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    <title><![CDATA[Leptine (Intermedes hivernaux tunisiens)]]></title>
    <link>http://www.leptine.net/categorie-1173188.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Intermedes hivernaux tunisiens&quot; du blog &quot;Leptine&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[Leptine (Intermedes hivernaux tunisiens)]]></title>
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    <pubDate>Mon, 13 Feb 2012 03:02:19 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Mon, 13 Feb 2012 03:02:19 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.leptine.net</copyright>            <category>Intermedes hivernaux tunisiens</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Intermedes hivernaux tunisiens]]></title>
        <link>http://www.leptine.net/article-6068808.html</link>        <description><![CDATA[<p align="center"><font color="#800000" size="5"><strong>Intermedes hivernaux tunisiens</strong></font></p>
<p align="left"><img class="CtreTexte" height="599" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/58/44/39/adorante-1.jpg" width="406" /></p>
<p align="center">oeuvre expos&eacute;e au mus&eacute;e du Palazzo Abatellis de Palerme-Sicile</p>
<p align="center">&nbsp;</p>
<p align="center">&nbsp;</p>
<p align="center"><font color="#003300" size="4"><strong>SOMMAIRE</strong></font></p>
<p align="center"><strong><font color="#003300" size="4"></font></strong>&nbsp;</p>
<p align="center">Raison de notre voyage,</p>
<p align="center">La plaisance d'aujourd'hui,</p>
<p align="center">Le Pere Noel,</p>
<p align="center">Pourquoi avoir baptise notre bateau &quot;Leptine&quot;.</p>
<p>&nbsp;</p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 19 Mar 2007 08:01:15 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">66594109f175a27ee36847900df5d86a</guid>
                <category>Intermedes hivernaux tunisiens</category>        <comments>http://www.leptine.net/article-6068808-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Raison de notre voyage]]></title>
        <link>http://www.leptine.net/article-6068802.html</link>        <description><![CDATA[<p>Monastir, le 14 novembre 2005 </p>
<p align="center"><br /><font color="#800000" size="2"><strong>Raison de notre voyage ?</strong></font> </p>
<p><br />Je n'ai jamais r&ecirc;v&eacute; faire &laquo;le tour du monde&raquo;. Pour la simple et bonne raison que je savais que je ne disposerai jamais des moyens financiers me permettant d'acqu&eacute;rir un bateau pour le faire ! Mon seul r&ecirc;ve, d&egrave;s mon adolescence, &eacute;tait de poss&eacute;der, &laquo;un jour&raquo;, dans mon agenais natal, une belle maison de pierres et de bois en bordure de Garonne ! </p>
<p><br />Il y a 10 ans de cela, le hasard d'une mutation professionnelle me permet de r&eacute;aliser ce r&ecirc;ve ! Il me restait alors 15 ann&eacute;es d?activit&eacute;s. J'ai consacr&eacute; 10 ann&eacute;es &agrave; m'occuper de cette maison. Une belle grange accol&eacute;e, en mauvais &eacute;tat, que je restaurais progressivement. Un parc devant, un terrain derri&egrave;re dont la moiti&eacute; mis en verger et potager. Un vieux tracteur Massey-Ferguson me soulageait du rude travail de la terre ! Chaque ann&eacute;e nous r&eacute;coltions des kilos de fraises, de tomates, de potirons, d'asperges, de carottes, de pommes de terre, de betteraves, de radis, ..., de coings, de prunes d'ente, de cerises, d'abricots et de noix. La grange n'&eacute;tait pas assez grande pour contenir tous ces produits de la terre ! Heureusement, nombreux &eacute;taient nos amis avec enfants: les distributions furent toujours g&eacute;n&eacute;reuses ! </p>
<p><br />Et puis un jour, lass&eacute; d'un m&eacute;tier qui ne m'apportait plus rien et qui ne m'apporterait pas plus, la d&eacute;cision fut pris d'anticiper mon d&eacute;part &laquo;&agrave; la retraite&raquo;.</p>
<p>En deux mois l'affaire fut r&eacute;gl&eacute;e ! </p>
