans, et 99,9% de ces décès ont lieu dans les pays les plus pauvres. La mortalité infantile est de 47% décès pour 1 000
    naissances vivantes&nbsp;; mais elle est de 5 décès seulement dans les pays riches. L’espérance de vie sur la planète est de 67 ans, mais de 79 ans dans les pays riches et de 40 ans seulement
    dans certains pays pauvres.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    En outre, il existe 1,1 milliard d’habitants privés d’accès à l’eau potable&nbsp;; 2,6 milliards sans services sanitaires et plus de 1,02 milliard de personnes affamées. Tel est le tableau actuel
    du monde.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Mais, et la cause&nbsp;? Quelle en est la cause&nbsp;? Parlons-en un peu, ne nous dégageons pas de nos responsabilités, n’éludons pas la profondeur du problème. La cause, sans l’ombre d’un doute
    –je reviens sur cette question– de tout cette situation désastreuse, c’est le système métabolique destructeur du capital et son modèle incarné&nbsp;: le capitalisme.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    J’ai ici une citation que j’aimerais vous lire, brièvement, de ce grand théologien de la Libération, Leonardo Boff, qui comme chacun sait, est brésilien, c’est-à-dire
    «&nbsp;notre-américain&nbsp;».
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Voici ce que dit Leonardo Boff sur cette question&nbsp;: «&nbsp;Qu’elle est la cause&nbsp;? Eh bien, la cause c’est le rêve de vouloir chercher le bonheur à travers l’accumulation matérielle et
    du progrès sans fin, en recourant à la science et à la technique, avec lesquelles on peut exploiter de manière illimitée toutes les ressources de la Terre&nbsp;». Et il cite quelque part Charles
    Darwin et sa théorie de la sélection naturelle, la survie des plus forts&nbsp;; mais nous savons que les plus forts survivent sur les cendres des plus faibles.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Jean-Jacques Rousseau – il est bon de s’en souvenir– signalait quant à lui&nbsp;: «&nbsp;Entre le faible et le fort, c’est la liberté qui opprime&nbsp;». C’est pourquoi l’empire parle de
    liberté&nbsp;: la liberté d’opprimer, d’envahir, d’assassiner, d’anéantir, d’exploiter, voilà sa liberté. Et Rousseau ajoute la phrase libératrice&nbsp;: «&nbsp;Seule la loi libère&nbsp;».
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Certains pays s’amusent à empêcher qu’un document soit adopté à cette rencontre. Pourquoi&nbsp;? Parce que, précisément, ils ne veulent pas de loi, ils ne veulent pas de norme, car le fait qu’il
    n’y ait pas de norme leur permet d’exercer leur liberté d’exploiter, leur liberté destructrice.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Faisons un effort et faisons pression, ici et dans les rues, pour qu’ici, de cette rencontre, naisse un engagement, un document qui engage les pays les plus puissants de la Terre&nbsp;!
    (Applaudissements).
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Demandons jusqu’à quand allons-nous permettre de telles injustices et de telles inégalités&nbsp;? Jusqu’à quand allons-nous tolérer l’actuel ordre économique international et les mécanismes de
    marché en vigueur&nbsp;? Jusqu’à quand allons-nous permettre que de grandes épidémies comme le VIH/sida déciment des populations entières&nbsp;? Jusqu’à quand allons-nous permettre que les
    affamés soient privés de la possibilité de se nourrir et de nourrir leurs enfants&nbsp;? Jusqu’à quand allons-nous permettre que des millions d’enfants continuent de mourir de maladies
    curables&nbsp;? Jusqu’à quand allons-nous permettre des conflits armés qui massacrent des millions d’être innocents à seule fin que les puissants puissent s’approprier les ressources d’autres
    peuples&nbsp;?
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Que cessent les agressions et les guerres&nbsp;! C’est que nous, les peuples du monde, demandons aux empires, à ceux qui prétendent continuer de dominer le monde et à nous exploiter. Nous ne
    voulons plus de bases militaires impériales ni de coups d’Etat&nbsp;! Construisons un ordre économique et social plus juste et équitable. Eradiquons la pauvreté. Stoppons immédiatement les
    niveaux élevés d’émission de gaz, freinons la dégradation environnementale et évitons la grande catastrophe du changement climatique. Adhérons au noble objectif d’être tous plus libres et
    solidaires&nbsp;!
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    M.&nbsp;le Président, il y a près de deux siècles, un Vénézuélien universel, libérateur de nations et précurseur de consciences, légua à la postérité cet apophtegme, chargé de volonté&nbsp;:
    «&nbsp;Si la nature s’oppose, nous lutterons contre elle et nous la forcerons à nous obéir&nbsp;». C’était Simon Bolivar, le Libertador.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Depuis le Venezuela bolivarien où, un jour comme aujourd’hui… à propos, il y a exactement dix ans que nous avons vécu la plus grande tragédie climatique de notre histoire, la tragédie dite de
    Vargas&nbsp;; depuis ce Venezuela dont la révolution tente de conquérir la justice pour tout son peuple, uniquement possible à travers la voie du socialisme… Le socialisme, cet autre spectre dont
    parlait Karl Marx, se promène aussi par là-bas&nbsp;; mais il s’agit plutôt d’un «&nbsp;contre-spectre&nbsp;». Le socialisme est la voie à suivre, c’est la seule voie qui permettra de sauver la
    planète, je n’ai pas l’ombre d’un doute là-dessus. Et le capitalisme est le chemin de l’enfer, le chemin qui mènera à la destruction du monde.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Le socialisme, depuis ce même Venezuela qui, pour cette même raison, est en butte aux menaces de l’empire nord-américain, depuis les pays qui forment l’ALBA, l’Alliance bolivarienne, nous lançons
    notre exhortation. J’aimerais, avec tout le respect que je vous dois et du plus profond de mon âme, au nom de beaucoup sur cette planète, exhorter les gouvernements et les peuples de la Terre, en
    paraphrasant Simon Bolivar, le Libertador&nbsp;: Si la nature destructrice du capitalisme s’oppose, alors luttons contre elle et forçons-la à nous obéir&nbsp;; n’attendons pas le bras croisés la
    mort de l’humanité.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    L’histoire nous appelle à l’union et à la lutte. Si le capitalisme s’oppose, nous sommes dans l’obligation de livrer la bataille contre le capitalisme et d’ouvrir les voies du salut de l’espèce
    humaine. Cette tâche nous incombe à tous, sous les bannières du Christ, de Mahomet, de l’égalité, de l’amour, de la justice, de l’humanisme, du véritable et plus profond humanisme. Si nous ne le
    faisons pas, la plus merveilleuse création de l’univers, l’être humain, disparaîtra, elle disparaîtra&nbsp;!
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Cette planète à des milliards d’années, et elle a vécu pendant des milliards d’années sans nous, l’espèce humaine. Autrement dit, elle n’a pas besoin de nous pour exister. Par contre, nous ne
    pouvons pas vivre sans la Terre, et nous sommes en train de détruire la Pachamama, comme dit Evo, comme disent nos frères aborigènes d’Amérique du Sud.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Pour conclure, M.&nbsp;le président, écoutons Fidel Castro lorsqu’il a dit&nbsp;: «&nbsp;Une espèce est en voie d’extinction&nbsp;: l’Homme&nbsp;». Ecoutons Rosa Luxembourg lorsqu’elle a
    lancé&nbsp;: «&nbsp;Socialisme ou barbarie&nbsp;». Ecoutons le Christ rédempteur lorsqu’il dit&nbsp;: «&nbsp;Bienvenus les pauvres, car le royaume des cieux leur appartient&nbsp;».
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    M.&nbsp;le Président, Mesdames et Messieurs, soyons capables de faire de cette Terre non pas la tombe de l’humanité&nbsp;; faisons de cette Terre un ciel, un ciel de vie, de paix et de fraternité
    pour toute l’humanité, pour l’espèce humaine.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    M.&nbsp;le président, Mesdames et Messieurs, merci beaucoup et bon appétit&nbsp;!<br>
    <br>
    ==========================================================================<br>
    <br>
  </p>
  <h1 style="text-align: center;">
    <br>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #000000;">Discours de&nbsp;Mahmoud AHMADINEJAD</span></span>
  </h1>
  <h2 style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #000000;">République Islamique d'Iran<br>
    <br>
    <img src="http://img.over-blog.com/269x300/0/58/44/39/Photos-pour-articles---venir-A/mahmoud-ahmadinejad-1.jpg" alt="mahmoud-ahmadinejad-1" class="noAlign"><br></span></span>
  </h2>
  <p style="text-align: center;">
    Madame la Présidente,<br>
    <br>
    Distingués Chefs d'Etat et de Gouvernement,<br>
    Excellences, Mesdames et Messieurs.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <br>
    <br>
    Je remercie Dieu Tout-Puissant, Miséricordieux et Connaissant-Tout pour avoir bien voulu me donner une nouvelle occasion de m'adresser à cette Assemblée au nom de la grande nation d'Iran et de
    porter à l'attention de la communauté internationale un grand nombre de problèmes.<br>
    <br>
    Je remercie aussi le Tout-Puissant pour la vigilance croissante des peuples sur Terre, pour leur présence courageuse dans différents cadres internationaux et pour l'expression courageuse de leurs
    points de vue et de leurs aspirations sur les questions globales.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Aujourd'hui, l'humanité a passionnément soif d'un engagement vers la Vérité, la dévotion à Dieu, la quête de la Justice et le respect de la dignité des êtres humains. Le rejet de la domination et
    de l'agression, la défense des opprimés et l'aspiration à la paix constituent l'exigence légitime des peuples du monde, en particulier des nouvelles générations et de la jeunesse pleine
    d'entrain, qui aspire à un monde libéré de la décadence, de l'agression et de l'injustice, et qui soit rempli d'amour et de compassion. La jeunesse a le droit de rechercher la justice et la
    Vérité ; et [les jeunes] ont le droit de construire leur propre futur sur les fondations de l'amour, de la compassion et de la tranquillité. Et je remercie le Tout-Puissant de cette immense
    bénédiction.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Madame la Présidente,<br>
    Excellences,
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Ce qui afflige l'humanité aujourd'hui n'est certainement pas compatible avec la dignité humaine ; le Tout Puissant n'a pas créé les êtres humains pour qu'ils commettent des pêchés contre d'autres
    et qu'ils les oppressent.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    En causant la guerre et les conflits, certains étendent rapidement leur domination, accumulant une très grande richesse et usurpant toutes les ressources, tandis que les autres endurent la
    pauvreté, la souffrance et la misère qui en résultent.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Certains cherchent à diriger le monde par les armes et la menace, tandis que d'autres vivent dans l'insécurité et le danger perpétuels.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Certains occupent la terre des autres, à des milliers de kilomètres de leurs frontières, interfèrent dans leurs affaires et contrôlent leur pétrole et autres ressources et routes stratégiques,
    tandis que d'autres sont bombardés quotidiennement dans leurs maisons ; leurs enfants sont assassinés dans les rues et les ruelles de leur propre pays et leurs maisons sont réduites à l'état de
    gravats.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Un tel comportement n'est pas digne des êtres humains et va à l'encontre de la Vérité, de la justice et de la dignité humaine. La question fondamentale est : dans de telles conditions où les
    opprimés doivent-ils rechercher la justice ? Qui ou quelle organisation défend les droits des opprimés ? Et qui réprime les actes d'agression et d'oppression ? Où ce trouve le siège de la justice
    mondiale ?
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Un rapide coup d'œil à quelques exemples sur les questions mondiales les plus pressantes est nécessaire pour mieux illustrer ce problème.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <b><br>
    A. L'expansion effrénée des armes nucléaires, chimiques et biologiques</b>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Certaines puissances annoncent la production d'armes nucléaires de deuxième ou troisième génération. Pour quelle raison ont-elles besoin de ces armes ? Est-ce que le développement et le stockage
    de ces armes de mort sont destinés à promouvoir la paix et la démocratie ? Ou ces armes sont-elles, en fait, des instruments de coercition et de menace contre les autres peuples et gouvernements
    ? Combien de temps les habitants du monde doivent-ils vivre dans le cauchemar des armes nucléaires, biologiques et chimiques ? Qu'est-ce qui limite les puissances à produire et à posséder ces
    armes ? Comment peuvent-ils rendre des comptes à la communauté internationale ? Et les habitants de ces pays sont-ils satisfaits du gaspillage de leur richesse et de leurs ressources pour la
    production de tels arsenaux destructeurs ? N'est-il pas possible de compter sur la justice, la morale et la sagesse plutôt que sur ces instruments de mort ? La sagesse et la justice ne sont-elles
    pas plus compatibles avec la paix et la tranquillité que les armes nucléaires, chimiques et biologiques ? Si la sagesse, la morale et la justice prévalent, alors l'oppression et l'agression
    seront déracinées, les menaces s'évanouiront et il ne restera aucune raison pour [qu'il y ait] des conflits. Ceci est une proposition forte parce que la plupart des conflits globaux émanent de
    l'injustice et des puissants qui, ne se contentant pas de leurs propres droits, cherchent à dévorer les droits des autres.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Les gens sur toute la planète embrassent la justice et sont prêts à se sacrifier pour elle.<br>
    <br>
    Afin d'assurer leur longévité et de gagner les cœurs et les esprits, ne serait-il pas plus facile pour les puissances mondiales de prendre fait et cause pour la véritable promotion de la justice,
    de la compassion et de la paix, plutôt que de rechercher la prolifération continuelle des armes nucléaires et chimiques et de menacer de les utiliser ?
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    L'expérience de la menace et de l'utilisation des armes nucléaires est devant nous. Est-ce que cela a permis à leurs auteurs d'accomplir autre chose que l'exacerbation des tensions, de la haine
    et de l'animosité entre les nations ?
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <b><br>
    B. L'occupation de pays et l'exacerbation des hostilités</b>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    L'occupation de pays, y compris l'Irak, s'est poursuivie pendant ces trois dernières années. Pas un seul jour ne passe sans que des centaines de personnes ne soient tuées de sang-froid. Les
    occupants sont incapables d'établir la sécurité en Irak. Malgré l'établissement du Gouvernement et de l'Assemblée Nationale légaux de l'Irak, il y a des efforts secrets et manifestes pour
    intensifier l'insécurité, exagérer et aggraver les différences au sein de la société irakienne et conduire au conflit civil.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Il n'y a aucune indication que les occupants aient la volonté politique nécessaire pour éliminer les sources de l'instabilité. De nombreux terroristes ont été appréhendés par le Gouvernement
    irakien, seulement pour être lâchés en liberté sous divers prétextes par les occupants. Il semble que l'intensification des hostilités et du terrorisme serve de prétexte à la présence continue
    des forces étrangères en Irak.<br>
    <br>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Où les Irakiens peuvent-ils chercher refuge ? Et de qui le Gouvernement de l'Irak devrait-il chercher la justice ?
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Qui peut assurer la sécurité de l'Irak ? L'insécurité en Irak affecte toute la région.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Est-ce que le Conseil de Sécurité peut jouer un rôle pour restaurer la paix et la sécurité en Irak, tandis que les occupants sont eux-mêmes des membres permanents de ce Conseil ? Le Conseil de
    Sécurité peut-il adopter une décision juste à cet effet ?
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Considérez la situation en Palestine :
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Les racines du problème palestinien remontent à la Deuxième Guerre Mondiale. Au prétexte de protéger quelques survivants de cette Guerre, la terre de Palestine a été occupée par la guerre,
    l'agression et le déplacement de millions de ses habitants ; cela s'est fait sous le contrôle de certains survivants de la Guerre, amenant même d'ailleurs dans le monde des groupes plus grands de
    population, qui n'avaient pas été affectés par la Deuxième Guerre Mondiale ; et un gouvernement a été établi sur le territoire des autres avec une population rassemblée de partout dans le monde
    aux dépends de millions d'habitants légitimes de cette terre qui ont été dispersés et se sont retrouvés sans abri. Ceci est une très grande tragédie avec peu de précédent dans l'Histoire. Les
    réfugiés continuent de vivre dans des camps temporaires de réfugiés et beaucoup d'entre eux sont morts en espérant encore un jour retourner sur leur terre. Peut-il y avoir une logique, une loi ou
    un raisonnement légal qui justifie cette tragédie ? N'importe quel membre des Nations-Unies pourrait-il accepter qu'une telle tragédie se produise dans sa propre patrie ?
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Les prétextes qui ont prévalu à la création du régime occupant Al-Qods Al-Sharif sont si faibles que ses partisans veulent faire taire toute voix qui essaye seulement d'en parler, puisqu'ils
    s'inquiètent qu'en faisant la lumière sur ces faits, cela saperait la raison d'être de ce régime, ce qu'il a fait. Cette tragédie ne s'arrête pas avec l'établissement d'un régime sur le
    territoire des autres. Il est regrettable que ce régime, depuis ses débuts, ait été une source constante de menace et d'insécurité dans la région du Proche-Orient, livrant des guerres et
    répandant le sang et empêchant le progrès des pays de la région. Et il a aussi été utilisé par certaines puissances comme instrument de division, de coercition et de pression sur les habitants de
    cette région. La référence à ces réalités historiques pourraient causer l'inquiétude parmi les supporters de ce régime. Mais ce sont des faits véritables et pas un mythe. L'Histoire s'est
    déroulée sous nos yeux.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Encore pire est le soutien sans condition et injustifié donné à ce régime.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Regardez seulement ce qui arrive à la terre palestinienne. Les gens sont bombardés dans leurs propres maisons et leurs enfants assassinés dans leurs propres rues et ruelles. Mais aucune autorité,
    pas même le Conseil de Sécurité, ne peut leur offrir soutien ou protection. Pourquoi ?<br>
    <br>
    En même temps, un gouvernement est formé démocratiquement et au moyen du libre choix de l'électorat, sur une partie du territoire palestinien. Mais au lieu de recevoir le soutien des soi-disant
    défenseurs de la démocratie, ses ministres et membres du parlement sont arrêtés illégalement et incarcérés à la vue et au su de la communauté internationale.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Quel conseil ou organisation internationale se lève pour protéger ce gouvernement assiégé brutalement ? Et pourquoi le Conseil de Sécurité ne peut-il prendre aucune mesure ?
