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    <title><![CDATA[Leptine (Lettres a Pascal)]]></title>
    <link>http://www.leptine.net/categorie-1167718.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Lettres a Pascal&quot; du blog &quot;Leptine&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[Leptine (Lettres a Pascal)]]></title>
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    <pubDate>Sat, 31 Jul 2010 11:30:26 +0200</pubDate>    <lastBuildDate>Sat, 31 Jul 2010 11:30:26 +0200</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2010 www.leptine.net</copyright>            <category>Lettres a Pascal</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
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        <title><![CDATA[Lettres a Pascal]]></title>
        <link>http://www.leptine.net/article-6055091.html</link>        <description><![CDATA[<p align="center"><font color="#800000" size="3"><strong>Lettres a Pascal</strong></font></p>
<p align="center">&nbsp;</p>
<p align="center"><font color="#003300" size="5"><strong>Premieres impressions</strong></font></p>
<p><img height="597" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/58/44/39/moine.jpg" width="600" class="CtreTexte" /></p>
<p align="center">Cathedrale de Palerme - Sicile</p>
<p align="left">&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Monastir, le 18 Octobre 2005 </p>
<p><br />Mon cher Pascal,</p>
<p>&nbsp;<br />Nul doute que tu estimeras que nous avons tard&eacute; &agrave; te donner des nouvelles de notre p&eacute;riple. Dois-je t&rsquo;avouer que maintes fois j&rsquo;ai pris ma plume &hellip; : &agrave; l&rsquo;amoureux de la mer et des voiliers que puis-je apporter de plus que tu n&rsquo;aies d&eacute;j&agrave; lu dans les r&eacute;cits des navigateurs de notre &eacute;poque ?</p>
<p>Toucher m&eacute;chamment un haut-fond non signal&eacute; dans les cartes marines et les Instruction Nautiques, quitter en catastrophe un mouillage parce que l&rsquo;ancre d&eacute;croche sous la violence conjugu&eacute;e du vent et de la houle avec le risque bien pr&eacute;sent d&rsquo;exploser le bateau sur les rochers qui s&rsquo;approchent &agrave; grande vitesse, naviguer 40 heures sans le moindre vent sur une mer d&eacute;cha&icirc;n&eacute;e, &hellip;, toutes ces mis&egrave;res sont inh&eacute;rentes &agrave; la navigation. </p>
<p>Nous pourrions, avec d&eacute;lectation, te conter dans le d&eacute;tail l&rsquo;&eacute;pisode fabuleux de notre premier contact avec d&rsquo;authentiques p&ecirc;cheurs siciliens auxquels, dans la tourmente, nous sollicitions leurs aides, qu&rsquo;ils refus&egrave;rent dans un premier temps de nous apporter. Il constitue un moment puissant et inoubliable par la force et la beaut&eacute; des relations humaines que nous v&eacute;c&ucirc;mes. D&rsquo;authentiques bord&eacute;es de jurons dignes du Capitaine Haddock, seul langage compris de tous les marins p&ecirc;cheurs de notre plan&egrave;te, eurent raison de leur d&eacute;raison. Deux jours furent n&eacute;cessaires &agrave; la temp&ecirc;te pour qu&rsquo;elle se calme : c&lsquo;est exactement le m&ecirc;me temps qu&rsquo;il leur fallut pour liquider &agrave; la fois notre stock pourtant important de bi&egrave;re fra&icirc;che, nos deux bouteilles d&rsquo;Armagnac et la v&eacute;n&eacute;rable bouteille de Cognac mill&eacute;sime 1946 que mon g&eacute;niteur m&rsquo;avait religieusement offert pour marquer comme il se devait mon demi si&egrave;cle d&rsquo;existence et qu&rsquo;&agrave; mon tour je conservais pieusement pour les &laquo; grandes occasions &raquo; ! Tu ne peux, ami, t&rsquo;imaginer combien ces breuvages poss&egrave;dent cette facult&eacute; si rare et donc pr&eacute;cieuse de rapprocher les hommes et combien ils constituent de puissants vecteurs d&rsquo;amiti&eacute;s fortes ! </p>
