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    <title><![CDATA[Leptine (Grece)]]></title>
    <link>http://www.leptine.net/categorie-1167645.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Grece&quot; du blog &quot;Leptine&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[Leptine (Grece)]]></title>
        <link>http://www.leptine.net/categorie-1167645.html</link>
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    <pubDate>Sat, 31 Jul 2010 11:30:26 +0200</pubDate>    <lastBuildDate>Sat, 31 Jul 2010 11:30:26 +0200</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2010 www.leptine.net</copyright>            <category>Grece</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[les Grecs]]></title>
        <link>http://www.leptine.net/article-6083821.html</link>        <description><![CDATA[<p>Xania, le 8 janvier 2007 </p>
<p align="center"><br /><br /><font color="#800000" size="2"><strong>Les grecs</strong></font></p>
<p>Je dois avouer qu'&agrave; ce jour mon plus grand regret est de ne pas savoir parler la langue grecque. J'ai bien tent&eacute; d'en apprendre quelques rudiments. Face aux difficult&eacute;s qu'elle pr&eacute;sente et, en ce moment, &agrave; mon peu d'empressement &agrave; faire des efforts c&eacute;r&eacute;braux soutenus, j'ai abandonn&eacute; l'id&eacute;e de m'imposer un tel exercice, pr&eacute;f&eacute;rant avancer &agrave; petits pas&nbsp;... et ce faisant me priver de l'outil indispensable qui m'aurait peut-&ecirc;tre permis d'arriver &agrave; comprendre les comportements et fa&ccedil;ons d'&ecirc;tre, si nouveaux et inconnus de moi, de ce peuple.&nbsp; </p>
<p><br />D'abord leur langue. D'une douceur infinie, elle constitue un v&eacute;ritable d&eacute;lice pour l'oreille. Une intonation calme, des syllabes claires et une articulation pos&eacute;e lui conf&egrave;rent un charme ind&eacute;niable. Pas un mot n'est prononc&eacute; plus haut qu'un autre. Impossible de d&eacute;tecter le type d'&eacute;change entre deux personnes: pas d'intonation sp&eacute;cifique &agrave; une dispute ou &agrave; un reproche, pas d'intonation du type &laquo; professoral &raquo;. Toute discussion, simple, grave ou s&eacute;rieuse se situe dans le registre du calme, d'un calme &eacute;poustouflant! Seules exceptions, l'humour et la tendresse laissent entendre leurs intonations si particuli&egrave;res que l'on retrouve dans toutes les langues. Que d'&eacute;tonnements &agrave; voir et &eacute;couter converser les anciens group&eacute;s autour d'une m&ecirc;me table du &laquo; kafeneio &raquo; tout en buvant avec une lenteur incroyable leur caf&eacute;. Leurs matin&eacute;es s'&eacute;coulent dans d'interminables dialogues. Les &eacute;changes sont respectueux. Nul n'interrompt celui qui parle. Chacun expose son point de vue. Chacun r&eacute;pond et argumente sans agressivit&eacute; ou emportement. De temps en temps, d'un accord quasi tacite, une pause est mise &agrave; profit soit pour commander un nouveau caf&eacute; soit pour aller faire les quelques achats essentiels, soit simplement pour&nbsp;... s'entretenir avec une connaissance qui vient &agrave; passer devant leur assembl&eacute;e. </p>
<p><br />Plus surprenants encore leur visage, leur regard, leur attitude et comportement. </p>
<p><br />Difficile d'imaginer tout un peuple au visage d&eacute;tendu et serein, o&ugrave; seules transpirent les traces des ans et de la fatigue. Nulle trace, comme chez nous, de leurs probl&egrave;mes ou probl&eacute;matique interne. Nulle trace de tensions, d'anxi&eacute;t&eacute;s, de &laquo;mal vivre&raquo;... Nulle trace aussi&nbsp;.... de psychoth&eacute;rapeutes ou autres &laquo; psy &raquo;... je n'en ai pas encore vu, du moins pas encore vu une plaque signal&eacute;tique de cette profession si abondante chez nous&nbsp;... </p>
<p><br />De ma vie je n'avais pas encore rencontr&eacute; un regard humain aussi beau et extraordinaire que celui des grecs, qu'ils soient femmes ou hommes, qu'ils soient d'Ath&egrave;nes ou de Xania en Cr&egrave;te. Bienveillant, chaleureux, doux, sans crainte ou appr&eacute;hension, confiant, leur regard est l'expression m&ecirc;me du respect et de l'amour qu'ils portent &agrave; l'autre, &agrave; tous les autres. Ce naturel chez eux est &eacute;poustouflant. Ici point de regards m&eacute;prisants, points de regards accusateurs, points de regards qui jugent ! Simplement un regard pur : la puret&eacute; du regard Cela fait du bien ! Nous nous sentons bien parmi eux ! </p>
<p><br />Quant &agrave; leurs attitude et comportement, aux antipodes de ce &agrave; quoi nous &eacute;tions habitu&eacute;s jusqu'alors, ils nous apparaissent impensables et inimaginables ! </p>
<p><br />Qu'il soit pauvre, mis&eacute;rable ou riche, le grec (homme et femme) a le respect de lui-m&ecirc;me, le respect de l'homme qu'il est. Il est digne, sans aucune ostentation. Naturellement digne. Ce respect de soi et cette dignit&eacute; d'homme font qu'il respecte tous les autres quels qu'ils soient, pauvres, mis&eacute;rables ou immens&eacute;ment riches. Riches et pauvres se c&ocirc;toient partout, dans les caf&eacute;s, .., se parlent, rient ensemble ? Ici, seul l?&ecirc;tre humain est consid&eacute;r&eacute;, seul l?&ecirc;tre humain est la r&eacute;f&eacute;rence. Titres, richesses,?, n?interf&egrave;rent pas dans la relation humaine. </p>
<p><br />Trois fois par semaine nous emmenons Carole se divertir et rencontrer des enfants de son &acirc;ge dans l?unique parc situ&eacute; au centre de Xania. Une grande aire de jeux y est am&eacute;nag&eacute;e pour les 3 &agrave; 12 ans.</p>
<p><img class="CtreTexte" height="456" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/58/44/39/aire-de-jeux-1.jpg" width="599" /></p>