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Permettez-moi de parler du Liban :
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Pendant trente-trois longs jours, les Libanais ont vécu sous un déluge de feu et de bombes et près de 1,5 millions d'entre eux ont été déplacés ; Pendant ce temps, certains membres du Conseil de
    Sécurité ont pratiquement choisi une voie qui a donné une ample occasion à l'agresseur de remplir ses objectifs militaires. Nous avons été témoins que le Conseil de Sécurité des Nations-Unies
    était pratiquement paralysé par certaines puissances pour ne serait-ce qu'appeler à un cessez-le-feu. Le Conseil de Sécurité est resté les bras croisés pendant tant de jours, assistant aux scènes
    cruelles d'atrocités contre les Libanais tandis que des tragédies telles que Cana se répétaient continuellement ? Pourquoi ?
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Dans tous ces cas, la réponse coule de source. Lorsque la puissance qui se trouve derrière ces hostilités est elle-même un membre permanent du Conseil de Sécurité, alors comment ce Conseil
    peut-il assumer ses responsabilités ?
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <b>C. Le manque de respect pour les droits des membres de la communauté internationale</b>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Excellences,<br>
    <br>
    Je voudrais à présent parler de quelques-uns des griefs du peuple iranien et parler des injustices qui leur sont faites.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    La République Islamique d'Iran est membre de l'<b>AIEA</b> et s’est engagée dans le <b>TNP</b>. Toutes nos activités nucléaires sont transparentes, pacifiques et [se déroulent] sous les yeux
    scrutateurs des inspecteurs de l'AIEA. Alors pourquoi y a-t-il des objections à nos droits légalement reconnus ?
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Quels gouvernements s'opposent à ces droits ? Des gouvernements qui bénéficient eux-mêmes de l'énergie nucléaire et du <b>cycle du carburant</b>. Certains d'entre eux ont abusé de la technologie
    nucléaire à des fins non-pacifiques, y compris la production de bombes nucléaires, et certains ont même un sombre passé pour les avoir utilisées contre l'humanité.<br>
    <br>
    Quelle organisation ou quel Conseil devrait s'occuper de ces injustices ? Le Conseil de Sécurité est-il en position de le faire ? Peut-il faire cesser les violations des droits inaliénables des
    pays ? Peut-il empêcher certaines puissances d'entraver le progrès scientifique des autres pays ?
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    L'abus du Conseil de Sécurité, en tant qu'instrument de menace et de coercition, est certainement une source sérieuse d'inquiétude.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Certains membres permanents du Conseil de Sécurité, même lorsqu'il sont eux-mêmes parties des querelles internationales, menacent de façon commode les autres avec le Conseil de Sécurité et
    déclarent, même avant toute décision du Conseil, la condamnation de leurs opposants par le Conseil. La question est : qu'est-ce qui peut justifier une telle exploitation du Conseil de Sécurité et
    qui n'érode pas la crédibilité et l'efficacité du Conseil ? Une telle attitude peut-elle contribuer à la capacité du Conseil à maintenir la sécurité ?
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <br>
    Excellences,
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Un passage en revue des réalités historiques précédentes conduirait à la conclusion que, malheureusement, la justice est devenue la victime de la force et de l'agression.<br>
    <br>
    De nombreuses dispositions internationales sont devenues injustes, discriminatoires et irresponsables, en tant que conséquence de la pression excessive de la part de certains des puissants ;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Les menaces d'utiliser les armes nucléaires et autres instruments de guerre par certaines puissances ont pris la place du respect des droits des nations et du maintien et de la promotion de la
    paix et de la tranquillité ;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <br>
    Pour certaines puissances, les revendications de la promotion des droits de l'homme et de la démocratie ne peut durer que tant qu'ils peuvent être utilisés comme instruments de pression et
    d'intimidation contre les autres nations. Mais lorsque l'on en arrive aux intérêts des demandeurs, les concepts tels que la démocratie, le droit à l'autodétermination des nations, le respect des
    droits et de l'intelligence des peuples, de la loi internationale et de la justice ne trouvent aucune place ou valeur. Cela se manifeste ouvertement avec la façon dont le Gouvernement élu du
    peuple palestinien est traité, de même que dans le soutien étendu au régime sioniste. Peu importe que les gens soient assassinés en Palestine, transformés en réfugiés, capturés, emprisonnés ou
    assiégés ! Les droits de l'homme ne doivent pas être violés.<br>
    <br>
    - Les nations ne sont pas égales dans l'exercice de leurs droits reconnus par la loi internationale. Jouir de ces droits dépend des caprices de certaines puissances majeures.<br>
    <br>
    - Apparemment, le Conseil de Sécurité ne peut être utilisé que pour assurer la sécurité et les droits de quelques grandes puissances. Mais lorsque les opprimés sont décimés sous les bombes, le
    Conseil de Sécurité doit se tenir à l'écart et ne doit même pas appeler à un cessez-le-feu. N'est-ce pas une tragédie aux proportions historiques pour le Conseil de Sécurité, qui a la charge de
    maintenir la sécurité des pays ?
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    - L'ordre qui prévaut dans les interactions mondiales contemporaines est tel que certaines puissances se comparent elles-mêmes à la communauté internationale et considèrent que leurs décisions
    priment sur 180 pays. Elles se considèrent comme les maîtres et les dirigeants du monde entier et les autres nations comme étant seulement de second ordre dans l'ordre du monde.<br>
    <br>
    <br>
    Excellences,
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    La question doit être posée : si les Gouvernements des Etats-Unis et du Royaume-Uni, qui sont des membres permanents du Conseil de Sécurité, commettent des agressions, occupent des pays et
    violent la loi internationale, quels sont les organes de l'ONU qui peuvent prendre leurs violations en compte ? Un Conseil, dans lequel elles sont des membres privilégiés, peut-il traiter de ces
    violations ? Cela est-il jamais arrivé ? En fait, nous avons régulièrement assisté à l'inverse. Si elles ont des différents avec une nation ou un Etat, elles le traîne devant le Conseil de
    Sécurité et, en tant que demandeurs, elles s'arrogent à elles mêmes les rôles simultanés de procureur, de juge et d'exécuteur. Est-ce un ordre juste ? Peut-il y avoir un cas plus flagrant de
    discrimination et une preuve plus limpide de l'injustice ?
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Il est regrettable que la persistance de certaines puissances hégémoniques à imposer leur politique d'exclusion sur les mécanismes internationaux de prise de décision, y compris le Conseil de
    Sécurité, ait résulté en une défiance grandissante dans l'opinion publique mondiale, sapant la crédibilité et l'efficacité de ce système le plus universel de sécurité collective.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Excellences,
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Combien de temps peut durer une telle situation dans le monde ? Il est évident que le comportement de certaines puissances constitue le plus grand défi pour le Conseil de Sécurité, l'ensemble de
    l'organisation et de ses agences affiliées.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    La structure actuelle et les méthodes de travail du Conseil de Sécurité, qui sont les héritages de la Deuxième Guerre Mondiale, ne sont pas les réponses aux espérances de la génération actuelle
    et aux besoins contemporains de l'humanité.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Aujourd'hui, il est indéniable que le Conseil de Sécurité, de la manière la plus cruciale et la plus urgente, a besoin de légitimité et d'efficacité. Il faut reconnaître que tant que le Conseil
    est incapable d'agir, d'une manière transparente, juste et démocratique, au nom de la communauté internationale dans son ensemble, il ne sera ni légitime, ni efficace. De plus, la relation
    directe entre l'abus du veto et l'érosion de la légitimité et de l'efficacité du Conseil n'a pas été clairement et incontestablement établi. Nous ne pouvons pas, et nous ne devrions pas, espérer
    l'éradication, ou même contenir l'injustice, l'exploitation et l'oppression, sans une réforme de la structure et des méthodes de travail du Conseil.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Est-il approprié d'espérer que cette génération se soumette aux décisions et aux arrangements établis il y a plus d'un demi-siècle ? Cette génération ou les générations futures n'ont-elles pas le
    droit de décider elles-mêmes du monde dans lequel elles veulent vivre ?
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Aujourd'hui, une reforme sérieuse de la structure et des méthodes de travail du Conseil de Sécurité est, plus que jamais auparavant, nécessaire. La justice et la démocratie imposent que le rôle
    de l'Assemblée Générale, en tant qu'organe le plus élevé des Nations-Unies, doit être respecté. L'Assemblée Générale pourra alors, au moyen de mécanismes appropriés, entreprendre la tâche de
    réformer l'Organisation et, en particulier, sauver le Conseil de Sécurité de son état actuel. Dans l'intérim, le Mouvement des Non-Alignés, l'Organisation de la Conférence Islamique et le
    continent africain devraient chacun avoir un représentant comme membre permanent du Conseil de Sécurité, avec le privilège du veto. L'équilibre qui en résulterait empêcherait, avec un peu de
    chance, de fouler un peu plus les droits des nations.<br>
    <br>
    <br>
    Madame la Présidente,
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Excellences,
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Il est essentiel que la spiritualité et la morale trouvent leur place légitime dans les relations internationales. Sans la morale et la spiritualité, atteintes à la lumière des enseignements des
    prophètes de Dieu, la justice, la liberté et les droits de l'homme ne peuvent être garantis.<br>
    <br>
    La résolution des crises humaines contemporaines résident dans l'observation de la morale et de la spiritualité et dans la gouvernance par des gens vertueux de haute compétence et piété. Si le
    respect des droits de l'homme devenait l'objectif prédominant, alors l'injustice, les mauvaises humeurs, l'agression et la guerre s'estomperaient. Les êtres humains sont tous des créatures de
    Dieu et ils sont tous dotés de la dignité et du respect.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Personne n'est supérieur aux autres. Aucun individu ou Etat ne peut s'arroger de privilèges spéciaux, ils ne peuvent pas non plus rester indifférents aux droits des autres et, par l'influence et
    la pression, se positionner comme la "communauté internationale". Les citoyens de l'Asie, de l'Afrique, de l'Europe et de l'Amérique sont tous égaux. Plus de six milliards d'habitants de la Terre
    sont tous égaux et méritent le respect.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    La justice et la protection de la dignité humaine sont les deux piliers pour maintenir une paix, une sécurité et une tranquillité durables dans le monde.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    C'est pour cette raison que nous déclarons :
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Une paix et une tranquillité durables dans le monde ne peuvent être atteintes qu'au moyen de la justice, de la spiritualité, de la morale, de la compassion et du respect de la dignité
    humaine.<br>
    <br>
    Toutes les nations et tous les Etats ont droit à la paix, au progrès et à la sécurité.<br>
    <br>
    Nous sommes tous membres de la communauté internationale et nous sommes tous habilités à insister sur la création d'un climat de compassion, d'amour et de justice.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Tous les membres des Nations-Unies sont affectés par les événements et les développements dans le monde d'aujourd'hui, qu'ils soient cruels ou doux.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Nous pouvons adopter des décisions fermes et logiques, améliorant de ce fait les perspectives d'une vie meilleure pour les générations actuelles et futures.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Ensemble, nous pouvons éradiquer les racines des maladies et des affections cruelles, et à la place, au moyen de la promotion des valeurs universelles et durables telles que la morale, la
    spiritualité et la justice, permettre à nos nations de goûter à la douceur d'un avenir meilleur.<br>
    <br>
    <br>
    Les peuples, conduits par leur nature divine, recherchent au fond d'eux Dieu, la Vertu, la Perfection et la Beauté. En nous reposant sur nos peuples, nous pouvons avancer à pas de géant vers la
    réforme et paver la route pour la perfection humaine. Que nous soyons ou non d'accord, la justice, la paix et vertu prévaudront tôt ou tard, avec la volonté de Dieu Tout-Puissant. Il est
    impératif, et aussi souhaitable, que nous contribuions aussi à la promotion de la justice et de la vertu.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Le Dieu Tout-Puissant et Miséricordieux, qui est le Créateur de l'Univers, est aussi son Maître et son Dirigeant. La Justice est Son commandement. Il commande à Ses créatures de se soutenir entre
    elles dans la Bonté, la vertu et la piété, et non pas dans la décadence et la corruption.<br>
    <br>
    Il commande à Ses créatures de s'enjoindre les unes les autres à la droiture et à la vertu et non pas au pêché et à la transgression. Tous les prophètes Divins, du prophète Adam (que la paix soit
    sur lui) au prophète Moïse (que la paix soit sur lui) au prophète Jésus Christ (que la paix soit sur lui) au prophète Mohammed (que la paix soit sur lui), ont appelé l'humanité au monothéisme, à
    la justice, à la fraternité, à l'amour et à la compassion. N'est-il pas possible de construire un monde meilleur, basé sur le monothéisme, la justice, l'amour et le respect des droits des êtres
    humains, et ainsi transformer l'animosité en amitié ?
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Je déclare catégoriquement que le monde d'aujourd'hui, plus que jamais auparavant, se languit de personnes justes et vertueuses avec de l'amour pour toute l'humanité ; et, par-dessus tout, tous
    se languissent de l'être humain vertueux et parfait et du réel sauveur qui a été promis à tous les peuples et qui établira la justice, la paix et la fraternité sur la planète.<br>
    <br>
    <br>
    Dieu Tout-Puissant, tous les hommes et les femmes sont Tes créatures et Tu as décrété qu'ils seraient guidés et secourus. Confère à l'humanité, qui a soif de justice, l'être humain parfait promis
    à tous par Toi ! Et fais de nous ses adeptes et ceux qui recherchent son retour et sa cause !<br>
    <br>
    <br>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 12 Jan 2010 15:50:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.leptine.net/article-deux-discours-convergeants--42802196.html</guid>
                <category>l'Ordre Marchand</category>        <comments>http://www.leptine.net/article-deux-discours-convergeants--42802196-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Remember]]></title>
        <link>http://www.leptine.net/article-remember-42236861.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: center;">
    <span style="color: #800000;"><b>Remember</b></span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="color: #800000;"><b>&nbsp;</b></span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="color: #800000;"><b>Noël 2008&nbsp;: la «&nbsp;Saint Barthélémy&nbsp;» juive</b></span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="color: #800000;"><b>&nbsp;</b></span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="color: #800000;"><b>Haine et indignités</b></span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Un an déjà. Souvenez-vous les évènements qui marquèrent la fin de l’année 2008 et ce début d’année 2009. Il ne s’agit pas de la crise&nbsp;financière, évènement hautement prévisible tant dans sa
    survenue que dans ses &nbsp;conséquences&nbsp;ou de son avatar constitué par l’extraordinaire aventure d’un certain «&nbsp;Mr Madoff et ses 50 milliards de dollars&nbsp;» qui retinrent mon
    attention, mais l’assassinat délibéré par l’Etat d’Israël de plus de 400 enfants palestiniens.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p><img src="http://img.over-blog.com/300x238/0/58/44/39/Photos-pour-articles---venir-A/2129-martyrs-in-gaza-holocaust.jpg" alt="2129-martyrs-in-gaza-holocaust" class="CtreTexte">
  <p style="text-align: left;">
    <br>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    De tels actes gravissimes ne peuvent pas être traités&nbsp;en temps réel. Un recul s’impose. Celui nécessaire à l’apaisement de la colère et du sentiment de haine qu’ils générèrent en moi.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    En cette fin d’année traditionnellement dédiée aux enfants, Israël, à sa manière, réserva la plus horrible des fêtes aux enfants palestiniens et plongea la «&nbsp;bande de Gaza&nbsp;» dans un
    épouvantable enfer.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    En bande annonce à ce «&nbsp;feux d’artifice&nbsp;», les médias français, hautement complaisants à l’égard d’Israël, expliquèrent et justifièrent cette agression par l’unique objectif d’éliminer
    le maximum de «&nbsp;résistants&nbsp;» Palestiniens. Ceux qui, dixit les mêmes médias, ne cessaient d’harceler l’Etat d’Israël par des tirs incessants de roquettes qui pourtant n’atteignirent …
    jamais leurs cibles&nbsp;!
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Résultats&nbsp;: plus de 5000 blessés, 1400 morts dont 400 enfants.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Deux faits éloquents accompagnèrent cette agression.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    D’abord, l’étonnante couverture médiatique de cet acte de barbarie. A minima, deux fois par jour sur la radio nationale française «&nbsp;France Inter&nbsp;» nous fûmes scrupuleusement informés du
    nombre d’enfants tués. Du décompte macabre qui ne cessait de croître, seule la «&nbsp;catégorie&nbsp;» des enfants massacrés étaient précisée&nbsp;!
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Jamais le nombre de résistants palestiniens tués ne fut précisé. D’ailleurs, nous n’entendîmes plus jamais parler de ces fameux résistants.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Sordide tableau de chasse particulièrement révélateur. L’unique objectif de l’Etat d’Israël&nbsp;ainsi affiché et proclamé est d’anéantir méthodiquement et avec une rare constance obstinée toute
    descendance du peuple palestinien en terres palestiniennes. Ceux qui survivront aux innombrables actes de terrorisme perpétrés par Israël disparaîtront naturellement de vieillesse, sans
    descendance.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Ensuite l’extraordinaire silence et l’étonnante éclipse de la totalité de la classe politique&nbsp;française. Tous, sans exception, durant ces trois semaines d’horreurs, disparurent comme par
    enchantement des médias (journaux, radios et télévisions). Pas un pour exprimer une quelconque indignation. Pourtant, 400 innocents assassinés, ce n’est pas rien&nbsp;!