<p><br />Vint alors ce jour, en ce matin d'Avril, o&ugrave; lev&eacute; &agrave; la m&ecirc;me heure que d'habitude, le petit d&eacute;jeuner pris, mes pas, fid&egrave;les compagnons, s&ucirc;rement trop habitu&eacute;s &agrave; me guider, me conduisent irr&eacute;sistiblement vers la porte. Tu sais que tu ne prendras plus jamais le chemin du travail : pourtant tu ouvres cette porte ... stationnes quelques instants sur le perron, humes l'air et tentes de corriger ton r&eacute;flexe conditionn&eacute; en t'imposant le tour de la propri&eacute;t&eacute;&nbsp;... en commen&ccedil;ant par le parc ! ... </p>
<p>Elle s'offrait toute enti&egrave;re &agrave; mon regard cette maison&nbsp;... il me restait &agrave; la terminer selon des plans et des calculs financiers maintes fois recommenc&eacute;s&nbsp;... j'avais beau la regarder, la trouver belle, &ecirc;tre fier de ce que j'avais fait pour elle, mon m&eacute;canisme de pens&eacute;es refusait d'aller plus loin : la motivation n'&eacute;tait pas au rendez-vous ! Je ne me suis pas inqui&eacute;t&eacute;, ce n'&eacute;tait ni la premi&egrave;re fois ni s&ucirc;rement la derni&egrave;re que cette sorte d'expression de lassitude ou de fatigue passag&egrave;re se manifestait ainsi. </p>
<p>Ce qui m'interpella le plus fut de penser &laquo; qu'il me faudrait trouver d'autres occupations &raquo;&nbsp;alors que&nbsp;<br />j'en avais d&eacute;j&agrave; beaucoup en dehors de ma vie professionnelle ! </p>
<p>Face &agrave; cette interrogation perturbante, je me suis appliqu&eacute; la r&egrave;gle impitoyable du &laquo; pourquoi ? en cascade &raquo; : </p>
<p align="center"><br />- &laquo; pourquoi de nouvelles activit&eacute;s ? &raquo; : r&eacute;ponse : &laquo; pour occuper le temps &raquo;, <br />- &laquo; pourquoi occuper le temps ?&raquo; : r&eacute;ponse : &laquo; ? pour attendre mon &eacute;ch&eacute;ance finale ! &raquo;, <br />- &laquo; pourquoi attendre ton &eacute;ch&eacute;ance finale ? &raquo; : r&eacute;ponse : il n'y en a pas eu&nbsp;... </p>
<p align="center">...&nbsp;seulement la prise de conscience hyper r&eacute;aliste d'une triste r&eacute;alit&eacute; ! </p>
<p>Par je ne sais quel myst&egrave;re, la maison de mes r&ecirc;ves s'est soudainement transform&eacute;e en cercueil, avec pr&eacute;sente en mon esprit cette pens&eacute;e fulgurante et foudroyante :</p>
<p align="center">&nbsp;<strong>&laquo; ce n'est pas donner un sens &agrave; la vie que de passer son temps&nbsp;... &agrave; attendre son &eacute;ch&eacute;ance !&raquo;.</strong> </p>
<p><br />Assez perturb&eacute; par ce dialogue avec moi-m&ecirc;me, j'ai tent&eacute; d'occuper ma matin&eacute;e jusqu'&agrave; l'heure du d&eacute;jeuner, bien d&eacute;cid&eacute; de faire part &agrave; mon &eacute;pouse de mes r&eacute;flexions. </p>
<p>Ce que je fis ! </p>
<p>Une &eacute;norme surprise m'attendait. </p>
<p>Elle aussi avait eu de semblables r&eacute;flexions la conduisant &agrave; penser, je r&eacute;sume : &laquo; qu'elle ne nous voyait pas passer notre retraite ainsi, ni elle ni moi ! &raquo;. </p>
<p>Timidement je m?enquiers aupr&egrave;s d'elle de savoir &laquo; ce que nous pourrions faire ? &raquo; : </p>
<p>- &laquo;Le tour du monde !&raquo;, <br />&laquo;Mais comment ?&raquo;, <br />- &laquo;En bateau !&raquo;, <br />&laquo;Avec quel bateau ? Nous n'en avons pas !&raquo;, <br />- &laquo;On en ach&egrave;te un !&raquo;, <br />&laquo;Avec quel argent ? Nous n'en disposons pas assez ! Tu sais combien co&ucirc;te un bateau ?&raquo;, <br />- &laquo;On vend la maison !&raquo;.</p>
<p>Et oui, il suffisait d'y penser et de le dire! </p>
<p>Une semaine apr&egrave;s, la maison &eacute;tait vendue&nbsp;... deux mois apr&egrave;s un bateau d'occasion &eacute;tait trouv&eacute;&nbsp;... et trois mois des nuits affreuses envahies par le doute de faire une b&ecirc;tise, par des arch&eacute;types types &laquo;images d'Epinal&raquo; que l'on ne vend pas sa maison ? ! </p>
<p>Un an de pr&eacute;paration et de restauration du bateau, aujourd'hui aucun regret, bien au contraire, m&ecirc;me si tout n'est &laquo;parfait&raquo;. </p>
<p>Le plus surprenant furent les r&eacute;actions de nos amis quand nous leur annon&ccedil;&acirc;mes notre d&eacute;cision. Pour 99% la r&eacute;ponse instantan&eacute;e fut : &laquo; Ah ! Tu r&eacute;alises ton r&ecirc;ve ! &raquo;. Pour le 1% restant : &laquo; C'est une fuite ! &raquo;. </p>