<p>Aussi et depuis, nous avons discr&egrave;tement inform&eacute;s nos amis que dor&eacute;navant nul ne sera autoris&eacute; &agrave; monter &agrave; bord de notre bateau s&rsquo;il n&rsquo;est accompagn&eacute; d&rsquo;une bouteille d&rsquo;Armagnac, de Cognac ou de Whisky. Je te rassure, &agrave; leur mani&egrave;re et avec leurs moyens, nos nouveaux amis nous ont beaucoup donn&eacute; en nous faisant partager quelques moments de leur vie quotidienne. </p>
<p>Nous pourrions aussi, avec gourmandise, te d&eacute;crire quelques visions de la vie quotidienne glan&eacute;es sur cette merveilleuse &icirc;le qu&rsquo;est la Sicile et &agrave; laquelle nous avons consacr&eacute; un mois complet. Je ne t&rsquo;apprendrais rien si je te disais que les italiens en g&eacute;n&eacute;ral et ici les Siciliens en particulier, sont d&rsquo;une volubilit&eacute; remarquable et qu&rsquo;en ville ils font un usage intensif de leur voiture, scooter ou moto. Tu n&rsquo;en sauras pas plus si je te dis que, comme tous les latins, ils sont peu scrupuleux des r&egrave;gles de priorit&eacute;. Et bien, figure-toi que la conjonction de ces deux particularit&eacute;s, en des lieux pr&eacute;cis que sont les carrefours non &eacute;quip&eacute;s de feux tricolores, est de nature &agrave; te permettre d&rsquo;assister &agrave; des moments de vie vraiment cocasses. Les embouteillages qui en r&eacute;sultent sont dignes d&rsquo;une sc&egrave;ne de th&eacute;&acirc;tre : les protagonistes s&rsquo;interpellent, le verbe mani&eacute; avec force et vigueur est accompagn&eacute; d&rsquo;une gestuelle appropri&eacute;e. Quand le verbe ne suffit plus, alors tu assistes &agrave; un spectacle unique et merveilleux : l&rsquo;engagement d&rsquo;un dialogue furieux par klaxons interpos&eacute;s ! C&rsquo;est fou ce qu&rsquo;un klaxon peut exprimer ! Le klaxon devient chair. Durant deux &agrave; trois minutes la rue est envahie par cette cacophonie, puis subitement, l&rsquo;adr&eacute;naline &eacute;vacu&eacute;e, le silence se fait et la circulation reprend son cours.</p>
<p>Je pourrai, avec passion et &agrave; l&rsquo;insu de ma tendre &eacute;pouse, te parler longuement de l&rsquo;impression que les Siciliennes ont fait sur moi. En les regardant vivre et &eacute;voluer, je comprenais pourquoi, dans le pass&eacute;, l&rsquo;Italie fut aussi riche en artistes peintres. J&rsquo;avais l&rsquo;impression d&rsquo;assister &agrave; un d&eacute;fil&eacute; de &laquo;mod&egrave;les&raquo;. J&rsquo;avais l&rsquo;impression que les innombrables &laquo;madones&raquo; (vierge Marie) qui d&eacute;corent les &eacute;glises, basiliques et cath&eacute;drales &eacute;taient descendues dans la rue. </p>
<p><img height="600" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/58/44/39/benitier.jpg" width="300" class="CtreTexte" /></p>
<p>Je voyais des &laquo; madones &raquo; partout : celles dont les visages refl&egrave;tent les diff&eacute;rents degr&eacute;s d&rsquo;expression de la douleur, comme celles dont les visages refl&egrave;tent les diff&eacute;rents degr&eacute;s d&rsquo;expression de la s&eacute;r&eacute;nit&eacute;. Je te laisse imaginer quel bonheur fut s&ucirc;rement r&eacute;serv&eacute; aux sculpteurs tant l&rsquo;harmonie semble les habiter ! </p>
<p>Nous pourrions encore, avec une pointe de nostalgie, t&rsquo;entretenir de l&rsquo;agriculture sicilienne. Montagneuse, parsem&eacute;e de riches et belles vall&eacute;es toutes cultiv&eacute;es, la Sicile produit des fruits et des l&eacute;gumes d&rsquo;une qualit&eacute; et d&rsquo;une saveur remarquables. Ils me rappellent &eacute;trangement ceux de mon Lot-et-Garonne natal des ann&eacute;es 60. Je suppose que le manque de moyens financiers et un co&ucirc;t d&rsquo;exportation s&ucirc;rement exorbitant les affranchissent de faire appel aux engrais. Heureux Siciliens ! Tu ne trouveras pas ici de tomates parfaitement rondes et lisses, &laquo; belles au regard &raquo;, les aubergines ont un go&ucirc;t exquis de champignons et me pr&eacute;cise Christine &laquo;leurs l&eacute;gumes ne produisent pas quantit&eacute; d&rsquo;eau &agrave; la cuisson&raquo;. </p>