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Et bien si&nbsp;! Du Président de la République au plus obscur sous secrétaire d’Etat, du Sénat comme de l’Assemblée Nationale, de l’UDF, du RPR, du PS, … le silence le plus absolu. L’accord
    parfait. Aucune indignation. Pas une voix ne s’éleva.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Pourtant ils sont nombreux ceux qui auraient du s’exprimer.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Je pense à Mme et Mr Badinter, à Mme Danièle Mitterrand, à Mme Martine Aubry, à Mme Ségolène Royal, à MM Fabius, Hollande, Rocard, Delanoë, Strauss-Kahn, Jack Lang, Arnaud de Montebourg, Benoît
    Hamon, …, tout ce qui aujourd’hui fait et représente la&nbsp;France&nbsp;s’est tu.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Et vous aussi Mme Simone Veil! Pourtant, si une voix aurait du se faire entendre et clamer sa colère et son indignation, c’était bien la vôtre&nbsp;!
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Mille raisons et pas des moindres auraient amplement justifié votre intervention&nbsp;:&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    - ancienne déportée, rescapée de la Shoah, vous avez connu ce que sont horreurs et atrocités,
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    - en 1991 vous reçûtes à Jérusalem le prix Truman pour la paix,
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    - vous fûtes la première femme présidente du Parlement Européen et à ce titre en droit de vous exprimer,
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    - enfin, par deux fois, votre pays vous couvrit d’honneurs prestigieux, puisque en novembre 2008 vous fûtes élue à l’Académie Française et, plus récemment, élevée au rang de Grand Officier de la
    Légion d’Honneur.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Ce n’est pas rien&nbsp;! Avez-vous oubliée, Madame, que ce sont autant d’obligations morales qui vous incombent et dont vous êtes redevable.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Alors pourquoi avoir gardé le silence&nbsp;?
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Vous auriez pu accomplir un geste grandiose. Dès l’annonce et confirmation du massacre de nombreux innocents, rejoindre la Palestine et, pourquoi pas, prenant le monde à témoin, brandir face à
    l’armée israélienne un enfant palestinien dans vos bras.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Vous seule pouviez effectuer un aussi grandiose geste. Nul doute Madame, qu’il aurait mis fin à cet épouvantable acte de barbarie. Nul doute Madame qu’il aurait parachevé d’une manière
    prestigieuse votre œuvre. Nul doute Madame que vous auriez ainsi honoré les multiples distinctions qui jalonnent votre existence.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Pourquoi, Madame, n’avoir rien fait&nbsp;? Pourquoi vous êtes vous refusé d’être «&nbsp;juste&nbsp;» à votre tour&nbsp;?
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    N’avez-vous donc pas compris que pour chaque enfant palestinien massacré par Israël, naissait dans des millions d’êtres humains répartis sur la surface de notre planète une haine incommensurable
    envers votre peuple&nbsp;?
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Cette haine là n’est pas de l’antisémitisme. Etre révolté et profondément indigné à l’encontre d’un tel acte de barbarie ne peut être assimilé à de l’antisémitisme.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Croyez vous que votre peuple dans sa grande majorité avait besoin de cela&nbsp;? D’une telle publicité haineuse&nbsp;? Pourra-t-il un jour vivre enfin en paix&nbsp;? En paix avec lui-même. En
    paix avec tous les autres. Etre comme tous les autres.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Au nom de quoi cette infâme barbarie perpétrée en ce 21<sup>ème</sup> siècle&nbsp;? Des écrits de la Bible&nbsp;? Des promesses de votre Dieu&nbsp;? Seriez-vous donc les pires fanatiques
    intégristes religieux de notre planète&nbsp;?
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp; <img src="http://img.over-blog.com/233x300/0/58/44/39/Photos-pour-articles---venir-A/Free-20Palestine-20Now-20--20-Ben-20Heine-.jpg" alt="Free%20Palestine%20Now%20!%20(Ben%20Heine)" class=
    "noAlign">
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Noël 2008 restera à jamais gravé dans la mémoire des hommes. Nous eûmes en son temps la nuit de la «&nbsp;Saint Barthélémy&nbsp;». Il y a désormais le noël de la «&nbsp;Bande Gaza&nbsp;», sorte
    de «&nbsp;Saint Barthélémy&nbsp;» perpétré par le peuple juif en terre de Palestine.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Cet authentique crime contre l’humanité se nomme aussi génocide.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    Dois-je plus encore épiloguer ?
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <br>
    <img height="200" width="300" src="http://img.over-blog.com/300x200/0/58/44/39/Photos-pour-articles---venir-A/Marmande-25-juillet-09.JPG" alt="Rond-point de Marmande (2)" class="CtreTexte"><br>
    <img height="201" width="300" src="http://img.over-blog.com/300x201/0/58/44/39/Photos-pour-articles---venir-A/Marmande-25-juillet-09--2-bis.JPG" alt="Rond point de Marmande à Bergerac (1)" class=
    "CtreTexte">rond-point sortie de Marmande vers Bergerac&nbsp;<br>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    De retour dans mon Lot-et-Garonne, après plusieurs années de voyage sur la mer Méditerranée, je constatai que les élus du département et de la ville de Marmande tinrent à rendre hommage aux
    victimes juives des camps de concentration édifiés par le nazisme. Un bel ouvrage tout en acier occupe la partie centrale d’un des nombreux «&nbsp;ronds point&nbsp;» placés sur l’axe routier qui
    conduit à Bergerac. Beau geste exemplaire de mémoire d’un passé douloureux.<br>
    <br>
    Sauf erreur de ma part, deux de ces «&nbsp;ronds point&nbsp;» sont aujourd’hui libres, ne disposent d’aucun ornement. Je ne peux m’empêcher de penser combien ces élus seraient merveilleusement
    inspirés et feraient preuve d’une belle sagesse universelle s’ils décidaient de réserver l’un de ses deux espaces libres à un bel ouvrage dédié aux 400 enfants palestiniens, victimes innocentes
    du fanatisme religieux juif, de la barbarie d’un peuple à l’encontre d’un autre et ce … en ce début du 21<sup>ème</sup> siècle.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 03 Jan 2010 12:55:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.leptine.net/article-remember-42236861.html</guid>
                <category>Intermèdes en terres françaises</category>        <comments>http://www.leptine.net/article-remember-42236861-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Le virus de la grippe A (H1N1)]]></title>
        <link>http://www.leptine.net/article-34483486.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: center;">
    <span style="color: #800080;"><strong>Le virus de la grippe A (H1N1)</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;«&nbsp;La maîtrise du monde n’est que peu de chose comparée à la maîtrise des hommes&nbsp;».
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <em>Ce n’est pas chose aisée que l’entame d’un écrit.</em>&nbsp;<em>Insipide, l’incipit détourne irrémédiablement l’attention du lecteur. Bien trouvé, il donne le ton et guide la plume. Je peux
    rester des jours, des semaines voire des mois entiers à ne pas savoir débuter un article, simplement parce que je ne parviens pas à formuler l’entame qui sied merveilleusement au thème à
    traiter.</em>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <em>&nbsp;</em> <em>---</em>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    S’il fut effectivement aisé à l’Ordre Marchand au cours des siècles passés d’accroître sans risque l’étendue de sa maîtrise du monde, il en va tout autrement de notre temps. Simplement parce que
    les données d’aujourd’hui ne sont plus celles d’hier. Aux évolutions linéaires d’antan succèdent en tous domaines des évolutions exponentielles par nature incontrôlables, quasi impossible à
    maîtriser.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Les guerres européennes du siècle dernier vont retarder considérablement l’accroissement démographique de l’Angleterre, de l’Allemagne, de la France et plus encore de la Russie.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Elles vont apporter à l’Ordre Marchand les résultats escomptés en terme de placement des membres de son «&nbsp;Armée de l’Ombre&nbsp;» partout où cela est nécessaire afin de s’assurer un contrôle
    absolu des pays visés. Les colons s’installent et s’emparent de tous les pouvoirs. Après la colonisation de l’Angleterre, se réalisent quasi en parallèle les colonisations de l’Allemagne et de la
    France.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Que l’on en juge&nbsp;: la guerre de «&nbsp;14-18&nbsp;» se traduira par la mort de plus de 15&nbsp;000&nbsp;000 de français âgés de 18 à 40 ans. Ce fut le tiers de la population de la France,
    mais aussi et surtout la quasi-totalité de ses forces vives et reproductrices qui furent anéanties. Authentique génocide que l’Allemagne et la Russie subiront eux aussi en même temps.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Cela ne suffira pas. Ils seront 1&nbsp;500&nbsp;000 de la génération rescapée de «&nbsp;14-18&nbsp;» à se faire massacrer 25 années plus tard au cours de ce que l’on nommera la «&nbsp;grande
    guerre mondiale&nbsp;» du début des années quarante.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Cela ne suffira pas&nbsp;encore ! Vingt cinq années plus tard, alors qu’il est massivement fait appel à la main d’œuvre maghrébine afin de pallier justement au déficit des «&nbsp;forces vives
    locales&nbsp;», que croyez-vous que l’on proposa sournoisement à une France exsangue&nbsp;? L’I.V.G. (Interruption Volontaire de la Grossesse) et la pilule&nbsp;…&nbsp;!!!<br>
    <br>
    Surprenant, non&nbsp;?
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;<br>
    Mais aussi, curieuse coïncidence que ce cycle de 25 années, correspondant très exactement au cycle des générations&nbsp;!
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Il y a une terminologie précise pour désigner de tels actes.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Ce n’est pas l’I.V.G, mais l’I.V.D = l’Interruption Volontaire de Descendance, tout simplement.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Un autre exemple&nbsp;? Récent et indiscutable&nbsp;?
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    L’acte de terrorisme mené par Israël durant trois semaines dans la bande de Gaza en fin d’année 2008 et début d’année 2009. Annoncée par tous les médias comme «&nbsp;nécessaire&nbsp;» pour
    éliminer le plus grand nombre de «&nbsp;terroristes&nbsp;» palestiniens, nous ne saurons jamais combien furent éliminés&nbsp;! Par contre nous saurons très exactement le nombre d’enfants
    assassinés&nbsp;! Pire, deux fois par jour dans tous les médias audio-visuel français, nous seront informés en temps réel du nombre total de morts et du nombre total d’enfants massacrés. Lapsus
    immensément révélateur&nbsp;!
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    A l’évidence, le souci d’Israël n’était pas les «&nbsp;terroristes&nbsp;», puisqu’ils ne présentaient aucun danger sérieux réellement quantifiable, mais de stopper la croissance démographique des
    palestiniens en terres palestiniennes. En application d’un principe simple&nbsp;: le combat cessera faute de combattants&nbsp;!
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    C’est cela l’I.V.D. C’est aussi le seul et unique but de toute guerre. Il n’y en a pas d’autre. Seuls les naïfs, les imbéciles ou malades mentaux se laissent abuser.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Revenons à nous et à l’Europe, en 2005-2010. C’est-à-dire 30 années après 1970-1980, la pilule et l’IVG.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Coloniser un pays et s’en assurer un contrôle absolu impose certaines règles à respecter, strictement en phase avec les ressources intrinsèques du colonisateur.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Avec&nbsp; son «&nbsp;Armée de l’Ombre&nbsp;», l’Ordre Marchand dispose d’un certain potentiel humain.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Il va donc progressivement et d’une manière méthodique et irréversible épurer l’ensemble du tissu économique français (agriculture, industrie, commerce, tertiaire, …) ainsi que
    &nbsp;l’Administration française de telle manière qu’ils soient compatibles avec ses propres ressources humaines dont il dispose. Les colons, membres de l’Armée de l’Ombre, investissent
    l’ensemble des activités. Seuls les emplois les plus bas (dans l’échelle hiérarchique) sans conséquence ou risque sont laissés aux autochtones.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Pour le secteur industriel, par exemple, la méthodologie employée conduira in fine aux délocalisations hors territoire français. Présentées comme nécessaires pour la compétitivité et la survie de
    nos entreprises&nbsp;de telles délocalisations permettent à l’Ordre Marchand de «&nbsp;gagner&nbsp;» simultanément sur plusieurs tableaux.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Tout d’abord par son implantation en pays pauvres, d’y répandre le germe de la culture «&nbsp;occidentale&nbsp;», sorte de prosélytisme destiné à transmettre l’envie, le goût de l’argent,
    l’attrait des nouveautés, bref de faire de ces nouveaux&nbsp;autochtones des accros de la société de consommation. En parallèle, de rendre ces pays dépendant de l’économie
    «&nbsp;occidentale&nbsp;» et de ses finances. Autrement dit les asservir à l’Ordre Marchand. L’Ordre Marchand acquiert ainsi le contrôle économique de ces pays. Première étape de sa colonisation.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Plus pernicieux, l’Ordre Marchand instrumente la détresse humaine qu’il vient ainsi de créer dans les pays dits «&nbsp;développés&nbsp;» pour opposer violemment ceux qui «&nbsp;travaillent&nbsp;»
    à ceux «&nbsp;qui profitent du système et qui coûtent cher à l’Etat&nbsp;». Puis fait répandre et se développer les idées selon lesquelles dans notre société actuelle, compte tenu des
    développements technologiques et autres considérations sur l’environnement, il n’y a pas assez d’emplois (travail) pour tous et que notre mère commune, à savoir la terre, n’est pas en mesure de
    nourrir tous les hommes. Autrement dit que nous sommes, nous les hommes, trop nombreux tant en terme «&nbsp;économique&nbsp;» qu’en terme «&nbsp;écologique&nbsp;». Par ailleurs, malicieusement,
    de très nombreux sites Internet supposés «&nbsp;contestataires&nbsp;» mais créés et dirigés par l’Ordre Marchand, vont diffuser, afin d’imprégner plus encore les hommes de cette nouvelle culture
    ou mode de pensée, un tas de documents et de rapports issus de différents comités ou groupes «&nbsp;mondiaux&nbsp;» ou américains. Ces documents ne sont pas des faux, ils sont d’authentiques
    comptes rendus. Ils se résument tous au «&nbsp;constat&nbsp;» que les hommes sont trop nombreux et émettent moult recommandations quant aux moyens de réduire ce nombre&nbsp;! Il y a peu de temps,
    Jacques Attali (et oui encore lui&nbsp;!) fit scandale par ses écrits et propos sur le sort à réserver à nos vieux. Je n’invente rien&nbsp;!
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Venons-en à ce fameux virus de la grippe A (H1N1), d’origine porcine.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Il est tout d’abord particulièrement curieux de constater que cette migration du virus issu du porc ne s’est jamais traduite par une quelconque action de contrôle, de précaution et ou
    d’interdiction de consommation de viande porcine tant en France que dans le monde entier. Pourtant le principal vecteur de propagation serait bien la consommation de cette viande. Cela doit
    interpeller bigrement notre vigilance et esprit critique. Ce simple constat n’est pas rien, n’est pas neutre, mais hautement signifiant, significatif et révélateur.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Ensuite, je n’ai jamais «&nbsp;connu&nbsp;» un virus aussi intelligent, malicieux, roublard, sadique et aussi joueur que ce virus de la grippe A (H1N1)&nbsp;!
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Je m’explique&nbsp;!
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Bien que l’ensemble des médias français (écrits et audio-visuel) soient des organismes de propagande placés sous les ordres et au service exclusif de l’Ordre Marchand, je m’impose toutefois
    d’être quelques heures par semaine à leur écoute. Simplement par ce que c’est terriblement instructif et permet de détecter là où ils veulent en venir et par quels chemins. Et, au-delà&nbsp; de
    ces constats, démasquer la ou les supercheries et mensonges. J’invite mes fidèles lecteurs à acheter une fois par semaine le quotidien «&nbsp;Le Monde&nbsp;», celui du mardi ou du vendredi
    (parfois il faut adapter selon les titres de la première page) et à écouter chaque matin dès 7 heures la radio «&nbsp;France-Inter&nbsp;». Cela est amplement suffisant et facile&nbsp;: le moindre
    crétin, sous réserve qu’il sache lire et écouter, comprend immédiatement.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Revenons à notre virus&nbsp;!
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Il est très fort le bougre, puisque cette année il va réussir l’exploit d’empêcher l’arrivée, comme c’est la coutume depuis de nombreuses années, du virus «&nbsp;traditionnel&nbsp;» de la
    grippe.&nbsp; La France comme les autres pays européens seront «&nbsp;miraculeusement&nbsp;» épargnés par la grippe «&nbsp;traditionnelle&nbsp;». Nous supposerons que notre virus annuel a eu le
    temps de lire les journaux, d’écouter les radios et les bulletins «&nbsp;météo&nbsp;» qui l’informèrent que les prévisions n’étaient pas bonnes du tout&nbsp;! Du très mauvais temps&nbsp;est
    annoncé: un plus méchant virus que lui pointe son nez à l’horizon. Alors, notre brave virus auquel nous étions habitué se retira sur la pointe des pieds jugeant plus prudent de rester tranquille,
    au chaud dans ses bocaux et armoires, en attente de jours meilleurs.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Malgré l’inexpérience totale que l’on a de ce virus, on sait «&nbsp;déjà&nbsp;» qu’il est particulièrement friand de certaines catégories de personnes&nbsp;; les enfants de moins de 5 ans, les
    jeunes de 12 à 45 ans et les vieux (les spécialistes nomment cela la courbe en W&nbsp;!). Plus encore, on nous informe que l’on sait déjà qu’il a un faible pour les malheureux êtres humains
    présentant de grandes déficiences ou porteurs de lourdes maladies et un appétit féroce pour les femmes enceintes&nbsp;!
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    «&nbsp;Putaing-cong&nbsp;»&nbsp;! … Il est génial ce virus&nbsp;!
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    C’est l’ATTILA&nbsp;des peuples (non, je n’ai pas dit ATTALI&nbsp;!) et le ROMDUP&nbsp;sociétal !
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Ce n’est pas tout&nbsp;!
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Il aime l’exploit. Trop facile de vaincre les individus un à un, c’est peu glorieux. Tel GARGANTUA&nbsp;: «&nbsp;il&nbsp;a les yeux aussi grands que son immense ventre». Seuls les groupes,
    communautés, rassemblements et lieux de concentration excitent sa gloutonnerie.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Il est étonnement efficace.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Mais aussi, facétieux, malin, il aime jouer&nbsp;et jouer la vedette&nbsp;!