<p>Quant &agrave; la gente f&eacute;minine, r&eacute;action unanime : &laquo; Il faut bien s'entendre avec son conjoint pour vivre une telle promiscuit&eacute;. Moi je ferais pas &raquo; ! </p>
<p>S&ucirc;r qu'un &laquo; psy &raquo; se r&eacute;galerait dans l'analyse des ces r&eacute;actions ! Me concernant, cette quasi unanimit&eacute; masculine m'interpella. Non, ce n'&eacute;tait pas &laquo; mon r&ecirc;ve &raquo; !! Non, je n'ai jamais r&ecirc;v&eacute; faire le tour du monde !!! Je devais s&ucirc;rement r&eacute;aliser quelque chose qu'ils n'avaient pas pu ou pas su s'imposer &agrave; eux-m&ecirc;mes. Peut-&ecirc;tre n'osaient-ils pas ou ne pouvaient-ils pas r&eacute;aliser leur propre r&ecirc;ve, donc moi, &agrave; leurs yeux, je devais n&eacute;cessairement r&eacute;aliser le mien ! ? A leur d&eacute;charge, vu la r&eacute;action de la gente f&eacute;minine, je serai tent&eacute; de les comprendre ...</p>
<p>&nbsp;<br />J'ai pouss&eacute; plus loin mon analyse. Cette d&eacute;cision prise en commun recouvrait en r&eacute;alit&eacute; un tout autre aspect plus important : celui de savoir prendre sa libert&eacute;. Mais comme pour toute chose, rien n'est gratuit, tout a un co&ucirc;t. Pour nous ce fut la d&eacute;cision de vendre cette maison que nous aimions vraiment beaucoup. </p>
<p align="center">...&nbsp;tel est le prix de notre libert&eacute;&nbsp;... </p>
<p align="center"><strong>...&nbsp;de celle qui nous &eacute;vitera&nbsp;... peut-&ecirc;tre&nbsp;... <br />au cr&eacute;puscule de notre vie, <br />l'enfer du regret de celui qui n'a pas su la prendre&nbsp;... </strong></p>
<p><img class="GcheTexte" height="379" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/58/44/39/leptine-a-katacolon.jpg" width="599" /><br /></p>
<p>&laquo;Leptine&raquo; au mouillage - port de Katakolon&nbsp;- P&eacute;loponn&egrave;se - Gr&eacute;ce <br /><br /></p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 19 Mar 2007 07:55:41 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">fbbc809c5f8b1020e98057535c1a1e91</guid>
                <category>Intermedes hivernaux tunisiens</category>        <comments>http://www.leptine.net/article-6068802-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[La Plaisance d'aujourd'hui]]></title>
        <link>http://www.leptine.net/article-6068758.html</link>        <description><![CDATA[<p>Monastir, le 16 novembre 2005 </p>
<p align="center"><br /><font color="#800000" size="2"><strong>La plaisance d'aujourd'hui</strong></font> </p>
<p><br />Voyager capte l'attention. Il faut du temps pour assimiler et dig&eacute;rer d&eacute;couvertes et nouveaut&eacute;s. La navigation quant &agrave; elle requiert une vigilance de chaque instant. Malgr&eacute; une vitesse du bateau inf&eacute;rieure &agrave; celle d'une bicyclette, la mer pr&eacute;sente de nombreux dangers et la m&eacute;t&eacute;orologie n'est pas une science exacte ! L'esprit est donc en permanence sous tension au d&eacute;triment d?autres facettes du voyage. </p>
<p>Plusieurs semaines de repos dans un m&ecirc;me lieu s'av&egrave;rent n&eacute;cessaires afin de restituer ces autres aspects jusqu'alors occult&eacute;s. Il en est ainsi de ce que nous nommerons &laquo;la plaisance d'aujourd'hui&raquo;, c?est-&agrave;-dire des rencontres avec d'autres navigants lors des diff&eacute;rents mouillages dans les baies, criques ou plages, ou lors de nos escales dans les ports ou &laquo;marinas&raquo;. A notre grand d&eacute;sappointement et &agrave; regret, nous devons avouer que cet aspect est devenu aujourd'hui la facette la plus d&eacute;plaisante de la plaisance ! </p>
<p><br />Il est loin le temps o&ugrave; sur mers et oc&eacute;ans, comme dans les ports, on ne rencontrait que des passionn&eacute;s de la voile, du bateau, de la mer ou des longs voyages en solitaire ou en famille. Il est loin ce temps o&ugrave; ces hommes et ces femmes se pr&eacute;cipitaient sur les pontons quand toi tu arrivais avec ton bateau, pour t'aider &agrave; accoster, r&eacute;ceptionner tes amarres et&nbsp;... amarrer ton bateau comme si c'&eacute;tait le leur. Il est loin ce temps o&ugrave; nous nous retrouvions quelques minutes apr&egrave;s, autour d'une bi&egrave;re, dans le carr&eacute; ou le cockpit, &agrave; s'entretenir, comme si on se connaissait depuis toujours, de nos voyages, vir&eacute;es,? Il est loin, tr&egrave;s loin ce temps o&ugrave; tous les matins les &laquo; bonjours &raquo; amicaux, chaleureux et sinc&egrave;res fusaient du ponton d&egrave;s que l'un d'entre nous &eacute;mergeait de son bateau&nbsp;... </p>