<p align="center">&nbsp;<br />Xania : aire de jeux des enfants </p>
<p><br />Les premiers mois, s&ucirc;rement impr&eacute;gn&eacute;s de l'ambiance g&eacute;n&eacute;rale quotidienne grecque, nos sens et notre observation ne furent pas &eacute;veill&eacute;s &agrave; une situation pourtant extraordinaire ! </p>
<p><br />Il y a de cela quelques jours, assis sur l?un des bancs de cette aire de jeux, savourant la chaleur des rayons du soleil, nous &eacute;changions Christine et moi-m&ecirc;me nos impressions et ressentis sur ce peuple grec lorsque soudainement nous pr&icirc;mes conscience de ce qui se passait autour de nous! De 30 &agrave; 40 enfants &eacute;taient r&eacute;unis l&agrave; et jouaient. Autant de parents : m&egrave;res, p&egrave;res, grand-m&egrave;res ou grands-p&egrave;res.</p>
<p><img class="CtreTexte" height="381" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/58/44/39/aire-de-jeux-2.jpg" width="599" /></p>
<p>&nbsp;<br />Xania ? aire de jeux -enfants </p>
<p><br />Et&nbsp;... pas un hurlement&nbsp;... pas de bruits autres que ceux de leurs rires ou petits cris ... pas de disputes, pas de pleurs, aucune agressivit&eacute; entre eux et une absence totale d'altercations entre parents comme cela se voit fr&eacute;quemment chez nous quand leurs enfants respectifs s'opposent ou se contrarient ! </p>
<p>Pourtant tous s'amusent follement ? Nous n'en revenions pas ! Les jours suivants nous porterons une attention plus soutenue. Nulle trace d'&eacute;ducation contrariante ou forc&eacute;e pour l'enfant. Si tel &eacute;tait le cas, t&ocirc;t ou tard elle transpirerait au travers de ses comportements autres que ceux que nous voyons et sa v&eacute;ritable nature &eacute;mergerait. Rien de tel ! </p>
<p><img class="CtreTexte" height="357" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/58/44/39/femme-grecque-aire-de-jeux.jpg" width="600" /></p>
<p align="center"><br />Xania-aire de jeux-m&egrave;re </p>
<p><br />Parents et enfants sont incroyablement d&eacute;tendus. C'est toujours sur un ton calme et doux qu'ils s'adressent aux enfants. Jamais nous n'entendrons un parent &eacute;lever sa voix ou gronder son enfant. Cela est d'autant plus surprenant que la grande majorit&eacute; de ces enfants appartiennent aux classes sociales les plus d&eacute;favoris&eacute;es. C'est purement fantastique ! </p>
<p><br />Une avenue s&eacute;pare l'aire de jeux du grand stadium de Xania. Autour du terrain principal de football et longeant la seule tribune, divers terrains de jeux sont mis a disposition des &eacute;coles, coll&egrave;ges ou lyc&eacute;es. Je dois pr&eacute;ciser que l'aire de jeux est sur &eacute;lev&eacute;e par rapport au Stadium permettant ainsi de disposer d'une vue plongeante sur ces terrains annexes. Il me fut donc permis d'assister &agrave; des matches soit de basket, soit de hand-ball, soit de football entre gar&ccedil;ons de 14 &agrave; 18 ans. Etonnant ! M&ecirc;me constat ! Aucune brutalit&eacute;. Aucun geste d'agressivit&eacute; envers l'adversaire. Pas trace d'un quelconque geste douteux ou d&eacute;plac&eacute; ou dangereux ! Pas de cris, ni hurlements. Un respect de l'autre vraiment sid&eacute;rant. Des attitudes toujours respectueuses et saines. Retenue et engagement cohabitent dans une harmonie parfaite. </p>
<p><br />Ce qui me semble caract&eacute;riser au mieux ce peuple serait qu'il poss&egrave;derait au plus haut degr&eacute; le souci et l'art du beau et de l'harmonie en tous domaines. L'harmonie r&egrave;gne entre eux. C'est beau de voir la vie s'&eacute;couler ainsi. </p>
<p><br />Peuple &eacute;tonnant ! Il v&eacute;hicule naturellement dignit&eacute;, respect des autres et tol&eacute;rance. Sagesse et philosophie seraient-elles &agrave; jamais inscrites dans leur patrimoine g&eacute;n&eacute;tique ? Ce naturel est sid&eacute;rant ! Pourquoi ? </p>
<p><br />Ici, nul besoin de graver dans le marbre les notions de libert&eacute;, d'&eacute;galit&eacute; et de fraternit&eacute; ... nul besoin d'enseigner et de r&eacute;p&eacute;ter les m&eacute;rites de la tol&eacute;rance, du respect des autres&nbsp;... </p>
<p><br />Chaque peuple serait-il donc unique ? Chaque peuple poss&egrave;derait-il sa sp&eacute;cificit&eacute; et ses propres g&egrave;nes ? Serions-nous semblables en apparence, mais aux aptitudes diff&eacute;rentes ? Ce qui serait naturel pour l'un, ne le serait pas pour l'autre ? </p>
<p><br />Etonnant peuple grec. Pourtant si proche de nous et&nbsp;... tellement autre. </p>
<p><img class="CtreTexte" height="300" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/58/44/39/l__ephebe_d__anticyth_re_2-1.jpg" width="225" /></p>
<p align="center">Musee national d'Archeologie d'Athenes<br /></p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 20 Mar 2007 09:05:44 +0100</pubDate>        <guid >http://www.leptine.net/article-6083821.html</guid>
                <category>Grece</category>        <comments>http://www.leptine.net/article-6083821-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[La femme grecque]]></title>
        <link>http://www.leptine.net/article-22768515.html</link>        <description><![CDATA[<p align="center">
    Xania, le 29 janvier 2007<br>
    <br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>La femme grecque</strong></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;<br>
    Une certaine personne dont je tairais le nom ne manquerait pas de me prêter, avec délectation, des affinités particulières si je ne réservais pas quelques lignes à cette créature de rêve qu'est
    la femme grecque.
  </p>
  <p>
    Et il aurait raison le bougre ! Car je commettrai alors une faute grave !
  </p>
  <p align="center">
    <br>
    ...&nbsp;la femme grecque ...