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Son show annoncé depuis de nombreux mois, en digne professionnel du spectacle il sait faire monter la «&nbsp;température&nbsp;», chauffer les esprits … et les enchères. Il distille au compte
    goutte ses apparitions, ici ou là. Visite quelques colonies de vacances qui n’accueillent, par hasard, que des enfants étrangers (à analyser&nbsp;!). Et là qu’apprenons-nous&nbsp;? Qu’il n’est
    nul besoin de disposer d’une panoplie infernale de médicaments pour guérir&nbsp;: un léger isolement, un masque (mais pour quoi faire&nbsp;?) et un peu de paracétamol suffisent.
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;<img width="545" src="http://idata.over-blog.com/0/58/44/39/Photos-pour-articles---venir-A/Le-Monde-Ve-24-juillet-09surlign-.jpg" height="335" class="CtreTexte">
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;Extrait du quotidien «&nbsp;Le Monde&nbsp;» du 24 juillet 09
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Il joue «&nbsp;au chat et à la souris&nbsp;», amuse les français en vacances. En «&nbsp;Grand Seigneur&nbsp;»,&nbsp;respecte la trêve si importante des congés pour les français ! C’est
    sacré&nbsp;! Pourtant, il disposait là des plus phénoménales concentrations humaines qu’il ne pouvait espérer&nbsp;: les plages et lieux de loisirs de la Côte d’Azur, de la côte d’Argent, les
    aéroports, les musées, …, bref la liste est immense. Et bien, non, il boudera autant de facilités. Facétieux vous dis-je&nbsp;! Non&nbsp;! Bien formé à l’E.N.V (Ecole Nationale des Virus&nbsp;!)
    il a parfaitement intégré les nécessités économiques et ses règles. C’est un mutant&nbsp;!
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Sadique, il ronge son frein, attends son heure&nbsp;: à la rentrée&nbsp;! Reste un mois, août, pour chauffer à blanc les esprits, préparer son attaque.
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;<img width="300" src="http://idata.over-blog.com/0/58/44/39/Photos-pour-articles---venir-A/Le-Monde-Ve-24-juillet-09--3-surlign-.jpg" height="475" class="CtreTexte">
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    Extrait du quotidien «&nbsp;Le Monde&nbsp;» du 24 juillet 09
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Il affole son monde y compris nos gouvernants. Bien qu’ils nous assurent qu’ils y travaillent depuis 4 années dans toutes les administrations concernées (tient donc, curieux non&nbsp;? … &nbsp;à
    analyser aussi&nbsp;!), des mesures extraordinaires seront prises dans l’urgence face à la «&nbsp;gravité&nbsp;» de la situation.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    La plus extravagante est celle d’imposer par la loi la vaccination et donc de la rendre obligatoire. Tout refus se traduira par une amende hautement dissuasive. Pire, bien que&nbsp; le vaccin ne
    dispose d’aucun agrément le validant, les citoyens, par la loi, n’auront aucune possibilité de recours en cas de graves disfonctionnements ou autres résultant de son injection&nbsp;! Je n’invente
    rien, ce sont les dernières lois émises par l’Administration américaine du très récent président OBAMA&nbsp;! Alors, … alors n’en doutons pas, nous risquons nous français d’être soumis aux mêmes
    obligations et si ce n’est pas le cas alors le «&nbsp;matraquage&nbsp;» médiatique sera tel que chacun se précipitera pour se faire vacciner.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Sans réfléchir un instant au fait que quelques comprimés de paracétamol suffisent pour se débarrasser de cette grippe.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    C’est purement phénoménal et incroyable&nbsp;!
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Certes&nbsp;! Mais faisons preuve d’un peu de bon sens.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Avez-vous, avons-nous jamais vu, connu ou ouïe dire qu’en des temps quelconques de l’humanité présente, les passagers d’un navire en détresse aient refusé de revêtir le gilet de sauvetage destiné
    à éviter leur mort certaine par noyade et qu’il fut nécessaire de leur imposer par une loi spécifique votée en toute précipitation pour les sauver malgré eux&nbsp;? Et que ceux qui s’obstinèrent
    à ne pas porter le gilet de sauvetage furent passibles d’une amende faramineuse&nbsp;?
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Voyez-vous, on peut s’amuser et trouver drôles les facéties auxquelles se livre le virus de la grippe A (H1N1), n’empêche qu’il est trop intelligent et particulièrement efficace. Je dirai qu’il
    est vraiment trop&nbsp;humain ou diabolique.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Certes, ses péripéties sont étonnantes et de nature à jeter un trouble certain dans nos esprits. Mais elles ne sont pas suffisantes pour démasquer une éventuelle malversation.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Or, c’est bien justement cet empressement à imposer ou pousser les hommes à se faire vacciner alors que cette grippe bénigne se soigne avec seulement du paracétamol qui jette un profond trouble
    dans les esprits et les place en état d’alerte. Cela cache un danger. Oui, mais lequel&nbsp;?
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Ce sont ces mêmes médias qui nous livrent les clés de décryptage.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    L’article <b><em>«&nbsp;Vaccins et Tamiflu ne suffiront pas, sommes-nous prêts à affronter la pandémie&nbsp;?&nbsp;»</em></b> paru dans «&nbsp;le Monde&nbsp;», édition du 29 juillet 09,&nbsp;va
    me permettre d’apprendre les existences des pandémies de&nbsp;:
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    - 1889/1890 qui frappa exclusivement les adultes jeunes et les vieillards,
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    - 1918 qui frappa exclusivement les moins de 5 ans, les sujets en bonne santé âgés de 15 à 45 ans et les plus de 65 ans,
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    - 1957 qui frappa exclusivement les enfants et les sujets âgés
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    et enfin celle de
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    - 1968 qui frappa exclusivement les sujets âgés.
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <br>
    <img width="539" src="http://idata.over-blog.com/0/58/44/39/Photos-pour-articles---venir-A/Le-Monde-29-juillet-09--2-ter.jpg" height="631" class="CtreTexte">Article du quotidien "Le Monde" du 29
    juillet 09&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    J’ignorais purement et simplement l’existence de ces «&nbsp;pandémies&nbsp;» antérieures. J’avoue être resté pantois face aux qualités aussi sélectives ou discriminatoires de ces précédents
    «&nbsp;virus&nbsp;» et la précision des résultats qui en découlent alors que l’informatique n’était qu’à son stade de développement. Posséder de tels renseignements implique nécessairement qu’un
    suivi particulièrement attentif était préalablement organisé. Cela est d’autant troublant que de tous temps et jusqu’à lors ce que l’on appelait «&nbsp;épidémie&nbsp;» ne faisait pas dans la
    dentelle&nbsp;: tout le monde était concerné, du plus jeune au plus âgé, sans état d’âme de la part du virus.<br>
    <br>
    Etonnants virus&nbsp;qui par enchantement ou par miracle régulent et contrôlent avec une précision inouïe tout à la fois la croissance des générations et les coûts, pour la société, de ses
    vieux&nbsp;!
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Depuis la dernière «&nbsp;Guerre Mondiale&nbsp;», les grands pays de l’Europe (Allemagne, Angleterre, Espagne, Italie, France, Russie, …) n’ont plus le «&nbsp;droit&nbsp;» de se faire la guerre
    ou de faire la guerre. De cette guerre uniquement programmée dans l’unique objectif de «&nbsp;contrôler&nbsp;» une population qui deviendrait alors incontrôlable par quiconque ou par quoi que ce
    soit.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Dois-je être plus explicite encore&nbsp;?
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Quoi de plus anodins et d’efficaces en définitive que de bons virus parfaitement calibrés lâchés dans la nature&nbsp;?&nbsp;!
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Des «&nbsp;mutants&nbsp;» dites-vous&nbsp;? Et Darwin&nbsp;? Aucun vivant, y compris l’homme n’a jamais connu de telles mutations naturelles en si peu de temps (deux siècles ici)&nbsp;! Non,
    simplement nouvelle arme développée par l’homme.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Le virus de la grippe A (H1N1) est bénin. Il n’est pas virulent. Il fera passer plus tôt dans «&nbsp;l’autre&nbsp; monde» nombre de ces malheureux déjà aux limites de la vie pour d’autres
    raisons.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Que savons-nous de ce vaccin&nbsp;? De ses effets à court, moyen et long termes&nbsp;?
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Rien ne peut m’empêcher de penser qu’ils puissent être de nature à fragiliser durablement l’homme de telle manière que dans les années à venir il ne sera pas en mesure de résister normalement aux
    nouvelles formes de virus qui ne manqueront pas, justement de se manifester. Une élimination massive est, non pas impossible, mais inenvisageable ou inadéquat simplement par ce qu’elle mettrait
    en lumière la manipulation, l’action délibérée. Etalée sur plusieurs années elle reste «&nbsp;masquée&nbsp;», facilite le doute et trouble la certitude.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Un signe ne trompera pas. Une signature même. Pas un des membres de l’Armée de l’Ombre ne sera affecté. &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    «&nbsp;A vos statistiques …&nbsp;Prêts&nbsp;? … Partez&nbsp;!&nbsp;»
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 02 Aug 2009 09:05:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.leptine.net/article-34483486.html</guid>
                <category>l'Ordre Marchand</category>        <comments>http://www.leptine.net/article-34483486-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA["Une brève histoire de l'avenir"]]></title>
        <link>http://www.leptine.net/article-27357244.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: center;">
    <b><span style="font-size: 14pt;"><span style="color: #800000;">&nbsp;«&nbsp;Une brève histoire de l'avenir&nbsp;»</span></span></b>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <b>&nbsp;</b>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <b>&nbsp;<img width="315" src="http://idata.over-blog.com/0/58/44/39/Photos-pour-articles---venir-A/Attali-2.jpg" height="500" class="CtreTexte"></b>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <b><br>
    Résumé<br></b>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Dans ces écrits, Jacques Attali explicite la «&nbsp;feuille de route&nbsp;» de l'Ordre Marchand afin de s'assurer de la maîtrise du monde.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Selon lui, le futur de notre société se déclinerait en trois périodes&nbsp;successives:
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; - période de l'hyper empire, aux alentours des années 2030. Par transition du système unipolaire américain à un système multipolaire, régi par un capital mondialisé,
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; - période de l'hyper conflit, règne du chaos et de l'ultra violence à l'échelle mondiale,
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; - période de l'hyper démocratie, en tant que réaction aux excès de la période de l'hyper conflit.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Il argumente cette vision de l'avenir sur la base d'une analyse des évènements du passé et desquels il extrait un certain nombre de «&nbsp;lois&nbsp;», telles que:
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; - l'homme pour survivre doit s'adapter,
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; - l'homme s'éloignerait de plus en plus de sa condition naturelle (y compris sur le plan sexuel&nbsp;!),
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; - au début de l'humanité le pouvoir était entre les mains des prêtres, puis il passa entre celles des guerriers pour finalement tomber entre celles des marchands,
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; - l'histoire n'est pas faite de la lutte des classes, ni celle de la lutte des peuples, mais de l'affrontement multimillénaire entre nomades et sédentaires,
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; - seuls ces nomades créent le progrès,
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; - la démocratie résulte du marché. Sans marché pas de démocratie,
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; - l'idéal démocratique serait&nbsp; «&nbsp;les droits de l'homme&nbsp;»,
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; - cet idéal démocratique serait issu de l'antique pensée «&nbsp;judéo grecque&nbsp;»,
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; - la loi suprême de l'humanité serait l'extension de la liberté individuelle.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Puis il procède à l'analyse des mutations de «&nbsp;l'Ordre Marchand&nbsp;» au cour des siècles&nbsp;:
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; - l'Ordre Marchand a toujours eu un cœur ou centre,
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; - ce centre s'enrichit par la richesse qu'il sait créer,
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; - chaque centre s'écroule sous le poids du coût de son empire,
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; - l'implosion financière révèle le déclin des cœurs du capitalisme,
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; - la naissance d'un nouveau cœur&nbsp;s'effectue via la captation d'une technologie que ce cœur n'a pas inventé, mais qu'il sait s'approprier parce qu'il détient le
    capital&nbsp;!
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Ainsi, pour les deux décennies à venir Jacques Attali prévoit, par ondes de choc successives, l'implosion de l'empire américain. Ruinée, l'Amérique ne sera plus le banquier du monde, mais le
    siège d'une récession et du chaos !
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <em><br>
    Puis Jacques Attali, «&nbsp;grisé&nbsp;» par sa phénoménale intelligence et sous l'emprise de son fantasme culturel, livre aux lecteurs la clé de ses élucubrations</em>. <em>L'heure de la vérité
    approche&nbsp;! C'est fantastiquement lumineux&nbsp;!</em>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    L'empire de l'Ordre Marchand sera mondial. Son centre sera «&nbsp;nomade&nbsp;» ... jusqu'au moment où il se fixera ... à &nbsp;... Jérusalem ... qui deviendra capitale du monde&nbsp;!
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <em><br>
    <span style="color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;">Oui, vous avez bien lu&nbsp;!&nbsp;</span></span></em> <span style="color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;"><em>Non, je
    n'invente rien&nbsp;!</em> <em>Lisez son livre. Tout est dit.</em></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <em><br>
    <span style="color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;">Continuons la lecture résumée de son&nbsp;ouvrage !</span></span></em>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    L'hyper empire&nbsp;= l'empire des multinationales régiront notre planète et imposeront leurs lois aux Etats.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    L'Union Européenne deviendra un super Etat, la Russie ne parviendra pas à s'imposer, l'Amérique ruinée par l'implosion de la bulle financière américaine entraînera la Chine dans sa chute,
    l'Amérique du Sud sombrera dans d'innombrables conflits, quant à l'Inde, bizarrement il n'en parle pas. <em>Cela interpelle et mérite quelques analyses ultérieures&nbsp;!<br></em>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Notre vie de tous les jours, à nous les misérables humains, sera un calvaire.<br>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Le réchauffement climatique occasionnera un formidable mouvement migratoire. L'Europe vieillissante, nous dit Jacques Attali, &nbsp;«&nbsp;ressemblera de plus en plus à l'Afrique&nbsp;». En 2050,
    le monde comptera 150 millions de réfugiés écologiques.<br>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Le Capital imposera sa loi universelle. Les êtres humains seront soumis à la loi de rentabilité. Le travailleur sera obligé de se soumettre à la loi du Capital.<br>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Les hommes se répartiront alors en trois niveaux hiérarchiques&nbsp;:
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; - <span style="text-decoration: underline;">en haut de l'échelle</span>, les hyper nomades (100 millions de personnes dans le monde). Ils bénéficieront d'une vie
    artificielle basée sur la jouissance que procure le pouvoir. Nanotechnologies et biotechnologies feront d'eux des mutants. Les sexualités plurielles&nbsp;meubleront leur existence. Ils auront
    pour seule préoccupation, celle d'Œdipe, <em>«&nbsp;apprendre l'amour de soi&nbsp;»,</em>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; - <span style="text-decoration: underline;">au milieu de l'échelle</span>, les sédentaires, 4 milliards d'hommes. Ce sont eux qui travailleront. Leur seule satisfaction
    sera de singer les hyper nomades grâce à une consommation «&nbsp;low cost&nbsp;». De plus, ils seront obèses à plus de 50 %.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; - <span style="text-decoration: underline;">en bas de l'échelle</span>, les infra nomades - 4 milliards d'hommes - qui pour tenter de survivre dans un monde aux
    ressources naturelles raréfiées - devront pratiquer un nomadisme de proximité. Pour eux, leurs conditions de vie ne seront pas meilleures que celles des pauvres d'aujourd'hui.<br>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Comme il n'y aura pas d'autres lois que celles du marché, le monde s'avèrera ingérable. De fait, les multinationales de l'Assurance prendront le pouvoir et imposeront aux populations des objets
    dits&nbsp;surveilleurs qui obligeront chaque citoyens à s'auto surveiller en permanence, pour, par exemple, ne pas trop consommer de ressources naturelles. Des monopoles mondiaux émergeront. Dès
    lors ce sera la fin du capitalisme concurrentiel. Seule subsisterait la compétition entre individus.<br>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Fort logiquement, l'hyper empire s'écroulera dans un hyper conflit&nbsp;mondial, conflit de tous contre tous. Dès 2030, des petits Etats autoritaires et pirates verront le jour sur les ruines des
    anciens Etats nations. L'anarchie conduira au totalitarisme.<br>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Petit à petit une coalition&nbsp;se formera, associant pirates, révoltés et Etats, dans un vaste front contre la tyrannie de l'Ordre Marchand. Des religions idéologiques viendront grossir la
    coalition anti-mondialisme. L'islam quant à lui catalysera la révolte.<br>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Une guerre mondiale opposera les armées de l'hyper empire, à la coalition anti mondialiste des pirates, des religieux et rebelles. Mais, comme les Etats auront été préalablement dénucléarisés,
    ils n'auront plus aucune ressource pour s'opposer au chaos&nbsp;!&nbsp;<br>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Au bord du chaos et de l'anéantissement, le monde devra choisir.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <em><br>
    <span style="font-size: 12pt;">Alors&nbsp;? ... Alors ... «&nbsp;Zorro est arrivé&nbsp;»&nbsp;!</span></em>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    De nouveaux types d'hommes vont surgir pour s'opposer à la folie&nbsp;générale: les transhumains. Altruistes. Il n'y aura plus de profit&nbsp;! Il n'y aura même plus besoin d'argent&nbsp;!
    <em>(On savait depuis longtemps que le monde peut fonctionner sans argent. Mais là c'est génial que ce soit Jacques Attali lui-même qui l'annonce&nbsp;! Bien sûr il ne peut pas expliquer et dire
    pourquoi, car cette raison est aussi valable de nos jours&nbsp;! Cela reviendrait à dire aux gens qu'on se moque d'eux&nbsp;depuis longtemps !)</em> Les femmes prendront une plus grande place, ce
    qui facilitera l'évolution vers un nouvel âge d'or.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Et les &nbsp;hyper nomades feront repentance pour leurs erreurs&nbsp;passées !!!