<p><br />La plaisance d'aujourd'hui v&eacute;hicule les m&ecirc;mes &eacute;volutions que celles de notre soci&eacute;t&eacute;. Le navigant est devenu individualiste. L'est-il par nature, par m&eacute;fiance, par peur de communiquer ? L'est-il simplement par ce qu'il pend son plaisir et que les autres &laquo; il n'en a rien &agrave; faire &raquo;&nbsp;... Toujours est-il qu'il semble skipper son bateau comme il conduit sa voiture&nbsp;... Il y a trop souvent beaucoup de m&eacute;pris dans leurs attitudes vis-&agrave;-vis des autres et une arrogance surprenante que l'on ne s'attends pas &agrave; trouver dans un tel cadre. Le contact est quasi impossible. Jusqu?&agrave; ignorer le signe de salutation que tu lui adresses.</p>
<p>&nbsp;<br />Que penser par exemple de ce couple de navigant que nous avons c&ocirc;toy&eacute; pendant 8 jours au mouillage dans la baie de Syracuse et que nous retrouvons par hasard amarr&eacute;s au m&ecirc;me ponton que nous &agrave; Monastir pour y passer comme nous l'hiver et qui n'adresse aucun bonjour ou paroles alors qu?ils passent au moins 10 fois par jour devant notre bateau&nbsp;... Il est &agrave; esp&eacute;rer pour eux qu'ils n'aient pas un jour, en situation de d&eacute;tresse, &agrave; faire appel aux services des autres ! </p>
<p><br />Poss&eacute;der un bateau, &agrave; voile ou &agrave; moteur, est devenu un signe ext&eacute;rieur de richesse. Il s'est donc instaur&eacute;, petit &agrave; petit et ici aussi, une sorte de hi&eacute;rarchie sociale, qui s'exprime en m&egrave;tres (longueur du bateau), qui fait la distinction entre &laquo; monocoques &raquo; et &laquo; catamarans &raquo;, le summum &eacute;tant atteint par les propri&eacute;taires d'un certain monocoque fabriqu&eacute; pr&egrave;s de La Rochelle ? qui &agrave; 99,99% ne se m&eacute;langent pas ou refusent tout contact avec les autres navigants ! Le bateau &laquo; classe &raquo; l'individu, &agrave; tel point qu?il est plus important de poss&eacute;der un bateau que de naviguer avec ! Ainsi, peux-tu voir dans les ports des propri&eacute;taires passer leur temps &agrave; astiquer leur bateau afin qu'il paraisse toujours neuf, qui n'h&eacute;sitent pas &agrave; acheter tout ce qui est disponible dans les catalogues nautiques pour pouvoir dire qu'ils poss&egrave;dent le &laquo; top &raquo; et l'&eacute;quipement le plus complet. Le pire se rencontre quand 2 ou 3 propri&eacute;taires de cet acabit sont voisins sur un m&ecirc;me ponton : alors s'instaure une concurrence, certes courtoise, mais f&eacute;roce! Etre plac&eacute; &agrave; cot&eacute; de l'un de ces personnages dans un port : c'est l'enfer pour toi ! Il ne vit plus tellement il craint que ton bateau puisse ab&icirc;mer le sien ! </p>
<p><img class="CtreTexte" height="235" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/58/44/39/leptine-baie-de-syracuse.jpg" width="599" /></p>
<p align="center"><br />Leptine au mouillage - baie de Syracuse </p>
<p><br />Il est l&agrave; en permanence &agrave; surveiller le mouvement relatif des deux bateaux, te demande sans cesse si tu ne pourrais pas mieux r&eacute;gler telle ou telle amarre ou pendille, s'inqui&egrave;te quand tu vas faire une sortie en mer et quand tu vas revenir ... car il est bien connu de tous les navigateurs que ce sont l&agrave; les deux phases les plus d&eacute;licates dans un port en pr&eacute;sence du vent. </p>
<p><br />La plaisance s'est &laquo; d&eacute;mocratis&eacute;e &raquo; et c'est tr&egrave;s bien. Son seul inconv&eacute;nient se situe aupr&egrave;s des bateaux lou&eacute;s. Les co&ucirc;ts &eacute;lev&eacute;s de location conduisent le plus souvent 2, 3 ou 4 couples &agrave; r&eacute;unir leurs moyens afin de satisfaire soit leurs passions, soit leurs curiosit&eacute;s. Jusque l&agrave; rien &agrave; redire. Sauf qu'un tel bateau est par nature totalement auto portant. Tellement auto portant que tu peux passer 3 jours &agrave; cot&eacute; de lui sans qu?aucune des nombreuses personnes t'adresse une seule fois un bonjour ou un sourire ! </p>