  </p>
  <p>
    <img width="300" src="http://idata.over-blog.com/0/58/44/39/femme_grecque_1.jpg" height="181" class="CtreTexte">
  </p>
  <p align="center">
    ...&nbsp;elle est simplement&nbsp;... elle&nbsp;... superbe ... l'harmonie en mouvement !
  </p>
  <p align="left">
    <br>
    Ce n'est sûrement pas un hasard si les grecs anciens découvrirent ce que l'on désignera bien plus tard par le « nombre d'Or » !
  </p>
  <p align="left">
    <br>
    Elle est le nombre d'or en mouvement.
  </p>
  <p align="left">
    <br>
    Pour 80% d'entre elles, elles sont grandes, des jambes fermes longues et élancées où graisse et cellulite sont étonnamment absentes.
  </p>
  <p align="left">
    <br>
    Leur visage n'est ni beau ni laid, simplement typé.
  </p>
  <p align="left">
    <br>
    Plus surprenant, elle semble n'avoir aucun problème particulier avec sa féminité ! Elle l'assume d'une manière étonnamment naturelle. Elle est bien dans sa tête et son corps ne lui pose aucun
    problème ! Ses attitudes, comportements et visage étonnamment épanouis et détendus reflètent en permanence ce bien-être.
  </p>
  <p align="left">
    <br>
    Jamais je n'ai vu autant de femmes sachant mettre leur corps en valeur de façon aussi naturelle. De dos, impossible de distinguer la mère de la fille !
  </p>
  <p>
    <img width="131" src="http://idata.over-blog.com/0/58/44/39/femme_grecque_7.jpg" height="298" class="GcheTexte"><img width="195" src="http://idata.over-blog.com/0/58/44/39/femme_grecque_5.jpg"
    height="298" class="DrteTexte"><br>
    Quelle que soit sa classe sociale elle fait attention à sa façon de se vêtir. On voit peu de femmes négligées ou d'aspect douteux ou sale.
  </p>
  <p>
    <img width="159" src="http://idata.over-blog.com/0/58/44/39/femme_grecque_4.jpg" height="299" class="CtreTexte"><br>
    Elle est sensible à la mode. A une mode qui sait à la fois respecter son corps et le mettre en valeur. La mini jupe avec collant épais et bottes constituent une tenue quasi générale dès le plus
    jeune âge et y compris pour celles ayant largement dépassées la cinquantaine ! Que ce soit à Xania ou à Athènes, en cinq mois je n'ai pas encore vu de femme provocante, ou style
    «péripatéticienne».
  </p>
  <p>
    <br>
    Les premiers temps j'ai du me faire violence afin de ne pas me retourner sur chacune que je croisais ! Pas un grec ne se retourne pour admirer une femme, aussi superbe soit-elle ! Je compris bien
    vite que cette manie bien française était, ici, parfaitement déplacée. Maintenant je sais voir sans regarder ! Le plus désolant est l'habitude. Il m'arrive trop souvent, à mon goût, de ne plus
    faire attention ! Repu !
  </p>
  <p>
    <br>
    Nous ferons Christine et moi-même d?autres observations en ce domaine, notamment concernant le rapport « homme/femme ».
  </p>
  <p>
    <br>
    Il est sain et naturel, non vicié comme chez nous. Ni dominant ni dominé. L'égalité la plus parfaite. Hommes et femmes s'abordent naturellement avec une facilité déconcertante, pour nous peu
    habitués à cela. Amabilité et gentillesse dominent des échanges détendus et courtois. Pas d'attitudes défensives, pas de trace d'inquiétude. Nous nous adressons souvent à eux dans la rue pour
    leur demander un renseignement. Qu'ils soient femmes ou hommes, nous aurons toujours une personne souriante, à l'écoute, attentionnée, ne manifestant aucun signe d'inquiétude ou d'appréhension et
    se comportant vis-à-vis de nous comme si elle nous connaissait depuis longtemps !
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 20 Mar 2007 09:01:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.leptine.net/article-22768515.html</guid>
                <category>Grece</category>        <comments>http://www.leptine.net/article-22768515-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[la Grece presentation]]></title>
        <link>http://www.leptine.net/article-6083919.html</link>        <description><![CDATA[<p align="center"><font color="#800000" size="5"><strong>La GRECE</strong></font></p>
<p><img class="CtreTexte" height="398" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/58/44/39/l--ephebe-d--anticythere.jpg" width="599" /></p>
<p align="center">L' Eph&egrave;be d'Anticyth&egrave;re - Mus&eacute;e National d'Arch&eacute;ologie d'Ath&egrave;nes </p>
<p align="center">&nbsp;</p>
<p align="center">&nbsp;</p>
<p align="center"><font color="#008080" size="2"><strong>Sommaire</strong></font></p>
<p align="center">de la Mediterranee occidentale a la Mediterranee orientale</p>
<p align="center">premiers etonnements</p>
<p align="center">qu'entendez-vous par la Grece ...</p>
<p align="center">geographie lit des muthologies et de l'histoire</p>
<p align="center">les Grecs</p>
<p align="center">la femme grecque<br /></p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 20 Mar 2007 08:49:22 +0100</pubDate>        <guid >http://www.leptine.net/article-6083919.html</guid>
                <category>Grece</category>        <comments>http://www.leptine.net/article-6083919-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[de la mediterranee occidentale a la Mediterranee orientale]]></title>
        <link>http://www.leptine.net/article-6083909.html</link>        <description><![CDATA[<p>Xania, le 01 octobre 2006 </p>
<p align="center"><br /><br /><strong><font color="#800000" size="2">...&nbsp;de la M&eacute;diterran&eacute;e occidentale &agrave; la M&eacute;diterran&eacute;e orientale&nbsp;...</font></strong> </p>
<p><br />Trois escales le long de la botte italienne nous s&eacute;paraient de la Gr&eacute;ce : Roccella Ionica, Crotone o&ugrave; durant cinq jours nous attendrons en vain la venue de l'expert&nbsp;... et Santa Maria di Leuca. </p>
<p><br />Si Dieu est au petit soin de &laquo; Mr Raoul &raquo;, Eole en r&eacute;compense de notre &laquo;m&eacute;cr&eacute;ance&raquo; nous r&eacute;serva sa g&eacute;n&eacute;rosit&eacute; ! Malgr&eacute; des courants contraires, des vents favorables de 15 &agrave; 25 noeuds nous permirent de retrouver joies et plaisirs de la navigation. </p>