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    L'apothéose: un monde merveilleux s'ouvrira alors aux hommes...&nbsp;!!!
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <b><br>
    <br>
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 12pt;">Premier niveau de commentaires</span></span></b>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Lorsque je me suis engagé dans la lecture de ce livre, j'ai eu l'étrange sentiment qu'au fil des pages je voyais en filigrane se décliner les fameux «&nbsp;Protocoles de Sion&nbsp;». C'était
    idiot de ma part, j'en conviens, puisque il a été abondamment prouvé et déclaré que ces protocoles étaient des faux&nbsp;! Pourtant, les écrits de Jacques Attali ne sont pas autre chose qu'une
    explication de textes et une adaptation, versions modernes de ces fameux protocoles.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Plus étonnant, aucune voix ne s'est élevée contre de tels écrits, nul n'est venu les contester ou dire qu'ils étaient faux, ou qu'ils étaient à considérer comme écrits de science fiction, ou
    même, comme délires de malade mental. Autrement dit une absence totale d'opposition.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Ainsi, nous voici, nous les misérables êtres humains, officiellement prévenus de ce que l'avenir nous réserve.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    La publication de vos écrits Monsieur Jacques Attali est un acte authentiquement génial&nbsp;!
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Merci à vous, Monsieur Jacques Attali, d'avoir commis ce livre. Grâce à vous, le premier crétin venu et le monde entier sont en mesure de lire «&nbsp;à livre ouvert&nbsp;» les évènements passés,
    présents et à venir qui secouent notre planète.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Merci à vous, Monsieur Jacques Attali, d'avoir ainsi donné au monde la clef de décryptage de nos misères humaines.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    C'est prodigieusement fantastique&nbsp;!
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Soyez rassuré, Monsieur Jacques Attali, nous comprenons combien cela doit être difficile pour vous de maîtriser et contenir votre exubérante &nbsp;«&nbsp;hyper-super-intelligence&nbsp;». Nous
    comprenons aussi combien cela doit être difficile pour vous de contenir et de ne pas laisser libre court à votre puissante imprégnation culturelle ancestrale.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    C'est vraiment c..... d'être aussi c.....&nbsp;! Là est votre faiblesse: Achille&nbsp;! ... Achille&nbsp;! ... Il ne t'a&nbsp;pas compris&nbsp;!
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Je vais aller encore plus loin dans mes réflexions. Monsieur Attali, vous êtes le plus grand pourvoyeur d'antisémites, pire, le plus grand fossoyeur du peuple juif que je n'ai jusqu'à lors
    rencontré.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Je n'ai pas lu beaucoup de vos ouvrages Monsieur Jacques Attali. L'humaniste que je suis fut attiré, il y a quelques années de cela, par le titre de votre dernier ouvrage alors en publication
    <strong>«&nbsp;Fraternités&nbsp;- Une nouvelle utopie</strong>». Je le lirais de bout en bout en quelques jours. Et le relirais afin de bien m'assurer de ce que j'avais lu la première fois ...
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <img width="500" src="http://idata.over-blog.com/0/58/44/39/Photos-pour-articles---venir-A/Attali-1.jpg" height="500" class="CtreTexte">
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <br>
    Deux &nbsp;mots viendront à mon esprit&nbsp;: cynisme et sadisme.<br>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Un épouvantable cynisme, et vous, Monsieur Jacques Attali, un odieux cynique sadique.<br>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Ce livre, «&nbsp;Fraternités&nbsp;- Une nouvelle utopie» préparait manifestement «&nbsp;Une brève histoire de l'avenir&nbsp;». Les deux se complètent.<br>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    A ce futur que vous décrivez et qui est celui auquel vous oeuvrez et consacrez toute votre vie au service de l'Ordre Marchand, alors le seul message que vous adressez aux hommes afin qu'ils
    soient parfaitement heureux dans cet enfer sur terre qui sera le leur, est de leur conseiller d'être heureux de la réussite des «&nbsp;hyper nomades&nbsp;», d'être heureux et fiers de cette
    minorité qui les opprime, et de pratiquer entre eux (tous les autres hommes) l'absolue entraide fraternelle afin de pouvoir survivre dignement et de ne pas sombrer dans le désespoir&nbsp;!!!
    Selon vous, la Fraternité saura réconcilier tous les hommes et dites-vous&nbsp;: «La Fraternité est un but de civilisation, pas un état de nature».<br>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    De retour en France, il y a peu, et après nos trois années de pérégrinations sur la Mer Méditerranée, je vais continuer mes études et réflexions sur l'Ordre Marchand. Sur le net je fis des
    recherches vous concernant et découvris avec stupeur que vous fûtes reçu avec grand honneur, le 29 novembre dernier, par les francs maçons de la Grande Loge de France&nbsp;!
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Certes la devise de la franc maçonnerie, «&nbsp;Liberté - Egalité - Fraternité&nbsp;», qui est aussi celle de la République Française, véhicule la notion de Fraternité. Mais elle est au
    singulier. Pas au pluriel. Les hommes ont en partage la Fraternité. Une seule Fraternité. Une Fraternité commune. Unique, sublime. Il n'y a pas de multiples Fraternités que l'on accommoderait
    selon son bon vouloir ou selon ses besoins.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Il aurait mieux valu que vous eussiez parlé de fraternelles. C'eut été parfait. Fraternelle des Maîtres. Fraternelle des esclaves. Des esclaves fiers de leurs Maîtres&nbsp;! Des esclaves vouant
    une reconnaissance éternelle à&nbsp; leurs Maîtres&nbsp;! Les uns et les autres. Parfaite déclinaison de l'inégalité.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Je n'ose croire que ni le Grand Maître ni l'un des Grands Officiers de la Grande Loge de France n'aient lu votre livre «&nbsp;Fraternités&nbsp;- Une nouvelle utopie», qu'ils ignoraient par la
    même occasion «&nbsp;Une brève histoire de l'avenir&nbsp;» et qu'ils soient enfin dépourvus de toute intelligence ou forme d'esprit critique.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Je ne reconnais pas, dans cet honneur ainsi manifesté à votre égard, la sublime éthique inscrite dans sa Constitution qui guide et éclaire la Franc Maçonnerie.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    A moins qu'ici aussi, l'Ordre Marchand ait définitivement pris possession des lieux.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    A n'en pas douter, vous fûtes reçu en terrain conquis, chez vous, parmi les vôtres.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Il me sera ainsi donné de comprendre le pourquoi des monstrueux silences de la Franc Maçonnerie française en général et de la Grande Loge de France en particulier au cours de cette dernière
    décennie face à des évènements insupportables et intolérables apparus tant en France que dans le reste du monde. Je me souviens d'un temps où tous les Grands Maîtres des Obédiences françaises
    manifestaient conjointement, bruyamment et sans ambiguïté contre toute atteinte aux valeurs universelles et droits de l'homme.<br>
    <br>
    Temps révolus, pourquoi&nbsp;?<br>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <b><br>
    <span style="color: #800000;"><span style="font-size: 12pt;">Deuxième niveau de commentaires</span></span></b>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Je ne mets aucunement en doute la sincérité de vos écrits et prévisions. Puisque c'est effectivement à cela que vous oeuvrez. Ce sont vos objectifs, du moins ceux de votre commanditaire
    employeur, l'Ordre Marchand.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Vous êtes persuadés de gagner. D'ailleurs vos livres ne sont là que pour mieux enfoncer le clou, sorte de méthode Coué tant à l'intention du troupeau humain qu'à l'intention des membres de
    l'«&nbsp;Armée de l'Ombre Consciente&nbsp;» de l'Ordre Marchand. A l'usage du troupeau humain afin d'accentuer plus encore pensez-vous leur découragement. A usage «&nbsp;interne&nbsp;» pour doper
    vos troupes face aux multiples difficultés qu'elles rencontrent et afin de leur transmettre nombre d'argumentations pour bons usages et leur rappeler les étapes à venir.<br>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Sauf que dans votre aveuglement ancestral vous commettez la terrible erreur de limiter vos analyses aux seuls paramètres économiques, financiers et politiques. Nulle trace d'analyse de la pensée
    de l'homme. Nulle trace de ses évolutions. Nulle trace de l'homme. Comme si vous étiez persuadés de le maîtriser.<br>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Erreur fatale.<br>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Certes, vous avez vos raisons de prétendre que le pouvoir passa des mains des prêtres, à celles des guerriers pour finalement tomber entre celles des marchands, c'est-à-dire
    «&nbsp;vous&nbsp;».<br>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Toutefois, votre déclinaison et conjugaison sont incomplètes. Après «&nbsp;vous&nbsp;» tout s'arrête&nbsp;? Après «&nbsp;vous&nbsp;» le déluge&nbsp;?<br>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Après «&nbsp;vous&nbsp;», vient le ... «&nbsp;ils&nbsp;». L'histoire ne s'arrête pas à «&nbsp;vous&nbsp;». Elle a son bonhomme de chemin à faire&nbsp;!<br>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Ouvrez vos yeux. Humez l'air du temps. Ecoutez les silences! Ils sont éloquents. Mieux encore, réfléchissez.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Vous avez imprudemment libéré les individus. Le monde fait de collectivités s'est mué en un monde connecté. Le collectif est aujourd'hui connectif. Les savoirs se déplacent à la vitesse de la
    lumière. Grâce à elle, sur tous les continents, l'homme connaît l'origine des maux qui l'accablent. Rien ne peut arrêter cette vague de fond. Irréversible.<br>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    La roue tourne, après les prêtres, après les guerriers voici venu le temps de l'Ordre Marchand.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    En leurs temps, vos livres envahirent l'espace, vitrines et étalages. Dans les super marchés des pyramides du même titre s'offraient aux consommateurs. Partout, omniprésent. Il n'y avait que
    vous, rien que pour vous. Tel un pharaon ou prophète, le monde à vos pieds vous admirait, vous encensait. Vos livres se sont vendus comme des petits pains. Le monde entier a lu vos écrits.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Merci à vous Monsieur Jacques Attali, d'avoir ainsi démontré et expliqué au monde entier que théologie et économie sont des explications omnivalentes de l'histoire, que théologie, économie et
    violences occupent tout l'espace de l'histoire. Que seule l'économie (pouvoir) fait l'histoire.<br>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Vous avez répandu la lumière sur le monde, vous avez éclairé les hommes et favorisé une conscience universelle&nbsp;!
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Quel Panthéon pour recevoir un si grand homme&nbsp;?
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 30 Jan 2009 18:48:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.leptine.net/article-27357244.html</guid>
                <category>l'Ordre Marchand</category>        <comments>http://www.leptine.net/article-27357244-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Partout, les doigts pointés convergent ...]]></title>
        <link>http://www.leptine.net/article-27357022.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    10 Décembre 2008
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <b><span style="font-size: 14pt;"><span style="color: #800000;">Partout, les doigts pointés convergent ...</span></span></b>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Depuis une quinzaine années nous n'avons plus de poste de télévision dans la maison.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Aujourd'hui, deux fois par semaine j'achète le quotidien «&nbsp;le Monde&nbsp;». Avant c'était tous les jours. Une fine analyse m'apprit à sélectionner. Tous les matins et seulement de 7h à 8h30
    j'écoute la radio, «&nbsp;France Inter&nbsp;», tout en dégustant mon petit déjeuner. Puis, et cela est devenu maintenant un rituel, je m'installe à mon bureau et surfe sur la toile, piochant ici
    ou là ce qui complète et complémente mon information du jour.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Ce mois de décembre est particulièrement riche en évènements. Anodins et pourtant précurseurs.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Anodins. En apparence seulement. Puisque volontairement noyés dans le flot des autres informations et présentés par l'ensemble des médias officiels avec le même degré de détachement et
    d'importance que les autres informations.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Précurseurs. Pour celui qui sait décrypter. Dois-je préciser terriblement précurseurs&nbsp;?
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Pour cette semaine: les attentats de Bombay et les émeutes grecques.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Ces derniers évènements qui embrasent actuellement la Grèce m'ébranlent et me bouleversent. Pour tout dire constituent une énorme surprise pour moi. Pourquoi&nbsp;? Par ce que le comportement
    ainsi manifesté par le peuple grec en cette circonstance est radicalement et foncièrement le contraire de ce qu'il est naturellement.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    L'heure est donc grave. Très grave, pour qu'un peuple de cette qualité morale soit conduit à sortir d'une manière aussi puissante de sa sagesse naturelle.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Nous avons côtoyé les grecs près d'une année et vécûmes immergés parmi eux six mois consécutifs. Nous fûmes émerveillés par eux. Par leurs comportements, façon d'être, bref par leurs qualités
    morales. Faisant preuve d'une éducation exemplaire du plus jeune au plus âgé.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Nous leur consacrâmes un article (Cf. article «&nbsp;les grecs&nbsp;») tellement notre étonnement fut grand. Je ne peut m'empêcher de citer ici un court extrait&nbsp;: «&nbsp;Ce qui me semble
    caractériser au mieux ce peuple&nbsp;serait qu'il possèderait au plus haut degré le souci et l'art du beau et de l'harmonie en tous domaines. L'harmonie règne entre eux. C'est beau de voir la vie
    s'écouler ainsi. Peuple étonnant&nbsp;! Il véhicule naturellement dignité, respect des autres et tolérance. Sagesse et philosophie&nbsp;seraient-elles à jamais inscrites dans leur patrimoine
    génétique&nbsp;? Ce naturel est sidérant&nbsp;! Pourquoi&nbsp;?&nbsp;». Dois-je également rappeler mon incroyable rencontre avec cet extraordinaire personnage «&nbsp;Téo d'Oro&nbsp;» à
    Mytilène&nbsp;(Cf. article «&nbsp;Téo d'Oro&nbsp;»)?
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    En une année nous ne vîmes aucun «&nbsp;voyou&nbsp;» ou individu marginalisé. Que ce soit à Athènes ou en Crète. Certes il y a en Grèce beaucoup de pauvreté et, en parallèle, une énorme dignité
    humaine. Beaucoup de fiertés aussi. Une belle fierté. Et une entraide familiale extraordinaire. Nul n'est laissé sans rien ou à la rue. Ils sont très pauvres, mais il n'y a pas un seul voleur.
    Des tonnes de marchandises posées sur le trottoir par les livreurs devant les magasins passent plusieurs heures ainsi en attente que le commerçant ouvre sa boutique. Pas un seul vol. Cela est du
    vécu de tous les jours en Grèce. Partout en Grèce.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Pour ces évènements, ce sont les jeunes de 18 à 35 ans qui les premiers vont massivement réagir. Les parents ne tardèrent pas à suivre tous en masse derrière leur progéniture. Le peuple grec se
    soulève en masse, d'un seul bloc. Tous ensemble.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Contre qui&nbsp;? Le commerce. Mais pas tous les commerces&nbsp;! Là se trouve le premier enseignement discrètement passé sous silence par les médias. Le peuple grec sait faire la distinction
    entre les innombrables petits magasins tenus par les siens et qui peinent à gagner ainsi quelques euros. Il faut avoir vu, visité cette foultitude de magasins pour comprendre cette réalité. Non,
    le peuple grec n'est ni aveugle ni bestial ni anarchique ni terroriste. Il s'attaque aux «&nbsp;grands magasins&nbsp;» et magasins de luxe. Indice flagrant.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Il est également particulièrement significatif que cette révolte initiée à Athènes trouve un écho immédiat, quasi instantané, dans la ville de Salonique. Ce n'est pas pour rien&nbsp;! Cela est
    immensément révélateur quand on sait que cette ville est depuis de nombreux siècles l'un des refuges ou l'un des points stratégique de l'Ordre Marchand. Là réside et sévit une partie de son
    «&nbsp;Armée de l'Ombre&nbsp;». Là réside de nombreuses familles juives expulsées de Turquie dans les années 1935 par Mustafa Kemal Atatürk Informations bien entendu passées sous silence par les
    médias.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Le peuple grec n'est pas dupe. Il sait. Sa cible est claire&nbsp;!
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    On doit également noter que plusieurs villes en Europe manifestèrent leur soutien au peuple grec. Lui signifiant ainsi qu'il n'est pas isolé et qu'il a été entendu.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Premier évènement précurseur.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Pour la petite histoire, connaissez-vous la réponse apportée par le gouvernement grec à ces évènements&nbsp;? Extrait du quotidien «&nbsp;Le Monde&nbsp;» du vendredi 12 décembre 2008, page
    10&nbsp;: «&nbsp;Pour tenter de faire baisser la tension, le premier ministre conservateur Costas Caramalis a annoncé une série de mesures&nbsp; pour l'indemnisation des entreprises et des
    commerces qui ont subis de dégâts».
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Sans commentaire.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Examinons maintenant «&nbsp;les attentats de Bombay&nbsp;». Je serais tout d'abord étonné par les faibles développements qu'en donnèrent les médias. Les analyses restèrent toujours très en
    retrait par rapport à la gravité de l'évènement (plus de 130 morts et plus de 300 blessés) et surtout évitèrent d'épiloguer sur certaines données «&nbsp;sensibles&nbsp;».