<p>Nous pourrions, enfin, l&rsquo;&acirc;me bris&eacute;e, te relater des sc&egrave;nes terribles que notre humanit&eacute; d&rsquo;aujourd&rsquo;hui est capable d&rsquo;engendrer, comme celle qu&rsquo;elle r&eacute;serve aux exclus qu&rsquo;elle produit et &agrave; laquelle nous avons assist&eacute; durant toute une journ&eacute;e lors de notre escale sur l&rsquo;&icirc;le de Lampedusa (petite &icirc;le situ&eacute;e entre la Sicile et les c&ocirc;tes libyennes et tunisiennes). Sur cette &icirc;le, l&rsquo;activit&eacute; principale de la &laquo; Guarda di Finanza &raquo; italienne est d&rsquo;effectuer de nombreuses patrouilles en mer afin d&rsquo;arraisonner les bateaux d&rsquo;&eacute;migr&eacute;s clandestins en provenance d&rsquo;Afrique. </p>
<p>Alors, il nous a &eacute;t&eacute; permis d&rsquo;assister au spectacle d&eacute;solant d&rsquo;un ballet incessant de grosses vedettes charg&eacute;es de pauvres &ecirc;tres en guenilles, &agrave; leur d&eacute;barquement et embarquement dans des camionnettes pour transfert dans un camp provisoire situ&eacute; sur la colline qui fait face &agrave; notre mouillage. </p>
<p><img height="300" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/58/44/39/pauvre.jpg" width="192" class="CtreTexte" /></p>
<p>C&rsquo;est dur, tu sais. Ce n&rsquo;est plus une photo parmi d&rsquo;autres photos vues dans la presse, ni une courte succession d&rsquo;images parmi une avalanche d'images diffus&eacute;es par la t&eacute;l&eacute;vision. </p>
<p>Ce n&rsquo;est plus du &laquo; virtuel &raquo; ; ce c&ocirc;t&eacute; virtuel que prend le contenu de l&rsquo;image quand trop d&rsquo;images saturent la perception de l&rsquo;homme. Ce n&rsquo;est plus la passivit&eacute; qui t&rsquo;anime quand trop d&rsquo;images fortes inhibent ton &eacute;motion et favorisent ton sentiment d&rsquo;impuissance au lieu de te r&eacute;volter et donc d&rsquo;&ecirc;tre en mesure d&rsquo;agir. Non, mais la r&eacute;alit&eacute;, la vraie, l&rsquo;unique, qui fait r&eacute;agir l&rsquo;humain en toi, te bouleverse, t&rsquo;accable, t&rsquo;accuse. </p>
<p>Comme ces autres r&eacute;alit&eacute;s, elles aussi terribles, de la pollution et du pillage ph&eacute;nom&eacute;naux que subit la mer M&eacute;diterran&eacute;e et la pollution toute aussi ph&eacute;nom&eacute;nale de toutes les terres que nous avons visit&eacute;es depuis notre d&eacute;part. Terres et Mer sont devenues d&rsquo;authentiques d&eacute;charges publiques. Cela ne semble g&ecirc;ner personne puisque tous vivent et &eacute;voluent au milieu de tous les d&eacute;tritus que l&rsquo;homme est capable de produire. L&agrave; aussi tu es bien oblig&eacute; de voir ces r&eacute;alit&eacute;s et de constater combien l&rsquo;homme est un f&eacute;roce pr&eacute;dateur &agrave; la fois de son environnement et des ressources naturelles n&eacute;cessaires &agrave; sa vie, combien notre plan&egrave;te est en r&eacute;el danger. Je n&rsquo;avais jamais imagin&eacute; une telle puissance destructrice de la part de l&rsquo;homme et de tels r&eacute;sultats. </p>
<p>Je me souviens des &eacute;missions du Commandant Cousteau : ses avertissements n&rsquo;ont servi &agrave; rien. La mer M&eacute;diterran&eacute;e se meurt. Cela est partout visible et tangible. Je dois t&rsquo;avouer que de tels spectacles qui s&rsquo;offrent &agrave; nos yeux et la prise de conscience qui en r&eacute;sulte sont forts d&eacute;primants parce qu&rsquo;on per&ccedil;oit bien les abus, leurs effets d&eacute;sastreux et les limites de notre &eacute;cosyst&egrave;me : l&rsquo;extrapolation est alors &eacute;vidente et d&eacute;courageante. </p>
<p>L&rsquo;ambition initiale de notre projet &eacute;tait d&rsquo;une part p&eacute;dagogique vis-&agrave;-vis de notre fille de 7 ans : celui de lui faire d&eacute;couvrir les origines de notre civilisation occidentale et pour ce faire d&eacute;couvrir en priorit&eacute; l&rsquo;Egypte, la Gr&egrave;ce, l&rsquo;Italie et la Libye, et d&rsquo;autre part, pour nous ses parents, d&rsquo;aller &agrave; la d&eacute;couverte de tout ce que nous ne connaissions pas, c&rsquo;est-&agrave;-dire enrichir notre savoir. </p>