<p>&laquo; Leptine &raquo;, puissamment cal&eacute; sur son bord nous conduisait tout en douceur &agrave; nos escales&nbsp;... semblant vouloir ainsi nous signifier que nous pouvions &agrave; nouveau compter sur lui. Quel r&eacute;gal de le voir se jouer des pi&egrave;ges des vagues, les enrouler, profiter des brusques coups de vent et faire le dos rond face aux rafales pour mieux repartir. Quel plaisir de le voir tracer sa route avec puissance et assurance. Sans que nous nous en rendions compte, &laquo; Leptine &raquo; reb&acirc;tissait notre moral, r&eacute; injectait en nous foi et confiance. En trois navigations il remisa deux mois de souffrance au rayon des souvenirs. </p>
<p>En trois chevauch&eacute;es fantastiques il remit tout son petit monde en selle. Merveilleux &laquo; Leptine &raquo;, merveilleux compagnon de route ? </p>
<p><br />Etonnante station baln&eacute;aire que Roccella Ionica ... </p>
<p><img class="CtreTexte" height="140" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/58/44/39/roccela_ionica.jpg" width="299" /></p>
<p align="center"><br />Roccella Ionica - Italie </p>
<p><br />...&nbsp;des kilom&egrave;tres de plage de sable fin quasi d&eacute;sertiques. Un port mixte, p&ecirc;che et plaisance, gratuit les cinq premiers jours, mais situ&eacute; &agrave; plus de deux kilom&egrave;tres du centre ville. Et une eau partout limpide, propre. Depuis notre d&eacute;part de France nous n'avions pas encore rencontr&eacute; une quelconque plage exempte de pollution. Sans appr&eacute;hension ni r&eacute;serve nous pr&icirc;mes enfin notre premier bain dans une mer transparente. </p>
<p><img class="CtreTexte" height="329" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/58/44/39/au-large-de-crotone.jpg" width="599" /></p>
<p align="center"><br />Au large de Crotone </p>
<p><br />Plus aucun vestige ne subsiste de l'&eacute;poque de Pythagore et de sa fameuse &eacute;cole &agrave; Crotone. Un parc et une rue portent son nom. Quant &agrave; son suppos&eacute; tombeau qui ose encore y croire&nbsp;... Seule l'ancienne place forte fortifi&eacute;e fait aujourd'hui l'orgueil de la ville devenue station touristique. </p>
<p><img class="CtreTexte" height="156" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/58/44/39/santa_maria_di_leuca.jpg" width="297" /></p>
<p align="center"><br />Santa Maria di Leuca - Italie </p>
<p><br />Santa Maria di Leuca, petite station pleine de charmes situ&eacute;e &agrave; la fronti&egrave;re toute th&eacute;orique et virtuelle entre la M&eacute;diterran&eacute;e Occidentale et la M&eacute;diterran&eacute;e Orientale, constitue une &eacute;tape quasi incontournable pour nombre de navigants. En trois jours, de nombreux voiliers viendront se joindre &agrave; nous au mouillage. </p>
<p><br />Une bonne m&eacute;t&eacute;o et des vents portants nous permettront de quitter &agrave; l'aube la botte Italienne. Un vent en constante augmentation mais tournant en fin de parcours nous obligera &agrave; modifier notre premi&egrave;re escale en terre grecque. A d&eacute;faut de rejoindre la face Nord Est de l'&icirc;le de Corfou nous jetterons l?ancre dans la petite baie de Palaiokastritsa situ&eacute;e au Nord Ouest. </p>
<p><img class="CtreTexte" height="161" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/58/44/39/palaiokastritss_1.jpg" width="298" /></p>
<p align="center"><br />Palaiokastritsa ? &icirc;le de Corfou </p>
<p><br />Ce changement mineur en apparence aura pour cons&eacute;quence de modifier la suite de notre programme. Nous ne naviguerons pas entre les &icirc;les et le continent grecs comme pr&eacute;vu initialement, mais en longeant la face ouest des &icirc;les, le continent quant &agrave; lui se devinant &agrave; l'horizon, en demi-teinte, partiellement dissimul&eacute; par d'&eacute;ternelles brumes ? Nous ne l'aborderons que plus tard, via le P&eacute;loponn&egrave;se. </p>
<p><img class="CtreTexte" height="217" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/58/44/39/au-mouillage-ile-de-levska.jpg" width="598" /></p>
<p align="center"><br />Au mouillage - baie de Vasiliki ? &icirc;le de Levka <br /></p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 20 Mar 2007 08:44:27 +0100</pubDate>        <guid >http://www.leptine.net/article-6083909.html</guid>
                <category>Grece</category>        <comments>http://www.leptine.net/article-6083909-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Premiers etonnements]]></title>
        <link>http://www.leptine.net/article-6083892.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    Xania, le 5 octobre 2006
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt; color: #800000;"><strong>...&nbsp;premiers étonnements&nbsp;...</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Mathématiques et Sciences Physiques usent abondamment de l'alphabet grec, faisant en sorte qu'étudiant et sans l'avoir spécialement recherché, je le maîtrisais parfaitement !
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    A cette même époque je n'étais pas particulièrement attiré par les « humanités », terme utilisé alors pour désigner le cursus d'études de l'imposant corpus des écrits historiques fondateurs de
    notre humanité.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    J'ai toujours pensé ou eu l'intuition que pour toute chose il y a un moment.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Et vint ce moment ! A l'approche de la trentaine. Installé dans la « vie active », confrontés aux réalités de la vie et non plus aux rêves utopiques de l'adolescence, surgit cet instant fatidique
    où, par je ne sais quel chemin surgirent trois questions qui bouleversèrent ma vie pour ne plus jamais laisser mon esprit en paix : « qui suis-je ?», « d'où je viens ?» et « où vais-je ?» !
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Fabuleux challenge : fantastique programme !
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Depuis, cette inépuisable quête me condamne, tel un Sisyphe du XXI éme siècle, à « faire mes humanités ».