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Deux palaces (l'Oberoi/Trident et le Taj Mahal) et un centre juif (le Nariman House) constituèrent les principales cibles de ces attentats. C'est particulièrement révélateur.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    A l'évidence ces deux palaces situés au cœur du centre financier de la dixième puissance économique mondiale n'abritaient pas de simples touristes, même richissimes. Mais bien&nbsp; des hommes
    d'affaires. Ces palaces ne sont en réalité que les lieux de résidence et de travail de «&nbsp;l'Armée de l'Ombre Consciente&nbsp;» de l'Ordre Marchand. Les représentants de tous les pays s'y
    retrouvent. Les médias citèrent par exemple la présence d'italiens, de français, d'allemands, d'australiens, d'anglais, de canadiens, de japonais. Certes, oui. Mais il ne s'agit là en réalité que
    des représentants de la diaspora (internationale) juive. Tous sont juifs. Tous oeuvrent pour l'Ordre Marchand.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Ces deux attentats perpétrés contre ces deux palaces sont donc explicitement dirigés contre l'Ordre Marchand et son maître d'œuvre. La cible est claire. Il n'y a pas l'ombre du moindre doute.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Et pour indiquer sans ambiguïté possible l'unique cible visée, le complexe juif de Nariman House, abritant un centre religieux juif, des logements et des bureaux est lui aussi affecté par ces
    attentats.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    La ministre israélienne des Affaires Etrangères Tzipi Livni, quant à elle, ne s'est pas trompé lorsqu'elle déclara&nbsp;: «&nbsp;le signe que cette attaque visait les juifs et les
    Israéliens&nbsp;». A mon avis il aurait mieux valu qu'elle se taise. Ses propos constituent un extraordinaire un aveu. Un lapsus (inintelligent) révélateur
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Ce qui est symptomatique dans cette affaire est le traitement qu'il recevra de la part de l'ensemble des médias français. Bizarrement personne en France ne parla d'actes antisémites&nbsp;!
    Pourtant il s'agit là d'actes hautement antisémites.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Alors pourquoi se «&nbsp;profil bas&nbsp;» de la part de tous nos pourfendeurs français d'actes antisémites&nbsp;? Pourquoi ce «&nbsp;profil bas&nbsp;» de la Licra et de toutes les institutions
    internationales chargées de surveiller et de dénoncer la moindre atteinte au peuple juif&nbsp;?
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Pour une raison simple&nbsp;et évidente&nbsp;! Le faire serait révéler l'internationalisation de l'antisémitisme, sa mondialisation&nbsp;! Avec la terrible obligation de devoir l'expliquer et de
    la justifier.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Impossible&nbsp;!
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Lorsqu'il y a de cela plus d'une année j'entamais mes écrits sur l'Ordre Marchand et sur le peuple juif, je ne m'imaginais pas être aussi près de la réalité. Dans tous ces articles je laissais
    s'exprimer en toute liberté mon intuition et ressentis profonds sur nombre de choses. Le plus souvent ils s'achèvent par de sévères mises en garde.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Il y a des évidences incontournables, incontestables. Ces deux évènements sont dramatiquement précurseurs. Partout les doigts pointés convergent pour désigner l'ennemi commun à tous les hommes, à
    l'humanité. L'Ordre Marchand n'a plus d'échappatoire possible, d'issue de secours, de lieux de protection où il serait en sécurité. Il s'est piégé lui-même. Il est piégé.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Suite logique à sens unique et à unique issue.
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 30 Jan 2009 18:45:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.leptine.net/article-27357022.html</guid>
                <category>l'Ordre Marchand</category>        <comments>http://www.leptine.net/article-27357022-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[En ce point d'inflexion, l'homme a recouvré la vue ...]]></title>
        <link>http://www.leptine.net/article-27356865.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    Décembre 2008
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="background-color: #800000;"><span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="background-color: #ffffff;"><span style="color: #800000;">En ce point d'inflexion, l'homme a recouvré
    la vue ...</span></span></strong></span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Tel un fleuve impétueux, notre humanité semble avoir privilégié de s'écouler dans le lit de la violence entre les hommes. Guerres et destructions jalonnent sans interruption son parcours.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Déclinaison morbide. Certains chiffrent à 3,5 milliards le nombre de cadavres qui jonchent ses berges. L'équivalent de la moitié de la population mondiale actuelle.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    A juste titre, et à toutes les époques, les hommes étaient en droit de s'interroger, d'être inquiets face à cette monstrueuse folie meurtrière de ses semblables.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Jusqu'à hier, il ne pouvait accéder aux informations et données qui lui auraient permis d'analyser et comprendre les origines des maux dont souffre notre humanité.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Aveugle, l'homme avançait, soumis, courbant l'échine.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    A l'aube de ce XXIème siècle, survint ce que plus tard, nous ne devons pas en douter, les hommes considèrerons comme l'évènement déterminant dans l'évolution de l'humanité, la «&nbsp;révolution
    des communications&nbsp;».
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Informations et données parcourent le monde à la vitesse de la lumière, réduisant ainsi espace et temps. Il n'y a plus de «&nbsp;monde lointain&nbsp;». Le monde est à notre porte, à notre
    fenêtre, sur notre bureau de travail, face à nous, sur nos écrans d'ordinateur. Le monde est enfin à notre échelle&nbsp;: l'échelle humaine&nbsp;!
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Via Internet - la «&nbsp;Toile&nbsp;» - l'individu accède à une gigantesque bibliothèque mondiale constituée d'écrits et de banques de données. Tout est disponible sur tout. Informations, savoirs
    et connaissance se propagent à la vitesse de la lumière. Mieux encore, les échanges entre les hommes se développent d'une manière exponentielle. Ils explosent même. Il résulte de cette
    fantastique évolution que réflexions et analyses sur la compréhension des réalités du monde s'affinent, s'expriment et sont accessibles à tous en dehors de toute contrainte ou censure.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    De fait, conscience et intelligence mondiales sont aujourd'hui d'un niveau immensément plus élevé que celui d'hier.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    C'est une phénoménale révolution planétaire&nbsp;qui agite et ébranle notre humanité. Sans bruits, sans fracas, irréversible, puissante, elle s'extrait irrésistiblement des profondeurs.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    En ce début du XXIème siècle, l'humanité incurve son chemin. Bifurque.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    En ce point d'inflexion, l'homme a recouvré la vue. Et s'avance droit.
  </p><br>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="color: #000080;"><strong><span style="color: #800000;">des guerres humaines à l'ultime guerre des hommes</span></strong></span>
  </p>
  <p>
    <b>&nbsp;</b>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Les historiens n'explicitent jamais les raisons qui motivèrent les guerres. Ils enseignent l'histoire par tranches taillées dans l'espace et le temps, sans liaison logique entre elles. Comme si
    l'humanité n'était qu'une somme de ruptures, de points singuliers.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Rien n'est plus faux que cela&nbsp;! Ce n'est pas vrai&nbsp;! Ce n'est pas humain.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    De tous temps, l'homme progresse continûment, sans rupture, sans cassure. Longues gestations,&nbsp; long cheminement. Les inflexions sont dans les têtes des précurseurs qu'ils soient penseurs ou
    philosophes, pas dans les faits immédiats de tous les&nbsp; jours.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Dans cette continuité choisissons le thème de la guerre pour fil d'Ariane. Observons, analysons.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Aux premiers temps, les hommes s'affrontent en une guerre totale, famille contre famille, tribu contre tribu, peuple contre peuple, cité contre cité, c'est-à-dire en un combat du
    «&nbsp;tous&nbsp;» contre «&nbsp;tous&nbsp;». Cette guerre totale, du «&nbsp;tous contre tous&nbsp;», s'avère éminemment destructrice.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Résultat&nbsp;: au mieux la moitié des «&nbsp;tous&nbsp;» est massacrée, exterminée. Au pire ce type de guerre conduit au massacre et à l'élimination de «&nbsp;tous&nbsp;», moins une personne,
    l'unique survivant de ce gigantesque carnage, seul au milieu d'un champ de cadavres&nbsp;! Autrement dit&nbsp;: table rase&nbsp;!
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    L'éradication ou l'anéantissement de l'espèce humaine se profilait dangereusement à l'horizon. Première prise de conscience salvatrice&nbsp;!
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Des règles tacites régissant la guerre apparaîtront. Survie impose&nbsp;! Femmes, enfants et vieillards furent exclus du champ de bataille. Seuls les adolescents et jeunes adultes disposèrent du
    privilège de défendre la communauté. Les pères sacrifièrent leurs fils&nbsp;!
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Ils le firent si bien et avec un tel acharnement que l'histoire nous apprendra, par exemple, &nbsp;que Sparte et Athènes, ces deux cités antiques ennemies, seront contraintes, faute de
    combattants de signer une trêve de 30 années&nbsp;! Le temps nécessaire aux pères d'engrosser les mères, qu'elles mettent au monde d'autres garçons. Le temps nécessaire de leur enseigner l'art de
    la guerre, bref le temps que le fils soit en âge de combattre&nbsp;et ... de mourir&nbsp;! Leur folie était si grande qu'ils ne respectèrent même pas la durée de cette trêve. Ils inventèrent les
    «&nbsp;mercenaires&nbsp;rétribués » venus d'autres contrées&nbsp;!
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Les cités devinrent empires, pays, nations et Etats.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Avec eux naîtront le droit et les droits. Droit de la guerre, de faire la guerre ainsi que les règles censées réglementer l'art de la faire&nbsp;!
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Seuls les nations et les Etats disposent de ces droits. Seules les guerres issues de ce droit sont dites légitimes.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Nos pères légitimèrent ainsi leur droit de sacrifier leur descendance au nom d'une obscure raison d'Etat.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Qu'elles sont donc, justement, les raisons qui conduisirent les hommes à s'entre tuer&nbsp;?
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    La survie sûrement, issue du partage de la maigre nourriture disponible, mais aussi sûrement la peur de l'autre que l'on ne reconnaît pas, en ces temps là, semblable à soi. Le besoin légitime de
    posséder puis de défendre son propre territoire de vie où fixer sa famille, sa tribu ou son peuple. L'obligation de disposer de matières premières nécessaires à toutes évolutions.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Ressources qui devinrent ... richesses ... et ... sources de pouvoirs. Virage&nbsp;!
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Quête de pouvoirs. Avec en ligne de mire au bout du tunnel: le pouvoir sur tous les pouvoirs, le pouvoir absolu. Terrible entonnoir. Fantastique vortex révélateur de la finalité&nbsp;!
    Fantastique engloutissement&nbsp;!
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Résumons&nbsp;! Du chaos anarchique et suicidaire du «&nbsp;tous&nbsp;contre&nbsp;tous&nbsp;», succède le droit de la guerre circonscrit aux seuls Etats&nbsp;: «&nbsp;Etat&nbsp;contre
    Etat&nbsp;». Les fils&nbsp;? &nbsp;Toujours sacrifiés&nbsp;!
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Au nom de quoi&nbsp;? De la richesse, de la puissance, du pouvoir. L'Olympe&nbsp;! Dominer le monde. Maître du monde. De ce monde, siège de monstrueuses guerres entre Etats. Toutes conduites au
    nom de la survie économique de chacun. On massacre, on élimine, on pille, on asservit, que sais-je encore ... la liste est inépuisable !
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    L'économie s'impose. L'économie fait son coup d'Etat. Investi et remplace l'Etat.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Réfléchissons&nbsp;! Pourquoi maintenir les Etats, puisque c'est l'économie qui dirige les hommes&nbsp;!
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Supprimons les Chefs d'Etats, supprimons les Etats. Plus d'Etats. Plus de chefs d'Etats.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Place aux hommes d'affaires.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    L'Etat de tous, vidé de ses substances originelles n'est plus qu'une enveloppe creuse. L'Etat n'est plus qu'un mot.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Triomphante, l'économie s'affiche, montre son vrai visage et règne aujourd'hui en maître absolu du &nbsp;monde.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    L'Ordre Marchand remonte ses Champs Elysées, s'expose, s'étale en tous lieux sans aucune retenue, proclame avec ostentation son programme et affiche son maître d'œuvre.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Fantastiques aveux&nbsp;!
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Résumons encore&nbsp;! Le loup est sorti de son bois. Démasqué. Insolent.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Sauf que dans sa folie ou par bêtise il ne comprend pas que ce faisant, il se désigne et se pose lui-même en tant qu'unique et ultime ennemi de l'humanité.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Ultime guerre du «&nbsp;tous&nbsp;» contre «&nbsp;un&nbsp;». Ultime guerre des hommes. Prodigieuse déclinaison inexorable ! &nbsp;Démonstration parfaite, mille fois prévisible.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Par ce que simplement humaine. Bêtement logique, imparable, implacable.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Vider les Etats de leurs substances créatrices originelles c'est libérer les hommes, faire place nette aux individus, femmes et hommes répartis sur la surface de notre Terre.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Vider les Etats de leurs substances créatrices originelles, c'est détruire la notion d'Etat et changer les règles du jeu. C'est rendre caducs et obsolètes les droits «&nbsp;légitimes&nbsp;»
    qu'ils véhiculaient.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    L'Ordre Marchand n'est pas un Etat. Il ne possède aucun des attributs ou prérogatives d'un Etat. Il ne possède aucun droit et ne peut en aucune façon endosser, revêtir ou simplement se protéger
    derrière ceux légitimes des Etats qu'il colonise.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    De fait, l'Ordre Marchand a introduit et légitime, par lui-même, un monde sans lois, de «&nbsp;non droit&nbsp;».
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    L'Ordre Marchand vient d'achever sa création d'un monde sans lois ni droits qui place les hommes et notre planète en situation de survie. Seule loi, la survie. Survie des hommes. Survie de notre
    planète
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Ultime épreuve en deux combats.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Bâtir le monde de demain, élaborer tous ensemble droits et devoirs futurs, conduire à terme cette immense et grandiose tâche requiert au préalable que nous effacions les errements anciens sources
    de nos maux présents.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Ultime épreuve en deux combats. Du «&nbsp;tous&nbsp;» contre «&nbsp;un&nbsp;». Et de «&nbsp;chacun&nbsp;» pour (sauver) «&nbsp;notre planète&nbsp;».
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <strong><span style="color: #800000;">«&nbsp;Tous&nbsp;» contre «&nbsp;un&nbsp;»:<br></span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="color: #800000;"><strong><br>
    quid de l'Ordre Marchand et de son armée de serviteurs&nbsp;?</strong></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Je n'ai pas la réponse.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Qu'une sombre inquiétude, née de ce que je perçois du malaise profond qui ceint la population française, de ce lourd silence qui l'habite, née également au cours de ces trois années de navigation
    au contact de ces différents peuples que j'ai côtoyé, où je noterais de semblables silences et tensions internes contenues, inquiétude aujourd'hui amplifiée par les informations en provenance du
    reste du monde. Terrible généralisation. Terrible mondialisation. Partout les doigts pointés convergent.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Qu'un sombre pressentiment, issu de la phénoménale surdité face aux avertissements distillés par les hommes tout au long des siècles passés. De ce devoir de mémoire insidieusement inversé qui
    d'Egypte conduira à Auschwitz.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    C'est terrible.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="color: #800000;"><b>d</b><b>e cette guerre que la Nature livre à l'humanité toute entière:</b></span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <b><br>
    <span style="color: #800000;">la «&nbsp;Guerre Mondiale&nbsp;»&nbsp;</span></b><span style="color: #800000;">&nbsp;<br></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Dès les premiers jours de notre voyage, nous fûmes confrontés à une pollution et à une dégradation phénoménales des terres que nous visitions et de la mer Méditerranée que nous parcourions. Ce
    voyage va se traduire pour nous par une terrible prise de conscience en ce domaine. Ces pollutions, ces dégradations comme les pillages sans retour de notre espace naturel jalonnèrent notre
    voyage.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Je pris alors conscience que la nature n'aura pas d'autre issue que de se retourner contre nous, nous les humains. Ma pensée était encore plus crue ou plus dure puisque je pensais tout au long de
    ce voyage qu'elle «&nbsp;se vengerait&nbsp;» un jour.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Je me souviendrai toujours de cette pensée fulgurante, qui pour une raison inexpliquée, traversa mon esprit, alors que nous voguions toutes voiles dehors: «&nbsp;le jour où les hommes procéderont
    à un dessalement industriel le l'eau des mers et des océans, débutera alors le compte à rebours de l'existence de notre humanité&nbsp;».
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Cette évidente réalité comme ces spectacles désolants qui s'offraient à mes yeux vont me plonger dans un état prégnant d'angoisse, de malaise et de mal être.&nbsp; Elle me conduisit à de
    nombreuses réflexions de fond concernant l'humanité et son devenir.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    De retour en France, je vais, le 15 octobre dernier très exactement, commander via Internet, les 3 derniers ouvrages écrits et publiés par Michel SERRES durant la période de notre absence. Je
    cite les titres&nbsp;: «&nbsp;le Mal Propre&nbsp;», «&nbsp;Récits d'Humanisme&nbsp;» et «&nbsp;la Guerre Mondiale&nbsp;».
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Ce fut un choc, un immense choc&nbsp;! Tout au long des écrits de Michel SERRES je retrouvais nombre de mes observations, pensées et réflexions apparues au cours du voyage.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Mais lui, Michel SERRES, par ce qu'il a ce génie qui n'appartient qu'à lui seul, et par ce qu'il consacre sa vie à la réflexion philosophique, sait employer les mots justes et parfaits pour
    exprimer la vie comme il se doit. Ses formulations comme ses analyses sont infiniment vraies. Percutantes et perturbantes aussi,&nbsp;au point d'en avoir les tripes qui se nouent.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Il ne parle pas de «&nbsp;vengeance&nbsp;» comme moi. Sa démarche empreinte d'humanisme débouche sur une vérité implacable. Lui, parle de guerre. De cette guerre que la nature livre à l'humanité
    toute entière. De cette guerre déjà commencée.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    C'est, effectivement, une véritable guerre que la nature nous livre.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Non seulement elle était inévitable, mais elle sera impitoyable si nous ne savons pas, nous les humains, arrêter celle que nous lui menons depuis trop longtemps.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Elle dispose de moyens incommensurables, de très loin supérieurs à tous ceux dont nous disposons, nous les hommes. La puissance des éléments.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Michel SERRES ne va pas se contenter de cet évident constat. Il va aller plus loin. Beaucoup plus loin. Sur la base d'une extraordinaire analyse il formule la seule et unique issue que cette
    authentique menace imposera à terme aux hommes, c'est-à-dire à tous les peuples de la Terre, sans distinction.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Celle, où les hommes contraints par la Nature&nbsp;devront apprendre à vivre ensemble, à ne plus se faire la guerre entre eux et à unir leurs efforts pour préserver ensemble leur espace commun de
    vie.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Il n'y a pas d'autre issue.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Michel SERRES termine son travail de réflexions par une série de développements fabuleux.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Ceux d'abord qui explicitent les conséquences induites par le fait que tous les hommes sans exception oeuvreront conjointement à la sauvegarde de notre planète&nbsp;:
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; - la première étant que le droit de propriété du sol n'aura alors ni sens ni valeur. Nul ne pourra revendiquer une&nbsp;quelconque propriété partielle ou totale de la
    Terre. La Terre n'appartiendra à personne. La Terre appartient à tous.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; - la seconde est que nul ne pourra alors s'octroyer un quelconque droit ou pouvoir de dominer le Monde.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; - la troisième, la Terre, autrement dit la Nature, dominera, s'imposera et imposera aux hommes&nbsp;un nouvel art de vivre.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Celui enfin, où s'élevant au dessus des hommes et de leur histoire, il extrait de ce chaos général le&nbsp;fil d'Ariane&nbsp;qui guida la pensée et les actions humaines aux cours des siècles
    vis-à-vis justement de notre habitat commun qu'est la Terre.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; - <span style="text-decoration: underline;">«&nbsp;à l'origine, les Grecs craignaient et respectaient la nature&nbsp;»</span>.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Ils craignaient ses colères, ses déchaînements. Au sommet de l'Olympe la Nature partageait les honneurs, puisque six dieux sur les douze olympiens la représentaient. Et pas des moindres qu'on en
    juge&nbsp;: Zeus, Poséidon, Héphaïstos, mais aussi Dionysos, Déméter et Artémis. Simple clin d'œil&nbsp;: sans eux, il n'y aurait pas eu d'Odyssée!