<p align="left"><img class="CtreTexte" height="145" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/58/44/39/baie_de_syracuse_002.jpg" width="299" /></p>
<p align="center">Baie de Syracuse </p>
<p align="left">Que penser enfin de ces navigants qui d&egrave;s leur installation dans un mouillage ou dans un port n'ont qu?un seul souci : celui d'installer leur parabole afin de pouvoir regarder la t&eacute;l&eacute;vision !&nbsp; </p>
<p align="left"><br />Tu l'auras compris : &laquo;l?esprit de la mer et du voyage&raquo; n'habite plus que 2% des navigants ! Rassure-toi : on finit t&ocirc;t ou tard par les rencontrer. Cela demande de la patience, de la pers&eacute;v&eacute;rance, de l'abn&eacute;gation, bref, beaucoup d'efforts.</p>
<p><img class="CtreTexte" height="137" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/58/44/39/monsieur_raoul__01.jpg" width="299" />&nbsp;</p>
<p align="center">&laquo; Mr Raoul &raquo; en route vers Cagliari&nbsp;- Sardaigne </p>
<p><br />Mais quelle r&eacute;compense : de v&eacute;ritables amis que tu aimes retrouver et avec qui tu as envie de partager des moments de ta vie ! </p>
<p><img class="CtreTexte" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/58/44/39/denali-.jpg" /></p>
<p>&laquo; D&eacute;nali &raquo; au cr&eacute;puscule, &agrave; l'approche de Lampedusa.</p>
<p><br />Comme partout ailleurs, l'authenticit&eacute; est toujours l&agrave;, pr&eacute;sente&nbsp;... mais dilu&eacute;e. <br /></p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 19 Mar 2007 07:27:47 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">71c13c691b195bf28365f18630c2b102</guid>
                <category>Intermedes hivernaux tunisiens</category>        <comments>http://www.leptine.net/article-6068758-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Le Pere Noel]]></title>
        <link>http://www.leptine.net/article-6068752.html</link>        <description><![CDATA[<p align="center">Monastir, le 2 D&eacute;cembre 2005 <br /><br /><font color="#ff0000" size="2"><strong>Quand le P&egrave;re No&euml;l devient sujet d'inqui&eacute;tude <br />pour nos enfants</strong></font>.</p>
<p>&nbsp;<br />Avant notre d&eacute;part nous &eacute;tions persuad&eacute;s d'avoir pens&eacute; &laquo;&agrave; tout&raquo;, du moins pour ce qui nous apparaissait &ecirc;tre le plus important. Erreur ! Nous avions tout simplement oubli&eacute; ? le P&egrave;re No&euml;l ! Pas nos enfants ! </p>
<p><br />Imagines-toi l'inqui&eacute;tude, que dis-je, la panique de ton enfant quand, au moment d'envoyer la pr&eacute;cieuse lettre destin&eacute;e au P&egrave;re No&euml;l qui contient TOUT ce qu'il lui commande, qu'au moment m&ecirc;me de la mettre dans la bo&icirc;te aux lettres, il se rend compte qu'en terre tunisienne, le P&egrave;re No&euml;l n'existe pas ! </p>
<p><br />Comme une envol&eacute;e de moineaux &laquo; LA &raquo; nouvelle s'&eacute;parpille dans tout le port, se pose sur tous les pontons et par on ne sait quel myst&egrave;re parvient aux oreilles des quelques enfants qui, comme notre fille, parcourent avec leurs parents la mer M&eacute;diterran&eacute;e en bateau. </p>
<p><br />Effray&eacute;s par cette terrifiante d&eacute;couverte que le P&egrave;re No&euml;l ne traverse pas la M&eacute;diterran&eacute;e, peut-&ecirc;tre pouss&eacute;s par un besoin de partager la douleur de cette horrible nouvelle, mais plus s&ucirc;rement guid&eacute;s par le souci de trouver une solution, jamais de m&eacute;moire de parents n'avions vu autant d'enfants dans une seule cabine sans qu'aucun bruit, hurlement ou chamaillerie n'emplisse le bateau. </p>
<p><br />Inquiets, pouss&eacute;s par une logique curiosit&eacute;, nous portons une plus grande attention aux propos chuchot&eacute;s des enfants ! </p>
<p><br />L'heure est grave, tr&egrave;s grave ! &laquo;Comment le pr&eacute;venir&raquo; qu'ils sont l&agrave;, &laquo; ICI &raquo; ? </p>
<p><br />Apr&egrave;s quelques palabres, chacun se souvient qu'il a bien mis l'adresse du bateau sur le courrier adress&eacute; au P&egrave;re No&euml;l! Soulagement g&eacute;n&eacute;ral et contentement&nbsp;... </p>