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Que de découvertes ! Certes, brouillonnes au début ! Tir vite corrigé. Plus méthodique : histoire des hommes, des civilisations, de leurs écrits à chacune des périodes,&nbsp;... approfondir,
    analyser, comparer ? Au début je ne disposais d'aucun livre. Hier encore je disposais d'une bibliothèque impressionnante que j'ai généreusement distribuée à mes amis, ne conservant que les livres
    qui « me posent problème » : ceux qui requièrent que je progresse plus encore dans ma compréhension des choses afin de les intégrer.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Ma rencontre avec les philosophes grecs était donc inévitable !
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Que de surprises ! L'homme d'aujourd'hui, en tant qu'homme de connaissances est le même que celui qui vivait à l'époque de ces fameux philosophes. Nous n'avons rien inventé. Tout fut pensé par
    eux, bien avant « nous », avec pour seul outil la puissance de leurs réflexions. La seule chose que nous pourrions aujourd'hui revendiquer est d'avoir seulement amélioré, précisé et perfectionné
    ces savoirs&nbsp;... pas plus !
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Il est affligeant de constater que nos contemporains s'attribuent ou attribuent à d'autres la paternité de choses énoncées il y a plus de 2500 ans&nbsp;...
  </p>
  <p>
    <br>
    Que de prétentions de notre part,
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <br>
    il s'est fait un nom en plagiant honteusement toutes ses fables
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <strong>&nbsp;... Exit Esope ... Vive La Fontaine !</strong>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <br>
    le monde d'aujourd'hui veut en faire le père de la relativité alors que ses bases ont été pensées et posées il y a 2500 ans
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <strong>&nbsp;... Exit Démocrite et Leucippe ... Vive Einstein !</strong>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <br>
    il a gouverné Mytilène pendant 10 ans et fut le premier, il y a 2600 ans, à donner l'exemple de la tolérance en accordant la liberté à l'assassin de son fils, déclarant que «le pardon vaut mieux
    que le repentir»
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    ...&nbsp;<strong>Exit Pittacos ... Vive Badinter !</strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Ré écrire différemment ce qui a été pensé et écrit il y a 2500 ans constitua l'essentiel du travail de nos « grands philosophes » d'hier et d'aujourd'hui ! Même constat amer concernant nos
    «grands psy», de Freud à Lacan, ..., l'abondante matière première véhiculée par la mythologie grecque ne demandait qu'à être moissonnée. Bien sûr, il faut la lire et savoir lire. Certes !
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Cela justifie-t-il de s'approprier la paternité de ce savoir, d'en faire des savants « incontournables » en la matière et qui s'enrichiront, ainsi, outre mesure ? Cela justifie-t-il d'e'ffacer de
    la mémoire humaine occidentale les noms des ces illustres grecs au profit de misérables copistes ?
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Combien il aurait été plus élégant et pédagogique d'honorer ceux qui posèrent les premières pierres des fondations de notre pensée occidentale. Que de superbes lignées nos enfants auraient eu
    alors à découvrir: la pensée de l'humanité en marche ...
  </p>
  <p>
    <br>
    Je m'égare !
  </p>
  <p>
    <img width="300" src="http://idata.over-blog.com/0/58/44/39/xania_phare_v_nitien.jpg" height="137" class="CtreTexte">
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <br>
    Xania (Chania)&nbsp;, Phare vénitien
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <br>
    Je connaissais donc l'alphabet grec, m'étais abondamment plongé dans l'histoire de la Gréce, sa fabuleuse mythologie, l'étude de ses philosophes et comme chacun de nous, avais admiré quelques
    unes de ses photos.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Ce faisant, sans en avoir conscience, j'avais purement et simplement intellectualisé ce pays, sans aucune idée préconçue de ce qu'il pouvait réellement être dans toutes ses composantes.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <img width="297" src="http://idata.over-blog.com/0/58/44/39/paysage_marin.jpg" height="144" class="CtreTexte">
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <br>
    Paysage marin près de Pylos&nbsp;- Péloponnèse - Grèce
  </p>
  <p>
    <br>
    Mon premier contact physique avec la Gréce fut donc une succession d'étonnements pour le moins surprenants !
  </p>
  <p>
    <br>
    <strong><span style="text-decoration: underline;">La langue d</span></strong><strong><span style="text-decoration: underline;">'abord.</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    A quelques milles nautiques de notre première escale en terre grecque, porté par un « Leptine » royal, enfin détendus et tranquillisés, nous éprouvâmes l'envie d'écouter de la musique sur notre
    poste de radio portatif.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Surprise ! Je m'étonne de capter d'aussi si loin les stations espagnoles ! « Mais non » me dit Christine, « c'est une radio italienne, nous ne sommes pas loin de l'Italie ». Peu convaincus nous
    redoublons d'attention.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Ce n'est pas de l'italien : débit, volubilité et exubérance n'apparaissent à aucun moment. Bien au contraire, l'articulation est posée, calme et souple. Des mots, des syllabes et des sonorités
    rappellent étrangement l'espagnol. Ce n'est pas de l'espagnol puisque je ne comprend rien de ce qui est dit.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Quatre oreilles plus attentives décèlent des syllabes et des consonnes que nous qualifions alors de « dures », inconnues de l'italien, de l'espagnol et se rapprochant étrangement de certaines
    syllabes ou consonnes russes. Avec toutefois cette particularité d'être émises avec douceur, pas avec cette dureté spécifique à la langue russe.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Bref, il nous a fallu un certain temps pour réaliser que nous étions&nbsp;... en Grèce et que c'était du grec que nous entendions! Pourtant c'était évident ! Pas pour moi !
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Peut-être parce que je n'avais jamais songé qu'un jour cet alphabet que je manipulais depuis ma jeunesse prendrait subitement corps et vie, et jamais imaginé quelle pouvait être la sonorité des
    mots et des phrases issus de lui.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Cet étonnement face à cette langue pourtant si ancienne éveilla notre curiosité. Nous porterons dès lors, une attention toute particulière à les écouter converser ainsi qu'à leurs différentes
    stations de radio
  </p>
  <p>
    &nbsp;<br>
    <strong><span style="text-decoration: underline;">La géographie ensuite.</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Je ne sais comment, à l'instant de quitter la baie de Syracuse, s'incrusta en moi l'objectif d'être à Ithaque le 21 juillet, jour de mes 60 ans. Plaisir puéril j'en convient mais combien
    réconfortant après tant de soucis endurés. Il me fallait sûrement compenser par un «plaisir» : je me fis ce plaisir !