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; - <span style="text-decoration: underline;">«&nbsp;puis vint le dieu des juifs qui donna à l'homme le pouvoir absolu sur le
    Monde, les terres, les mers, les oiseaux, les poissons, les êtres vivants&nbsp;»</span>.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Son projet a réussi. Des milliards de vies massacrées. De nombreuses civilisations anéanties. Des millions d'espèces animales massacrées à jamais disparues. Partout, des terres et des continents,
    des mers et des océans, ravagés, pillés, stériles, à l'abandon. Jamais pauvreté, misère et déchéances ne furent aussi nombreuses et aussi grandes qu'aujourd'hui.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Est-ce vraiment toi, dieu des juifs, que je devrais aujourd'hui louer&nbsp;? Vénérer&nbsp;? Et prier&nbsp;? De quoi, dis-moi&nbsp;? D'avoir autorisé le massacre ton «&nbsp;œuvre&nbsp;»&nbsp;?
    D'avoir encouragé à transformer la Terre en une gigantesque décharge publique&nbsp;? D'avoir permis la pollution du ciel et des terres par nos excréments et autres produits de nos maladies et
    dégénérescences mentales&nbsp;?
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    - <span style="text-decoration: underline;">«&nbsp;ce faisant, d'avoir déchaîné la «&nbsp;colère céleste&nbsp;»&nbsp;»</span>&nbsp;!
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    La Nature se rappelle à nous. Et comment&nbsp;!
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Vertigineuse spirale ascendante qui nous ramène à la verticale de notre point de départ&nbsp;!
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Hier les hommes firent l'humanité. Aujourd'hui la Nature nous impose l'Humanité de «&nbsp;l'homme symbiote vivant avec elle&nbsp;».
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Merveilleuse leçon que la Nature nous donne, à nous les hommes.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Nous n'avons pas su nous rendre compte suffisamment tôt que si nous les hommes nous avons besoin d'elle pour vivre, elle, la Nature, n'a pas besoin de nous pour vivre&nbsp;!
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Terrible leçon. Pour se protéger de nous elle n'a pas d'autre solution que de nous anéantir.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Donc guerre, déclaration de guerre, pour une guerre totale, sans état d'âme. C'est sa &nbsp;peau&nbsp; qu'elle sauve. Les éléments sont lâchés contre nous.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Moins d'un siècle nous sépare de notre anéantissement total.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    C'est peu, très peu. Cela veut dire qu'il nous faut immédiatement, tous ensemble, mettre en œuvre toutes les mesures pour stopper, voire diminuer nos folles agressions à son égard.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Pour seulement tenter de diminuer la violence de ses réactions...
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Voilà notre second et dernier combat.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Son issue&nbsp;?
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Là aussi, je n'ai pas de réponse.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Qu'une immense crainte. Celle que les hommes restent sourds à un tel message. Par fanfaronnade ou par bêtise ou par incrédulité. Mais plus encore celle issue du risque majeur de voir l'Ordre
    Marchand&nbsp;ne pas savoir mettre un terme, tant qu'il encore temps, à sa folie et, au contraire, amplifier dégâts et réactions.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 30 Jan 2009 18:37:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.leptine.net/article-27356865.html</guid>
                <category>l'Ordre Marchand</category>        <comments>http://www.leptine.net/article-27356865-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA["les juifs et leur avenir"]]></title>
        <link>http://www.leptine.net/article-27356613.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    Novembre 2008
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <b>«&nbsp;Les juifs et leur avenir&nbsp;»</b>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    En ce mois de novembre notre blog va s'enrichir d'un commentaire particulièrement virulent à mon encontre. Je serais violemment taxé d'antisémite pour mes écrits objets de l'article
    «&nbsp;l'Ordre Marchand&nbsp;». L'humaniste que je suis, ou espère être, fut profondément blessé. J'inviterais ce lecteur, via sa messagerie personnelle, à bien vouloir prendre le temps de lire
    les articles faisant référence au peuple juif et de me préciser ensuite s'il maintenait toujours son accusation. C'était il y a un peu moins d'un mois et je n'ai toujours pas reçu de réponse.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Cette réaction aura pour conséquence d'attirer mon attention sur une donnée importante concernant mes écrits sur ce thème. A savoir qu'ils peuvent être logiquement considérés comme partiaux
    puisque résultant d'une analyse personnelle, bien que construite d'une part sur la base de vécus réels authentiques et d'autre part sur un travail de recherche de documentations destinée
    justement à comprendre les raisons de ces vécus. En clair, mes écrits ne sont représentatifs que de ma propre vision des choses. Donc subjectifs, partiaux ...et donc ... pourquoi pas ...
    «&nbsp;antisémites&nbsp;»&nbsp;!
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Je vais ainsi prendre conscience de leur vulnérabilité, n'ayant pas pris le soin d'apporter à un moment ou un autre des éléments incontestables que nul ne peut remettre en cause ou sur lesquels
    émettre des doutes ou sujets à discussions sans fin.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Dont acte&nbsp;! En trois actes&nbsp;!<br>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <b><span style="text-decoration: underline;">Premier acte</span></b>&nbsp;: donner au lecteur le résumé du dernier livre «&nbsp;les juifs et leur avenir&nbsp;» publié par un maître du judaïsme
    contemporain, le rabbin Adin Steinsaltz.&nbsp; Afin de vérifier la réalité des sources, ce résumé est accessible sur le site <a href="http://www.a7fr.com/">www.a7fr.com</a> et la biographie de
    Adin Steinsaltz est également disponible sur ce même site&nbsp;: <a href="http://www.a7fr.com/Article/58820.htm">www.a7fr.com/Article/58820.htm</a> .
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Adin Steinsaltz a reçu le Prix d'Israël en 1988, pour sa contribution dans le domaine des études juives. En 2006, il ouvre à Jérusalem le Centre Steinsaltz pour la connaissance du judaïsme. Adin
    Steinsaltz n'est donc ni un inconnu ni un dissident. Au contraire il représente tout ce qu'il y a de plus officiel dans le domaine de la société juive.<br>
    <br>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <b><span style="text-decoration: underline;">Deuxième acte</span></b><span style="text-decoration: underline;">&nbsp;</span>: donner au lecteur un extrait d'un discours intitulé "Les Juifs au
    XXIème siècle, un avenir incertain" de Jacques Attali où il se pose également la question de l'avenir des juifs. Une vidéo de ce discours est accessible sur: <a href=
    "http://www.akadem.org/sommaire/themes/liturgie/11/2/module_2283.php?chapitre_courant=1" target="_blank">http://www.akadem.org/sommaire/themes/liturgie/11/2/module_2283.php?chapitre_courant=1</a>
    ou sur Youtube : <a href="http://fr.youtube.com/watch?v=T2DQ22dShVI" target="_blank">http://fr.youtube.com/watch?v=T2DQ22dShVI</a>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Quant au texte intégral de ce discours (1ère partie) il est accessible ici :<br>
    <a href="http://www.toofiles.com/fr/oip/documents/txt/attali_discours1arepartie.html" target="_blank">http://www.toofiles.com/fr/oip/documents/txt/attali_discours1arepartie.html</a><br>
    <br>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <b><span style="text-decoration: underline;">Troisième acte</span></b>&nbsp;: mes commentaires et conclusions.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <b><span style="text-decoration: underline;">Premier acte</span></b>&nbsp;: <b>résumé du livre «&nbsp;les juifs et leur avenir&nbsp;» d'Adin Steinsaltz.&nbsp;</b>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;<img width="290" src="http://idata.over-blog.com/0/58/44/39/Photos-pour-articles---venir-A/Alain-Stensaltz_1146003173.jpg" height="454" class="CtreTexte">
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 8pt;">Collection «&nbsp;Présence du Judaïsme&nbsp;» - Editions Albin Michel.</span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 8pt;">Préface de Jean Blot.</span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 8pt;">Traduit de l'anglais par Danielle Lifshitz-Malka.</span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 8pt;">Septembre 2008. 224 pages. 22 euros.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    «&nbsp;Qu'est-ce que la maison d'Israël&nbsp;? Qu'est-ce qui fait qu'un individu est juif&nbsp;? «&nbsp;Qu'un Juif est un Juif sans aucun doute&nbsp;?&nbsp;». Sommes-nous une nation ou une
    religion&nbsp;? D'entrée de jeu, Steinsaltz aborde les vraies questions, les interrogations éternelles qui taraudent le peuple juif depuis des millénaires et encore plus depuis le siècle des
    Lumières, de la Haskalah et l'émancipation.<br>
    <br>
    Tâche éminemment ardue car «&nbsp;Une définition globale et significative doit déterminer si, et jusqu'à quel point, les Juifs existent et si le judaïsme a un sens intrinsèque autre que d'être
    défini de l'extérieur par les antisémites de tout bord&nbsp;». De plus «&nbsp;le fossé qui existe aujourd'hui entre les Juifs, même au sein des croyants, est tel que le dialogue sur une base
    commune est devenu pratiquement impossible&nbsp;». Ce qui fait, qu'à bien y réfléchir et si l'on veut mettre en pratique le principe de base de rabbi Saadia Gaon&nbsp;: «&nbsp;Notre nation n'est
    une nation que par sa Torah&nbsp;»,&nbsp; «&nbsp;seule une petite minorité du peuple juif peut être considérée comme véritablement juive&nbsp;». Alors, le peuple juif n'ayant pas de base
    territoriale commune, faut-il se baser sur l'Histoire commune&nbsp;? Sur la culture&nbsp;juive, qu'elle soit hébraïque ou laïque&nbsp;? Et que penser des prosélytes&nbsp;? La raison, compte tenu
    de ces difficultés variées, est donc de trouver une «&nbsp;définition a minima&nbsp;». Le Talmud, d'ailleurs, en son temps, a donné l'exemple&nbsp;: des six cent treize commandements répertoriés
    par le rabbin Simla, le roi David en retient onze que le prophète Isaïe réduit à trois avant qu'Hababuc&nbsp; les ramène en un&nbsp;: «&nbsp;Le juste vivra de sa foi&nbsp;». C'est aussi ce que
    fit Hillel l'Ancien sollicité par un candidat prosélyte pour résumer toute la Torah en quelques mots. On connaît la réponse du Maître&nbsp;: «&nbsp;Ne fais pas à autrui ce que tu n'aimerais pas
    qu'on fasse contre toi&nbsp;». Mais toutes ces simplifications ne permettent toujours pas de répondre à la question centrale&nbsp;: «&nbsp;Qu'est-ce qui crée ce lien entre les
    Juifs&nbsp;?&nbsp;».
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Eh bien, tout compte fait, ce lien s'avère tout simplement familial car, dit Steinsaltz, «&nbsp;le peuple juif n'est pas à proprement parler une nation, mais une famille&nbsp;». Une famille
    idéologique et non biologique. Cette famille, certains diraient cette tribu, c'est la Maison de Jacob, la Maison d'Israël, Beit Yaacov, Beit Yisrael.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Ce thème de l'identité juive, qui ouvre le livre n'est pas le seul, loin de là, que le rabbin Steinsaltz offre à notre réflexion. Avec finesse, il aborde la question de l'assimilation, remarquant
    que «&nbsp;la capacité que les Juifs ont à l'imitation est généralement bien plus profonde que chez les autres&nbsp;», l'unité de la Maison de Jacob autour de l'Etat d'Israël, <b><span style=
    "text-decoration: underline;">le complexe messianique juif avec cette volonté renouvelée de vouloir, envers et contre tout et tous, sauver le monde, la «&nbsp;mission juive&nbsp;» qui n'est autre
    que le «&nbsp;rêve messianique&nbsp;» ancestral,</span></b> la contribution disproportionnée des Juifs à la civilisation et au progrès du monde&nbsp;: «&nbsp;Aussi bien dans les sciences
    naturelles que dans les sciences sociales, la littérature, les arts, la vie politique et économique de chaque nation, la contribution des Juifs est surprenante&nbsp;». De Marx à Einstein en
    passant par Freud, la chose est connue et reconnue.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    ... (j'ai volontairement supprimé deux alinéas qui n'apportent ni ne diminuent en quoi que ce soit le fond de cet article)
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    «&nbsp;De nos jours, reconnaît le rabbin, la plupart des Juifs mènent une existence amphibie, comme des grenouilles. Ils vivent dans deux royaumes différents&nbsp;: celui du monde occidental et
    celui de la Torah&nbsp;». Ce sont ces contradictions qui constituent la trame de ce beau livre qui incite à la réflexion d'autant que chaque chapitre de l'ouvrage est suivi d'un court
    débat&nbsp;».<br>
    <br>
    Très intéressant. &nbsp;Signé Jean-Pierre Allali&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <b><span style="text-decoration: underline;">Deuxième acte</span></b><b>&nbsp;: Extrait du discours de Jacques Attali:</b> <span style="font-size: 10pt;">«&nbsp;Les juifs au XXIe siècle - Un
    avenir incertain&nbsp;» (22 mn)</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Jacques Attali, Economiste. Fonds Social Juif Unifié - Paris, mars 2007
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    http://www.akadem.org/sommaire/themes/liturgie/11/2/module_2283.php
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Extrait&nbsp;: (début de son discours)
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    «&nbsp;C'est quoi aujourd'hui être juif, en France, je pense que chacun d'entre nous a une réponse à cette question ... je voudrais le replacer dans un contexte d'abord plus vaste qui est heu...
    c'est quoi aujourd'hui être juif dans le monde. Ça reste aujourd'hui pour chacun d'entre nous une question presque évidente nous sommes juifs, <b>nous savons que nous avons un rôle historique
    particulier que nous avons joué depuis au moins 3000 ans et nous pensons que ce rôle est là, il est établi, il est définitif, il est inscrit dans l'histoire de l'humanité il porte son empreinte à
    la fois théologique culturelle idéologique politique artistique</b> et nous avons le sentiment puisque nous sommes là et que nous avons été là malgré les tragédies les plus extrêmes que nous
    serons là pour toujours.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Je crois que la principale préoccupation une question qu'il faut se poser aujourd'hui sur qu'est-ce qu'être juif aujourd'hui dans le monde avant de se poser la question de savoir sur qu'est-ce
    qu'être juif aujourd'hui dans la France, c'est de se poser la question tout simplement de savoir si le peuple juif survivra au XXI ème siècle en tant que peuple. Je pense que cette question
    mérite d'être posée pour des tas de... raisons ; d'abord parce que rien n'est éternel dans l'histoire humaine, <b>ensuite parce que la meilleure façon de résister à une menace c'est de la
    connaître, et d'être capable d'en identifier les différentes composantes pour lutter contre elle,</b> et ensuite pour savoir si ce que nous appellerions ou pourrions appeler le cauchemar de la
    disparition du peuple juif ne peut pas revêtir des formes bien différentes de celles qu'on peut croire.. auxquelles on peut penser ...&nbsp;»&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <b><span style="text-decoration: underline;"><br>
    <br>
    Troisième acte</span></b>&nbsp;: commentaires et conclusions
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Ces deux textes - l'un issu d'un rabbin vivant en d'Israël et reconnu par les siens, l'autre issu d'une «&nbsp;éminente personnalité agissante du monde politique français» - à l'évidence parlent
    d'eux-mêmes et se passent de tous commentaire ou d'éventuelle interprétation.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Ils sont on ne peut plus clairs&nbsp;!
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Seules des conclusions évidentes s'imposent&nbsp;!
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Il y a d'abord ce terrible aveux de cette «&nbsp;volonté de vouloir, envers et contre tout et tous, sauver le monde, la «&nbsp;mission juive&nbsp;».
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Cela veut dire très clairement qu'ils savent ce qu'ils font et les risques qu'ils encourent.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Alors comment se fait-il qu'ils ne cessent pas de s'apitoyer sur leur sort, de se plaindre et de se lamenter&nbsp;?
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Alors comment se fait-il qu'ils ne cessent pas de s'étonner et de s'offusquer de l'ancestral rejet dont ils s'estiment victimes de la part de tous les autres peuples.&nbsp;?
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Qui est responsable&nbsp;? Qui est condamnable&nbsp;? Celui qui déchaîne des réactions de rejet ou celui qui réagit à une agression intolérable&nbsp;?
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Quand les Allemands (par exemple) ont envahi la France et voulaient en prendre son contrôle, a-t-on émis des lois proclamant que toute résistance à leur égard relevait d'acte ou d'une pensée
    raciste&nbsp;et plus précisément d'un comportement «&nbsp;anti-allemand&nbsp;»,&nbsp; hautement répréhensible par la loi ?