<p>...&nbsp;quand soudain, le plus inquiet d?entre eux pose la question qui les assomme tous : </p>
<p>- &laquo;comment IL fera pour venir ici ?&raquo; <br />... long ? tr&egrave;s long silence&nbsp;... <br />- &laquo;Mais avec ses r&ecirc;nes et son chariot !&raquo; <br />- &laquo;Non, pourra pas !&raquo; <br />- &laquo; ?? &raquo; <br />- &laquo; Fait trop chaud ici &raquo; <br />- &laquo; ??? &raquo; <br />- &laquo; B&eacute; ! y aura pas de nuages, les r&ecirc;nes ne pourront pas marcher sur les nuages et tirer le chariot ! &raquo; </p>
<p>...&nbsp;tr&egrave;s, tr&egrave;s long silence&nbsp;... rompu par une voix &eacute;trangl&eacute;e qui d&eacute;bite &agrave; une vitesse vertigineuse: <br />- &laquo; Un tapis volant ! Un tapis volant ! On va lui dire de prendre un tapis volant !&raquo;. </p>
<p><br />Jamais de m&eacute;moire de parents n'avions pens&eacute;s qu'un jour nous aurions, au nom de nos enfants et au nom du P&egrave;re No&euml;l s'il nous l'autorise, &agrave; remercier Aladin ! </p>
<p><img class="CtreTexte" height="419" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/58/44/39/carole-5.jpg" width="599" /></p>
<p align="center">Carole<br /><br /></p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 19 Mar 2007 07:25:11 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">494d8c354a0fc7ecdd988e76e47b5f45</guid>
                <category>Intermedes hivernaux tunisiens</category>        <comments>http://www.leptine.net/article-6068752-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[nom 'Leptine"]]></title>
        <link>http://www.leptine.net/article-6068738.html</link>        <description><![CDATA[<p align="left">Monastir, le 15 d&eacute;cembre 2005 </p>
<p align="center"><br /><font color="#800000" size="2"><strong>Pourquoi avoir baptis&eacute; notre bateau &laquo; Leptine &raquo; ?</strong></font></p>
<p><br />Je ne connais pas l&rsquo;origine de cette coutume ou tradition qui consiste &agrave; attribuer un nom &agrave; chaque navire. Peut &ecirc;tre est-ce le r&eacute;sultat lointain d&rsquo;une simple n&eacute;cessit&eacute; commerciale destin&eacute;e &agrave; diff&eacute;rencier sans erreur un bateau parmi d&rsquo;autres. Peut-&ecirc;tre est-ce aussi une r&eacute;ponse aux besoins d&rsquo;identification et d&rsquo;appartenance du marin &agrave; son navire, tant il est vrai que l&rsquo;attachement du premier pour le second est puissant. D&egrave;s ce jour o&ugrave; j&rsquo;ai pu enfin m&rsquo;adonner au plaisir de la navigation et exprimer ma passion pour les vieux gr&eacute;ements, je n&rsquo;ai rencontr&eacute; que des hommes et des femmes nourrissant un profond attachement &agrave; leur bateau: je n&rsquo;ai jamais crois&eacute; un marin indiff&eacute;rent. Longtemps je fus troubl&eacute; par les multiples expressions de ce sentiment et d&eacute;couvris ainsi le domaine du &laquo;non dit&raquo; et le langage muet et rayonnant &laquo;des tripes et du c&oelig;ur &raquo;. J&rsquo;ai esp&eacute;r&eacute;, en vain, rencontrer dans mes lectures une quelconque description et analyse de cet attachement. </p>
<p>Aujourd&rsquo;hui, avec le recul, je pense que seul un authentique marin serait en mesure de le faire, sous r&eacute;serves qu&rsquo;il sache d&rsquo;une part trouver les mots justes pour l&rsquo;exprimer et d&eacute;passer d&rsquo;autre part l&rsquo;extr&ecirc;me pudeur qui le caract&eacute;rise. Ne poss&eacute;dant ni le talent des &laquo;mots justes&raquo; ni cette pudeur, je dirai simplement que cet attachement me semble proche de celui qu&rsquo;un cavalier pourrait &eacute;prouver &agrave; l&rsquo;&eacute;gard de sa monture: le respect, l&rsquo;attraction et l&rsquo;attention que m&rsquo;inspire un cheval sont comparables &agrave; ceux que mon bateau fait na&icirc;tre en moi. Cheval et bateau ont de nombreux points en commun quant &agrave; leurs relations avec l&rsquo;homme. Tous deux requi&egrave;rent un dressage r&eacute;ciproque: l&rsquo;homme se devant avant tout d&rsquo;apprendre &agrave; bien conna&icirc;tre son compagnon. Une relation de confiance est indispensable. C&rsquo;est elle qui permettra &agrave; l&rsquo;homme d&rsquo;appr&eacute;cier les capacit&eacute;s et limites de sa &laquo;monture&raquo;, de d&eacute;terminer pr&eacute;cis&eacute;ment ce qu&rsquo;il peut lui demander ou pas de faire afin de ne pas le placer dans une situation impossible pour lui et dangereuse pour les deux. Cheval et bateau demandent les m&ecirc;mes &laquo;soins&raquo; apr&egrave;s une sortie: que ce soit lors du retour &agrave; l&rsquo;&eacute;curie ou au port, l&rsquo;homme se doit de lui apporter attention et nombreux soins. </p>