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Le 20 juillet, en route vers Ithaque, le vent s'étant soudainement mis à souffler avec une rare violence, nous dûmes à la tombée du jour renoncer à poursuivre notre programme et nous résoudre à
    aller se réfugier dans le fond de la longue baie de Vasiliki à l'extrême sud de l'île de Levkas&nbsp;... située seulement à quelques milles nautiques d'Ithaque. Quelque peu dépité par ce contre
    temps, je suggéra à Christine que nous pourrions lever l'ancre de bonne heure le lendemain matin afin d'arriver à Ithaque avant midi. Bien que surprise, elle ne manifesta aucune opposition.
    Christine ignorait alors que le seul «cadeau» que je m'autorisais pour mes 60 ans était justement d'être à Ithaque ce jour-là ! Ce n'est qu'au mouillage dans la baie de Vathy, dégustant l'unique
    et minuscule foie gras en notre possession, accompagné d'une excellente bouteille de Gewurztraminer «vendanges tardives» millésime 1992, que je lui ai révélé cet «enfantillage» !
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Ce 21 juillet 2006 restera gravé dans ma mémoire non pas en tant que jalon de mes 60 années d'existence mais par un phénomène étrange particulièrement prégnant et troublant qui se développa en
    moi au fur et à mesure que nous remontions cette baie de Vasiliki et approchions d'Ithaque.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Dissimulée par un léger voile de brumes matinales, dominée par son imposante voisine l'île de Céphalonie, Ithaque, tel un félin couché aux pieds de son maître, apparaissait dans toute sa beauté
    et splendeur sauvages. Son relief moins agressif et abrupt que sa puissante voisine, tout en rondeur et déployé, lui conférait une douceur infinie et une apparence d'inaccessibilité.
  </p>
  <p>
    <img width="296" src="http://idata.over-blog.com/0/58/44/39/ithaque__approche.jpg" height="98" class="CtreTexte">
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <br>
    L'approche d'Ithaque
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Impossible de discerner son entrée. Ce n'est que face et proche d'elle que son golfe apparaît : comme si les montagnes s'ouvraient lentement, s'étiraient précautionneusement et rassurées,
    autorisaient l'accès. Une deuxième porte reste à franchir afin d'accéder dans la baie de Vathy : seul un petit passage y conduit.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Sensations étranges que je n'ai pas éprouvées en d'autres lieux et qui me feront mesurer et comprendre l'attachement viscéral d'Ulysse à son royaume.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Véritable havre de paix et de sérénité, débordante de beautés, la baie de Vathy est une apparition magique, inimaginable. Rien ne laisse supposer son existence, véritable cachette engoncée dans
    les terres.
  </p>
  <p>
    <img width="299" src="http://idata.over-blog.com/0/58/44/39/ithaque_baie_de_vathy.jpg" height="130" class="CtreTexte">
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <br>
    Baie de Vathy&nbsp;- Ithaque
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    Ainsi, le temps d'une matinée de navigation je commençais à percevoir cette notion pourtant évidente que la géographie prépara l'histoire des hommes.
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 20 Mar 2007 08:30:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.leptine.net/article-6083892.html</guid>
                <category>Grece</category>        <comments>http://www.leptine.net/article-6083892-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Qu'entendez-vous par la Grece ?]]></title>
        <link>http://www.leptine.net/article-6083885.html</link>        <description><![CDATA[<p>Xania, le 5 novembre 2006. </p>
<p align="center"><br /><font color="#800000" size="2"><strong>&laquo;Qu'entendez-vous par la Gr&egrave;ce , <br />et vous-m&ecirc;mes, pour la plupart, &ecirc;tes-vous grecs ? &raquo;. </strong></font></p>
<p align="center"><font color="#800000" size="2">(Philippe de Mac&eacute;doine)</font> </p>
<p><br />L?impertinence des propos de Philippe de Mac&eacute;doine &agrave; l'&eacute;gard des Etoliens conserve aujourd'hui toute sa pertinence pour nous voyageurs d&egrave;s lors que l'on s'engage dans la d&eacute;couverte d'un pays tel que la Gr&eacute;ce et de son peuple, les grecs. </p>
<p>D'o&ugrave; provient cette &eacute;trange singularit&eacute; qui fait que ce pays est d&eacute;sign&eacute; par un nom qui n'appartiendrait pas &agrave; son patrimoine&nbsp;... Qu'elle est l'origine de cette situation &eacute;tonnante qui voit, dans toutes ses administrations, services, commerces et m&eacute;dias, ses d&eacute;nominations internationales dispara&icirc;trent au profit d'Hellas (Ellas) et d'Hellene ? </p>
<p>Quels liens existent entre Hell&eacute;, Hellen et H&eacute;l&egrave;ne, Helladiens, Hell&ecirc;n, Hell&egrave;ne et Grecs, La Hellade, Hellas et Gr&eacute;ce ? </p>
<p><img class="CtreTexte" height="450" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/58/44/39/fresque-myceenne.jpg" width="600" /></p>
<p align="center">fresque Myc&eacute;nienne&nbsp;- Mus&eacute;e National d'Archeologie d'Ath&egrave;nes </p>
<p>Pour l'amateur d'histoire trouver des r&eacute;ponses satisfaisantes n'est pas ais&eacute;. Les emb&ucirc;ches en la mati&egrave;re et en ce domaine sont nombreuses. Quelle part accorder &agrave; la mythologie de ce peuple et quelle confiance accorder aux historiens ? Difficile d'y voir clair entre ceux certains de leurs th&eacute;ories, ceux qui ne cessent d'&eacute;mettrent des doutes, ceux qui avouent ne pas trop savoir et font r&eacute;f&eacute;rence &agrave; de nombreux pr&eacute;d&eacute;cesseurs, et les innombrables pseudos historiens charg&eacute;s d'&eacute;crire l'histoire en fonction des besoins du moment. </p>