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Pourquoi les écrits du rabbin Adin Steinsaltz et les propos publics de Jacques Attali ne sont pas taxés «&nbsp;d'antisémites&nbsp;»&nbsp;? Ce faisant, en quoi mes propres écrits seraient eux plus
    «&nbsp;antisémites&nbsp;» que les leurs&nbsp;? Par ce que je dis et décrit la réalité de ce que eux-mêmes affirment ?
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Ridicule&nbsp;!
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Il y a ensuite l'autre terrible phrase de Jacques Attali&nbsp;: «&nbsp;... ensuite parce que la meilleure façon de résister à une menace c'est de la connaître, et d'être capable d'en identifier
    les différentes composantes pour lutter contre elle, ...&nbsp;».
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Ne nous trompons pas sur la signification profonde de tels propos. C'est une authentique guerre qu'ils mènent contre nous, nous les «&nbsp;non juifs&nbsp;». C'est l'éradication totale de toute
    forme de résistance. Seule issue pour parvenir à leur fin.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Pour terminer, sur quoi s'appuient-ils&nbsp;? Sur leur Thora et Talmud (c'est eux qui le disent&nbsp;!).
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Autrement dit sur une religion construite de toute pièces par eux&nbsp;!
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Et cela ne relèverait pas d'un fanatisme et d'un intégrisme délirants&nbsp;?
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Notre société «&nbsp;occidentale&nbsp;», grâce aux fantastiques progrès technologiques, notamment en matières de diffusion instantanée (vitesse de la lumière) des informations permet à la
    multitude d'accéder à un nombre infini de données jusque lors difficiles d'accès. Il est ainsi permis à chacun d'identifier l'origine du mal et de mesurer la folie qui anime ceux qui aspirent à
    gouverner notre monde «&nbsp;occidental&nbsp;» et de prendre l'exacte mesure de la gravité de la situation. La connaissance est globalisée&nbsp;!
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Celle notamment qui permet d'identifier sans ambiguïté le cancer qui ronge notre société dite «&nbsp;occidentale&nbsp;».
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 30 Jan 2009 18:31:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.leptine.net/article-27356613.html</guid>
                <category>l'Ordre Marchand</category>        <comments>http://www.leptine.net/article-27356613-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[le peuple turc]]></title>
        <link>http://www.leptine.net/article-25470859.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    Novembre 2008
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <b>le peuple turc</b>
  </p>
  <p>
    <b>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</b>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Une fois n'est pas coutume, commençons par la fin.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Comme elles le font chaque semaine depuis notre retour en France, Christine et Carole ramenèrent il y a deux jours de cela, notre provision hebdomadaire de livres et DVD de la médiathèque de
    Nérac (*). Sorte de compensation partielle à notre choix de vie sans poste de télévision.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Elles revinrent de la médiathèque particulièrement satisfaites, car disaient-elles, elles avaient déniché un film turc primé au festival de Cannes en 2007. Satisfaction d'autant plus légitime que
    les films turcs sont rares en France.
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <br>
    <img height="300" width="225" src="http://idata.over-blog.com/0/58/44/39/Photos-pour-articles---venir-A/de__l_autre_cote_affiche.jpg" class="CtreTexte"><br>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Son titre «&nbsp;De l'autre côté&nbsp;» - Réalisateur Fatih AKIN.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Notre joie fut de courte&nbsp; durée. Dès les premières séquences découvrîmes un torchon.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <em><span style="font-size: 8pt;">(*) Ville de moyenne importance, située à environ 30 km à l'ouest d'Agen, connue par son château ayant appartenu à Henry IV.</span></em>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Au-delà du scénario ce sont les personnalités des personnages principaux du film sensées caractériser le peuple turc qui retinrent notre attention.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Ils sont quatre. Faisons connaissance avec eux.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Le premier apparaît dès la première séquence du film. Il s'agit d'un turc (65/70 ans), veuf, vivant à Hambourg en Allemagne. Première scène du film&nbsp;: il se rend chez une prostituée. A
    l'évidence ce personnage est obsédé par le sexe et les femmes. Il nous est permis de constater par la suite que non seulement c'est un alcoolique, mais qu'il se comporte, de plus, bestialement
    vis-à-vis de la femme. Il revient plusieurs fois chez cette prostituée. Pour en définitive l'acheter (3000 euros par mois&nbsp;!) et l'installer à demeure chez lui, dans le seul souci de
    satisfaire ses exigences sexuelles&nbsp;! Peu de temps après, sous l'emprise de l'alcool, il lui délivre une claque mortelle&nbsp;! (Hein qu'ils sont forts les turcs&nbsp;!) ...
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Le deuxième est cette prostituée. Qui est-elle&nbsp;? Une turque divorcée (ou veuve, je ne me souviens plus), qui par ce qu'il n'y avait pas de travail pour elle en Turquie s'était trouvé dans
    l'obligation de venir se prostituer à Hambourg en Allemagne afin de subvenir aux besoins de sa fille étudiante à Istanbul. Fille dont elle n'avait plus de nouvelles depuis plusieurs mois.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Troisième personnage, la fille de la prostituée. Elle n'est plus étudiante. Mais, terroriste, intégriste et homosexuelle&nbsp;! Elle fait partie d'un groupe de terroristes turcs qui luttent
    contre ... l'entrée de la Turquie dans la Communauté Européenne&nbsp;! Pour, à l'avant dernière scène du film, abandonner la lutte, se réconcilier et cohabiter avec une allemande âgée que le
    scénario laisse sous entendre qu'elle se substituera en sa&nbsp; «&nbsp;nouvelle mère&nbsp;» !
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Quatrième personnage, le fils du vieux turc «&nbsp;alcoolique et obsédé sexuel&nbsp;», professeur à l'Université de Hambourg. Son père, fièrement, le définira d'entrée de la façon suivante&nbsp;:
    «&nbsp;Je l'ai élevé comme une fille&nbsp;».&nbsp; Effectivement il se montre effacé, soumis à son père, quasi inexistant et sans grande envergure. Au décès de la prostituée, il prendra ses
    distances d'avec son père. Pour, dernière scène du film, attendre son retour.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    D'autres clichés parsèment ce film. Tels des groupes d'enfants qui mendient et sollicitent les passants. Sans oublier ces deux jeunes turcs qui menacent de mort la prostituée si elle continue à
    se prostituer. Raison qui la conduisit à accepter l'offre «&nbsp;d'achat&nbsp;» du vieux turc.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Tel est le film qui reçut en 2007 les honneurs de Cannes&nbsp;: prix du scénario et prix ... œcuménique.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Edifiant. Consternant. Criminel
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Je ne vais pas me livrer ici à répertorier l'ensemble des clichés, traductions&nbsp;et interprétations évidentes que ce film véhicule. Je me bornerais seulement à dire que non seulement ce film
    est une insulte au peuple turc et à ce pays mais plus encore est un crime d'éthique et de morale contre l'humanité et que tous ceux qui ont financé, participé, cautionné et soutenu ce film sont
    d'authentiques criminels qui par mensonges délibérés incitent au racisme, à la haine entre peuples et aux déchaînements de violences. Tous ces gens devraient aujourd'hui se trouver en prison. Ce
    n'est pas cela la liberté d'expression.
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <br>
    ---------
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Nous vécûmes près d'une année en Turquie. Six mois de navigation à longer ses côtes que complétèrent les mois d'hiver passés dans la marina de Finike, ville de dix mille habitants du sud de la
    Turquie.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Entre Istanbul et Finike notre voyage fut parsemé de nombreuses escales ou haltes en terres turques. Certes, nous ne pûmes visiter toutes les contrées de ce grand pays. Nous visitâmes, en février
    de cette année, sous une neige abondante la Cappadoce et parcourûmes ainsi plus de cinq cent kilomètres en autobus à l'intérieur des terres.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Ce faisant, en une année, il nous fut permis de côtoyer nombre de turcs de tous âges, de tous milieux, en de multiples lieux et vécûmes six mois au milieu d'eux, intégrés à leur vie de tous les
    jours. Nous apprîmes quelques rudiments de leur langue. Ce n'est pas rien&nbsp;! Simplement suffisant pour disposer d'une perception fidèle sur ce peuple et ce pays.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Les turcs ne différent en rien de tous les autres peuples que nous rencontrâmes avant eux, si ce n'est qu'il porte sur lui ses spécificités propres issues de leurs terres et de leur histoire.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Après la Tunisie, la Libye et la Grèce, nous serons une nouvelle fois surpris par la simplicité, la gentillesse, le calme, l'absence de toute méchanceté, agressivité ou de rejet de tous ceux que
    nous rencontrâmes. Cela est d'autant plus remarquable pour nous français que ce comportement a totalement disparu de notre paysage. Etrangement, tout au long de ces trois années de voyage, aux
    milieu de ces différents peuples je vais retrouver les sensations qui furent les miennes lorsque adolescent j'évoluais dans l'environnement de vie externe qui était alors le mien. Simplement
    bienveillant.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    En règle générale les turcs sont d'un naturel prudent. Plusieurs jours leur sont nécessaires pour sortir de leur réserve. Situation aggravée par le fait que nous ne parlions pas couramment leur
    langue et qu'ils sont peu nombreux à posséder quelques rudiments d'anglais. Chacun prit alors le temps de nous observer, de nous ressentir et de s'imprégner de ce qui se dégageait de nous. De
    notre côté nous procédâmes de même, à l'écoute de nos sens déployés. Une fois rassuré alors nos hôtes se libérèrent, redevinrent eux-mêmes et nous intégrèrent&nbsp; à leur cadre de vie habituel.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    La plus extraordinaire découverte pour moi au cours de ce voyage fut justement cette prise de conscience du langage muet de mes sens. Et, d'entre eux, le plus étonnant, celui du regard. D'une
    précision et d'une sensibilité infinies. Tout est dans les yeux. Tout est dans le regard. Nul besoin de mots. Le regard. L'œil, A.D.N de notre âme ?
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Cela m'interpella aussi. Pourquoi nous pays dits développés, riches et à la pointe du progrès, ne cessons de prétendre être les seuls dépositaires des valeurs universelles&nbsp;? Pourquoi et d'où
    nous vient cette prétention à l'exemplarité et à s'imaginer que nous sommes les seuls aptes et dignes à montrer le chemin au reste du Monde&nbsp;? C'est folie et faux&nbsp;!
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Ce voyage fut justement l'occasion pour moi de constater de visu que tous les peuples sans exception portent en eux les valeurs universelles. Je fis un autre constat pour le moins étonnant qui
    interpelle bigrement, cette «&nbsp;transcendance&nbsp;» est immensément plus développée et présente chez les peuples pauvres que dans nos pays occidentaux riches&nbsp;!
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;Je me suis ressourcé auprès de ces femmes et de ces hommes. Il était temps, ma foi en l'homme vacillait dangereusement.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Seule une minorité de turcs, des grandes villes ou des villes hyper touristiques, présentent des comportements identiques à ceux que nous connaissions en France avant notre départ. Là aussi et en
    ce domaine, il nous fut permis de constater de visu les méfaits du tourisme de masse. Ce n'est pas le tourisme en tant que tel qui est en cause, mais l'argent et sa compagne la cupidité qui
    détruisent tout. Non seulement il aggrave la pollution des terres et des eaux mais il corrompt gravement l'esprit des locaux. Le tourisme est devenue une redoutable arme de destruction,
    d'uniformisation, dénaturant puissamment cultures, folklore et spécificités locales, régionales et nationales.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Partout où il sévit, le tourisme détruit l'âme des peuples. Dans peu de temps cultures et peuples ne survivront que dans des centres de tourismes spécialement créés à cet effet. Sorte de zoo,
    d'espèces quasi disparues.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Nouveau filon. Nouvelle ruée. Nouveaux massacres. Autres disparitions.
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    -------&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Le mois dernier nous eûmes l'occasion de passer une semaine dans le pays basque français. A Saint Jean de Luz précisément. Cela faisait plusieurs années que je ne m'étais pas rendu dans cette
    contrée. Méconnaissable&nbsp;! Saccagée&nbsp;! Disparue l'âme basque. Que dis-je, désintégrée.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Basques, est-ce là le résultat de vos luttes&nbsp;? Sont-ce là vos victoires&nbsp;?
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Je ne suis pas d'origine basque, mais j'aimais vos villes, vos paysages, le cadre grandiose et merveilleux de beautés où terre et mer unissaient leurs forces sauvages et pures. La nature exaltait
    de mille beautés. Paradis des yeux et du bien être. Exit. Fini. Paysages et bords de mer sont massacrés. A la tronçonneuse. A la bétonneuse. Véritable décharge publique des maladies mentales des
    hommes. De sauvage te voici sordide.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    J'aimai votre fierté. Ami basque, c'était donc cela ta fierté, c'était donc ça l'amour de ton terroir ? Croyais-tu que le fait de pouvoir t'exprimer dans ta&nbsp; langue 15 mn par jour sur la
    chaîne régionale et d'y montrer quelques uns de vos groupes folkloriques sauverait votre identité&nbsp;? Que diras-tu plus tard à tes enfants et petits enfants&nbsp;? De danser&nbsp;? Par ce que
    - toi - tu as trop chanté ?
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Pleure de toutes les larmes de ton corps, ami basque. Tu as tué ton identité.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Seul le terroir fait l'identité. De lui, émergent les hommes qui tels des ceps de vigne extraient leurs langues, coutumes, folklores, chants et danses. Il a fait de vous ce que vous étiez. Lui
    seul.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Tu l'as vendu. Tu n'es plus. Adieu l'ami basque.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Ce long détour en terres françaises&nbsp;n'est pas innocent. Il complète d'une certaine manière un constat général sur ce thème, un exemple parmi mille, et se veut surtout une sorte de mise en
    garde adressée au peuple turc, puisque cet article leur est consacré.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Amis turcs (j'y associe mes amis grecs,) voilà le sort qui vous attend si vous n'êtes pas intransigeants envers vous-même et votre identité.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Comme jadis les basques de mon pays le furent, vous êtes fiers de vous, de vos terroirs, de votre pays, de votre culture et coutumes ancestrales. Mêmes très pauvres, vous conservez cette belle et
    superbe dignité du respect de vous-mêmes. Vous êtes viscéralement attachés à vos terres et à votre identité. Votre fierté est belle.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    N'oubliez jamais que c'est l'unique vraie richesse de l'homme.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Les autres «&nbsp;richesses&nbsp;», ces multiples «&nbsp;miroirs aux alouettes&nbsp;», qui brillent de mille feux, attirent, tentent, font envie et sûrement rêver, consumeront votre âme.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Comme vous, je n'ai point de ces «&nbsp;richesses&nbsp;». Comme vous je suis nu.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Avez-vous imaginé un instant ce que serait être nu et sans âme&nbsp;?
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Viens dans mon pays, viens voir, viens constater la réalité qui te fait tant rêver ou&nbsp; fantasmer.&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Ulysse sillonna vos mers et vos terres. Dans sa longue errance il sut résister aux chants des sirènes.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Vois-tu, je n'ai pas eu la chance de naître en un terroir aussi prolixe en de telles richesses que le pays Basque par exemple. Pourtant, cela ne m'a jamais gêné d'avoir des voisins mieux lotis.
    J'admirais et j'enviais nos bretons, nos corses ou nos basques. Pour rien au monde j'aurais voulu qu'ils perdent leurs spécificités. Bien au contraire. J'étais fier d'eux, j'étais fier pour eux,
    j'étais fier avec eux. Je partageais leurs fiertés.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Aujourd'hui, la majorité des grandes villes du monde occidentalisé ont perdu leurs «&nbsp;âmes&nbsp;». Elles se ressemblent toutes. Mêmes magasins, mêmes enseignes, mêmes décors, mêmes
    présentations, mêmes produits ... mêmes prix&nbsp;! Mêmes agencements de villes, mêmes panneaux publicitaires, même débauche de néons, ... faisant en sorte que notre regard en ville ne sait plus
    dans quel pays il est&nbsp;! Rien ne permet de distinguer aujourd'hui Bordeaux, Toulouse, Lyon, Athènes, Tunis, Kusadasi et Antalya par exemple. La «&nbsp;mondialisation&nbsp;» fait table rase,
    rase tout. Uniformise. Banalise. Plus de goûts ni saveurs. Seulement la nausée d'un unique plat indigeste, immense étalage de nos excréments et vomis d'argent.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Sillonnant vos mers et vos terres je ne cessa pas de vous observer. De scruter vos visages, vos morphologies, vos attitudes.&nbsp; Vous observant je devinais les méandres de votre longue
    histoire, je percevais la multiplicité des tribus ou peuples ancestraux dont vous êtes issus. Je vis en vous ce fantastique fondu enchaîné qui vous fait passer du monde occidental au monde
    oriental. Je me plongeais alors avec avidité dans l'apprentissage de votre longue histoire. Elle me paraîtra plus aisée à comprendre. Je ne retiendrais aucun de vos noms, trop nombreux et
    difficiles à prononcer ou à retenir. Cela n'avait pas d'importance puisque je pouvais maintenant les identifier en chacun de vous.<br>
    <br>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Le monde occidental ou «&nbsp;occidentalisé&nbsp;» (je ne sais comment le définir) et mon pays la France, donnent de vous peuple turc des clichés totalement erronés. Je témoigne de cette
    monstrueuse manipulation et malversation. Monstrueux mensonges. Véritables insultes à vous et à votre pays. Sachez ne pas y répondre. Apprenez à discerner l'origine de cette lamentable agression.
    Apprenez à en comprendre la raison principale qui l'anime. Peuple turc, fait bloc. Qu'elle que soit la raison, ne te laisse pas diviser. Résistez tous ensemble. C'est cela, ou vous disparaîtrez à
    jamais.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 05 Dec 2008 09:45:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.leptine.net/article-25470859.html</guid>
                <category>Turquie</category>        <comments>http://www.leptine.net/article-25470859-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
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