<p>Ainsi, donner un nom &agrave; un bateau n&rsquo;est pas chose anodine, bien au contraire. Baptiser son embarcation na&icirc;t g&eacute;n&eacute;ralement d&rsquo;un histoire quasi personnelle. Chaque propri&eacute;taire aimera la raconter ou pas par crainte le plus souvent de d&eacute;voiler aux autres une part de son intimit&eacute;, de sa sensibilit&eacute;, avec le risque inh&eacute;rent d&rsquo;&ecirc;tre mal interpr&eacute;t&eacute;. </p>
<p>Alors peu importe les jugements, sachons partager nos passions: notre vie n&rsquo;est-elle pas le fruit de nos sensibilit&eacute;s, faiblesses et &hellip; passions ? </p>
<p>Alors ? </p>
<p>Alors, dans une utopique qu&ecirc;te de comprendre les hommes et l&rsquo;humanit&eacute; mon chemin se devait un jour de croiser celui d&rsquo;Alexandre le Grand. Je n&rsquo;eu pas &agrave; entreprendre une laborieuse recherche d&rsquo;ouvrages le concernant: les dieux guid&egrave;rent rapidement mon choix sur &laquo;le roman d&rsquo;Alexandre le Grand&raquo;, &oelig;uvre de Valerio MANFREDI historien italien. Fabuleuse et passionnante histoire: on ne voudrait jamais interrompre sa lecture ! </p>
<p><img class="CtreTexte" height="599" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/58/44/39/alexandre.jpg" width="513" /></p>
<p align="center">Alexandre le Grand</p>
<p>Soucieux d&rsquo;affranchir son fils Alexandre des r&eacute;alit&eacute;s du pouvoir royal, Philippe le conduisit visiter ses mines d&rsquo;or du mont Pang&eacute;e. L&rsquo;adolescent qu&rsquo;il &eacute;tait fut effray&eacute; par le spectacle d&eacute;solant qui s&rsquo;offrait &agrave; ses yeux: il lui semblait d&eacute;couvrir l&rsquo;Had&eacute;s, le royaume des morts. Les conditions de travail et de vie des esclaves achev&egrave;rent d&rsquo;&eacute;branler le jeune Alexandre. </p>
<p>&laquo;Quelle faute ont-ils commise ?&raquo; demanda-t-il, <br />- &laquo;Aucune, sinon celle d&rsquo;&ecirc;tre n&eacute;s &raquo;r&eacute;pondit son p&egrave;re. <br />&laquo;Pourquoi m&rsquo;as-tu amen&eacute; ici?&raquo;, <br />- &laquo;Je voulais que tu saches que tout a un prix. Et je voulais que tu saches aussi quel genre de prix. Notre grandeur, nos conqu&ecirc;tes, nos palais, nos v&ecirc;tements &hellip; tout se paie&raquo; <br />&laquo;Mais pourquoi eux ?&raquo;, <br />- &laquo;Il n&rsquo;y a pas de pourquoi &hellip; c&rsquo;est le destin ... qui demeure cach&eacute; jusqu&rsquo;&agrave; notre dernier instant &hellip;&raquo; <br />&laquo;Mais si tel est le destin qui peut &eacute;choir &agrave; chacun de nous, pourquoi ne pas &ecirc;tre cl&eacute;ment tant que la fortune nous est amie&raquo; <br />- &laquo; C&rsquo;est ce que je voulais t&rsquo;entendre dire. Tu devras &ecirc;tre cl&eacute;ment chaque fois que cela te sera possible, mais rappelle-toi qu&rsquo;on ne peut rien faire pour changer la nature des choses &raquo;. </p>
<p>C&rsquo;est alors qu&rsquo;Alexandre aper&ccedil;ut une fillette un peu plus jeune que lui, qui gravissait le sentier en portant deux lourds paniers remplis de f&egrave;ves et de pois chiches sans doute destin&eacute;s aux surveillants. Il descendit de cheval et se dressa devant elle. Elle &eacute;tait maigre, avait les pieds nus, les cheveux sales et de grands yeux noirs plein de tristesse. <br />&laquo;Comment t&lsquo;appelles-tu ?&raquo; lui demanda-t-il. <br />La fillette ne r&eacute;pondit pas. <br />&laquo;Elle ne sait probablement pas parler&raquo; intervint Philippe. <br />Alexandre se tourna vers son p&egrave;re: &laquo;Je peux transformer son destin. Je veux le transformer&raquo;. <br />Philippe acquies&ccedil;a: &laquo;Tu peux le faire, si tu le souhaites, mais rappelle-toi que le monde ne changera pas pour autant&raquo;. </p>