<p><br />Qui sont les &laquo; grecs &raquo; ? </p>
<p><br />Selon leur mythologie, lorsque l'on demandait aux grecs d'o&ugrave; ils venaient, leur r&eacute;ponse &eacute;tait simple : Prom&eacute;th&eacute;e, disaient-ils, fils de la Terre, fut le p&egrave;re de Deucalion. Celui-ci r&eacute;gnait sur la Thessalie quand Zeus, irrit&eacute; des crimes des hommes, envoya un d&eacute;luge qui fit p&eacute;rir toute la population. Deucalion &eacute;chappa seul au fl&eacute;au, avec sa femme Pyrrha, dans un navire qu'il avait construit d'apr&egrave;s les conseils de Prom&eacute;th&eacute;e. Au bout de neuf jours, l'arche s'arr&ecirc;ta sur la cime du Parnasse. Lorsque les eaux se furent retir&eacute;es, Deucalion et Pyrrha consult&egrave;rent l'oracle de Th&eacute;mis, qui leur commanda de jeter derri&egrave;re eux les os de leur grand-m&egrave;re en se voilant le visage. Deucalion comprit le sens de l'oracle : ils ramass&egrave;rent les pierres de la terre et les lanc&egrave;rent par-dessus leurs &eacute;paules. Celles de Pyrrha se chang&egrave;rent en femmes, celles de Deucalion devinrent des hommes, et la Gr&egrave;ce put se repeupler. <br />Ce Deucalion fut l'auteur de la race hell&eacute;nique, car il eut pour fils Hell&ecirc;n, lequel engendra Doros, qui eut la Gr&egrave;ce centrale ; Eole, &agrave; qui &eacute;chut la Thessalie ; et Xouthos, le p&egrave;re d'Ion et d'Ach&eacute;os, qui poss&eacute;da le P&eacute;loponn&egrave;se. </p>
<p><br />Les grecs ne se content&egrave;rent pas de cette descendance. Sans respect pour Deucalion et les moeurs de sa maison, ils firent na&icirc;tre Hell&ecirc;n de Pyrrha et de Zeus ; Pandore, autre femme de Deucalion, eut pareille aventure et fut m&egrave;re de Graicos. Une fille de Deucalion re&ccedil;ut le m&ecirc;me honneur : des oeuvres de Zeus, elle enfanta l'anc&ecirc;tre des Mac&eacute;doniens. Les Grecs tenaient &agrave; avoir pour auteur de leur race, m&ecirc;me des races voisines qui n'&eacute;taient qu'&agrave; demi hell&eacute;nis&eacute;es, celui qu'ils nommaient &agrave; bon droit le p&egrave;re des hommes et des dieux. </p>
<p><br />Sur cette renaissance de l'humanit&eacute; courait une autre l&eacute;gende, celle de Prom&eacute;th&eacute;e formant l'homme. On savait m&ecirc;me de quel limon il s'&eacute;tait servi, et, en Phocide, l'on en montra les restes &agrave; Pausanias : c'&eacute;tait la vase que les eaux du d&eacute;luge de Deucalion avait laiss&eacute;e en se retirant. Les tribus nouvelles dont la Gr&egrave;ce p&eacute;lasgique devenait le domaine &eacute;taient anim&eacute;es d'un esprit plus libre, plus h&eacute;ro&iuml;que, accordant moins aux dieux, davantage &agrave; l'homme. Le pr&ecirc;tre allait c&eacute;der la place au guerrier. C'est donc avec justice que les Hell&egrave;nes mettaient &agrave; la t&ecirc;te de leur race, comme p&egrave;re de Deucalion, le Titan qui avait ravi le feu du ciel pour le donner aux hommes et faire, par l'invention des arts, d'une race d&eacute;grad&eacute;e la rivale des dieux. </p>
<p>Aussi Zeus foudroie Prom&eacute;th&eacute;e, l'encha&icirc;ne au sommet du Caucase et un aigle ne cesse de lui d&eacute;chirer le foie. </p>
<p><br />Concernant la version plausible de l'origine du peuple &laquo; grec &raquo; qui transpirerait des multiples &eacute;crits des historiens , il nous faut d'abord comprendre que les Hell&egrave;nes (1) d&eacute;sign&egrave;rent les tribus issues des contr&eacute;es septentrionales (3) qui les avaient pr&eacute;c&eacute;d&eacute;s sur le sol de la Hellade (2) par l'appellation g&eacute;n&eacute;rale de P&eacute;lasge. Ce peuple aurait couvert l'Asie Mineure, la Gr&egrave;ce et une partie de l'Italie, o&ugrave; il aurait laiss&eacute; sa langue, formant ainsi le grec et le latin et quelques uns de ses dieux que les Hell&egrave;nes et les Italiotes adopt&egrave;rent. Le plus ancien oracle de la Gr&egrave;ce &eacute;tait celui de Zeus dodon&eacute;en, qu'Hom&egrave;re appelle &laquo;le P&eacute;lasgique&raquo;. </p>
<p>Quand la premi&egrave;re vague d'Hell&egrave;nes form&eacute;e des Ach&eacute;ens et des Ioniens arriv&egrave;rent en Hellade ils furent convaincus par les autochtones, les Helladiens (donc les ex-P&eacute;lasges habitant la Hellade !), d'adorer la triple D&eacute;esse et de ce fait transform&egrave;rent leurs coutumes sociales et devinrent des &laquo; grecs &raquo; (graicoi : adorateur de la d&eacute;esse Grise ou Vieille Femme). </p>
<p>Ce n'est qu'&agrave; la seconde vague d'Hell&egrave;nes form&eacute;e cette fois-ci principalement par les Doriens que ceux-ci r&eacute;ussirent &agrave; imposer leurs coutumes aux autochtones et qu'ils d&eacute;cid&egrave;rent que l'anc&ecirc;tre commun de la premi&egrave;re g&eacute;n&eacute;ration qui en r&eacute;sulta (m&eacute;tissage entre Doriens et les autochtones d'alors !) serait Hellen. Hellen n'&eacute;tant que la forme masculine de la d&eacute;esse-Lune Hell&eacute; ou H&eacute;l&egrave;ne. </p>
<p>Vers&nbsp;... 1621, les &laquo; grecs &raquo; devinrent des Hell&egrave;nes. </p>
<p>Il est dommage que l'appellation internationale de ce pays n'ait conserv&eacute; aucun lien avec ses anc&ecirc;tres ayant v&eacute;n&eacute;r&eacute; la d&eacute;esse lune H&eacute;l&egrave;ne ! Cela aurait &eacute;t&eacute; autrement plus beau et po&eacute;tique. </p>
<p><br />... je ne sais toujours pas pourquoi les couples &laquo;Gr&eacute;ce/grecs&raquo; et &laquo;Hellas/ Hell&egrave;nes&raquo; co-existent aujourd?hui? </p>