<p><img height="188" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/58/44/39/carole_2.jpg" width="300" class="CtreTexte" /></p>
<p><br />A la lecture de cette premi&egrave;re lettre, tu auras vite compris que ce p&eacute;riple que nous avons engag&eacute; sur une dur&eacute;e de 3 ann&eacute;es d&eacute;passe la simple notion de p&eacute;riple : c&rsquo;est un v&eacute;ritable voyage que nous accomplissons, de cette sorte de voyage si justement d&eacute;finie par Michel SERRES lorsqu&rsquo;il &eacute;crit &laquo; Aucun apprentissage n&rsquo;&eacute;vite le voyage &raquo;. </p>
<p>R&eacute;ussirons-nous ? Nous n&rsquo;en savons rien, beaucoup d&rsquo;obstacles et de difficult&eacute;s viennent perturber la mise en &oelig;uvre de nos d&eacute;sirs. Nous ne sommes pas s&ucirc;rs, par exemple, de pouvoir entrer en Libye avec notre voilier et de ce fait pouvoir visiter ses plus beaux sites antiques diss&eacute;min&eacute;s sur son littoral. <br />Nous ne sommes pas certains de trouver un port en Egypte o&ugrave; nous pourrions laisser en toute qui&eacute;tude notre bateau le temps n&eacute;cessaire pour visiter ce pays. </p>
<p>Il nous faudra peut-&ecirc;tre le faire &agrave; partir soit du Liban soit de la Syrie si rien ne vient s&rsquo;opposer &agrave; cela. Enfin, il ne faudrait pas oublier l&rsquo;&eacute;l&eacute;ment principal qui nous permet de voyager : nous d&eacute;pendons tout simplement du vent ! Et tu sais combien, en ce domaine, la mer M&eacute;diterran&eacute;e est capricieuse ! </p>
<p>Au terme de ces 3,5 premiers mois les satisfactions l&rsquo;emportent grandement sur les d&eacute;sappointements. Quoi de plus r&eacute;confortant et motivant lorsque ton enfant, apr&egrave;s seulement quelques jours pass&eacute;s sur le sol tunisien, remarque que le minaret du village &laquo;c&rsquo;est comme le clocher de l&rsquo;&eacute;glise &raquo; et que les appels &agrave; la pri&egrave;re &laquo; ce doit &ecirc;tre la m&ecirc;me chose que les cloches de l&rsquo;&eacute;glise ?&raquo;. </p>
<p>Peut-&ecirc;tre dans une prochaine lettre nous t&rsquo;expliquerons pourquoi, depuis le d&eacute;but de ce voyage, nous avons, Christine et moi-m&ecirc;me, l&rsquo;impression de &laquo; remonter le temps &raquo;, comme si, parcourir d&rsquo;Ouest en Est le bassin m&eacute;diterran&eacute;en constituait une sorte de machine &agrave; remonter le temps ! </p>
<p><br /><img height="238" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/58/44/39/baie-oliveri.jpg" width="598" class="CtreTexte" /></p>
<p align="center">Baie Oliverie - Sicile </p>
<p><br />Il nous faut terminer notre bavardage. </p>
<p>Laisse-moi t&rsquo;offrir un brin de r&ecirc;ve : sois rassur&eacute;, naviguer toutes voiles dehors au milieu d&rsquo;une mer ou d&rsquo;un oc&eacute;an est l&rsquo;une des plus agr&eacute;ables fl&acirc;neries qui soit donn&eacute;e &agrave; l&rsquo;homme. Avec un peu de chance (c&rsquo;est-&agrave;-dire des vents favorables), la navigation de nuit devient alors un sommet de bonheur et de s&eacute;r&eacute;nit&eacute;. Par nuit claire, la vo&ucirc;te c&eacute;leste brille de ses milles feux. Elles sont toutes l&agrave; pr&eacute;sentes, &eacute;toiles, plan&egrave;tes, voie lact&eacute;e, &hellip;, si proches que tu crois pouvoir les toucher. </p>
<p>Porte-toi bien et &agrave; plus tard. <br /></p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 18 Mar 2007 09:02:17 +0100</pubDate>        <guid >http://www.leptine.net/article-6055091.html</guid>
                <category>Lettres a Pascal</category>        <comments>http://www.leptine.net/article-6055091-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
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