<p>Alexandre fit monter la petite sur son cheval, derri&egrave;re lui, et la couvrit de son manteau. </p>
<p><img class="CtreTexte" height="435" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/58/44/39/jeune-fille-musee-archeologique-athenes.jpg" width="600" /></p>
<p align="center">Musee National d'Archeologie d'Athenes</p>
<p>Ils rentr&egrave;rent 3 jours plus tard &agrave; Pella. Alexandre confia &agrave; Art&eacute;misia la fillette: <br />- &laquo;A partir d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, elle sera attach&eacute;e &agrave; mon service et tu lui enseigneras tout ce qu&rsquo;elle doit savoir&raquo; affirma-t-il avec une suffisance enfantine. <br />- &laquo;A-t-elle un nom au moins ?&raquo; demanda Art&eacute;misia, <br />- &laquo;Je l&rsquo;ignore. Quoi qu&rsquo;il en soit, je l&rsquo;appellerai &laquo; Leptine&raquo;, <br />- &laquo; C&rsquo;est un joli nom qui convient bien &agrave; une fillette&raquo;. </p>
<p>S&ucirc;r, notre bateau n&rsquo;inspire pas la piti&eacute; et la pens&eacute;e de nous assimiler &agrave; Alexandre le Grand ne nous effleura &agrave; aucun moment: c&rsquo;est ailleurs que se trouve la raison de ce choix.</p>
<p><br />Ainsi qu&rsquo;il l&rsquo;avait d&eacute;cid&eacute;, Leptine servira Alexandre. Elle le fera &agrave; sa fa&ccedil;on, d&eacute;vou&eacute;e, discr&egrave;te, omnipr&eacute;sente et le suivra fid&egrave;lement tout au long de son p&eacute;riple, campagnes et &eacute;preuves. <br />L&rsquo;histoire nous apprendra qu&rsquo;elle &eacute;tait la fille d&rsquo;un roi d&eacute;fait lors d&rsquo;une guerre et que, selon les coutumes de l&rsquo;&eacute;poque, les vaincus &eacute;taient, dans le meilleur des cas, r&eacute;cup&eacute;r&eacute;s par les vainqueurs en tant qu&rsquo;esclaves.</p>
<p>&nbsp;<br />Alexandre trouva aupr&egrave;s de Leptine paix et repos. Elle veilla sur lui mieux que quiconque n&rsquo;aurait pu le faire. </p>
<p><br />En v&eacute;rit&eacute; je ne saurai jamais si Leptine a r&eacute;ellement exist&eacute;e ou si elle est issue de l&rsquo;imagination de Val&eacute;rio MANFREDI, toujours est-il que j&rsquo;ai &eacute;t&eacute; &eacute;mu par ce personnage. Leur histoire est belle: de la force morale d&rsquo;un Alexandre juv&eacute;nile au r&ocirc;le et comportement apaisants de Leptine. </p>
<p>Quand il s&rsquo;est agit de &laquo;baptiser&raquo; notre bateau, nous voulions Christine et moi-m&ecirc;me que le nom qu&rsquo;il porterait soit en phase avec l&rsquo;esprit de notre projet. Christine proposa ELEE, nom de la ville italienne d&rsquo;o&ugrave; naquit la philosophie. Pour ma part, mon premier choix, je dois avouer impulsif, me conduisit &agrave; proposer Buc&eacute;phale en souvenir du superbe cheval d&rsquo;Alexandre le Grand. Nous d&eacute;clin&acirc;mes ces deux choix: notre p&eacute;riple comme notre bateau n&rsquo;avaient aucun rapport avec la philosophie et rien de guerrier: nous ne partions pas conqu&eacute;rir le monde ... seulement le d&eacute;couvrir.</p>
<p>&laquo;Leptine&raquo; m&ucirc;rit lentement et s&rsquo;imposa quasi naturellement. En notre fort int&eacute;rieur nous attendions du bateau qu&rsquo;il nous soit fid&egrave;le et nous conduise &agrave; &laquo;bon port&raquo;, autrement dit qu&rsquo;il fasse preuve envers nous des m&ecirc;mes qualit&eacute;s que Leptine r&eacute;serva &agrave; Alexandre le Grand. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;il devint notre &laquo; Leptine &raquo;. </p>
<p>Par ce choix, nous &eacute;tions certains, aussi, que notre bateau serait le seul au monde &agrave; porter ce nom ! Vanit&eacute; quand tu nous tiens ... ! <br /></p>
<p><img class="CtreTexte" height="225" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/58/44/39/leptine_vers_lampedusa.jpg" width="300" /></p>
<p align="center">&laquo;Leptine&raquo; au cr&eacute;puscule. <br /></p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 19 Mar 2007 07:18:07 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">d619dce38d05a455b025ca9d99a0d513</guid>
                <category>Intermedes hivernaux tunisiens</category>        <comments>http://www.leptine.net/article-6068738-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
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