<p><br />(1) nom &laquo; artificiel &raquo; donn&eacute; par je ne sais qui aux Ach&eacute;ens et Ioniens puis aux Doriens qui vinrent sur le sol de la Hellade apr&egrave;s l'arriv&eacute;e des P&eacute;lasge ! <br />(2) sauf erreur de ma part, la Hellade &laquo; primitive &raquo; couvrait tout ou partie du P&eacute;loponn&egrave;se (?), de l'Attique (s&ucirc;r), de la Thessalie (moins certain). <br />(3) Indo-europ&eacute;ens, venus d'Asie centrale et d&eacute;sign&eacute;s sous l'appellation de race aryenne. <br /><br /></p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 20 Mar 2007 08:15:39 +0100</pubDate>        <guid >http://www.leptine.net/article-6083885.html</guid>
                <category>Grece</category>        <comments>http://www.leptine.net/article-6083885-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Geographie, lit des mythologies et de l'histoire]]></title>
        <link>http://www.leptine.net/article-6083855.html</link>        <description><![CDATA[<p>Xania, le 18 novembre 2006. </p>
<p align="center"><br /><font color="#800000" size="2"><strong>G&eacute;ographie : lit des mythologies et de l'histoire !</strong></font> </p>
<p><br />Je me souviens qu'au d&eacute;but de notre p&eacute;riple nous &eacute;prouvions, Christine et moi-m&ecirc;me, cette &eacute;trange sensation &laquo;que parcourir d'Ouest en Est le bassin m&eacute;diterran&eacute;en constituait une sorte de machine &agrave; remonter le temps !&raquo;. Ces perceptions et pens&eacute;es nouvelles pour nous furent chaotiques. Nous ne parvenions ni &agrave; les formuler ni &agrave; identifier leur enveloppe, ce faisant, dans l'incapacit&eacute; d'&eacute;tayer cette sensation. Seule &eacute;mergeait cette impression puissante et t&eacute;nue. </p>
<p><br />S'accumuleront les milles nautiques et avec eux passerons d'escale en d'autre escale, de lieu en d'autre lieu, de paysage en d'autre paysage, jusqu'au moment, &agrave; l'approche d'Ithaque, du d&eacute;clic&nbsp;... </p>
<p align="center"><br /><font color="#ff00ff" size="2"><strong>...&nbsp;la Terre est un livre ! Voyager : apprendre &agrave; le lire ... </strong></font></p>
<p align="center"><br /><strong>...&nbsp;des montagnes entre ouvertes aux flancs d&eacute;chir&eacute;s entour&eacute;es par la mer&nbsp;... </strong></p>
<p align="center"><strong>des rochers entass&eacute;s au hasard surgissant des eaux&nbsp;... </strong></p>
<p align="center"><strong>des &icirc;les o&ugrave; se voit encore la trace des feux qui les form&egrave;rent&nbsp;... </strong></p>
<p align="center">&nbsp;</p>
<p align="center">...&nbsp;telle est la vision fantastique que la Gr&eacute;ce r&eacute;serve aux navigateurs ... </p>
<p><br />L&agrave; prennent corps et vie les &eacute;crits d'H&eacute;siode.</p>
<p>Ici s'inscrivent dans ces paysages la lutte des Titans contre Zeus, les combats des puissances infernales contre les forces c&eacute;lestes. </p>
<p>Les premiers &laquo; grecs &raquo; eurent la primeur de cette vision et ne disposaient que de l'&eacute;crit pour transcrire et transmettre sentiments et sensations qu'elle faisait na&icirc;tre en eux. L'&eacute;criture se devait d'&ecirc;tre pour eux et par eux tout &agrave; la fois photographie, oeuvre d'art et moyen d'expression de la transcendance.</p>
<p>Dans sa Th&eacute;ogonie, H&eacute;siode ne manquera pas de se comporter en artiste, maniant avec art l'image (photographie), les sensations (sentiments), l'&eacute;motion (transcendance) et les tensions qui fixent l'attention. </p>
<p>Ses &eacute;crits prirent alors pour moi une toute autre saveur: <br /><br />&laquo; Voil&agrave; les Titans, fils de la Terre, qui combattent contre les Centimanes, fils du Ciel. <br />Autour d'eux, la mer sans bornes mugit avec fracas ; sous leurs pieds, la terre gronde profond&eacute;ment ; le vaste ciel s'agite et g&eacute;mit ; l'Olympe m&ecirc;me tremble jusqu'en ses fondements, et les ab&icirc;mes du Tartare retentissent du bruit des rochers qui s'&eacute;croulent. </p>
<p align="center"><img class="CtreTexte" height="299" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/58/44/39/zeus.jpg" width="266" /><br /><br />Zeus&nbsp;- Mus&eacute;e national d?Ath&egrave;nes </p>
<p><br />Zeus d&eacute;ploie alors sa puissance. Des hauts sommets de l'Olympe, il lance des feux &eacute;tincelants. Les foudres sortaient sans rel&acirc;che de sa main redoutable. La terre s'embrasa, les vagues de l'Oc&eacute;an roulaient du feu, et des vapeurs &eacute;touffantes enveloppaient les Titans. </p>
<p>Eblouis par la foudre, les yeux br&ucirc;l&eacute;s par l'&eacute;clair, ils sont pr&eacute;cipit&eacute;s dans les ab&icirc;mes de la terre. Briar&eacute;e, Gyg&egrave;s et les autres fils du Ciel les y encha&icirc;nent de liens indestructibles ; sur eux reposent les fondements de la mer et des continents, qu'ils essayent parfois d'&eacute;branler encore. &raquo; </p>
<p><br />Plus rien &agrave; voir avec leur premi&egrave;re lecture ! </p>
<p><br />In situ, la g&eacute;ographie inscrivait dans ma chair ce que ma m&eacute;moire avait simplement enregistr&eacute;. Prenant ainsi conscience que mythologies et histoire &eacute;pousent le m&ecirc;me lit qu?est la g&eacute;ographie. <br /></p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 20 Mar 2007 08:11:36 +0100</pubDate>        <guid >http://www.leptine.net/article-6083855.html</guid>
                <category>Grece</category>        <comments>http://www.leptine.net/article-6083855-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
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